Petite cuisine 15/09/2012 à 11h56

Les secrets de fabrication du hip-hop rétro de Wax Tailor

Louis Lepron | Journaliste


Wax Tailor au Studio 104 (Louis Lepron)

La marque de fabrique de Wax Tailor, ce sont des répliques de films (« Docteur Folamour », « Alice », « Rencontre du troisième type », etc.) et de vieux samples de vinyles, qui donnent un genre entre hip-hop et trip-hop. Ça a commencé à s’ébruiter en France et à l’étranger avec « Hope and Sorrow ». C’est avec « Seize The Day » du « Paris » de Cédric Klapisch que le nom de Wax Tailor a été reconnu.

Aujourd’hui, Wax Tailor, aka Jean-Christophe Le Saoût, rompt son hibernation musicale pour se plier aux demandes des journalistes. Le compositeur défend « Dusty Rainbow from the Dark », quatrième album de sa carrière, qui emprunte la voix d’un narrateur pour raconter une histoire : celle d’en enfant qui découvre à l’âge de 7 ans, dans une chambre remplie de vinyles, des musiques étrangères.

La naissance de Wax Tailor

Wax Tailor (« tailleur de cire » en français) naît en 2002. La liberté artistique est totale et le DJ travaille seul, sauf lorsqu’il invite des chanteurs. Il sort son premier album, « Tales of Forgotten Melodies », en 2005

La chanson « Que Sera », « un vocal des années 50, avec un gros riff des années 70, sur une production des années 90, faite en 2000 » selon Wax Tailor, popularise la galette.

En 2008, « Que Sera » devient « Seize The Day » pour Cédric Klapisch.

Wax Tailor - « Que Sera » (« Tales of Forgotten Melodies »)

Pour « In The Mood for Life » en 2009, Wax Tailor tente de nouvelles choses, avec plus de parties vocales et de grandiloquence, pour « un album qui [lui] ressemble moins ».

Concept album : une écriture difficile

Pour « Dusty Rainbow from the Dark », le Français a dû trouver un ton :

« L’idée : faire plonger les gens dans une histoire. Pour cela, il fallait à la fois transmettre une atmosphère et être constant pour ne pas perdre le fil. Résultat, ça m’a demandé plus de concentration : dans le processus de création, je n’ai jamais autant écouté ce que je faisais. »

Seul dans son studio, Wax Tailor enchaîne les bouts de maquettes et les bouts de sandwiches. Et c’est « Exordium », piste numéro un de l’album, qui est la première chanson à être créée : 

« C’est un “plan-séquence-travelling”. De la même manière qu’un réalisateur impose une ambiance dès les premières minutes de son film, “Exordium” présente le décor musical. »

Une « prise de tête » pour le narrateur 

Histoire oblige, Wax Tailor doit trouver la perle rare pour compléter la deuxième étape : le narrateur. Il en écoute près de 300 avant de tomber sur le bon, Don McCorkindale, une voix légendaire qui officiait à la BBC :

« Lorsque je cherchais des phrases tirées de films, ce n’étaient pas seulement les dialogues qui devaient me convenir. Il me fallait aussi une patine et un type de voix avec un grain. Pour le narrateur, ça a été pareil. »

Don McCorkindale lui propose qu’ils se voient par Skype pour discuter du projet. Wax Tailor refuse : il veut le voir en personne, et se retrouve face à une personne âgée de 73 ans dont 40 d’expérience. :

« Il a voulu exprimer le texte de manière littéraire, ce qui ne m’a pas plu : je voulais que le lecteur soit attrapé par le rythme de la voix et par une musicalité des mots. Le propos passe plus par sa voix que par ce qu’il dit. »

Au total, trois semaines ont été utiles pour finaliser la voix du narrateur, entre discussions en amont, moutures et l’enregistrement définitif en studio.

Pour mieux comprendre sa façon de travailler, nous avons soumis à Wax Tailor trois extraits de son nouvel album : « Heart Stop », « Into The Game » et « Phonovision ». Il nous a raconté leur genèse. 

1

« Heart Stop » : le single « pop-psyché »

 

« Heart Stop » s’est fait en deux temps et a donné un single, en featuring avec Jennifer Charles, un temps chanteuse dans Elysian Fields et Lovage.

Audio file

Wax Tailor - Heart Stop (« Dusty Rainbow from the Dark »)

Pour Wax Tailor, la première idée est de produire une composition autour de sons « psychédéliques à la David Axelrod, avec une guitare sous LSD, bien nerveuse ».

Le DJ pense à la chanteuse Jennifer Charles qu’il avait déjà rencontrée en 2005. Il la contacte et lui envoie une maquette : elle accepte.

« Je ne voulais pas faire une composition qui ressemble à du Dan the Automator [compositeur du groupe Lovage, ndlr]. Mais il y avait ici une opportunité musicale : assembler une énergie psyché avec une voix qui flotte et envoûte. »

La première trame de la chanson se met en place rapidement mais elle est trop riche. Wax Tailor veut l’épurer et apporter un « accident » :

« Il fallait que la fin parte avec des arrangements très “psyché”. Jennifer Charles m’a proposé une nouvelle version : c’était tellement bien qu’après ça, ce n’était même plus la peine d’en parler. »

2

« Time to Go » : en featuring avec Aloe Blacc

 

Audio file

Wax Tailor - Time to Go (« Dusty Rainbow from the Dark »)

En février 2011, le compositeur débarque en Inde le temps d’une tournée exotique. Il revient en France les valises remplies de sons indiens et d’une flopée de titres dont les structures ont été à peine ébauchées. 

Une chanson sort du lot mais sonne « rétro-clichée » selon Wax Tailor, « bien produite mais sans plus » précise t-il. Il va alors la mélanger avec les échantillons qu’il a rapportés d’Inde et qu’il a découpés puis triturés à l’aide d’un clavier « très bas » :

« J’ai du mal à composer sans avoir de matières dans les mains car, souvent, elles dictent les mélodies. Il me suffit d’un petit gimmick pour que je rebondisse. »

Et son inexpérience musicale ne l’empêche pas d’apprécier une mélodie toute simple : 

« Etre complètement analphabète en musique, c’est pratique car il y a des choses que tu fais sans te poser de question. Un musicien lambda, il trouverait ça bateau.

Moi, je m’en fous, je ne suis pas un virtuose, j’en n’ai rien à foutre de savoir si c’est complexe ou pas. Je malaxe des matières. Ce qui m’intéresse, c’est que ce soit subtil. »

Côté chant, Wax Tailor pense au rappeur Mos Def mais ça ne colle pas. Il sollicite alors un MC et chanteur soul américain avec une « large palette », Aloe Blacc. Ce dernier connaît le projet Wax Tailor et a joué avec lui en 2007 à l’Elysée Montmartre. 

Pour le DJ français, le résultat va au-delà de ses espérances :

« Alors qu’il était en tournée, on a réussi à s’accorder. Il s’est complètement impliqué dans l’histoire. L’écriture était super raccord mais il a quand même réussi à me surprendre ! Avec la matière que tu lui donnes, il te laisse une empreinte forte. J’étais un peu décontenancé lors de la première écoute. »

3

« Phonovision », le retour en arrière

 

« Phonovision », c’est trois minutes et vingt secondes de musique instrumentale. Pas de chant mais des cuivres, des violons et la voix du narrateur Don McCorkindale pour introduire.

Audio file

Wax Tailor - Phonovision (« Dusty Rainbow from the Dark »)

Un titre « particulier aux arrangements baroques » : 

« Avec l’album concept que je voulais faire, j’ai été obligé de laisser une place à une composition purement instrumentale. Pourquoi ? Parce que je voulais me convaincre que j’étais capable de revenir à une matière plus orchestrale. Pas seulement avec des cordes mais aussi des dentelles de samples, des détails qui créent une atmosphère. »

En 2010, à la fin de la tournée d’ »In The Mood for Life », Wax Tailor accepte de donner quatre dates accompagné de l’orchestre de l’Opéra de Rouen. Une expérience qui l’a changé : 

« Cela m’a donné envie de retourner à la source de la culture du sampling, proche de “Tales of Forgotten”, mais en me posant la question de savoir ce que je peux en faire dix ans plus tard, avec plus d’expérience. »

Piste 17 de l’album, « Phonovision » illustre une lecture du hip-hop selon Wax Tailor : 

« “Phonovision” résume ma discographie avec une technique, une façon de faire, l’influence que la musique baroque a eue sur moi, un rapport à l’orchestration. C’est un titre hip-hop dans une industrie où le hip-hop a été réduit à rien. »

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
  • 11092 visites
  • 36 réactions
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  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 12h35 le 15/09/2012
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    Retour sur le label Wordsound, Brooklyn, ahiphop illbient, dub.Musique malade qui mixée avec des samples de films d’horreur des années 40, 50.
    Une subdivision Black Hoodz, vinyles Hiphop qui vu la première galette d’Antipop Consortium.

    • huutaa
      huutaa répond à huutaa
      Même pas avec des pincettes.
      • Posté à 12h48 le 15/09/2012
      • 183774
        Même pas avec des pincettes.

      hu

    • freakfeatherfall
      freakfeatherfall répond à huutaa
      son of an autist hulkist readin (...)
      • Posté à 04h16 le 16/09/2012
      • Internaute 21024
        son of an autist hulkist readin (...)

      alors ça j’adore ! merci m’sieur huutaa !

      • huutaa
        huutaa répond à freakfeatherfall
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 19h05 le 16/09/2012
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        Et les compils sont vraiment de qualité, quasiment que des morceaux exclusifs.
        Le mec qui dirige le label s’appelle Spectre le dernier album que j’ai écouté « second coming » et c’est de la balle.

         
        • Nzrad
          Nzrad répond à huutaa
          Remboursez !
          • Posté à 09h52 le 17/09/2012
          • Internaute 192590
            Remboursez !

          Wax Taylor me gonfle, c’est soit trop soit pas assez, une sorte de centriste musical. Dans le genre je préfère Blockhead par exemple.

          Par contre MR Dead et Wordsound je connaissais pas, je fouine depuis hier et je sens que j’ai pas fini de kiffer... Ca valait bien une réinscription pour dire merci : merci !

          • huutaa
            huutaa répond à Nzrad
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 10h03 le 17/09/2012
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            je ne connaissais pas, merci aussi.

        2 autres commentaires
  • Chele
    • Posté à 12h34 le 15/09/2012
    • Internaute 15104

    Bon, je suis nulle en musique et complètement inculte dans le domaine par dessus le marché, mais dans le même ordre d’idées, j’ai entendu des trucs d’un gars, Pogo :

    Son remix de Pulp Fiction qui s’appelle Lead Breakfast : Lien Youtube pour Lead Breakfast

    Son remix de A.I qui s’appelle Davyd : Lien Youtube pour Davyd

  • The Corpse Grinders
    The Corpse Grinders
    Cannibale Furax
    • Posté à 12h57 le 15/09/2012
    • 183627
      Cannibale Furax

    Sympathique.

  • uberto
    uberto
    mouuuais on verra plus tard
    • Posté à 13h42 le 15/09/2012
    • Internaute 187304
      mouuuais on verra plus tard

    J’ai rien contre sa musique, c’est très chouette, j’ai écouté les morceaux présentés mais je commence un peu à fatiguer face à l’emploi du « retro » à toutes les sauces, surtout pour faire branché, que ce soit en graphisme, musique, archi et autres.

    • Captain Konstadt
      Captain Konstadt répond à uberto
      tribun courtois
      • Posté à 14h21 le 15/09/2012
      • 178678
        tribun courtois

      certes, mais cette musique s’est toujours nourrit de ces sources dites « rétro », ça s’appelle un sample :)
      exemple

      • Captain Konstadt
        Captain Konstadt répond à Captain Konstadt
        tribun courtois
        • Posté à 14h21 le 15/09/2012
        • 178678
          tribun courtois

        source

         
        • uberto
          uberto répond à Captain Konstadt
          mouuuais on verra plus tard
          • Posté à 14h43 le 15/09/2012
          • Internaute 187304
            mouuuais on verra plus tard

          Je le sais bien, de plus je vais pas discuter musique, ayant grandi durant les années 80, je n’ai pas vraiment développer de sensibilité musicale, ne pouvant qu’écouter Liane Foly, Goldman et leurs confrères à la radio française. Je me tape une dépression quand je vois une rediffusion du Top 50 à la TV.

          Wax Tailor, récupère en effet de vieux samples et en fait autre chose de plus moderne. Il arrive à expliquer pourquoi et comment il le fait, comparant les samples qu’il utilise. Il sait ce qu’il cherche dans le « retro ».
          Ce qui me gène c’est juste le ton de l’article qui insiste un peu trop sur ce coté « retro ».

          • Captain Konstadt
            Captain Konstadt répond à uberto
            tribun courtois
            • Posté à 14h53 le 15/09/2012
            • 178678
              tribun courtois

            Oui on est d’accord en fait, je pointais aussi ce terme de « rétro », ça ne veut vraiment rien dire dans ce contexte.

            « Je le sais bien, de plus je vais pas discuter musique, ayant grandi durant les années 80, je n’ai pas vraiment développer de sensibilité musicale »
            Je ne suis pas d’accord avec ça, car aucun rapport de cause à effet, mais j’en suis vraiment désolé pour vous, votre vie doit être un enfer alors ?

          • Louis Lepron
            Louis Lepron répond à uberto
            Auteur(e) de l'article Journaliste
            • Posté à 10h08 le 17/09/2012
            • Journaliste 40018
              Journaliste

            L’article n’emploie qu’une seule fois le terme de « rétro » et ce, de la bouche même de Wax Tailor lorsqu’il parle justement de la bas de la chanson « Time to Go ».

            Je n’insiste que très peu sur ce côté « viellot » des choses, puisque, depuis des artistes comme Daft Punk ou Jay Z (des mastodontes en terme d’électro et de rap) on peut très bien mélanger des samples qui datent pour un résultat moderne et novateur.

            Et les trois chansons, Heart Stop, Time to Go et Phonovision sont là pour le démontrer. Et jamais vous n’entendrez Wax Tailor dire qu’il cherche à donner à ses tracks un aspect « rétro » !

        • uberto
          uberto répond à Captain Konstadt
          mouuuais on verra plus tard
          • Posté à 14h46 le 15/09/2012
          • Internaute 187304
            mouuuais on verra plus tard

          Au fait, merci d’essayer de faire ma culture musicale avec vos videos :)

          • Captain Konstadt
            Captain Konstadt répond à uberto
            tribun courtois
            • Posté à 15h04 le 15/09/2012
            • 178678
              tribun courtois

            héhé, de rien, ça date de 93 cet album (Enter the Wu-Tang (36 Chambers)), comme quoi..

        5 autres commentaires
    • Le Renifleur
      Le Renifleur répond à uberto
      loin d'ici
      • Posté à 00h43 le 16/09/2012
      • Internaute 136986
        loin d'ici

      Bah oui : c’est « la mode »...

      On ne se casse même plus le cul a tripatouiller une gratte ou à martyriser un piano pour créer quelque chose de personnel, de neuf...

      On récupère le travail des anciens, on appuie sur la touche F2 : le bouzin informatique se démerde et pond un truc qui colle à la psychologie du public ciblé et on a du succès...

      Et effectivement, il n’y a pas que dans « la musique »...

      • Louis Lepron
        Louis Lepron répond à Le Renifleur
        Auteur(e) de l'article Journaliste
        • Posté à 10h10 le 17/09/2012
        • Journaliste 40018
          Journaliste

        Le principe et la définition même du sample est justement de « tripatouiller » des sons. Que ce soit avec une gratte à la main ou une souris et un clavier, c’est un peu pareil non ?

         
        • Le Renifleur
          Le Renifleur répond à Louis Lepron
          loin d'ici
          • Posté à 21h28 le 17/09/2012
          • Internaute 136986
            loin d'ici

          Oui !

          C’est comme moi : je repompe l’un de tes articles, je mélange les paragraphes, rajoute une lettrine et deux exergues, je signe et j’empoche une pige à 200 € (en com « grassement payée ») :
          C’est pareil hein ! ?

          Et pis après je traduis ce beau résultat avec le translateur débile de Google en 26 langues et hop : c’est autant de pigettes qui tombe dans mon escarcelle...

          Mais pas dans la tienne pasque t’est « Journaliste » et que t’as pas besoin de bouffer...

          Alors tu me rétorqueras que : « gnagnagni, le dj et sa boite de prod repaye des “droits” aux détenteurs originaux... »

          Seulement voilà : les « détenteurs originaux » ont des queues de cerises (tandis que le dirlo de la SDRM-SACEM se goinfre tout gros qu’il est)... Et que les Majors qui se sont appropriés les droits la plupart du temps grossissent aussi (en couinant à la repompe internet bien entendu)

          Alors toi, t’auras passé parfois plus de 20 heures pour réaliser ton reportage (A condition que tu sortes de ta chambre ou de ta rédaction et que tu te salisse sur le terrain) tandis que moi je t’aurai « plagié“* ta création et la sueur de ta plume dans un temps égal à celui que j’ai pris pour rédiger cette réponse...

          Soit 6 minutes 30.

          Bon courage hein ! ?

          * Plagiat : ce ‘gros mot’ qui est devenu ‘la règle’ chez les ‘Animateurs d’information’... Mais ‘Sample’ : ça fait ‘plus classe’ il est vrai !

          • huutaa
            huutaa répond à Le Renifleur
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 21h47 le 17/09/2012
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            C’est vrai que ta sélection youtube manque de dub mais de rock steady. C’est un signe.

            • Le Renifleur
              Le Renifleur répond à huutaa
              loin d'ici
              • Posté à 02h26 le 18/09/2012
              • Internaute 136986
                loin d'ici

              Il est vrai que je diffuse sans en faire profit...
              Et sans que cela ne coute non plus si ce n’est le temps passé à gérer le bouzin.

              D’ailleurs, les propriétaires des droits des œuvres que je diffuse que cela dérange ne manque pas de me le faire savoir...
              En rajoutant une pub à la con à coté du clip la plupart du temps dont les profits ne vont pas dans mon escarcelle.

              Et pas non plus dans le porte monnaie du créateur par ailleurs...

              Il y a aussi ceux qui ont récupérés des droits de diffusion dans le dos des auteurs originaux des clips politiquement incorrects que j’ai l’impudence de faire circuler comme ceux d’Étienne Chouard et d’autres « terroristes non-violents » comme mon ami Stéphane Hessel...
              Et qui obligent LenTube à supprimer la vidéo et à m’engueuler sans possibilité de répondre ou alors en Klingon formularisé façon Kroutchev en colère voire en rut !

              Et ça c’est de plus en plus fréquent et ça s’est même accéléré depuis l’élection du Hollandais : paradoxal ? Pas tant que cela...

              Pour conclure : diffuser des œuvres bénévolement pour « les faire connaitre » est une chose,
              Se les approprier pour en tirer profit en est une autre.
              Entre les deux on peut inclure le « détournement subversif carabiné “ qu’on appelait ‘pastiche’ autrefois.

              • huutaa
                huutaa répond à Le Renifleur
                Même pas avec des pincettes.
                • Posté à 10h43 le 18/09/2012
                • 183774
                  Même pas avec des pincettes.

                Je te rappelle quand même les collages.Un sample n’étant pas une œuvre mais une séquences, un fragment.
                Pour revenir aux choses jamaïcaines difficile de ne pas y voir jusqu’aux années 70 un pillage total et méthodique, avec transformation, du rythm and blues américain.
                Je suis profondément en désaccord bien sur, mais après tout on ne peut tout apprécier n’est ce pas ?
                Pour youtube comment s’en étonner, la solution est peut être dans vimeo.
                Un Dj que j’adore - Shackleton.
                Lien
                Lien
                Lien

                Et un excellent Label Honest john Lien

                Mais comme je l’ai dit on ne peut pas tout aimer.

                Ah tiens Mordant Music, label Lien
                Fais attention qu’Ecclésiastique ne croque pas tout cru Anarcho.

                • Le Renifleur
                  Le Renifleur répond à huutaa
                  loin d'ici
                  • Posté à 15h33 le 18/09/2012
                  • Internaute 136986
                    loin d'ici

                  M’en fout : je scratche désormais sur le phono que j’ai chiné dimanche matin dans une broc du Loiret !

                  • huutaa
                    huutaa répond à Le Renifleur
                    Même pas avec des pincettes.
                    • Posté à 16h17 le 18/09/2012
                    • 183774
                      Même pas avec des pincettes.

                    Comme les italiens « modernistes » en 1917.

                    • Le Renifleur
                      Le Renifleur répond à huutaa
                      loin d'ici
                      • Posté à 18h15 le 18/09/2012
                      • Internaute 136986
                        loin d'ici

                      Euh... J’ai des doutes à propos du matos : vous êtes sur que cette photo date de 1917 ?

                      J’verrais plutot les années 35/39 ou peut-être juste l’après guerre au vu des cellules des pick-up : z’avez le lien de la photo ?

                      • huutaa
                        huutaa répond à Le Renifleur
                        Même pas avec des pincettes.
                        • Posté à 20h46 le 18/09/2012
                        • 183774
                          Même pas avec des pincettes.

                        Bah il me fallait une illustration à tout prix ^^

          • Louis Lepron
            Louis Lepron répond à Le Renifleur
            Auteur(e) de l'article Journaliste
            • Posté à 14h52 le 18/09/2012
            • Journaliste 40018
              Journaliste

            Ah oui, mais pour moi je vois une différence entre un sample et ce qu’en faisaient un groupe comme Daft Punk par exemple, et le plagiat malpoli.

            Il y a une certaine nuance de ce point de vue là :)

        10 autres commentaires
  • rumpus
    rumpus
    friend/unfriend
    • Posté à 13h49 le 15/09/2012
    • Internaute 96441
      friend/unfriend

    « Je ne voulais pas faire une composition qui ressemble à du Dan Automator “
    C’est dommage parce moi, Jennifer Charles, j’aime bien quand elle fait VRAIMENT la chaudasse.
    (C’est Dan THE automator)

    • Louis Lepron
      Louis Lepron répond à rumpus
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 10h10 le 17/09/2012
      • Journaliste 40018
        Journaliste

      Exact, je m’en vais corriger ça, merci !

  • O.S.T.I.A.
    • Posté à 14h31 le 15/09/2012
    • Internaute 191710
      ZAD

    J’aime beaucoup wax taylor, surtout hope and sorrow, cet album est une tuerie. Par contre grosse déception en concert. Je l’ai vu qu’une seule fois mais vraiment très déçu, l’atmosphère des albums n’y était pas du tout retranscrite et la prestation était franchement très moyenne.
    Mais ya des groupes comme ça, qui sont pas faits pour la scène, et inversement.

  • cousinmachin
    cousinmachin
    humaniste misanthrope
    • Posté à 20h20 le 15/09/2012
    • Internaute 166102
      humaniste misanthrope

    Je trouve son « travail » insipide et pédant, il a tout à fait raison de se qualifier d’analphabète de la musique.

    • Vert_de_Terre
      Vert_de_Terre répond à cousinmachin
      pirate > robot > ninja
      • Posté à 11h50 le 16/09/2012
      • Internaute 105517
        pirate > robot > ninja

      Je n’ai pas écouté son dernier album. j’aimais bien ce qu’il faisait, mais c’est tout : je trouve sa musique un poil trop froide... Ou mal assaisonée, je sais pas.

      • cousinmachin
        cousinmachin répond à Vert_de_Terre
        humaniste misanthrope
        • Posté à 18h33 le 16/09/2012
        • Internaute 166102
          humaniste misanthrope

        J’y suis peut-être allé un peu fort, mais ses morceaux ne me parlent pas plus que du bruit...

        Et puis j’ai un côté vieux con qui pense que la musique, c’est d’abord un musicien qui maîtrise un instrument (au minimum sa voix).

  • Karg se
    Karg se
    Ingénieur agronome vendu à une (...)
    • Posté à 20h52 le 15/09/2012
    • Internaute 9172
      Ingénieur agronome vendu à une (...)

    L’album est fantastique, mais il n’est pas rétro du tout. Pour reprendre l’introduction du second album du tailleur de cire :

    The story demonstrates
    That the society quote
    Free to borrow and built upon a past,
    Is culturally richer than a controlled one.

  • Vert_de_Terre
    Vert_de_Terre
    pirate > robot > ninja
    • Posté à 15h52 le 16/09/2012
    • Internaute 105517
      pirate > robot > ninja

    The Avalanches - Since I left you (1997).

    Ma référence dans ce style là.

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