small is beautiful 29/10/2012 à 12h42

Mégafusion dans l’édition pour contrer les géants du numérique Amazon et Apple

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

C’est une mégafusion qui a été annoncée par deux géants de l’édition, avec en ligne de mire l’émergence des nouveaux acteurs du livre numérique, Amazon ou Apple.

Les futurs époux sont :

  • Random House, né en 1925, plus grand éditeur de langue anglaise, basé aux Etats-Unis mais propriété du groupe familial allemand Bertelsmann (également propriétaire de RTL, M6, Prisma Presse...). Chiffre d’affaires : 1,7 milliard d’euros ;
  • Penguin Books, né en 1935, propriété du groupe britannique Pearson (également éditeur du quotidien Financial Times et de l’hebdo The Economist). Chiffre d’affaires : 1,2 milliard d’euros.

C’est l’allemand Bertelsmann qui sera majoritaire, avec 53% du nouvel ensemble pour former le premier éditeur au monde. Le groupe allemand veut ainsi éviter la répétition de ses ennuis lors d’une fusion 50-50 dans la musique avec le japonais Sony, qui s’était conclue par un divorce.

Le groupe fusionné contrôlera notamment un quart du marché de l’édition aux Etats-Unis.

Au dernier moment, alors que les informations sur la fusion commençaient à circuler, le groupe News Corp. de Rupert Murdoch aurait fait une offre de rachat de Penguin, qui n’a donc pas été retenue.

Résister à Amazon, Apple et Google

La naissance de ce géant hors-norme dans le monde de l’édition anglo-saxonne répond à la croissance vertigineuse de nouveaux acteurs dans la publication et la distribution de livres numériques, qui sont en mesure d’imposer leurs prix et leurs méthodes aux éditeurs traditionnels. Rappelons qu’au premier trimestre de cette année, le chiffre d’affaires du livre numérique a dépassé celui du papier aux Etats-Unis.


Une figurine poursuit un bonhomme en carton, siglé Amazon (GViciano/Flickr/CC)

Amazon est le premier de ces nouveaux acteurs, avec sa liseuse Kindle et sa librairie en ligne, créant un incontournable géant qui rend particulièrement difficile le rapport de forces avec les éditeurs pour fixer les prix et les conditions de vente.

La firme de Jeff Bezos est également devenue un éditeur à part entière, en proposant à des auteurs de s’autoéditer sur sa plateforme en récupérant des droits d’auteur bien supérieurs à ceux que consentent les maisons d’édition classiques.

Apple, depuis le lancement de sa tablette iPad, s’est également lancée dans la vente de livres en ligne, tout comme Google depuis peu.

Et la créativité éditoriale ?

Comme dans la presse, les éditeurs de livres redoutent de voir ces nouveaux acteurs, disposant de la force de frappe technologique et marketing, leur imposer leur loi et faire une captation de valeur à leur profit, sans la prise de risque qu’implique une politique éditoriale créative.

Les perdants, dans cette bataille de géants, risquent fort d’être les auteurs, menacés d’être soumis à des logiques de marketing éditorial dans tous les cas. Le gigantisme fait peut-être sens du point de vue du rapport de forces entre les acteurs anciens et nouveaux de l’univers de l’édition, ce qui reste encore à prouver, mais il est peu probable que ça fasse sens du point de vue de la créativité éditoriale.

  • 12072 visites
  • 65 réactions
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  • Chatmioumiou
    Chatmioumiou
    LolKatz
    • Posté à 13h09 le 29/10/2012
    • Internaute 186760
      LolKatz

    Qu’on donc à perdre les auteurs ? Rien.
    Tout le monde peut se faire publier par amazon. Ca ouvre la porte à la créativité justement.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Chatmioumiou
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 13h28 le 29/10/2012
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      C’est pas parce qu’on est publié sur Amazon qu’on a des lecteurs...

      • Psicarpax
        Psicarpax répond à Pierre Haski
        Voleur de miettes
        • Posté à 13h47 le 29/10/2012
        • 175858
          Voleur de miettes

        Ce n’est pas parce qu’on est publié par Grasset ou Autrement qu’on a des lecteurs.
         ; -)

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Pierre Haski
        voyageur à domicile
        • Posté à 13h54 le 29/10/2012
        • Internaute 6095
          voyageur à domicile

        ... ni chez GalliGrasSeuil and co !
        Mais en étant publié (sur Amazon ou équivalent), on a au moins UNE CHANCE d’être lu.
        Plus en tout cas que si vos manuscrits sont systématiquement refusés chez GalliGrasSeuil and co.
        Cqfd.

        PS : On a assisté au même phénomène dans la musique avec les Majors qui refusaient de prendre le moindre risque et finissaient même par virer des chanteurs comme Nougaro, Alain Chamfort...
        Le web a donné une vitrine unique à bien des artistes en devenir.

         
        • Pierre Haski
          Pierre Haski répond à Le Yéti
          Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
          • Posté à 14h04 le 29/10/2012
            éditeur
          • Journaliste 9
            Cofondateur

          Ne vous méprenez pas, je ne suis pas en train de défendre le vieux monde de l’édition. Mais dans le choc des géants qui se prépare, ni les Amazon-Apple-Google, ni les méga éditeurs fusionnés ne se placeront du point de vue de l’auteur, mais de l’actionnaire et du marketing. La référence à la musique est intéressante, c’est le web ouvert qui a donné une chance aux musiciens, pas les univers fermés à la Amazon. Dans ce choc des géants, je ne choisis pas mon camp.

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à Pierre Haski
            voyageur à domicile
            • Posté à 15h49 le 29/10/2012
            • Internaute 6095
              voyageur à domicile

            « Dans ce choc des géants, je ne choisis pas mon camp. »

            J’avais compris ; -)
            Tout comme je suis bien d’accord sur la différence entre l’utilisation qu’on peut faire d’Internet et le contrôle que ne manqueront pas de vouloir en exercer les nouveaux Majors (Google, Amazon, Apple...)

        • Fantomax
          Fantomax répond à Le Yéti
          génie du mal
          • Posté à 15h05 le 29/10/2012
          • Internaute 157606
            génie du mal

          Toujours aussi pertinent et fin analyste, hein.

          Justement Galigrasseuil a plutôt tendance à RECHERCHER les auteurs de talent qu’à les REJETER, c’est curieux hein ?

          Et Sony s’est séparé de Chamfort parce que son contrat coûtait fort cher et qu’il ne vendait plus rien, étonnant non ?

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à Fantomax
            voyageur à domicile
            • Posté à 15h58 le 29/10/2012
            • Internaute 6095
              voyageur à domicile

            « Justement Galigrasseuil a plutôt tendance à RECHERCHER les auteurs de talent... »
            Non, des auteurs QUI SE VENDENT.

            « Et Sony s’est séparé de Chamfort parce que son contrat coûtait fort cher et qu’il ne vendait plus rien. »
            Plus précisément, parce que Chamfort avait l’ambition de devenir un chanteur DE TALENT et non continuer à être le chanteur à minettes qu’il était à ses débuts.

            • Fantomax
              Fantomax répond à Le Yéti
              génie du mal
              • Posté à 16h10 le 29/10/2012
              • Internaute 157606
                génie du mal

              Des auteurs qui se vendent grâce à leur TALENT : littéraire et/ou commercial.

              Chamfort a cessé d’être un chanteur à minettes/ clone de Claude François en 1976 en signant chez CBS (futur Sony Music) pour chanter des textes de Gainsbourg avec les futurs musiciens de Toto, ça fait donc plus de 30 ans.

              30 ans où il a été accompagné et suivi par CBS/Sony Music qui a en effet fini par dire stop quand il a perdu son inspiration et son public, ce qui ne me parait pas absurde.

              • Le Yéti
                Le Yéti répond à Fantomax
                voyageur à domicile
                • Posté à 23h42 le 29/10/2012
                • Internaute 6095
                  voyageur à domicile

                « Des auteurs qui se vendent grâce à leur TALENT »

                As-tu jamais lu Marc Lévy, best-seller de chez les best-sellers, Fantomax ? Peux-tu nous faire un compte-rendu du grand « talent » de Marc Lévy ?

                « quand il [Alain Chamfort] a perdu son inspiration... »

                CBS/Sony vire Chamfort en 2002 (si ma mémoire est bonne). En 2004, Chamfort remporte une victoire de la musique avec « Les Beaux yeux de Laure ».
                Son dernier album, « Une vie Saint Laurent » (2010) s’est plutôt bien vendu... loin des majors !

                Au fait pourquoi ne pas parler de Nougaro, viré de Barclay, lui aussi pour ventes insuffisantes... avant le succès fulgurant de « Nougayork » en 1987. (Je peux t’en citer un tas d’autres, d’artistes de talents remerciés bêtement par les majors, si tu y tiens.)

                Tu causes beaucoup, Fantomas, tu donnes beaucoup de leçons. Mais je parierais que tu ne bosses ni pour un éditeur de livres, ni pour un éditeur de musique. Moi, j’ai fait les deux, je connais leurs pratiques, et je peux te dire que tu sors un max de conneries.

                • Fantomax
                  Fantomax répond à Le Yéti
                  génie du mal
                  • Posté à 01h58 le 30/10/2012
                  • Internaute 157606
                    génie du mal

                  Hé hé, on a dû se croiser plusieurs fois.

                  Mais on devait pas s’aimer...

                  • Hulk
                    Hulk répond à Fantomax
                    Gros con de droite
                    • Posté à 02h07 le 30/10/2012
                    • Internaute 191680
                      Gros con de droite

                    Il raisonne comme lifka, mon dieu mon dieu mon dieu...

                    Un vrai débile.

                    • Fantomax
                      Fantomax répond à Hulk
                      génie du mal
                      • Posté à 02h11 le 30/10/2012
                      • Internaute 157606
                        génie du mal

                      Lifka est plus monomaniaque, mais elle sait un peu de quoi elle parle, elle.

        • pateris
          pateris répond à Le Yéti
          serial lecteur
          • Posté à 18h25 le 29/10/2012
          • 174584
            serial lecteur

          En même temps, la liberté de tout publier est la liberté de publier n’importe quoi… Vous savez, tout livre refusé n’est pas forcément LE chef d’œuvre du siècle…

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à pateris
            voyageur à domicile
            • Posté à 23h10 le 29/10/2012
            • Internaute 6095
              voyageur à domicile

            « Vous savez... »

            Plus de trente ans dans l’édition, cinq à diriger ma propre maison d’édition, oui, je crois que je sais ; -)

            • Hulk
              Hulk répond à Le Yéti
              Gros con de droite
              • Posté à 02h09 le 30/10/2012
              • Internaute 191680
                Gros con de droite

              Comme le gardien du parking de ma multinationale : 25 ans à garder le parking 10 000 places, puis cinq ans à garder le terrain vague derrière chez lui.

              Dans les deux cas, ça n’en a pas fait un expert en automobile, ni en conducteur.

            • pateris
              pateris répond à Le Yéti
              serial lecteur
              • Posté à 09h15 le 30/10/2012
              • 174584
                serial lecteur

              Le « vous » était général. Et oui, j’ai tenu à peu près aussi longtemps (y compris comme lecteur de manuscrit), et ait encore plein de choses à apprendre (heureusement !) Mais la doxa pro-auto-édition veut que chaque manuscrit refusé soit un chef d’œuvre que les vilains éditeurs refusent de publier parce qu’il ferait de l’ombre à leurs chouchous (et MON roman à MOI MOI MOI est forcément plus mieux que tout le reste…)

        • Léopoldys
          Léopoldys répond à Le Yéti
          Rossignol
          • Posté à 22h56 le 29/10/2012
          • Internaute 161655
            Rossignol

          « Le web a donné une vitrine unique à bien des artistes en devenir. »

          Malheureusement, pour se faire une place dans la vitrine, il faut désormais être un publicitaire hors-pair avant de devenir artiste en devenir.

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à Léopoldys
            voyageur à domicile
            • Posté à 23h08 le 29/10/2012
            • Internaute 6095
              voyageur à domicile

            Totale bêtise, cliché stupide ! A mon modeste niveau, mes petits billets (sur Rue89, sur mon blog et en reprise sur d’autres sites) sont lus en moyenne par un minimum de 5000 personnes (et jusqu’à plus de 50 000).
            Pour comparaison, la moyenne de vente d’un livre en France tourne autour de seulement 1000 exemplaires.

            • Léopoldys
              Léopoldys répond à Le Yéti
              Rossignol
              • Posté à 23h10 le 29/10/2012
              • Internaute 161655
                Rossignol

              Ah, dans ce cas, on parle de talent !

            • Hulk
              Hulk répond à Le Yéti
              Gros con de droite
              • Posté à 02h10 le 30/10/2012
              • Internaute 191680
                Gros con de droite

              TF1 aussi se vante du chiffre de ses auditeurs.

            • Fantomax
              Fantomax répond à Le Yéti
              génie du mal
              • Posté à 02h20 le 30/10/2012
              • Internaute 157606
                génie du mal

              On est 5000 à les lire pour rectifier les âneries.

              Et aussi pour se moquer, oui.

              • Hulk
                Hulk répond à Fantomax
                Gros con de droite
                • Posté à 02h22 le 30/10/2012
                • Internaute 191680
                  Gros con de droite

                4986 au dernier pointage.

                Il y en a 14 qui trouvent ça bien.

                Étonnant, non ?

                • Fantomax
                  Fantomax répond à Hulk
                  génie du mal
                  • Posté à 02h27 le 30/10/2012
                  • Internaute 157606
                    génie du mal

                  Il a de la famille.

                  • pateris
                    pateris répond à Fantomax
                    serial lecteur
                    • Posté à 09h17 le 30/10/2012
                    • 174584
                      serial lecteur

                    Alors que faites-vous tous à commenter un blog que vous trouvez nul ? Qu’attendez-vous pour écrire le vôtre, afin de transcender le monde ébaubi par les lumières de votre génie supérieur ?

        21 autres commentaires
    • Vronsky
      Vronsky répond à Chatmioumiou
      Orphelin
      • Posté à 13h41 le 29/10/2012
      • Internaute 157574
        Orphelin

      tout à fait d’accord. Les maisons d’édition en place sont vertes car elles voient leurs propres moyens de subsistance au profit d’acteurs du web et manipulent l’opinion en faisant croier que les auteurs seront vicitmes de ce système alors que les auteurs vont simplement changer de « maisons d’éditions » ils auront toujours leurs droits d’auteurs mais passeront des contrats avec d’autres types de boites... Cet article montre à qul point la personne qui l’a écrit n’y connaît rien et propage des fausses vérités « la culture va en pâtir » ...

      • Pierre Haski
        Pierre Haski répond à Vronsky
        Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
        • Posté à 14h05 le 29/10/2012
          éditeur
        • Journaliste 9
          Cofondateur

        voir ma réponse ci-dessus.

    • AilleursLand
      AilleursLand répond à Chatmioumiou
      Là haut sur la lune
      • Posté à 14h52 le 29/10/2012
      • Internaute 106007
        Là haut sur la lune

      Partout, dans tous les domaines c’est pareil. Le petit se fait racheter par un plus gros, qui est racheté à son tour et finit par fusionner avec un concurrent, qui à son tour......

      Au final on se retrouve avec 2 ou 3 gros mondiaux qui dominent tout et font leur loi.

      Ouvrir la porte à la créativité ? non il faut passer par eux, impossible de négocier, du jour au lendemain les règles changent, et plus de concurrence...

      Comme Google dont le métier est de référencer les sites, de nous permettre de trouver une information et qui menace de ne plus référencer des éditeurs français, donc de cacher de l’information aux internautes... De toute façon ça fait bien longtemps que « Google n’est plus notre ami »...

      • Chatmioumiou
        Chatmioumiou répond à AilleursLand
        LolKatz
        • Posté à 15h09 le 29/10/2012
        • Internaute 186760
          LolKatz

        La créativité elle est où ? Amazon publie n’importe quoi, sans qu’aucun soit disant comité de lecture décide si oui ou non votre travail est bon ou merdique. Sur amazon, il n’y a qu’une seule personne qui décide de la qualité d’un texte c’est l’acheteur.
        Je comprend que les éditeurs soient frileux de sortir un bouquin assez obscur, il y a un risque financier pour eux là où Amazon n’en court aucun.

        Quant à google, c’est ton ami pour la vie. Ce sont juste es organes de presse française qui sont à la ramasse.
        Il veulent faire payer google par ce qu’il utilise leurs informations, google ne veut pas payer alors il retire les informations, je ne vois pas où est le soucis.
        Dans le jardin de mon voisin, il y a un pommier. Depuis que j’ai 5 ans, je lui prend des pommes, je les manges et je jette le trognon sur son terrain ce qui fait que maintenant il y a plein de pommiers. Puis le jour où j’ai 18 ans, il me dit que dorénavant je doit payer 1 euro par pomme que je prend sur ses arbres. J’ai pas envie de lui filer 1 euro alors j’arrête de lui prendre ses pommes et il y a plus personne qui jette de trognon dans son jardin. Le voisin, s’il vient me voir en me disant qu’a cause de moi il n’y a plus de pommier qui naisse et que je doit continuer de jeter des trognon sur son terrain, mais qu’il faut quand même que je paie, ben mon voisin je lui fait un énorme doigt d’honneur.

         
        • AilleursLand
          AilleursLand répond à Chatmioumiou
          Là haut sur la lune
          • Posté à 15h51 le 29/10/2012
          • Internaute 106007
            Là haut sur la lune

          « Il veulent faire payer google par ce qu’il utilise leurs informations, google ne veut pas payer alors il retire les informations, je ne vois pas où est le soucis. »

          Celà veut dire que Google référence uniquement ce qui lui plait. Google n’est donc plus un moteur de recherche... Autrement dit on ne peut plus faire confiance à Google sur la pertinence des résultats.

          • Jean----Marc
            Jean----Marc répond à AilleursLand
            Vif et Soyeux
            • Posté à 16h04 le 29/10/2012
            • Internaute 192417
              Vif et Soyeux

            Il y a TROIS puanteurs dans cette histoire.

            Les politiciens professionnels, la « presse », et le dangereux Google.

            Les deux piliers attaqués sont : le journalisme, la démocratie.

            Tu me diras, vu qu’il ne reste plus rien ou presque de l’un et de l’autre, va falloir « innover » et favoriser un « choc de compétitivité » comme ils disent les installés :)

          • Chatmioumiou
            Chatmioumiou répond à AilleursLand
            LolKatz
            • Posté à 16h23 le 29/10/2012
            • Internaute 186760
              LolKatz

            Non google référence ce qui ne lui coûte pas d’argent.
            Ils veulent que google les référence (c’est à dire leur rapporte des vues et donc du pognon) et qu’en plus il leur donne de l’argent. C’est risible.
            Google n’a pas envie de payer pour l’utilisation de leurs informations, ben il arrête de les proposer.

        • RemremOurson
          RemremOurson répond à Chatmioumiou
          In medio stat virtus
          • Posté à 15h56 le 29/10/2012
          • Internaute 179620
            In medio stat virtus

          Qui est-ce que vous traitez de pommes ? :)

        4 autres commentaires
    • la choukette
      la choukette répond à Chatmioumiou
      libre penseur si possible
      • Posté à 19h37 le 29/10/2012
      • Internaute 90914
        libre penseur si possible

      « Qu’on donc à perdre les auteurs ? »

      rien pour la simple et bonne raison que les seuls qui craignent quoi que ce soit sont les multiples parasites qui tournent autour de peur d’être remplacer par d’autres parasites,

      Lien

      tiens la presse veut devenir, à son tour, un ennemi hostile à éradiquer on dirait ...

  • Vronsky
    Vronsky
    Orphelin
    • Posté à 13h44 le 29/10/2012
    • Internaute 157574
      Orphelin

    la culture et les auteurs n’ont rien à craindre d’internet, seules les entreprises qui vivaient jusqu’à présent du droit d’auteur ont à perdre et c’est pour ça qu’elles essaient de sauver leur peau en prétendant sauver les droits des auteurs alosr que les auteurs vont simplement changer de type de maison d’édition ! pour les auteurs c’est pareil... On explique bien à la sidérurgie et à l’industrie automobile que leur temps est passé... pourquoi les éditeurs tradionnels, labels and co ne seraient pas capables de le comprendre aussi ? il faut changer de métier

  • Hurz
    Hurz
    -
    • Posté à 13h46 le 29/10/2012
    • Internaute 110884
      -

    Si vous voulez des lecteurs publiez un e-book sans DRM, je n’ai acheté de la musique que quand ils ont été supprimés, on est en train de revivre la même histoire avec les livres.

  • Fantomax
    Fantomax
    génie du mal
    • Posté à 15h00 le 29/10/2012
    • Internaute 157606
      génie du mal

    La naïveté des gens qui défendent systématiquement les auteurs et les chanteurs purs et forcément talentueux contre les méchants éditeurs ou maisons de disques qui ne sont là que pour se faire un max de blé est confondante.

    Ces gens là gagnent effectivement de l’argent en faisant leur travail de détection des talents, d’accompagnement de leurs créations et de mise à la disposition du plus large public possible, avec des productions plus ou moins heureuses, certes.

    Les Amazon et autres se contentent de récupérer tout et n’importe quoi pour l’instant à moindre coût, mais ça ne durera pas.

    Et tous ces joyeux défenseurs de la création libre pourront hurler quand ils se rendront compte qu’Amazon ou Apple ne sont pas forcément animés que d’intentions altruistes et que les mono ou oligopoles de grosses multinationales bien peu soucieuses de culture peuvent être nettement plus dangereux qu’un équilibre d’éditeurs ou de maisons de disques traditionnels mais pas seulement rapaces.

    • Chatmioumiou
      Chatmioumiou répond à Fantomax
      LolKatz
      • Posté à 15h20 le 29/10/2012
      • Internaute 186760
        LolKatz

      Il n’y a pas d’altruisme chez amazon et apple. Tout comme il n’y en a pas chez penguin book ou gallimard.
      Ils sont tous là pour se faire du gros pez. Mais le petit plus d’amazon c’est qu’il fout un bon gros coup de pied dans leur cul sclérosé.
      Le nouveau business plan des éditeurs et de proposer au écrivains de publier au format numérique (en leur pompant quand même sur les droit) avec un contrat d’exclusivité (à sens unique bien sur) et une possible publication papier en cas de réussite au format numérique.
      Ils se mouillent même plus et gratte de l’argent à l’aspirant écrivain sans raison valable.

    • Makach
      Makach répond à Fantomax
      Walou
      • Posté à 15h52 le 29/10/2012
      • Internaute 65727
        Walou

      Oui.
      Le propre de l’éditeur papier est d’être un label (une marque, pardon !) de qualité. D’une certaine qualité : dans la fabrication, l’orthographe, etc. Et d’une qualité littéraire. Si j’achète un livre de chez Galligrasseuil, j’attends donc un minimum qualitatif — même, et surtout, s’il ne correspond pas forcément à mes goûts et opinions.

      Lorsque je jette un œil sur les catalogues des « PublishYourSelf » du Web, les bras m’en tombent, et, même gratuits, il ne vient pas à l’idée de télécharger des vers de mirlitons et autres proses d’adulescents plus ou moins boutonneux.

      Or donc, si un auteur de qualité se trouve au milieu de tout ça, ben… je ne vais même pas m’en apercevoir.

      Je reste donc lecteur fidèle au système germano-pratino-arlesien, malgré toutes ses failles, béantes, ses systèmes de copinages, la baisse de qualité dûe aux économies de bout de chandelles faite sur le poste des correcteurs (les vrais, en chair, en os et en yeux, plus chers que les logiciels, ben oui !), etc.
      Tous défauts bien connus qui, à propos, ne sont contre-balancés que par la diversité des petits éditeurs (souvent moins versés dans la publication politico-népotisto-marchande…). Cette concentration n’est donc pas une très bonne nouvelle. Je souscris à la position de l’auteur de l’article.

      La suite logique de tout ça, c’est qu’Amazon (et ceux qui tenterons la même politique d’auto-édition offerte aux internautes) va finir par mettre en avant une « collection Premium », façon les commentaires sélectionnés de Rue89.

      Et, pis, p’têt’ ben qu’un marquetteur avisé proposera un jour à Bezos d’offrir un vrai service d’édition (relecture, conseils à l’écriture, etc.) aux auteurs prêts à… payer pour ça !
      (En fait, chez les Anglo-Saxons, ce sont les agents des auteurs qui font ce boulot, mais Amazon pourra fort bien proposer un service « d’agent numérique »)

      Donc, pour les auteurs, ce sera à nouveau la même panade : il faudra montrer patte blanche auprès d’un agent, d’un directeur de collection ou d’un comité de lecture (qui auront quitté le VIe arrondissement parisien pour aller tous en Californie — je ne plaisante qu’à moitié : souvenez-vous qu’Apple censure sec ses apps ; les livres électroniques, ça va être des trucs bien coincé dans les carcans puritains protestants…).

      Sur le papier, vous pouvez déjà vous auto-publier : publier à compte d’auteur, ça s’appelle. (Mais vous avez une image un peu ringarde quand vous le faite, à moins de s’appeler Nabe.)

      Le Ouèbe ne change, au fond, que le métier de diffuseur. Ce sont les libraires qui vont souffrir le plus.

      • Jean----Marc
        Jean----Marc répond à Makach
        Vif et Soyeux
        • Posté à 15h57 le 29/10/2012
        • Internaute 192417
          Vif et Soyeux

        « va finir par mettre en avant une “ collection Premium ”, façon les commentaires sélectionnés de Rue89 »

        Shhhhhht ! Tu vas donner de sales idées aux patrons de Pierre Haski :)

      • Chatmioumiou
        Chatmioumiou répond à Makach
        LolKatz
        • Posté à 16h13 le 29/10/2012
        • Internaute 186760
          LolKatz

        Le compte d’auteur est une énorme arnaque. Ce sont des escrocs qui utilisent l’égo de ces pauvres écrivains en herbe sur d’être talentueux pour leur plumer leur thune contre un millier de bouquin qui ne se vendront jamais.
        C’est comme ces agences de mannequinat qui font croire à des gamines qu’elles vont devenir top model et que pour ça il faut qu’elles fassent un photo-book à quelques millers d’euros.

        Les libraires souffrent déjà. C’est un job en voie de disparition. Quelques uns continuent de proposer un bon service et sont tenus par des amoureux, ceux la résisterons encore un peu jusqu’à ce qu’il faille mettre la clé sous la porte pour de bon.

        Il est vrai qu’être édité en papier est un gage de qualité (il y a des gens qui y ont cru). Cependant ne pas être édité ne signifie pas être mauvais (bon dans 99% des cas c’est par ce que c’est clairement de la merde).
        Il leur arrive de ne pas avoir le nez creux et de laisser passer des chef d’oeuvres.

         
        • pateris
          pateris répond à Chatmioumiou
          serial lecteur
          • Posté à 18h29 le 29/10/2012
          • 174584
            serial lecteur

          Enfin, la majorité des libraires sont les premiers à être aux ordres des granzéditeurs, toujours prêts à mettre en coup de cœur la dernière daube mondialisée. Les indés ou petits sont priés d’aller crever plus loin pendant qu’on fourgue de la tête de gondole…

        1 autres commentaires
      • Makach
        Makach répond à Makach
        Walou
        • Posté à 16h25 le 29/10/2012
        • Internaute 65727
          Walou

        « Le compte d’auteur est une énorme arnaque. »

        C’est pourtant bien ce que proposent Amazon et autres.
        Pour le moment.

        (S’éditer à compte d’auteur, ça peut être aussi aller voir vous-même un imprimeur pour sortir à 50 exemplaires votre monographie sur votre arbre généalogique familial ou la vie de la chouette hulotte dans les jardins de votre village en basse Normandie, hein ? …)

         
        • Chatmioumiou
          Chatmioumiou répond à Makach
          LolKatz
          • Posté à 16h42 le 29/10/2012
          • Internaute 186760
            LolKatz

          La seule différence, c’est que chez amazon, ça ne coûte pas un rond pour l’écrivain.

          Je sais bien que le compte d’auteur permet de s’auto-éditer sans la recherche de bénéfice. Mais la majorité vous fait miroiter un miroir aux alouettes pour mieux vous plumer.
          Suffit de faire un tour sur le net pour se rendre compte combien de gens se font escroquer.

        1 autres commentaires
  • Jean----Marc
    Jean----Marc
    Vif et Soyeux
    • Posté à 15h27 le 29/10/2012
    • Internaute 192417
      Vif et Soyeux

    Pas bon du tout cette course au gigantisme et à la concentration.

    Pas bon du tout.

    Ni pour les auteurs, comme le fait remarquer Mossieur Pierre,
    ni pour les lecteurs comme ne le fait pas remarquer Mossieur Pierre.

    2 sortes de prisonniers, des vrais amis, et quelques geôlier$ seulement pour garder l’’ensemble.

    Un modèle « viable » ça. Certainement pas ! ! !

  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 16h06 le 29/10/2012
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Cette fusion n’aura que peu (voire pas) d’impact sur les auteurs ou les lecteurs.

    Il est surtout question ici d’un establishment obsolète en train de mener une bataille d’arrière-garde (course au gigantisme) afin de préserver son modèle économique.

    Et l’inquiétude que suscite cette question dans la presse n’est qu’une confirmation de la frilosité de l’édition française (déjà largement passée à côté de la révolution des e-books), qui se verrait bien continuer sur sa lancée sans se poser les questions qui fâchent.

  • Jean----Marc
    Jean----Marc
    Vif et Soyeux
    • Posté à 16h27 le 29/10/2012
    • Internaute 192417
      Vif et Soyeux

    fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_Collin
    Perdriel...

    IPG

    telerama.fr/medias/taxe-google-telerama-devoile-le-projet-des-editeurs-de-presse,87027.php

    Pas bon tout ça, pas bon du tout pour les français, Monsieur Haski.

  • Antoine.1936
    Antoine.1936
    Français, donc révolutionnaire
    • Posté à 16h41 le 29/10/2012
    • Internaute 145322
      Français, donc révolutionnaire

    Super, un monde sans éditeur, où tout le monde pourra publier directement sur internet...et être lu par personne, perdu au milieu de milliers et milliers d’autres titres, sans éditeur pour corriger ton manuscrit, s’occuper de la présentation, de la promotion, etc... Bref ce que fait déjà de moins en moins l’éditeur, occupé par la logique absurde consistant à surproduire pour résister à la surproduction et acheter ses concurrents pour ne pas se faire acheter. En bref, les concentrations et la surproduction dans l’édition ne datent pas d’hier. Le passage au numérique n’induit pas des changements catastrophiques, pas plus qu’il ne va sauver les auteurs des méchants éditeurs (penser cela est s’illusionner totalement), simplement cela contribue à l’accélération de processus déjà en oeuvre de soumission totale de la culture aux règles de la finance.

  • Schtroumpf perplexe
    • Posté à 17h03 le 29/10/2012
    • Internaute 22547
      physicien

    Avec les livres électroniques, il y a une arnaque très simple qui touche les auteurs.

    La voici : dans les contrats d’édition, les éditeurs rémunèrent les auteurs selon un pourcentage du prix du livre (typiquement aux alentours de 10%, souvent moins). Or ce pourcentage est le même qu’il s’agisse d’un livre en papier ou électronique. Or un livre électronique est 2 à 3 fois moins cher qu’un livre en papier, car il évite les frais d’impression, la marge des libraires et la gestion des retours (un particulier ne peux pas rendre un livre électronique, tandis qu’un libraire peut rendre à l’éditeur -contre argent- un livre qu’il n’a pas vendu). En revanche, le travail de l’auteur est le même, mais à cause de ce pourcentage, il est 2 à 3 fois moins rémunéré.

    Ce qu’il faudrait, c’est fixer pour les droits d’auteur la même somme à chaque vente, que le livre soit vendu sous forme papier ou électronique. Et bien sûr que cette somme corresponde à ce qui est touché actuellement sur la vente des livres en papier.

    Les auteurs sont trop faibles face aux éditeurs pour négocier cela, contrat par contrat. Il faudrait une action collective. (La Société des Auteurs se lancerait-elle dans ce combat ?)

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