Tribune 04/10/2012 à 10h23

Chercheurs, le CNRS continue de vendre cher nos articles gratuits

Olivier Ertzscheid | Enseignant chercheur

Tribune

Je suis enseignant-chercheur et je publie donc un certain nombre d’articles dans différentes revues professionnelles et scientifiques.

Avec d’autres, je milite pour que les résultats de la recherche publique (c’est-à-dire mes articles) soient immédiatement disponibles pour tout le monde. Et pour ce faire je dépose mes articles – tous mes articles –, dans des bases de données que l’on appelle des archives ouvertes et qui permettent à tout un chacun de consulter gratuitement le texte intégral de tous mes articles.

Making of

Ce texte a été initialement publié sur le blog d’Olivier Ertzscheid, sous forme d’adresse au responsable du service Refdoc à l’Institut de l’information scientifique et technique du CNRS (Inist), et au directeur de l’Inist.

Le Refdoc, service de commande de documents de l’INIST/CNRS, dispose d’un catalogue enrichi de 52 millions de notices.

Je fais partie de ceux qui se battent bec et ongles pour parvenir à faire ajouter à leur(s) contrat(s) d’édition une clause permettant de déposer une version numérique dans des sites d’archives ouvertes, sans aucun délai d’embargo.

Donc, cher responsable de service Refdoc de l’Institut de l’information scientifique et technique du CNRS (Inist), et toi aussi, cher grand chef de l’Inist, je te signale que TOUS mes articles sont TOUS disponibles gratuitement et en texte intégral à divers endroits du Web (sur des sites d’archives ouvertes mais aussi sur mon blog, dans des revues scientifiques ou professionnelles qui ont de leur côté fait le choix de l’open access, etc.).

Comme la diffusion du savoir et des connaissances issues de la recherche publique me tient particulièrement à cœur, je pousse même le vice jusqu’à ajouter dans certains de mes articles, une licence « creative commons » qui indique que l’article peut être rediffusé, réutilisé, republié – à condition qu’il le soit gratuitement.

Pathétique scientifiquement

Si je te raconte tout ça, c’est parce qu’au vu de ce qui précède, il ne viendrait à l’idée de personne qu’un organisme comme l’Inist, fleuron de l’Information scientifique et technique (IST) dans l’Hexagone et au-delà, mette en place un outil (Refdoc) qui au mépris de toutes les règles en vigueur et à rebours de la volonté des auteurs (et d’un nombre de plus en plus important d’éditeurs).

Il ne viendrait à l’idée de personne disais-je, que l’Inist vende, oui je dis bien VENDE à des prix exorbitants des copies (ou des photocopies) de documents scientifiques par ailleurs – et ailleurs – totalement libres et gratuits.

C’est pourtant ce que fait depuis déjà très très très très longtemps (2009) le service Refdoc de l’Inist. Et franchement c’est juste insupportable moralement, pathétique scientifiquement, et révoltant juridiquement.

47 euros les trois copies articles gratuits

Cher responsable de service Refdoc de l’Inist, et toi aussi, cher grand chef de l’Inist, voici une copie d’écran issue de ton service Refdoc. Tous les documents qui y figurent sont de moi, et tous sont disponibles gratuitement sur ArchiveSic (et aussi sur mon blog, et aussi ailleurs, je te l’ai déjà expliqué).


Copie d’écran réalisée le 3 Octobre 2012 sur le site refdoc.fr (Akademik)

Là, par exemple, j’ai choisi trois articles :

  • un « vrai » article scientifique publié dans une vraie revue scientifique (Hermès) ;
  • un court texte en forme d’éditorial scientifico-humoristique publié dans une revue professionnelle (documentaliste – sciences de l’information) ;
  • une plus ancienne communication dans un colloque publiée uniquement sous forme d’actes distribués aux participants au colloque.

Pour chacun de ces trois articles, j’ai pris soin de choisir ta prestation la moins onéreuse. Et au final, j’en ai donc pour 47,64 euros pour dix jours ( ! !) d’attente.

47,64 euros et dix jours d’attente alors que ces trois mêmes articles (et une vingtaine d’autres) sont notoirement disponibles ici (le premier, le second, le troisième) et ailleurs et tout de suite.

Et tu sais ce qui me fait le plus mal dans mon petit cœur de chercheur qui cherche et qui défend l’accès ouvert aux connaissances ? Hein ? Dis tu le sais, cher responsable du service Refdoc et cher directeur de l’Inist ? C’est qu’à aucun moment, à AUCUN moment tu ne cherches à te vêtir de la plus élémentaire décence (à ce stade je renonce à parler même d’honnêteté), à aucun moment tu ne cherches à te vêtir de la plus élémentaire décence en signalant que ces trois articles sont AUSSI disponibles gratuitement, dans la version que l’on veut (pdf, htm, doc, rtf ...).

Conformément, cette fois, à ce petit grain de sable dans ta chaussure de responsable du service Refdoc et dans ton soulier de directeur de l’Inist, ce petit grain de sable que l’on appelle la volonté de l’auteur et le respect du droit.

Ça va finir par se savoir (ou pas)

Si. Lorsque tu m’avais invité il y a de cela quelques années pour une conférence sur le thème des réseaux sociaux et de l’identité numérique des chercheurs, je t’avais déjà signalé courtoisement ce problème.

Ce qui t’avait – m’avait-on rapporté, mais ma mère m’a appris qu’il ne fallait jamais écouter les rapporteurs, ni rapporter d’ailleurs, pardon maman – ce qui t’avait mis dans une rage folle et t’avait accessoirement permis de me traiter de noms d’oiseaux que la morale autant que l’IST réprouvent.

Depuis ce temps, d’autres se sont également émus – hélas rarement en place publique – de cet immense scandale tout en haut de la pyramide supposée de l’exemplarité documentaire française. Un exemple parmi tant d’autres, le célèbre Bulletin des bibliothèques de France (BBF), entièrement gratuit et en libre accès sur le Web fut longtemps référencé dans ta base et vendu, oui, vendu à prix d’or par ton service.

Suite à une intervention de son rédacteur en chef de l’époque, tu as dû te résoudre à le déréférencer et à le faire disparaître de ton service. Du coup l’une des plus importantes revues professionnelles du monde de l’information et des bibliothèques est juste totalement absente de ce qui est supposé être « LA » base bibliographique de référence sur le territoire national. Tu parles d’une cohérence... Et pendant ce temps, tu continues ton petit business (un autre exemple).

Heureusement, il y a la loi

Alors ce qui devait arriver arriva, un auteur te fit un procès et le gagna. L’Inist fut condamné en première instance (c’était en 2010) et en appel (en 2011). La justice est passée. La pratique de l’INIST est jugée illégale. Cela t’aura coûté 7 000 euros. Une paille au vu de ce que te rapporte la vente illégale d’articles que... tu continues de pratiquer en toute impunité.

Mais l’Inist doit être au-dessus de la loi (ou alors un truc m’échappe).

Et oui, cher responsable de service Refdoc de l’Inist, et toi aussi, cher grand chef de l’Inist, visiblement tu n’en as cure de la loi. Tu continues au mépris de la volonté des auteurs et donc depuis 2011 au mépris du respect du droit. Tu continues ces pratiques ahurissantes de malhonnêteté avec (je te laisse choisir dans la liste qui suit) un aplomb, une mauvaise foi et une constance qui savent pouvoir se reposer sur le panurgisme mollement indolent des auteurs, indifférents à la tonte de leur laine et à son prix de vente.

Cela atteste de ton aplomb, ta mauvaise foi et ta constance tout autant de ton opportunisme malsain à continuer de collecter ainsi de l’argent sur le dos de ce qu’il faut bien appeler de l’ignorance (car si nombre d’auteurs ignorent les pratiques de Refdoc, plus encore ignorent que l’Inist fut, pour lesdites pratiques, par deux fois condamné), sur le dos de l’ignorance disais-je, ce qui, tu en conviendras est un comble pour un service de documentation scientifique et technique.

Voilà ce que je voulais te dire cher directeur de l’Inist, à toi et à ton responsable du service Refdoc.

Tu t’en doutes, je ne t’embrasse pas, parce que là maintenant, avec mes copains auteurs/chercheurs qui sont aussi énervés que moi et depuis aussi longtemps, devant tant de cynisme, on est bien décidés à te faire un procès. Un vrai. Un bon gros procès. Pas pour te piquer 7 000 euros ni d’ailleurs 70 000. Mais parce qu’on en a un peu marre d’être pris pour des gogos.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • cibatro
    cibatro
    en vacances éternelles
    • Posté à 10h37 le 04/10/2012
    • Internaute 145203
      en vacances éternelles

    C’est assez courant dans le monde de la recherche en France que des personnes soient condamnées (parfois plusieurs fois) et continue à pratiquer ce pourquoi ils ont été condamnés. Est ce que c’est juste un ego surdimensionné ou c’est parce que c’est l’institut qui est condamné et pas les responsables ?

    • Le Renifleur
      Le Renifleur répond à cibatro
      loin d'ici
      • Posté à 11h10 le 04/10/2012
      • Internaute 136986
        loin d'ici

      « C’est assez courant dans le monde de la recherche en France que des personnes soient condamnées (parfois plusieurs fois) et continue à pratiquer ce pourquoi ils ont été condamnés. »

      Ah bon ?
      Vous pouvez nous éclairer ?

      • cibatro
        cibatro répond à Le Renifleur
        en vacances éternelles
        • Posté à 12h20 le 04/10/2012
        • Internaute 145203
          en vacances éternelles

        Le conflit entre Michel Deza et le CNRS, le conflit entre Michel Puech et le CNRS, plusieurs recours contre des concours...

        A chaque fois ces personnes gagnent les procès mais le CNRS ou plutôt quelques personnes au CNRS continuent dans l’illégalité.

         
        • Le Renifleur
          Le Renifleur répond à cibatro
          loin d'ici
          • Posté à 16h08 le 04/10/2012
          • Internaute 136986
            loin d'ici

          De là à dire que c’est une pratique « courante »...
          Mais bon, ce n’est pas l’apanage du CNRS.

          Si vous aviez déclaré par exemple que :
          « C’est assez courant dans le monde de la politique en France que des personnes soient condamnées (parfois plusieurs fois) et continue à pratiquer ce pourquoi ils ont été condamnés. »,
          Je ne vous aurais pas demandé de préciser !

          • cibatro
            cibatro répond à Le Renifleur
            en vacances éternelles
            • Posté à 18h24 le 04/10/2012
            • Internaute 145203
              en vacances éternelles

            Vous avez raison, j’aurais du écrire :
            « Lorsqu’ils sont condamnés, il est assez courant que... »

            Ce ne sont pas les condamnations qui sont courantes...

          • DBL8
            DBL8 répond à Le Renifleur
            Retraité
            • Posté à 19h35 le 04/10/2012
            • Internaute 19562
              Retraité

            Mouai... en résume :
            Pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliquer ? !

        3 autres commentaires
  • Arafel
    Arafel
    Post-doc expat'
    • Posté à 10h45 le 04/10/2012
    • Internaute 115097
      Post-doc expat'

    Quel verve ! On s’attend presque à ce que vous lui jetiez le gant !

    Je vous preterai volontiers ma rapière ^^.

  • A déménagéle 14-12-2012
    • Posté à 10h50 le 04/10/2012
    • Internaute 119490
      Etudiant

    Cela soulève aussi le problème global du coût de l’accès aux articles scientifiques, les éditeurs vendent le moindre article à un prix prohibitif.

    Les Open Journals se mettent en place doucement, mais souffrent d’un déficit de notoriété (quand ils n’ont pas simplement l’air louches).
    Certains éditeurs proposent de publier en open access, mais dans ce cas là c’est celui qui publie qui doit passer à la caisse (1700$ pour un article, ça fait cher).

    • pablico
      pablico répond à A déménagéle 14-12-2012
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 14h07 le 04/10/2012
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      l’intelligence, la connaissance n’est belle, noble quand elle est gratuite, et désintéressée..

      sinon c’est un commerce comme un autre... mais le stock est dans la tête...
      donc une mauvaise grippe, un petit AVC, une gentille dépression,... et le magasin ferme.

      marchandise périssable dans le temps... à distribuer vite...

  • Kohl
    Kohl
    Dans la rue baisse les yeux!
    • Posté à 10h53 le 04/10/2012
    • Internaute 192818
      Dans la rue baisse les yeux!

    47€ pour des travaux de chercheurs destinés à d’autres chercheurs, ce n’est pas cher payé. Il faut bien rémunérer le webmaster qui s’occupe du site. Ou alors on met de la pub ?

    • Pi.K
      Pi.K répond à Kohl
      Vilain Parisien
      • Posté à 11h46 le 04/10/2012
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      La plupart des banques d’articles sont détenues soit par des universités (Cambridge Journals online), des éditeurs, en partenariat ou non avec le monde de la recherche (Cairn, Wiley Online Library), ou des fondations à but non-lucratif (Jstor). Seuls quelques éditeurs cherchent vraiment à tirer une rente au détriment des universités (qui doivent payer très cher leurs abonnements : la plupart des revues coûtent 30 ou 40€ le numéro). Elsevier s’est fait une sale réputation là-dessus. Pareil pour les livres : certains éditeurs n’hésitent pas à vendre l’édition reliée (celle achetée par les bibliothèques universitaires) très, très cher. Routledge et Cambridge UP, par exemple : le dernier bouquin d’Hilary Putnam, chez Routledge, coûte 110€, et les éditions reliées de Cambridge coûtent facilement 60€ (alors que celles d’Oxford ou de Harvard coûtent dans les 20-25€).

      Donc l’argument de la rémunération du webmaster est limité. Pas foncièrement erroné, mais limité.

    • angus70
      angus70 répond à Kohl
      • Posté à 12h09 le 04/10/2012
      • Internaute 39555

      Le webmaster qui s’occupe du site est déjà rémunéré par cet organisme public.
      Cet organisme public fonctionne, comme tous les services public avec les subventions accordées par l’état entre autre.
      Si encore, une partie des 47€ était reversé aux auteurs ou a leur équipe de recherche, on pourrait comprendre... mais là c’est carrément une escroquerie.

      • Kohl
        Kohl répond à angus70
        Dans la rue baisse les yeux!
        • Posté à 12h12 le 04/10/2012
        • Internaute 192818
          Dans la rue baisse les yeux!

        Justement, l’état n’est pas un puits sans fond, mais plutôt sans fonds...

    • Autist. Reading
      Autist. Reading répond à Kohl
      Anti TSCG
      • Posté à 12h22 le 04/10/2012
      • Internaute 191933
        Anti TSCG

      « Il faut bien rémunérer le webmaster qui s’occupe du site. »

      J’espère bien que c’est un fonctionnaire d’Etat, payé par l’impôt, et donc sans contrepartie pour les imposés.

      Avec vos raisonnements, on finira par trouver normal que les feuilles d’impôts dont il faut bien payer l’impression, soient farcies de logos MacDo ou BlackWater, histoire de récolter des fonds...

      • franckd
        franckd répond à Autist. Reading
        penguin long from ice pack
        • Posté à 13h15 le 04/10/2012
        • Internaute 123172
          penguin long from ice pack

        Oh oui ! En plus comme ça finira à la poubelle avec les autres pub, PAN ! 10% de majoration... Génial, dépose vite l’idée

    • DBL8
      DBL8 répond à Kohl
      Retraité
      • Posté à 19h37 le 04/10/2012
      • Internaute 19562
        Retraité

      Qui lui demande de reprendre des articles « GRATUITS » pour gagner du fric ?
      C’est un requin parmi d’autre !

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 11h08 le 04/10/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    Quid de la propriété intellectuelle de l’auteur ?

    Possède t-il Tous les droits de diffusion de son oeuvre ?

    A qui appartient le résultat de ses recherches et de leurs diffusions ?

    Pourquoi l’Inist et/ou le Refdoc ne le rémunère pas ?

    • lex-icon
      lex-icon répond à Le Renifleur
      chercheur
      • Posté à 12h00 le 04/10/2012
      • Expert 95902
        chercheur

      toute IP générée au CNRS appartient au CNRS.

      On peut diffuser son oeuvre si elle n’a pas été passée par un journal a rapporteurs. A partir du moment ou on publie chez JACS, Elsevier ou autres RCS (mon domaine c’est la chimie), on signe un papier qui donne les droits de diffusion a la maison d’édition sans contre-partie (parfois ils donnent 5 copies gratos).
      et vu qu’une publication prend sa légitimité du fait qu’elle a été revue par des spécialistes, on n’a pas trop le choix. Soit on passe par eux et on a légitimité + visibilité, soit on publie sur son blog et c’est au lecteur de se faire son avis et encore faut-il être connu.

      Et l’Inist ne rémunère pas pour la même raison que les maisons d’édition, on leur donne nos droits d’auteur (par contre on reste l’auteur donc on doit être cité).

      • Le Renifleur
        Le Renifleur répond à lex-icon
        loin d'ici
        • Posté à 12h09 le 04/10/2012
        • Internaute 136986
          loin d'ici

        Vous vous faites donc enfumer quasiment institutionnellement.
        Quid de vos saint-dikas sur cette question ?

         
        • iFFLYG
          iFFLYG répond à Le Renifleur
          • Posté à 14h57 le 04/10/2012
          • Internaute 30165

          Au lieu de faire de l’anti-syndicalisme, lisez ce que vous a répondu lex-icon « A partir du moment ou on publie chez JACS, Elsevier ou autres RCS (mon domaine c’est la chimie), on signe un papier qui donne les droits de diffusion a la maison d’édition sans contre-partie ». Ces maisons d’édition sont à l’étranger et tous les chercheurs du monde entier passent par la même case. En fait, c’est plus ou moins calqué sur le droit américain (cf. les données informatiques appartiennent à l’hébergeur, Orange en a fait l’amère expérience il y quelques temps).

          Sans vouloirs défendre l’Inist, il paye un droit de rediffusion aux éditeurs.

          Certains projets comme PLOS essayent de lutter contre cette arnaque.

          • Le Renifleur
            Le Renifleur répond à iFFLYG
            loin d'ici
            • Posté à 15h57 le 04/10/2012
            • Internaute 136986
              loin d'ici

            Je ne fais pas de l’anti saint-dikalisme, je pose une question.
            Et puis il me semble que « votre » PLOS fait casquer les auteurs pour être publiés et vous appelez ça « lutter contre les arnaques » ?

            Hé ben dis donc : -))))))))))))))

            • iFFLYG
              iFFLYG répond à Le Renifleur
              • Posté à 16h07 le 04/10/2012
              • Internaute 30165

              Soit vous ne faites pas de l’anti-syndicalisme mais cela y ressemble tellement qu’on peut le prendre pour tel d’autant que le problème est mondial et donc doit être réglé au niveau des gouvernements ou de la Sainte Union Européenne qui préfère édicter des directives sur la courbure du concombre ou de la banane.

              D’autre part, je n’ai pas dit que PLOS était exempt de reproche dont celui de faire payer les auteurs, tous comme les revues à accès en lecture payant quand vous voulez publier des figures en couleur. J’ai cité PLOS puisque l’accès en lecture est gratuit et qu’on discute ici de l’accès en lecture. Il est désormais possible de mettre en accès en lecture gratuit des articles dans les revues à accès en lecture payant à condition de payer.

              P. S. : PLOS est une revue reconnue internationalement et considéré comme de très bon niveau alors que votre intervention laisse entendre que je cite une revue de merde.

              • Le Renifleur
                Le Renifleur répond à iFFLYG
                loin d'ici
                • Posté à 16h26 le 04/10/2012
                • Internaute 136986
                  loin d'ici

                D’une part, j’ai bien regardé ce que PLOS proposait avant d’en parler (ce qui ne semble pas être votre cas),

                D’autre part je n’est jamais dit que c’était « une revue de merde », je cite le tarif qu’il prennent aux auteurs « ou aux commanditaires de travaux ».

                Enfin, vous êtes saint-diké à quel diocèse pour vous énerver à ce point ?

                • iFFLYG
                  iFFLYG répond à Le Renifleur
                  • Posté à 16h30 le 04/10/2012
                  • Internaute 30165

                  « D’une part, j’ai bien regardé ce que PLOS proposait avant d’en parler (ce qui ne semble pas être votre cas) » : apprenez d’abord à lire l’anglais ensuite vous discuterez de PLOS.

                  Quant au reste, vos commentaires ne méritent que la poubelle.

                  • Le Renifleur
                    Le Renifleur répond à iFFLYG
                    loin d'ici
                    • Posté à 16h42 le 04/10/2012
                    • Internaute 136986
                      loin d'ici

                    Ce fut un plaisir de con-verser avec vous : -)

        • yahrou
          yahrou répond à Le Renifleur
          Etudiante
          • Posté à 15h07 le 04/10/2012
          • Internaute 106713
            Etudiante

          C’est même pire que ça :
          L’université ou le CNRS paie des chercheurs qui écrivent des articles. Ces articles sont envoyés à des revues spécialisées qui nous « volent » les droits de diffusion sans aucune contre partie.
          Par ailleurs, ces mêmes revues demandent à ces mêmes chercheurs de « rapporter » des articles, c’est à dire de les évaluer et de juger de leur qualité (pour savoir si l’article peut être publié dans la dite revue). Ce travail est effectué gratuitement par les chercheurs.
          Une fois qu’un article est publié, la revue le vend à prix d’or sans que ni le chercheur, ni le labo, ni personne ne reçoivent rien. Et pour boucler la boucle, les universités paient des abonnements faramineux aux revues pour que leurs chercheurs aient accès aux articles qu’ils ont eux même écrit !
          Je pense que la seule chose qui fait que le système n’explose pas complètement, c’est que (presque) tout le monde met ses articles en libre accès en se fichant de ce qu’en disent les revues. Mais bon, ça va pas pouvoir continuer comme ça longtemps.
          En tant que chercheur, il y a peu de choses qu’on puisse faire, car on est plus ou moins obligé de publier dans les dites revues pour être reconnu par ses paires et par le système.

          • Le Renifleur
            Le Renifleur répond à yahrou
            loin d'ici
            • Posté à 16h01 le 04/10/2012
            • Internaute 136986
              loin d'ici

            L’internet change la donne de la diffusion...
            La difficulté étant d’extirper son travail d’une masse d’informations ou il est parfois difficile de ne pas se faire enfumer...

            • iFFLYG
              iFFLYG répond à Le Renifleur
              • Posté à 16h10 le 04/10/2012
              • Internaute 30165

              C’est justement à quoi servent les revues de spécialité et l comit de lecture même s’il y a beaucoup de choses à dire sur le sujet. De plus, l’autre avantage est de mettre à disposition du lecteur des informations connexes aux quelles vous ne penseriez pas forcément si vous avez à extirper l’information utile d’un millier d’informations merdiques que vous a ramené Internet.

              • yahrou
                yahrou répond à iFFLYG
                Etudiante
                • Posté à 16h30 le 04/10/2012
                • Internaute 106713
                  Etudiante

                Je ne mets pas en cause le rôle des revues : le principe de relecture par ses paires et de de validation des articles est la seule garantie de qualité. Ce que je remets en cause, ce sont les prix qui sont pratiqués. Rien ne justifie ces prix. Autrefois, le rôle de la revue était véritablement de diffuser l’article. A présent, la revue ne fait qu’en restreindre l’accès... D’ailleurs, il y a des revues gratuites très sérieuses avec comité de lecture.

                Dans mon domaine (mathématiques), on utilise énormément les bases de données ouvertes et on s’y retrouve très bien. Dès qu’un article est terminé on le « publie » sur une base de donnée ouverte tout en le soumettant à une revue. L’information et la recherche vont beaucoup plus vite que le rythme de validation es revues. Cette validation ne vient qu’à posteriori pour légitimer la qualité du travail qui a été fourni. (Et à ce moment, on met à jour la publication sur la bdd gratuite pour indiquer la publication officielle)

                On est très loin du « marasme » d’internet dont parle certains.

                • iFFLYG
                  iFFLYG répond à yahrou
                  • Posté à 16h42 le 04/10/2012
                  • Internaute 30165

                  Je suis entièrement d’accord avec vous sur le rôle des revues et la valeur des revues gratuites ainsi que le rôle de la validation de la publication dans une revue de spécialité. Si vous avez un avis de réponse de ma part, c’est par erreur puisque mon commentaire était destiné à « Le Renifleur » qui nous ressort le marronnier « y’a Internet et yaka ».

              • Le Renifleur
                Le Renifleur répond à iFFLYG
                loin d'ici
                • Posté à 16h32 le 04/10/2012
                • Internaute 136986
                  loin d'ici

                Amen.

        12 autres commentaires
      • daisy.r
        daisy.r répond à lex-icon
        • Posté à 11h16 le 08/10/2012
        • Internaute 105749

        Vous connaissez le Green-washing ? Et bien dans la même logique OA-washing, les éditeurs autorisent le dépôt dans des archives ouvertes ou blogs des articles publiés dans leurs revues, avec des conditions bien sûr (embargo, pre-print ou post-print)... Pour les connaître, un p’tit tour sur Sherpa-Rome Lien. Donc si si si, vous pouvez parfois diffuser votre œuvre en open access, même si elle est publiée avant ou après en peer-reeview... Pour les français, surtout en SHS, il y a Héloïse Lien, mais là y’a du boulot, les éditeurs français sont très très frileux et autorisent moins de choses que les grands méchants Elsevier, Springer&Cie...

  • silsilsil
    silsilsil
    Odieux campagnard
    • Posté à 11h07 le 04/10/2012
    • Internaute 121365
      Odieux campagnard

    La recherche en France, c’est le Far-West. Les budgets destines aux thèses sont détournés (pour acheter des appartements a Paris par exemple), les thésards se contentent alors d’occuper un bureau pendant 3 ans sans rien faire. Les revues spécialisées coutent très cher, alors même que la plupart des articles sont d’une extrême pauvreté d’un point de vue scientifique.

    • I.P
      I.P répond à silsilsil
      Il manque Hulk en baskets
      • Posté à 16h15 le 04/10/2012
      • Internaute 25391
        Il manque Hulk en baskets


      Les budgets destines aux thèses sont détournés (pour acheter des appartements a Paris par exemple)

      Source ?

    • marc44
      marc44 répond à silsilsil
      • Posté à 10h23 le 05/10/2012
      • Internaute 24488

      N’importe quoi.

    • pekinoscope
      pekinoscope répond à silsilsil
      • Posté à 21h50 le 05/10/2012
      • Internaute 8886

      Parce que vous vous imaginez que les thésards ont des bureaux ? Déjà que les titulaires ont du mal à en obtenir...

  • cartesi1
    cartesi1
    pHD student
    • Posté à 11h11 le 04/10/2012
    • 182555
      pHD student

    Heu ... perso je serais plutôt satisfait que le CNRS vende à petit prix mes humbles contributions scientifiques.

    J’ai un peu du mal à comprendre ce Monsieur. Quand on publie quelque chose (en science tout du moins), on le publie dans un journal scientifique pour qu’il soit lu par la communauté. Ces journaux sont quasiment tous PAYANT ! En tout cas à ma connaissance tous les journaux un minimum lus (disons facteur d’impact supérieur à 2) sont tous payant. Pour avoir accès à ces journaux votre labos (ou regroupement de labos) paye donc quelque chose.
    Que le CNRS s’en mette un peu dans les poches (sans aucune comparaison avec les journaux américains qui sont malheureusement un passage obligé si vous voulez une visibilité) pour financer des projets, je dis UN GROS OUI. Parce que le CNRS c’est pas une entreprise, c’est quand même lui qui aligne les ronds a la fin du mois pour beaucoup de chercheur et qui finance leurs projets.

    Laisser tous les autres journaux américains et anglais se faire du blé avec des tarif exorbitants et condamner le CNRS pour ses tarifs ... il y a quelque chose qui m’échappe.

    • luminalbe
      luminalbe répond à cartesi1
      L'inconnu n'est pas dangereux, (...)
      • Posté à 11h41 le 04/10/2012
      • Internaute 68745
        L'inconnu n'est pas dangereux, (...)

      Vous avez du mal à comprendre ce Monsieur ? Pourtant il l’explique clairement dès le début de son article :
      « Avec d’autres, je milite pour que les résultats de la recherche publique (c’est-à-dire mes articles) soient immédiatement disponibles pour tout le monde. Et pour ce faire je dépose mes articles – tous mes articles –, dans des bases de données que l’on appelle des archives ouvertes et qui permettent à tout un chacun de consulter gratuitement le texte intégral de tous mes articles. »
      En tant qu’auteur il a le droit de décider le sort de ses articles ( payants, gratuits, etc), ça s’appelle la propriété intellectuelle.

      • A déménagé le 10-10-2012
        A déménagé le 10-10-2012 répond à luminalbe
        non connue
        • Posté à 12h04 le 04/10/2012
        • 180180
          non connue

        En tant qu’auteur il a le droit de décider le sort de ses articles ( payants, gratuits, etc), ça s’appelle la propriété intellectuelle.

        Ca c’est pas dit, si :
        - il n’y a aucune clause dans ce sens dans son contrat de travail,
        - et les articles publiés le sont dans le cadre de son travail
        C’est son employeur qui détient les droits de propriété intellectuelle et industrielle (brevets ...) et pas lui.

        En pratique, le dépôt sans autorisation d’une publication dans une base de données gratuite, par un chercheur salarié dépendant du CNRS pourrait tout à fait être passible du délit de contrefaçon défini par le Code de la Propriété Intellectuelle.

         
        • cartesi1
          cartesi1 répond à A déménagé le 10-10-2012
          pHD student
          • Posté à 12h17 le 04/10/2012
          • 182555
            pHD student

          C’est exact ! si tu fais tout dans ton coin cela t’appartient mais si tu es payé par un organisme, fais partie d’une équipe, bénéficie de tout un équipement qui ne t’appartient pas ...

          • destroyedlolo
            destroyedlolo répond à cartesi1
            Skieur fou
            • Posté à 14h08 le 04/10/2012
            • Internaute 96738
              Skieur fou

            C’est meme pire que ca : tous mes contrats de travail successifs (dans le prive, rien a voir avec la recherche) contiennent une close comme quoi tout ce que je fais pendant mes heures de travail appartiennent a mon employer, que ce soit relatif a mon taf ou non : ok, je n’y vois pas d’inconvénient.

            Sauf que mon employeur actuel a élargi ca en : « Tout ce que je fais qui a plus moins relatifs au domaine d’activite de mon contrat de travail lui appartient », ce qui inclus aussi ce que je fais pendant mon temps libre chez moi.
            Les contours ne sont pas clair, et etant informaticien, ca peut englober beaucoup de choses. Et j’ai donc ete a la RH pour faire amander ce contrat pour m’assurer que que je garde la paternite de tout open source, des DPs, voir mes des programmes commerciaux que je fais pour mon plaisir en dehors de mon boulo normal.

            De toute facon, je vois mal (mon employeur de meme) comment ils pourraient revendique l’IP sur un DP Amiga ou un opensource Linux qui n’a aucun rapport « fonctionnel » avec ce que fait ma boite et mon boulo :)

            • A déménagé le 10-10-2012
              • Posté à 16h33 le 04/10/2012
              • 180180
                non connue

              En cas de problème avec ton employeur, la clause élargie que tu cites ne vaut rien ...

              A moins bien sûr que tu sois payé en heure sup pour chaque heure que tu consacre à l’info pendant ton temps libre, et autorisé à travailler à la maison.

        3 autres commentaires
      • cartesi1
        cartesi1 répond à luminalbe
        pHD student
        • Posté à 12h14 le 04/10/2012
        • 182555
          pHD student

        J’ai bien lu mais désolé il y a quelque chose qui colle pas. Je connais tout ça car je publie moi même. Sauf qu’en pratique si tu as des choses intéressantes à dire tu ne les met pas dans une base de donnée gratuite ... tu l’envoies à un journal scientifique dont l’accès est PAYANT pour avoir une visibilité maximale car c’est comme ça qu’on juge ton travail (ce qu’on peut remettre en cause par ailleurs) mais la politique de la gratuité n’est pas trop dans la culture de l’Amérique et de l’Angleterre qui ont su imposer leurs journaux payant comme passage obligé pour ceux qui veulent des publications reconnus. Seulement APRèS, une foi que ton article est publié tu peux le mettre dans une base de donnée (pour pas se le faire choper avant) si tu veux.

         
        • toutankh
          toutankh répond à cartesi1
          Cerveau en fuite
          • Posté à 12h38 le 04/10/2012
          • Internaute 117386
            Cerveau en fuite

          L’auteur veut que la recherche effectuée avec l’argent public soit accessible à tous, ça se défend. Mes impôts servent à financer la recherche publique, il serait logique que j’aie accès aux résultats. En Autriche les organismes de financement de recherche publique demandent à ce qu’on « sponsorise » nos articles. Cela signifie qu’à chaque publication l’organisme de recherche paie l’éditeur pour que l’article soit en accès libre (environ 2000€). L’éditeur récupère de l’argent comme ça au lieu de vendre l’article, et les contribuables ont accès aux articles.

          Quand aux États-Unis et à l’Angleterre où la gratuité n’est « pas dans la culture », j’ai plutôt l’impression que ce sont eux qui mènent la charge pour un accès gratuit ces dernières années, voir par exemple Lien

        • Yoohaan
          Yoohaan répond à cartesi1
          étudiant
          • Posté à 14h46 le 04/10/2012
          • Internaute 125563
            étudiant

          Au contraire jusqu’à maintenant aux USA, toute publication provenant de recherches financées (totalement ou en partie) par le gouvernement américain (NSF grant par exemple) doit être en accès libre. Le raisonnement est « the people » finance ces recherches alors « the people » doit avoir accès (gratuitement) au fruit de ces recherches.
          Des MP ont tenté de changer cette loi récemment mais ils n’ont pas réussi. Ce changement était entre autre poussé par elsevier...
          En parallèle, boycott de elsevier, lancée par un mathématicien qui a eu la médaille Fields, pour protester contre certaines pratique (et contre son lobbying pour la réduction de l’accès libre au savoir).

          Plusieurs axes de compréhension :
          la loi et la tentative de changement de loi :
          Lien

          boycott d’elsvier :
          Lien

        2 autres commentaires
    • iFFLYG
      iFFLYG répond à cartesi1
      • Posté à 15h09 le 04/10/2012
      • Internaute 30165

      1) Le facteur d’impact n’est pas un indice de qualité des articles publiés dans le journal. Sa signification dépend du domaine et du public visé. Les revues dites généralistes comme Nature et Science ont de forts facteurs d’impact mais qui reposent en fait sur une minorité d’articles, le fait qu’il existe des forums avec références aux contributions antérieures... A l’opposé, les revues concernant un domaine très pointu ont de faibles facteurs d’impact. De plus, il existe des méthodes bien connues pour améliorer le facteur d’impact comme par exemple demander à ceux qui sont chargés de critiquer les articles soumis (’reviewers’) de privilégier les articles dont ils pensent qu’ils vont générer de nombreuses citations dans les deux ans à venir.
      2) Il existe maintenant de bonnes revues avec comité de lecture à accès gratuit, par exemple le projet PLOS, même s’il pose un autre problème puisque publier chez PLOS coûte plus cher que publier chez Elsevier ou John Wiley.

    • marc44
      marc44 répond à cartesi1
      • Posté à 10h26 le 05/10/2012
      • Internaute 24488

      La grande majorité de l’argent qui va l’INIST par ce type d’achat vient de la recherche publique française. L’effet est principalement bureaucratique et pénalisant pour les petites entités et petits budgets. Vous savez combien d’énergie de temps d’argent ça prend de gérer des factures de qqs euros ? ?

      • cartesi1
        cartesi1 répond à marc44
        pHD student
        • Posté à 10h59 le 05/10/2012
        • 182555
          pHD student

        Je demanderais à la secretaire.

    • the ghost
      the ghost répond à cartesi1
      expatrie
      • Posté à 15h52 le 05/10/2012
      • 173412
        expatrie

      La plupart des editeurs offrent une option ou on paie pour que l’article soit en libre acces. Beaucoup se sont engages a ce que les articles soient depose et accessible apres 1 annee. En principe ces paiements etaient justifies par le travail de typographie et l’impression + expeditions des revues elles-memes, maintenant l’auteurs fait la plupart du travail, les articles sont le plus souvent consultes en ligne et les pairs qui lisent et donent leurs avis le font a l’oeil, par contre les prix n’ont pas baisse.
      Un autre probleme est que si les articles ont ete publiees dans des revues les droits ont ete cedes donc la revente est interdite.

  • Jack Sullivan
    Jack Sullivan
    en boule
    • Posté à 11h18 le 04/10/2012
    • Internaute 42204
      en boule

    Il faudrait déjà commencer par arrêter la pratique de la publication au bénéfice exclusif des éditeurs scientifiques : non seulement on renonce à tout droit de copyright lorsqu’on publie (un comble, quand on sait tout le boulot que suppose l’élaboration d’un article... et quand on voit l’indigence de beaucoup de processus éditoriaux), mais en plus il faut payer des sommes ahurissantes pour insérer dans son article des planches couleur (parfois indispensables à la compréhension) ou pour en assurer l’accès gratuit. Sans compter que les organismes de recherche dont nous faisons partie paient une fortune pour avoir accès aux revues scientifiques, même en version électronique (d’ailleurs, en ces temps de diminution des budgets, c’est un des postes de dépense qui morfle le plus).

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