A jeter ? 24/09/2012 à 10h50

Les brouillons d’écrivains peuvent-ils survivre au numérique ?

Anne Dory | Journaliste

Un jour, Philippe Claudel détruira ses disques durs à coups de masse ou fera fondre ses ordinateurs en une sculpture :

« Je ne garde rien, j’efface tout. Si quelqu’un voulait retrouver une trace de ce que j’ai écrit, il devrait savoir faire parler un disque dur. »

Et pour que cela n’arrive jamais, l’écrivain s’assurera que tout disparaisse de son vivant.

Alors que l’éditeur américain Scribner publie les 47 fins imaginées par Hemingway pour « L’Adieu aux armes », l’informatique offre de nouvelles possibilités aux auteurs, mais menace l’existence des brouillons. Jamais les générations futures ne pourront consulter les épreuves de Philippe Claudel et s’interroger sur la genèse de son œuvre.

L’auteur des « Ames grises » entretient un rapport tout particulier à son ordinateur portable, mais « rien de sexuel » s’amuse-t-il à préciser. Il l’emmène partout avec lui. L’écrivain dit aimer la liberté laissée par l’informatique d’effacer, de faire disparaître, sans retour en arrière possible. Comme un jeu, une fatalité, devenue une contrainte d’écriture.

Un curieux qui fouillerait dans l’ordinateur de Philippe Claudel n’y trouverait aucun brouillon, mais son œil serait peut être attiré par un dossier qui porte le nom d’« Avortement » :

« J’y conserve tous les romans ou les histoires qui avortent. Je les garde dans l’espoir de comprendre un jour pourquoi les histoires s’arrêtent. »

Seraient-ce là des brouillons qui s’ignorent ? L’écrivain assure que non, car jamais aucun de ces textes ne sera repris.

« La cuisine des écrivains »

Cette volonté de ne rien garder peut paraître paradoxale de la part de celui qui fut chercheur en analyse génétique et qui, dans une autre vie, décortiquait les manuscrits d’auteurs pour mieux comprendre le processus d’écriture :

« En tant qu’universitaire, je suis entré dans la cuisine des écrivains, et c’est sûrement pour cela que je ne conserve rien, je n’ai pas envie que quelqu’un puisse un jour fouiller derrière moi. Je ne vois pas ce qu’un de mes brouillons apporterait. Ce qui est intéressant pour le public, il me semble, c’est l’état du texte tel qu’il a été validé par son auteur. »

Ces auteurs qui, comme Philippe Claudel, laissent l’informatique engloutir leurs hésitations, sont un crève-cœur pour ceux qui voient dans les brouillons d’écrivains un élément essentiel du patrimoine littéraire. La Bibliothèque nationale de France commence à se pencher sur la question de la conservation des « tapuscrits » à l’heure du tout-numérique, comme le confie la conservatrice générale, Marie-Odile Germain :

« Il faudrait étendre la possibilité offerte aux écrivains d’avoir un logiciel qui permette de conserver leurs repentirs. »

Ratures numériques

Des logiciels de ce type existent déjà mais ils sont très peu utilisés par les auteurs. Ils offrent la possibilité de retenir les ratures, les rajouts, mais aussi de calculer le temps de l’écriture, ce qu’un brouillon manuscrit ne permet pas.

Le résultat peut, en premier lieu, intéresser les auteurs. L’écrivaine Carole Martinez a découvert un jour en fouillant dans son ordinateur un enregistrement de toutes les modifications de son fichier de base :

« Quand je l’ai découvert, j’ai trouvé cela génial, mais cela m’a déconcerté. C’était très intéressant. »

En retrouvant une version récupérée de son fichier, datée, elle a par exemple pu savoir à quel moment elle avait créé le personnage d’Escarmonde, l’héroïne de son deuxième roman, « Du domaine des murmures » :

« Elle est arrivée assez tard, cela m’a surpris. L’outil informatique m’a permis de voir ça. »

Ordinateur et papier, outils complémentaires

Ses brouillons ne se trouvent pas sur son ordinateur. Carole Martinez note des phrases, des mots sur des bouts de papiers, des fragments qu’elle perd et retrouve, parfois. Mais quand elle commence à vraiment travailler, elle passe au clavier. L’ordinateur et le papier sont les outils complémentaires de sa création littéraire .

« Dans les moments de difficulté je reviens vers l’écrit. Quand j’ai décidé quelque chose sur le destin d’un personnage, que j’ai fini un chapitre, c’est comme si ça avait séché, je ne reviens pas dessus. Chaque décision est capitale alors je retourne sur le papier quand je me trouve face à un obstacle. »

Ces brouillons, elle les conserve mais n’envisage pas qu’ils puissent être lus par d’autres.

A l’inverse, c’est en partie dans l’idée d’une possible transmission que Sophie Chérer, auteure notamment de « Parle tout bas si c’est d’amour », a choisi de tout écrire à la main et de tenir l’ordinateur à distance :

« Je me sens enracinée dans le passé, à la fois tributaire et redevable des écrivains du passé. Mais cela n’a d’intérêt que si ça donne la force de transmettre aux générations futures. »

Alors Sophie Chérer conserve tout. Du cahier où elle a pu écrire un roman tout entier, à la feuille de maïs et au carnet de chèques, où elle a simplement griffonné quelques mots arrachés à sa pensée :

« J’aime sensuellement les fournitures, j’écris avec des crayons de couleurs différentes sur des cahiers avec des pages de couleurs. J’aime avoir une vue d’ensemble, avoir une grande table avec une pile de feuilles, des cahiers, des dictionnaires, la balayer du regard et me dire que ce sont mes outils. »

Le traitement de texte intervient en dernier lieu, lorsque l’auteure recopie un chapitre achevé :

« L’ordinateur donne l’illusion que tout est bien, que le texte est bouclé. Jusqu’à la correction des dernières épreuves, j’ai avec moi ma pile de feuilles et mon cahier de brouillon. »

Un brouillon pour la postérité ?

C’est ensuite le travail d’institutions comme la BNF d’aller à la rencontre des écrivains pour les assurer de l’importance de conserver leurs brouillons sous une forme qui permette de les consulter, et les inciter à les léguer, explique Marie-Odile Germain. Pour la littérature, pour l’esthétique, ou pour les sciences cognitives :

« Il nous arrive des fonds d’archives avec des disquettes illisibles, obsolètes. C’est tout le paradoxe des archives numériques, elles permettent potentiellement de tout garder, mais des choses disparaissent car il faudrait sans cesse tout recycler pour les conserver. Est-ce qu’on va pouvoir tout conserver, et sinon, est-ce que c’est grave ? »

Absolument pas de l’avis de Philippe Claudel :

« Garder son brouillon, c’est se soucier de la postérité, alors que moi, la postérité, je m’en fous. »

MERCI RIVERAINS ! JeanneSolo
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  • HSEHNAMAP
    HSEHNAMAP
    Sale con.
    • Posté à 10h59 le 24/09/2012
    • Internaute 132226
      Sale con.

    « Les brouillons d’écrivains peuvent-ils survivre au numérique ?

    Autant vous le dire tout de suite : RIEN ne survivra au numérique.
    C’est d’ailleurs à cette fin que nous l’avons crée.

    • Iv
      Iv répond à HSEHNAMAP
      Roboticien utopiste
      • Posté à 11h24 le 24/09/2012
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Mouais, joli formule, et totalement fausse aussi...

      Le but du numérique est justement de rendre la survie des données plus certaine que celle d’un support papier. Aujourd’hui, un auteur peut facilement faire 100 copies de ses brouillons ou les envoyer en backup à l’autre bout du monde en trois clics (et sans être informaticien : suffit de savoir utiliser un mail ou un google docs)

      Après, ce monsieur qui veut détruire à la masse ses disques durs, je ne suis pas sur qu’il aurait eu beaucoup plus d’indulgence envers une pile de papier. Le numérique permet de faire des copies beaucoup plus facilement, mais pour qui souhaite garder le controle, l’effacement est tout aussi aisé.

      • HSEHNAMAP
        HSEHNAMAP répond à Iv
        Sale con.
        • Posté à 11h39 le 24/09/2012
        • Internaute 132226
          Sale con.

        Ben pour un roboticien utopiste vous ne voyez pas bien loin (c’est mon point de vue en tout cas, et je m’en excuse).
        Tout se dématérialise, tout devient impulsion électrique, impalpable, et fragile.
        Les plus vieux manuscrits ont plus de deux mille ans, combien de temps les sauvegardes numériques se conserveront-elles ? À quelles catastrophes sont-elles capables de résister ? Nos descendants seront-ils équipés pour les lire dans deux mille ans ? Bien sûr, au jour le jour les sauvegarde se maintiennent, mais ça demande du travail et de l’attention, alors qu’un manuscrit peut se conserver « seul ».

         
        • pablico
          pablico répond à HSEHNAMAP
          Co-NOBEL de la Paix
          • Posté à 11h45 le 24/09/2012
          • Internaute 14278
            Co-NOBEL de la Paix

          se conserver seul ? ? si c’est taillé dans la pierre, ou gravé dans l’argile.. et encore...

          te temps et les bactéries bouffent tout... sans parler des insectes et autres rongeurs.

          • HSEHNAMAP
            HSEHNAMAP répond à pablico
            Sale con.
            • Posté à 12h18 le 24/09/2012
            • Internaute 132226
              Sale con.

            Les manuscrits de la Mer Morte datent du IIIème siècle av JC. Je doute que des conservateurs se soient relayés régulièrement pour vérifier qu’ils étaient toujours conservés dans des conditions optimales.
            Mais bon, je pense que le numérique est un des chevaliers de l’Apocalypse, c’est comme ça, on ne peut rien y faire, c’est une croyance que j’ai...

            • pablico
              pablico répond à HSEHNAMAP
              Co-NOBEL de la Paix
              • Posté à 13h18 le 24/09/2012
              • Internaute 14278
                Co-NOBEL de la Paix

              encore 1000 ans et ils étaient illisibles...

            • pablico
              pablico répond à HSEHNAMAP
              Co-NOBEL de la Paix
              • Posté à 13h24 le 24/09/2012
              • Internaute 14278
                Co-NOBEL de la Paix

              le futur, parce qu’il est inconnu, est un chevalier de l’apocalypse..

              ce n’est pas grave, les affres de l’avenir, s’arrêtent d’un coup au moment de notre mort. : -D

            • Iv
              Iv répond à HSEHNAMAP
              Roboticien utopiste
              • Posté à 22h49 le 24/09/2012
              • Internaute 39192
                Roboticien utopiste

              Les manuscrits de la mer morte étaient dans une région sèche, dans des jarres hermétiquement fermées avec du goudron. Les conditions étaient encore plus particulières que celle d’une bibliothèque climatisée avec contrôle d’humidité.

              Un CD dans une telle jarre serait lisible 2000 ans après.

        • Iv
          Iv répond à HSEHNAMAP
          Roboticien utopiste
          • Posté à 11h59 le 24/09/2012
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          Un manuscrit ne peut pas se conserver seul. Sous nos lattitudes, 100 ou 200 ans, pour un manuscrit abandonné, c’est un maximum. Alors oui, en terrain sec, dans une jarre hermétiquement fermée, on peut trouver des manuscrit de plus de deux mille ans. Dans les mêmes conditions, vous croyez qu’un CD se désagrégera plus vite ? Sachant que le plastique ne pourrit pas, ou en tous cas pas à ces échelles de temps, ça aura ma préférence.

          Au delà de ça, vous faite l’erreur de penser que l’information ne survit pas à la destruction de son support original. Linus Torvalds (le créateur de Linux) avait un bon mot à ce sujet : « Les backups, c’est pour les faible. Un vrai programmeur met son travail en ligne et laisse le monde faire des backups. »

          Est ce que nos descendants seront équipés pour les lire ? Si on parle de support physiques, il ne seront pas plus équipés pour les lire que Champollion ne l’était pour lire des hieroglyphes, et encore, c’est vraiment un cas extrême, mais il est tout à fait crédible que les documents historiques seront simplement accessibles en ligne facilement et sous forme dématérialisée. C’est une forme bien plus solide que vous ne semblez le croire.

          Pour peu que l’on ne fasse pas n’importe quoi dans le domaine légal dans les années qui viennent, il se peut que du point de vue de l’archéologie, l’ère du numérique marque une transition dans la connaissance du passé aussi marquée que celle de l’invention de l’écriture.

          J’ai bien peur qu’il soit plus probable que l’on ait accès à l’intégrale de Justin Bieber dans 2000 ans plutôt que l’on découvre un jour le moindre écrit de Socrates.

        6 autres commentaires
      • Knawkyball
        Knawkyball répond à Iv
        http://www.pentakonix.fr
        • Posté à 13h34 le 24/09/2012
        • Internaute 157499
          http://www.pentakonix.fr

        « Le but du numérique est justement de rendre la survie des données plus certaine que celle d’un support papier »

        C’est parfaitement faux.

        La numérisation à permis des tas de choses SAUF de rendre plus pérenne l’information.

        Depuis le début de l’humanité durée de vie des différents supports de stockage conservées dans des conditions « optimales » (exclu guerre, saccages, mauvaise conservation etc).

        - Gravure sur pierre : longévité : plusieurs milliers d’années.
        - Écriture papier : longévité : plusieurs centaines d’années
        - Numérisation sur bandes magnétiques : de plusieurs dizaines d’années à une centaine d’année.
        - Numérisation sur CD-R (non pressé mais gravé) : A peine une dizaine d’année avant que votre lecteur ne le voit illisible.
        - Numérisation sur disque dur : 10 ans avec de la chance (Votre disque dur n’est qu’une poubelle à court terme) Les système de « cloud » ne sont que des amas de disques durs entre eux se dupliquant se copiant et cramant les hein à la suite des autres vous donnant une fausse impression de « longévité ».

        On le voit l’évolution est réelle ...

        L’informatique et la numérisation ont permis de rendre les données plus mobiles plus volatiles mais certainement pas plus pérenne. La pérennité de l’information est un leurre qui n’est maintenu que par la réplication et la duplication de façon paranoïaque. Et quand bien même nous n’avons même pas le recul sur 10 ans pour se convaincre de l’efficacité réelle de ces « cloud » à grande échelle.

        La pseudo rétention assurées par google vous est transparente mais résulte d’une multitude de copies, politiques sauvegarde sur bandes, procédés de duplications NAS/SAN/RAID extrêmement coûteux en énergies et en temps.

        La longévité du numérique n’est qu’une chimère.

         
        • Iv
          Iv répond à Knawkyball
          Roboticien utopiste
          • Posté à 22h58 le 24/09/2012
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          « La pérennité de l’information est un leurre qui n’est maintenu que par la réplication et la duplication de façon paranoïaque. »

          Et en quoi ça vous gêne la pérennité par la copie ? Récemment je me suis fait voler mon laptop. Le fait de disposer de plusieurs backups de toutes mes données et d’utiliser un disque chiffré m’a permis de ne pas voir mes infos privées se disséminer et de restaurer toutes mes infos en 3-4 heures. Une chose impossible en papier. La résistance au vol ou à l’incendie, j’attends de voir comment vous implémentez ça sans numérique...

          Et un CD pressé et conservé dans des bonnes conditions survivra à sa jaquette papier. Un CD gravé durera aussi longtemps que l’encre qui est déposée sur ses sillons. Si votre manuscrit peut se conserver, un CD-R le pourra aussi, simplement, le CD-R subit les ravages du temps comme une page ouverte et exposée au soleil. Dans une boite hermétique, il est proche des conditions d’une page fermée et durera aussi longtemps.

        1 autres commentaires
      • salengro
        salengro répond à Iv
        quand le verbe se fait chair, (...)
        • Posté à 17h47 le 24/09/2012
        • Internaute 107017
          quand le verbe se fait chair, (...)

        « l’effacement est tout aussi aisé »

        seul bémol ici, des fois que parmi les 100 copies il y en ait qui se soient retrouvées sur des façades publiques...auquel cas la maîtrise de l’effacement nous échappe

         
        • Iv
          Iv répond à salengro
          Roboticien utopiste
          • Posté à 22h51 le 24/09/2012
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          Exactement. Tous les outils sont donnés pour faire ce que l’on souhaite. La plupart des critiques viennent de personnes qui ne souhaitent pas consacrer deux heures de leur temps à comprendre les base de ces outils et leur reprochent ensuite de leur donner assez de corde pour se pendre.

          On peut copier, on peut effacer, on peut crypter, on peut envoyer. C’est exactement comme du papier, sauf que ces étapes sont toutes extrêmement plus faciles.

        1 autres commentaires
  • Erwan69100
    Erwan69100
    On n'est pas privé de ce dont (...)
    • Posté à 11h04 le 24/09/2012
    • Internaute 14567
      On n'est pas privé de ce dont (...)

    Vous aurez beau effacer, tant que votre disque dur fonctionne on peut récupérer énormément de choses. Même celles que vous avez décidé de faire disparaitre.

    Le numérique peut tout conserver et encore plus aujourd’hui avec la technologie Cloud.

    • Nain Glumeux
      Nain Glumeux répond à Erwan69100
      Nalyseur de proximité.
      • Posté à 11h26 le 24/09/2012
      • Internaute 148099
        Nalyseur de proximité.

      Le numérique peut tout conserver et encore plus aujourd’hui avec la technologie Cloud.

      Et qui assurera la permanence du Cloud et des infrastructures dont il a besoin (image) ?

      Vous tenez donc pour certain la permanence dans les siècles à venir de ce genre de réalisations, mais aussi la volonté de sociétés privées de se comporter en gardiens de mémoire et archiveurs volontaires pour la postérité.

      C’est un pari d’un grand optimisme technologique sur l’avenir mais c’est un pari pour le moins risqué.

      • Erwan69100
        Erwan69100 répond à Nain Glumeux
        On n'est pas privé de ce dont (...)
        • Posté à 11h38 le 24/09/2012
        • Internaute 14567
          On n'est pas privé de ce dont (...)

        Les données utilisateurs représentent un enjeux financier monstrueux. Ne vous inquiétez pas, tout sera conservé. Et la gestion énergétique des fermes de serveurs est très surveillé. Je ne suis pas pro technologie mais quand autant d’argent est en jeu, on peut faire « confiance » aux entreprises pour maintenir quoi qu’il en coute ces fameuses infrastructures...

         
        • HSEHNAMAP
          HSEHNAMAP répond à Erwan69100
          Sale con.
          • Posté à 11h40 le 24/09/2012
          • Internaute 132226
            Sale con.

          Et on peut aussi leur faire confiance pour faire le tri entre ce qu’il est rentable de conserver et ce qui ne l’est pas.

        1 autres commentaires
    • Iv
      Iv répond à Erwan69100
      Roboticien utopiste
      • Posté à 12h00 le 24/09/2012
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Vous avez pas du suivre l’affaire Megaupload...

    • Knawkyball
      Knawkyball répond à Erwan69100
      http://www.pentakonix.fr
      • Posté à 13h32 le 24/09/2012
      • Internaute 157499
        http://www.pentakonix.fr

      Pour les frileux il existe des solutions de « formatages » dites de bas niveau à plusieurs passes ultra-paranoïaque permettant de réellement supprimer les données les rendant VRAIMENT impossible à récupérer par un quelconque tiers. C’est très long mais très efficace.
      De mémoire on trouvait ces outils de formatage notamment sur le « Ultimate-boot-CD ».

      Ou alors un bon vieux coup d’aimant passé le long du disque, mais là plus rien ne fonctionnera :)

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 11h15 le 24/09/2012
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    Les brouillons d’écrivains peuvent-ils survivre au numérique ?

    Intéressante question qui devrait être cependant étendue à tout ce qu’une société peut laisser de traces intellectuelles matérielles derrière elle.
    Avec la généralisation de l’écriture, de la photographie et bientôt de la lecture numérique, nous laisserons peu de témoins derrière nous.
    Savoir si c’est bien ou mal est un autre débat.

    En admettant qu’il existe un futur viable à long terme, on se demande comment les archéologues ou les historiens à venir imagineront notre présent.
    Sans aucune de ces traces quotidiennes qui en disent souvent bien plus long sur l’état et la réalité d’une société que les grands monuments, travaux, etc à l’évidence voués à la postérité.

  • Bad Lieutenant
    Bad Lieutenant
    Bisounours de combat
    • Posté à 11h22 le 24/09/2012
    • Internaute 190065
      Bisounours de combat

    « Garder son brouillon, c’est se soucier de la postérité, alors que moi, la postérité, je m’en fous. »

    Je ne le pense pas, le brouillon c’est la prise de recul indispensable sur l’auteur, c’est ce qu’il ne veut pas montrer, ses hésitations, ses transformations bref au final c’est certainement l’outil le plus pratique pour savoir si on a à faire à un génie ou pas, maintenant cela doit se deviner aussi dans son œuvre finale.

    Le brouillon est un écrit personnel qui ne devrait pas être publié maintenant sachant que la publication fait partie intégrante de la profession d’écrivain, difficile de ne pas rattacher les brouillons à leur activité salariale. Mais si on se met à conserver officiellement les brouillons dites vous bien que nombreux vont soigner les brouillons et effacer définitivement leurs vraies annotations...

  • Quand Le Tigre Lit
    Quand Le Tigre Lit
    en rédaction de Sutras du Tigre
    • Posté à 12h22 le 24/09/2012
    • Internaute 189949
      en rédaction de Sutras du Tigre

    Il sera plus facile pour un gamin dans 80 ans de trouver une vieille clé usb et lui faire « cracher » le dernier manuscrit de grand papa que de tenter de décrypter l’écriture de son aïeul qui écrivait avec son pied droit (ayant déjà le gauche dans la tombe)

    • Knawkyball
      Knawkyball répond à Quand Le Tigre Lit
      http://www.pentakonix.fr
      • Posté à 13h51 le 24/09/2012
      • Internaute 157499
        http://www.pentakonix.fr

      DOUBLON.

      • Quand Le Tigre Lit
        Quand Le Tigre Lit répond à Knawkyball
        en rédaction de Sutras du Tigre
        • Posté à 14h53 le 24/09/2012
        • Internaute 189949
          en rédaction de Sutras du Tigre

         ? je ne vois pas, sinon toutes mes excuses

    • Knawkyball
      Knawkyball répond à Quand Le Tigre Lit
      http://www.pentakonix.fr
      • Posté à 13h49 le 24/09/2012
      • Internaute 157499
        http://www.pentakonix.fr

      Oui sauf qu’il vaudra déjà trouver dans 80 ans, l’ordinateur ayant le port ad-hoc pour lire la dite clé USB ou alors dépoussiérer un PC de maintenant dans 80 ans en espérant qu’il marche encore ... (voyez les vieilles brouettes de l’époque il y a 10 ans à peine et imaginez votre PC maintenant dans 80 ans ...).
      Pour ensuite s’apercevoir que la dîtes clés-USB ne contient plus rien ... les durées de vies des clés USB ne sont pas annoncées et encore moins garanties par les constructeurs.
      Imaginons que vous arriviez jusqu’a cette étape il vous faudrait encore le logiciel permettant de lire le format du document avec lequel il avait été enregistré à l’époque (microsoft change ses extensions tout les 3/4 ans environs ...)

      Imaginez-vous vouloir lire une vieille disque 5 pouces 1/4 pour récupérer un document .. de nos jours ... bon courage et ça ne date que d’il y a quelques années, possédez vous encore votre lecteur VHS pour lire vos enregistrement de l’époque ?

      La standardisation des connectiques sont éphémères et vogues selon les envies des acteurs dominants du marché, la longévités des supports ne sont pas éternel c’est le cas de le dire ...
      Vous devriez bien plus faire confiance à une feuille de papier mise dans un classeur au sec et dans le noir qu’a un document numérique au format propriétaire nécessitant un logiciel particulier ayant une durée de vie de quelques années, stocké sur un support ayant une existence d’une dizaine d’année tout au plus et nécessitant un logiciel n’existant plus pour être lu ...

      • Quand Le Tigre Lit
        Quand Le Tigre Lit répond à Knawkyball
        en rédaction de Sutras du Tigre
        • Posté à 14h56 le 24/09/2012
        • Internaute 189949
          en rédaction de Sutras du Tigre

        Pour le manuscrit du vieux, vous avez raison aucune motivation pour rechercher les données.
        Mais un auteur de qualité dont on retrouve une clé usb des décennies après (ou tout autre support), je fais confiance aux récupérateurs de données.
        Allez sur le site de Zythom et voyez comment il procède, c’est du beau boulot

    • salengro
      salengro répond à Quand Le Tigre Lit
      quand le verbe se fait chair, (...)
      • Posté à 17h53 le 24/09/2012
      • Internaute 107017
        quand le verbe se fait chair, (...)

      pas sûr : je possède encore et d’il y a de cela bien moins de 80 printemps des données figurant sur disquettes souples, de surcroît issues de logiciels qui n’ont plus cours...si la récupération n’est pas impossible dans l’absolu (à supposer que lesdites disquettes soient encore exploitables) elle n’est pas sans coût, au point parfois d’en conclure que ça n’en vaut pas le coup

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 11h47 le 24/09/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    François Hollande ne se fait pas de bile pour le brouillon du TSCG, il a gardé l’original de Nicolas Sarkosy.

  • Karim Miské
    Karim Miské
    Écrivain et réalisateur
    • Posté à 11h56 le 24/09/2012
    • Internaute 61511
      Écrivain et réalisateur

    Jolie conclusion de Philippe Claudel. Quignard aussi détruit tous ses manuscrits dès que le roman est imprimé. Ce serait intéressant de savoir comment il s’y prend avec les fichiers...
    À chaque fois que j’écris je me demande comment garder traces des précédentes versions ? Non pas pour la postérité mais pour pouvoir revenir avant un changement qui s’est avéré une fausse piste, par exemple. Et chaque fois je retrouve la même solution : enregistrer chaque jour un nouveau fichier à la date du jour.

    • Iv
      Iv répond à Karim Miské
      Roboticien utopiste
      • Posté à 12h06 le 24/09/2012
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Si vous n’êtes pas allergique à l’écriture en ligne, utilisez un Framapad (libre), un etherpad (pas libre) ou un Google docs (vraiment pas libre)

      Sinon, il existe plein de petites logiciels destinés aux écrivains faisant ça et d’autres choses (comme détecter les mots que vous avez tendance à trop répéter). Quand je veux écrire, j’utilise en général des softs qui sont utilisés par des programmeurs : texte en .txt et contrôle de version avec Git (ou Mercurial, sous windows)

      Votre mot clef est « controle de version ». Ca devient de plus en plus courant dans plein de logiciels.

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 11h59 le 24/09/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    écrire, c’est essayer d’immortaliser son esprit, en le « photograhiant » à un instant T dans un livre, bouquin, calepin.

    c’est comme un sculpteur, qui modèle dans la pierre, son art. et signe,..un peintre ou un dessinateur qui signe son oeuvre..
    Ce n’est pas pour le vendre, c’est pour passer à la postérité, laisser une trace de son passage chez les vivants. Plus personne ne saura, mais il laisse une trace..
    quand on entre dans une vieille église, château, maisons, on voit et l’on peut ressentir, les multiples traces...des anonymes du passé...

    l’art est une façon de vouloir laisser sa trace.. dans des milliards de traces de notre passage, en espérant générer des émotions « posthumes » aux futurs vivants..
    Un mort parle à un vivant..

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 12h08 le 24/09/2012
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Concasser un disque dur, déchirer des brouillons, effacer une bande audio analogique ou brûler des esquisses, c’est un choix d’auteur. Ça lui appartient.
    Parfois c’est dommage, parfois non, mais ce n’est pas nouveau. Chateaubriand lui-même : J’ai détruit tous mes manuscrits ; le seul qui me reste est celui de mon voyage à Jérusalem, parce que je l’ai écrit au milieu de la mer et des tempêtes, dans l’année 1807. Je n’ai pas eu le courage de le brûler parce qu’il ressemble trop à toute ma vie.

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 16h01 le 24/09/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    Les ayants droits seront tout à fait pour de conserver la moindre patte de mouche de leur brillant ancêtre, même dématérialisée .
    Un héritage à faire fructifier ou à dilapider, c’est quand même plus fun qu’un vulgaire salaire obtenu en échange de sa force de travail.

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 13h11 le 24/09/2012
    • Internaute 64790
      dilettante

    Le problème du numérique, c’est la disparition des biffures, des ratures. On ne retrouve pas ce qu’on avait écrit d’un premier jet. Et c’est parfois dommage...

  • Pilou Itou
    Pilou Itou
    Ouvert
    • Posté à 14h36 le 24/09/2012
    • Internaute 187693
      Ouvert

    Citation : « un crève-cœur pour ceux qui voient dans les brouillons d’écrivains un élément essentiel du patrimoine littéraire. La Bibliothèque nationale de France commence à se pencher sur la question de la conservation des “ tapuscrits ” à l’heure du tout-numérique, comme le confie la conservatrice générale, Marie-Odile Germain :
    “ Il faudrait étendre la possibilité offerte aux écrivains d’avoir un logiciel qui permette de conserver leurs repentirs. ” “

    -> -> -> S’intéresser à davantage d’écrivains (tout au moins les publier) plutôt qu’aux épluchures de patate de quelques uns, serait à mon sens un meilleur service rendu au patrimoine littéraire français.

    • CitizenSim
      CitizenSim répond à Pilou Itou
      Au monde
      • Posté à 17h57 le 24/09/2012
      • Internaute 114259
        Au monde

      tiens tiens en parlant de patates...
      Je soupçonne l’auteure de ne pas se contenter des épluchures !

  • Eric Tézétadam
    • Posté à 15h01 le 24/09/2012
    • Internaute 189928

    oui, ça ressemble vraiment à une volonté de liquidation de tout, cette manie de vouloir absolument tout numériser dans les plus brefs délais. Une marche forcée, pressée d’en finir vite avec tout.

    • egide
      egide répond à Eric Tézétadam
      Littéral
      • Posté à 15h51 le 25/09/2012
      • Internaute 45067
        Littéral

      Vous êtes inquiets de la marchandisation du monde.
      Vous accusez la numérisation.
      Moi, je m’en prendrais plutôt au droit de la propriété intellectuelle.

      • Eric Tézétadam
        Eric Tézétadam répond à egide
        • Posté à 16h21 le 25/09/2012
        • Internaute 189928

        euh... j’accuse rien, et j’ai beau relire ma maigre intervention littéralement et dans tous les sens : aucune trace de marchandisation dans cette affaire à aucun moment.

        Il faut envisager ce processus d’un peu plus haut, chercher ses fondements métaphysiques plutôt. Enfin jdis ça...

        Vous vous en prenez au droit de la propriété intellectuelle, mais pour l’instant il n’était question que de l’écriture, des brouillons. Je pense qu’un écrivain se soucie peu du droit de la propriété intellectuel lorsqu’il en est à l’étape du choix d’écrire à la main ou la machine à écrire, ou pire : les futurs écrivains qui dicteront directement à leur logiciel...

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 18h31 le 24/09/2012
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    oui enfin, les écrivains seraient peut-être plus avisés de se demander si eux-mêmes survivront au numérique, car dans la négative, le problème de leurs brouillons aura vite cessé d’en être un

    • egide
      egide répond à salengro
      Littéral
      • Posté à 15h49 le 25/09/2012
      • Internaute 45067
        Littéral

      Les auteur sont déjà morts par les conditions économiques misérables qu’on leur fait dans la chaîne de valeur de l’édition.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 15h44 le 25/09/2012
    • Internaute 45067
      Littéral

    C’est bien la fin du manuscrit qui démontre l’énorme révolution que représente la dématérialisation du texte.
    Qui plus est du texte littéraire.
    Pour autant la genèse du texte s’en trouve-t-elle modifiée ?
    Et que connaissons-nous vraiment des modalités pratiques de la création littéraire ?
    Pour autant qu’on puisse en juger, des manuscrits laissés par les auteurs, très peu ont été conservés.
    Bien sûr, ce n’est pas un problème de support mais de désir de conservation.

    Comme en matière numérique l’ignorance est plutôt la règle, personne ne sait vraiment ce qui se conserve, comment ça se conserve, et surtout comment accéder à ce qui est conservé.
    Le support numérique, « dématérialisé » comme on dit, tout le monde en parle mais qui en sait quelque chose ?
    Rarement les auteurs eux mêmes en tous cas.

    Pour la première fois le support de l’écriture est fait de couches superposées de codes, véritables langages en soi et qui se matérialisent par des champs électromagnétiques provenant soit directement du support lui-même ou par des surfaces qui produisent des variations électromagnétiques lorsqu’elles sont « éclairées » par un rayon de type laser par exemple.

    Ce qui est nouveau c’est que le support comprend aussi un dispositif d’encodage-décodage qui permet de décrypter les signes enregistrés ou gravés. Ces dispositifs utilisent aussi des logiciels. Des textes techniques qui permettent la révélation des textes et des images.

    Cette complexité effraye et rebute la plupart. À côté, le livre, le tableau, le papier manuscrit paraissent objets naturels dont on oublie combien il nous faut de culture et d’apprentissage afin de comprendre le texte et l’image qu’on nous offre ex-abrupto

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 23h42 le 25/09/2012
    • Internaute 45067
      Littéral

    Alors que les anciens mondes ont quasiment disparu. On s’inquiète du devenirs des technologies actuelles ?
    De notre histoire récente, quelques siècles, et dont ils restent des archives importantes aux quelles personne n’accède, la numérisation intelligente, c’est pas gagné, les ouvrent enfin à qui le veut bien. La preuve :
    http://mazarinades.org
    De ces archives en français du XVIIe dont on peut tirer des trésors de la langue classique, ne cherchez pas ce n’est pas un projet français, c’est une université tokyoïte qui l’a offert au monde.

  • mlepoivre
    mlepoivre
    libre penseur
    • Posté à 08h54 le 26/09/2012
    • Internaute 115796
      libre penseur

    Que Philippe Claudel se foute de la postérité, c’est pas très bon signe pour sa vocation d’écrivain. Voilà un exemple typique de fausse modestie. Car un vrai écrivain a nécessairement conscience de cette ligne d’horizon qu’est la postérité. Ce n’est pas forcément de la vanité, c’est l’idée que le texte va survivre à son auteur, et toucher des lecteurs futurs, pas encore nés. On n’écrit pas uniquement pour ses contemporains, ou alors on fait autre chose que la littérature : cinéma, télé, chansons etc.

  • mlepoivre
    mlepoivre
    libre penseur
    • Posté à 10h19 le 26/09/2012
    • Internaute 115796
      libre penseur

    le numérique c’est formidable, rien à redire ; de toute façon c’est une étape dans la longue histoire de l’écriture. Il s’inscrit dans cette évolution et apporte de nouveaux outils, supports, et façons de penser.
    Cependant le gros problème, notamment par rapport à cette activité ancestrale qu’est la littérature, c’est que là l’outil, c’est à dire le moyen de l’écriture, devient presque trop performant et complexe. Ainsi, l’ordinateur représente une sorte d’étrangeté radicale face à l’écrivain, l’humble humain. Il est comme Olympia l’automate dans le conte l’homme aux sables d’Hoffmann. De fait, la plupart des écrivains, comme tout le monde, se servent de cette machine en ignorant totalement le fonctionnement interne des opérations, qui reste opaque. Il n’y a pas cette impression quand on écrit sur papier ou même sur une machine à écrire. Cet aspect est suffisant pour démontrer ce caractère « étranger » du numérique : il induit l’idée que l’écrivain maîtrise moins son processus de création.
    Allons plus loin. En vérité, le numérique n’apporte aucun progrès décisif dans l’acte littéraire en soi, même s’il modifie les manières d’écrire et de lire. Mais fondamentalement, on peut fort bien s’en passer pour écrire un roman. Un ordinateur n’est aucunement nécessaire pour écrire. cela n’a donc quasiment aucun intérêt. La preuve : Dostoievski, Proust, Baudelaire etc ne s’en servaient pas.
    Au fond, avec le numérique, l’écrivain passe à l’age de l’électronique.

  • arbobo
    • Posté à 14h45 le 26/09/2012
    • Internaute 5537

    c’est l’IMEC, institut mémoire de l’édition contemporaine (à Caen), encore plus que la BNF, qui a vocation à recueillir ces « manuscrits »,

    hélas le chantier de l’archivage public des données électroniques est encore balbutiant (quelques Mo versés aux archives nationales-site de Fontainebleau, guère plus).

  • sixquatre
    sixquatre
    charente
    • Posté à 15h48 le 28/09/2012
    • Internaute 193089
      charente

    à propos de tableau : je viens de feuilleter le brouillon de Daniel Arasse : on ne voit rien ! Il se contorsionne pour expliquer la présence d’un escargot à l’avant-premier plan puisque situé sur le bord du tableau où un ange annonce la bonne nouvelle à Marie ! Et il y va du « tu », on se sent flatté de cette promiscuité soudaine avec un tel érudit ! Malheureusement, il a dû échouer au BEPC, sinon il aurait su que l’escargot est hermaphrodite... CQFD !

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