Au pas 14/09/2012 à 16h10

Amazon dicte sa loi et asphyxie les petits éditeurs



Un jouet Amazon (Sindy/Flickr/CC)

Le site d’achat en ligne Amazon, leader incontesté de la vente de livres sur Internet (80% d’un secteur qui représente 13% des ventes en France) pèse de plus en plus lourd sur le marché. La firme américaine en profite pour imposer ses conditions aux éditeurs, mettant en péril ceux qui n’ont pas de distributeur.

Dans son contrat « avantage », le taux de remise – la part ponctionnée sur chaque article vendu – culmine à 50%. Soit 13% de plus que la somme prélevée par n’importe quel libraire. Guillaume Dumora, patron de la librairie parisienne Le Monte-en-l’air :

« Les libraires perçoivent en moyenne 37% du prix d’un livre. En outre, chaque ouvrage commandé auprès d’un éditeur est payé, qu’il soit vendu ou non par la suite. Pas chez Amazon, qui ne rétribue qu’à la vente du produit. »

Heureusement, Amazon a prévu une offre spéciale pour les « éditeurs d’ouvrages professionnels, techniques et universitaires », plus fragiles que les autres : une remise de 5%. De quoi rembourser partiellement les frais de port qui ne sont pas pris en charge par le géant du Net.

Le chantage d’Amazon

Amazon est devenu assez puissant pour exercer un chantage auprès des éditeurs. Serge Ewenczyk, à la tête de la maison d’édition Çà et là :

« Si Amazon n’est pas d’accord avec la politique d’une maison d’édition, notamment concernant le prix des livres fixés (gain net insuffisant), le site peut retirer les boutons d’achat des ouvrages sur la plateforme. En clair, l’internaute n’arrive plus à trouver où payer son article et doit se rabattre vers un autre titre. Les ventes dégringolent. Le plus souvent, les éditeurs cèdent en quelques jours. »

Contactée sur le sujet, la société américaine n’a pas souhaité s’exprimer sur cette pratique.

Certains éditeurs refusent de jouer le jeu

Certains professionnels du livre ont refusé d’accepter les conditions du pure player. Lorsque Jean-Louis Gautier, responsable des éditions Cornélius, apprend qu’Harmonia Mundi souhaite s’associer à Amazon, il décide de quitter le distributeur. En cause, l’une des clauses du contrat :

« Amazon souhaitait obtenir le dépôt total de Cornélius. Nous étions tenus de mettre à sa disposition tout le stock que nous possédions, sachant que le site nous paierait à la vente des articles.

Je ne vois pas pourquoi je favoriserais une structure au détriment des meilleurs libraires qui, eux, nous rémunèrent à la commande. »

Autre raison invoquée par l’éditeur : la concurrence d’Amazon, qu’il juge déloyale :

« Le site est implanté aux Etats-Unis, à Seattle, ce qui lui permet de payer une TVA moins importante (9,5% contre 19,6% dans l’Hexagone) et devancer ses concurrents français. »

Cette fiscalité avantageuse, entre autres griefs, a été dénoncée par Aurélie Filippetti ce jeudi.

« Lire est une activité lente, non rentable »

Pour Yves Pagès, directeur des éditions Verticales, la raison majeure du succès d’Amazon est principalement dû aux nouvelles exigences des consommateurs :

« Maintenant, les lecteurs veulent tout, tout de suite. Je suis sidéré lorsqu’un habitué de librairie sort du magasin sans prendre la peine de commander le livre qu’il n’a pas trouvé en rayons... sous prétexte que la livraison est plus rapide sur Amazon.

Lire est une activité lente, non rentable, qui devrait échapper aux logiques de vitesse et de production actuelles. Les lecteurs doivent laisser une chance aux acteurs indépendants, qui représentent l’avenir de la littérature. »

Pour l’heure, Amazon se porte bien. Si son bénéfice net a chuté de 96% en un an, son chiffre d’affaires a augmenté de 29%.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
  • 16037 visites
  • 66 réactions
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  • nyc_
    • Posté à 16h28 le 14/09/2012
    • Internaute 192463

    Amazon et eBay sont sans cesse dénigrés par les médias Français car que ce sont des boites US.Ces deux sites sont bien plus honnêtes que beaucoup de boites Françaises.Parlez donc des pratiques des entreprises Françaises.Et vous « journalistes » Français il y aurait beaucoup de choses à dire à votre propos en comparaisons aux journalistes US.
    La censure Rue89 passera certainement par là après ce commentaire,je ne serais pas surprise qu’il disparaisse...

    • Ô triste riz digne
      Ô triste riz digne répond à nyc_
      Autist-Hulk valseront à Vienne
      • Posté à 16h51 le 14/09/2012
      • Internaute 48716
        Autist-Hulk valseront à Vienne

      Ne vous victimisez pas inutilement.
      Votre commentaire n’est assez révolutionnaire pour être censuré.

    • PaulDe
      PaulDe répond à nyc_
      assis
      • Posté à 02h39 le 15/09/2012
      • 183692
        assis

      Rue89 est certainement un moule à opinions politiquement correctes, mais pour la censure par contre on peut leur dire merci de rester aussi tolérant.
      d’ailleurs je le dis
      merci

    • Youri Gagarine
      Youri Gagarine répond à nyc_
      appesanti
      • Posté à 11h03 le 15/09/2012
      • Internaute 164345
        appesanti

      uhuhuhuh ! vous etes trop drole vous ! Vous avez l’appli amazon sur votre ipad et votre iphone ?
      A night of fuck, a bottle and a coke, that’s the way we spell new-york, ride on ! ! ! (dillinger)
      Lien

    • darien revient
      darien revient répond à nyc_
      georges
      • Posté à 12h10 le 15/09/2012
      • Internaute 188752
        georges

      Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de censurer votre propos. Si tous les commentaires hors sujet étaient censurés sur Rue89, ça se saurait...
      Il n’est pas question ici de débattre sur l’honnêteté ou la malhonnêteté supposée d’Amazon mais sur la nocivité de ce type de distribution du Livre avec un grand L.
      Non, un Livre ne devrait pas se vendre comme des chaussettes, des sacs poubelle ou même comme un journal.
      Ce n’est pas une marchandise comme n’importe quelle autre.
      Que la Fnac, les relais Hachette et autres Cultura soient de pitoyables vendeurs de livres ( je ne dis pas libraires) où les rares salariés sont là pour vous vendre des crédits à la consommation (Fnac), des marchmallows ( relais H) ou Amélie Nothomb ( tous les trois) ne dédouane pas Amazon de sa terrible responsabilité dans l’étranglement programmé de l’édition française indépendante des grands groupes financiers.
      Certes, ce n’est pas malhonnête, c’est juste du business...
      Aux Etats Unis, les librairies indépendantes n’existent plus que dans les métropoles de New York, Chicago et San Francisco, laissant la plus grande partie de la population dans un désert culturel où regne la TV, les sites conspirationnistes du Web et de mauvaises traductions de la Bible.
      Lire sur ce sujet « What’s wrong with Kansas » de Thomas Franck traduit en français chez Agone sous le titre judicieux « Pourquoi les pauvres votent à droite. Et, si possible, achetez le chez un libraire indépendant ! Ca permettra à ce libraire de diffuser autre chose que les merdes précitées, à Agone d’éditer d’autres livres de qualité et à Thomas Franck d’être traduit en français et ainsi de voir ce qui nous attend si la diffusion du Livre passe par Amazon.
      Personnellement, je conseille la librairie LE LIVRE à Tours, peut être l’une des meilleures d’Europe. Vous rendez vous compte ? Ils LISENT les livres qu’ils vendent ! Demandez donc ça aux gestionnaires d’Amazon...

  • Antonin Leguar
    • Posté à 16h33 le 14/09/2012
    • Internaute 4883

    Mes derniers livres, je les ai achetés sur le site de Joseph Gibert, la plupart du temps d’occasion, à un prix moins élevé qu’Amazon, compte tenu du « cashback » d’ebuyclub.com.

  • lillisa
    • Posté à 16h46 le 14/09/2012
    • Internaute 154863

    « Je suis sidéré lorsqu’un habitué de librairie sort du magasin sans prendre la peine de commander le livre qu’il n’a pas trouvé en rayons... sous prétexte que la livraison est plus rapide sur Amazon »
    Alors là j’avoue je fais la même chose... c’est vrai qu’on ne pense pas toujours aux répercutions.
    En revanche, pourquoi axer l’article seulement sur Amazon ? Il existe d’autres sites en ligne, notamment la Fnac, qui a déjà réussi à anéantir pas mal de petites librairies avant même la possibilité d’achat en ligne.
    Autre grief contre ces deux gros navires, c’est leurs liseuses : autant l’un que l’autre vende des tablettes qui ne permettent de ne lire que les livres achetés chez eux : comment est-ce possible, n’y-a-t-il pas des règles de libre concurrence pour interdire ces pratiques (comme ce fut le cas contre Apple qui obligeait les consommateurs à être chez orange pour pouvoir acheter un iphone ?). En plus, ils vendent les livres électroniques presqu’au même prix que le papier... mais ça je crois que ça leur ai imposé.

    • Maldat
      Maldat répond à lillisa
      Etudiante
      • Posté à 17h59 le 14/09/2012
      • Internaute 190319
        Etudiante

      La Fnac vend des ebooks aux formats PDF et ePub. Le format ePub est un ouvert et standardisé, utilisé par la plupart des acteurs du livre numérique. Un livr acheté sur la Fnac peut être lu sur sa machine Kobo, et sur la plupart des autres liseuses. En revanche le Kindle (liseuse d’Amazon) ne permet pas de lire le format ePub, et vend ses ebooks uniquement dans un format propriétaire, ilisible par les autres liseuses. C’est dans les gènes d’Amazon, au même titre qu’Apple, d’utiliser des technologiques propriétaires afin d’augmenter les coûts de transferts et conserver ses clients.
      En dehors de ça, deux éléments me gênent dans le monde du livre numérique, c’est la présence de DRM (verrous numériques) et le prix élevé. Cependant, les deux sont mis en place par les éditeurs, non par les distributeurs.
      Les livres numériques sont une chance pour tout l’écosystème et les lecteurs. Mais avec des éditeurs qui agissent comme les majors du disque il y a quelques années, et un gouvernement qui ne réussit (ne veut ?) toujours pas réfléchir à une vraie stratégie numérique pour la culture (licence globale ? aide aux libraires indépendants pour installer des bornes d’achat de livres numériques ?), je crains de mauvais jours pour l’industrie.

      • thegunner92
        thegunner92 répond à Maldat
        Etudiant
        • Posté à 19h14 le 14/09/2012
        • Internaute 109374
          Etudiant

        Le format des livres numériques sur Apple c’est le ePub. Donc dire que « C’est dans les gènes d’Amazon, au même titre qu’Apple, d’utiliser des technologiques propriétaires afin d’augmenter les coûts de transferts et conserver ses clients. » c’est un mensonge.

        Aux dernières nouvelles, iTunes permet d’importer des musiques achetées/téléchargées sur d’autres plateformes.

        Le problème pour l’industrie du livre français, c’est son retard. L’offre en livre numérique est vraiment limité dans la langue française alors que bien développée pour les livres anglais.

      • isisse
        isisse répond à Maldat
        employée de banque
        • Posté à 20h38 le 14/09/2012
        • Internaute 155016
          employée de banque

        Je tiens à préciser que le format de la FNAC est un format kepub et non plus un format epub, format dédié à la liseuse kobo, de fait impossible à lire sur un Ipad (et d’après les forums sur les autres liseuses), sauf à télécharger l’application Kobo. Pour les DRM des logiciels existent mais jusqu’à présent je n’ai rient trouvé me permettant de convertir un kepub en epub, ce qui est idiot car la FNAC a perdu une bonne cliente.
        Concernant les tarifs du numérique, je trouve tout simplement hallucinant qu’un livre existant en poche à 7 euros soit vendu 13 euros, seuls quelques éditeurs dont Bragelone pour ne pas le citer pratiquent des tarifs un peu plus cohérents... je sais je pourrais acheter des livres papiers, mais je ne peux pousser les murs et je ne sais plus où les mettre alors le numérique c’est quand même bien pratique...

      • lillisa
        lillisa répond à Maldat
        • Posté à 15h15 le 17/09/2012
        • Internaute 154863

        Merci pour la précision pour le kobo, j’ai une amie qui l’a et qui m’a dit qu’elle ne pouvait pas acheter des bouquins ailleurs qu’à la fnac...je n’ai pas cherché plus loin donc merci pour l’info « epub ». J’attend que ça se décante pour passer à la liseuse, voir si les tarifs et la distribution évoluent dans un meilleur sens (pouvoir acheter n’importe quel livre sur n’importe quel site et le lire avec n’importe quelle liseuse ça serait déjà un bon point, avoir un véritable écart de prix entre papier et numérique en serait un autre).

        « Mais avec des éditeurs qui agissent comme les majors du disque il y a quelques années » exactement ! c’est pourquoi j’ai des doutes sur l’évolution du livre numérique, ils prennent tout droit le chemin du disque et viendront pleurer d’ici 5 ans qu’on télécharge des bouquins illégalement..

  • Ô triste riz digne
    Ô triste riz digne
    Autist-Hulk valseront à Vienne
    • Posté à 16h49 le 14/09/2012
    • Internaute 48716
      Autist-Hulk valseront à Vienne

    Et quand Rue89 publie un livre numérique, ne contribue-t-il pas aussi à asphyxier les petits éditeurs ?

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 17h46 le 14/09/2012
    • Internaute 81504
      sociopathe

    > « Le site est implanté aux Etats-Unis, à Seattle, ce qui lui permet
    > de payer une TVA moins importante (9,5% contre 19,6% dans
    > l’Hexagone) et devancer ses concurrents français. »

    Il faut verifier la veracite de ces propos parce que ca me semble louche et pas tres clair.

    Le lien que vous donnez dans cette citation renvoie vers le departement du revenu de l’etat de Washington. Hors, puisque Amazon est implantee a Seattle elle doit en effet collecter la TVA en vigueur dans cet etat pour toutes les commandes passees par des residents (de l’etat de Washington). Pareil pour tous les etats ou elle a une presence physique (entrepot ou autre ; en fait c’est un peu plus complique mais j’abrege).

    Si un francais passe une commande sur le site AMERICAIN d’Amazon (amazon.com) a priori il ne devrait pas payer de TVA du tout (et surtout pas celle de l’etat de Washington, puisqu’il n’en est pas resident). Par contre si un francais passe commande sur le site FRANCAIS d’Amazon (amazon.fr) la il me semble bien que c’est la TVA francaise qui s’applique. Maintenant Amazon utilise des societe basees entre autres au Luxembourg pour « optimiser » sa situation fiscale mais d’apres ce que je sais cela ne change rien en ce qui concerne la TVA (ca s’appliquerait plutot aux impots sur les benefices par exemple).

    Ce serait vraiment bien de verifier tout ca.

    • A déménagé le 10-10-2012
      A déménagé le 10-10-2012 répond à psych0Dad
      non connue
      • Posté à 19h03 le 14/09/2012
      • 180180
        non connue

      Si un francais passe une commande sur le site AMERICAIN d’Amazon (amazon.com) a priori il ne devrait pas payer de TVA du tout (et surtout pas celle de l’etat de Washington, puisqu’il n’en est pas resident).

      En tant que particulier, tu es quand même censé payer la TVA française pour un achat à l’étranger, avec des douanes éventuelles. Sauf pour les achats en Europe où il n’y a pas de taxe de douanes et c’est la TVA du pays d’origine qui s’applique.

      • psych0Dad
        psych0Dad répond à A déménagé le 10-10-2012
        sociopathe
        • Posté à 20h03 le 14/09/2012
        • Internaute 81504
          sociopathe

        > En tant que particulier, tu es quand même censé payer la TVA
        > française pour un achat à l’étranger

        Peut etre mais pratiquement les gens ne le font pas.
        Il faut bien savoir que ce n’est pas le vendeur qui PAIE la TVA, mais bien le consommateur. Le vendeur lui ne fait que la collecter pour l’etat. Hors aux Etats-Unis, une entreprise domiciliee dans un etat A n’est pas obligee de collecter la « sales tax » aupres des residents d’un etat B. C’est a eux de declarer l’achat et de payer les taxes a leur etat de residence mais pratiquement personne ne le fait.

         
        • Albedo
          Albedo répond à psych0Dad
          • Posté à 00h44 le 15/09/2012
          • Internaute 7121

          Si l’achat dépasse une certaine somme (40€ je crois), les douanes ne vous ratent pas. TVA + taxe d’importation

        1 autres commentaires
    • franckd
      franckd répond à psych0Dad
      penguin long from ice pack
      • Posté à 19h15 le 14/09/2012
      • Internaute 123172
        penguin long from ice pack

      Je commande régulièrement aux USA* : je paye la commande hors taxes en ligne et la TVA française à la livraison . Par contre pour mes commandes en Allemagne** c’est la TVA allemande qui s’applique dès la commande.

      * tubesandmore.com
      ** tube-town.net

    • rumpus
      rumpus répond à psych0Dad
      friend/unfriend
      • Posté à 19h17 le 14/09/2012
      • Internaute 96441
        friend/unfriend

      Il m’est arrivé de passer des commandes sur les sites .com ou .co.uk parce que les tarifs étaient avantageux, ou parce que le produit n’était pas dispo sur le site fr. (Il y a une bannière (contractuelle ?) qui propose une redirection vers le .fr sur la page s’accueil, mais rien de contraignant).
      On paye donc le TTC du lieu d’envoi, le port, et on échappe donc à la TVA française. Ensuite, il m’est arrivé une fois que mon colis de CD et de DVD (*) soit bloqué par la douane et rendu contre une taxe prohibitive. Ça m’a calmé, maintenant je fais livrer des colis plus petits, c’est plus discret. : D
      Globalement, ça génère donc bien une faille dans le processus de TVA.
      (* : CD et DVD sont les anciens noms des fichiers mp3 et avi à l’époque où c’était encombrant et payant)

      • franckd
        franckd répond à rumpus
        penguin long from ice pack
        • Posté à 19h31 le 14/09/2012
        • Internaute 123172
          penguin long from ice pack

        Normalement c’est au vendeur/expéditeur de s’en charger, pas aux douanes d’où la « taxe prohibitive » (plutôt une amende en fait) . Quand c’est fait dans les règles, tu ne paies « que » la TVA française. (et sans doute les taxes sur les supports numériques, dans le cas des CD...grrrr...)

    • Bimbol
      Bimbol répond à psych0Dad
      Gratouilleur de mammouth
      • Posté à 19h29 le 14/09/2012
      • Internaute 44940
        Gratouilleur de mammouth

      Oui ça m’a étonné aussi. Pour autant que je sache quand on commande sur Amazon France l’argent va dans l’entité Amazon Europe, dont le siège social se trouve en Irlande (ou Luxembourg ? je ne sais plus) avec donc une imposition sur les benef misérable
      Et pour la TVA on est censé payer le taux du pays où on habite mais en commandant en Europe on paye souvent la TVA du pays d’expédition, ceci étant les taux sont plutôt harmonisés en Europe donc ce n’est pas vraiment déterminant

    • MisterM
      MisterM répond à psych0Dad
      Financier
      • Posté à 19h56 le 14/09/2012
      • Internaute 192539
        Financier

      J’ai vérifié sur mes différentes commandes Amazon :
      - les livres sont soumis au taux réduit de TVA (5,5% jusqu’en 2011, puis 7%, puis à nouveau 5,5% depuis juillet 2012)
      - les autres produits (genre matériel informatique) sont soumis au taux normal français (19,6%)

      donc l’éditeur raconte n’importe quoi, le journaliste ne vérifie pas, et accessoirement l’éditeur ne sait même pas le taux de TVA applicable à ses produits !

      • psych0Dad
        psych0Dad répond à MisterM
        sociopathe
        • Posté à 20h03 le 14/09/2012
        • Internaute 81504
          sociopathe

        Merci.

      • Pas lolo
        Pas lolo répond à MisterM
        fasciné
        • Posté à 09h06 le 15/09/2012
        • Internaute 29635
          fasciné

        Excellent.
        Je viens de me rendre compte que je me suis fait emplâtrer lors de mon dernier achat de bouquin, que j’ai payer quelques dizaines de centimes de plus que le prix étiqueté, à cause de la TVA qu’avait changée. Sauf que c’était début....septembre.
        Ca ne me serait pas arrivé sur Amazon.

  • A déménagé le 10-10-2012
    • Posté à 19h00 le 14/09/2012
    • 180180
      non connue

    Amazon et Eyrolles (bouquins techniques), c’est pas mal ... pour faire des recherches, recopier les ISBN et aller commander à librairie indépendante du coin.

  • Paco.68
    Paco.68
    assise
    • Posté à 19h04 le 14/09/2012
    • Internaute 192517
      assise

    Eh bien ! Moi, qui étais jusqu’à présent un fidèle d’Amazon, je dois probablement commencer à aller voir ailleurs...

  • alain georges
    alain georges
    tête contre les murs
    • Posté à 19h05 le 14/09/2012
    • 185805
      tête contre les murs

    ça les mecs ,( les éditeurs ) si vous aviez écouté les petits libraires vous ne vous seriez pas livrés pieds et poings liés à ce genre de multinationale du vice, vous regretterez vos petits points de vente qui étaient beaucoup moins exigeants , mais c est pas grave , les premiers seront les derniers...

  • Fozzie
    Fozzie
    Riendutoutiste tendance dure
    • Posté à 19h22 le 14/09/2012
    • Internaute 1195
      Riendutoutiste tendance dure

    Acheter un livre sur Internet, c’est comme acheter ses fruits ou sa viande sous plastique chez Auchan ou Carrefour. Rien ne vaudra jamais le déplacement dans ma librairie préférée où je croise des amis, feuillette des livres et des magazines, peux même prendre le temps de m’asseoir pour commencer le bouquin...

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 20h15 le 14/09/2012
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Le culte voue aux « petits libraires » m’etonnera toujours. Cette nostalgie pour un passe idealise qui n’a en fait jamais existe me fait penser au 13h de JP Pernault sur TF1, version bobo cultureux ou lecteur de Telerama.

    Les petites librairies avec leur stock miserable, les bouquins qu’il faut commander, la commande qui est perdue, merdee, etc... Non merci, je prefere Amazon.

    • Jupiter Capitolin
      Jupiter Capitolin répond à psych0Dad
      Burp
      • Posté à 23h01 le 14/09/2012
      • Internaute 189743
        Burp

      Ce petit libraire là est mort depuis longtemps. Le problème est qu’Amazone est en train de se construire un bon gros monopole mondial.

    • A déménagé le 10-10-2012
      A déménagé le 10-10-2012 répond à psych0Dad
      non connue
      • Posté à 00h24 le 15/09/2012
      • 180180
        non connue

      Tu as des librairies indépendantes qui sont très bien, avec des personnes compétentes capables de conseils, et qui lisent les livres et mettent en avant leurs coups de coeur. La mienne reçoit en moins d’une semaine les bouquins, avec information par email.

      Mentions spéciales pour La Friche à Paris, La Librería de Lavapiés à Madrid, j’en suis jamais ressorti sans un bouquin ...

      • psych0Dad
        psych0Dad répond à A déménagé le 10-10-2012
        sociopathe
        • Posté à 00h53 le 15/09/2012
        • Internaute 81504
          sociopathe

        Paris, Madrid ... Par les passe j’ai deja habite dans des endroits nettement moins « in », ou au mieux on avait une FNAC, un Borders ou un Barnes & Noble a 20 ou 30 km. Dans ces cas la Amazon c’est l’eldorado. Une selection pratiquement illimitee, qui comprend meme les ouvrages anciens/rares/techniques/etrangers (et meme si Amazon ne les a pas, les vendeurs qui font du business sur leur plateforme l’auront surement). La livraison sur le pas de ta porte. Un service client aux soins.

        Par exemple je vous mets au defi d’aller voir votre super libraire mega sympa et de lui demander s’il/elle peut vous commander « Languages and Machines : An Introduction to the Theory of Computer Science » de Thomas A. Sudkamp. C’est un bouquin etranger, technique, et epuise. Avec Amazon.FR (meme pas le site americain) vous avez un exemplaire d’occasion livre chez vous pour 22 euros. Un exemplaire neuf vous coutera 56 euros. C’est moins cher que ce que j’ai paye il y a 15 ans a la livbrairie de l’universite.

        Alors c’est sur que je perds l’occasion de faire la causette avec le/la libraire. C’est peut etre dommage mais comme disait Gordon Gekko, « si tu veux un ami, achete un chien ».

         
        • A déménagé le 10-10-2012
          A déménagé le 10-10-2012 répond à psych0Dad
          non connue
          • Posté à 11h13 le 15/09/2012
          • 180180
            non connue

          Le livre technique d’occasion, c’est sûr que ce n’est pas la vocation des libraires (à part les livres de cours).

          Paris, Madrid ... Par les passe j’ai deja habite dans des endroits nettement moins « in »,

          Ma libraire principale est à Valence, elle peut sûrement se permettre d’être indépendante car en face d’un lycée, même si les gérants sont très actifs.

        1 autres commentaires
      • Eric Tézétadam
        • Posté à 11h21 le 17/09/2012
        • Internaute 189928

        absolument d’accord. Je ne comprendrais jamais ce réflexe maintenant, de tout faire sur internet, indifféremment, assis (les lecteurs de Nietzsche et Rimbaud saisiront le sous entendu...), bref, d’avoir un comportement de consommateur, jusque dans ses relations amoureuses. Après ils s’étonnent d’être traités comme des clients... Bon, quand on a la chance d’habiter près de Paris, le tour des libraires est une sortie ma foi bien agréable et qui ne souffre pas la comparaison avec une heure assis devant un écran à cliquer et à cliquer. Mais quand j’habiter en province, le plaisir d’attendre la commande, c’était comme attendre une lettre de la personne dont j’étais amoureux.
        En plus, je revends (sur un autre site), car sur Amazon, dès ma première annonce, on a tout simplement supprimé mon compte vendeur, sans que je puisse parvenir à obtenir un motif... alors, j’étais déjà un mauvais client chez Amazon, et très peu de livres, mais à partir de ce moment, je n’y suis plus retourné. ça fait quelques années maintenant, et croyez moi, on peut très bien se passer d’Amazon, il y a bien d’autres sites où trouver son bonheur

    • darien revient
      darien revient répond à psych0Dad
      georges
      • Posté à 15h22 le 15/09/2012
      • Internaute 188752
        georges

      En effet, sociopathe, et comme ça, jamais tu n’auras le conseil d’un être humain qui t’aurait fait découvrir Varlam Chalamov, Giorgio Bassani, Bruno Schultz ou Miguel Torga...
      Reste avec ton écran qui t’enverra des liens sur le dernier Nothomb ou Philippe Djian parce que ces livres écrits au balai à chiottes correspondent à ton goût selon l’algorythme d’Amazon... et, en plus, peut être, il ne doit pas se tromper, vu ta pratique du Livre, tu dois déja être un de ces mange-merdes

      • psych0Dad
        psych0Dad répond à darien revient
        sociopathe
        • Posté à 19h38 le 15/09/2012
        • Internaute 81504
          sociopathe

        Typique du cultureux teleramise qui pense que ceux qui n’ont pas la meme « pratique du livre » (pedant !) Que lui sont des mange merde.

        Je pourrais vous repondre qu’avec votre libraire vous vous contentez du petit monde tres reduit de l’edition. Il y a des tas d’auteurs que ce dernier rejette qui mettent leurs oeuvre en acces libre sur le web, et qui maintenant commencent aussi a les distribuer (entre autres par l’intermediaire d’Amazon) sur les liseuses electroniques.

         
        • darien revient
          darien revient répond à psych0Dad
          georges
          • Posté à 20h17 le 15/09/2012
          • Internaute 188752
            georges

          D’abord, désolé, je ne lis pas Télérama ni aucun autre magazine TV.
          Si, pour votre cerveau en apnée perpétuelle, Télérama représente l’élitisme culturel, en effet, nos positions sont si éloignées que toute discussion est devenue vaine.
          Avant de vos quitter, je voulais préciser que je considérais déja le monde de l’édition comme pas assez sélectif, ce que j’appelle la censure par pléthore. Au moins les neuf dixièmes de ce qui est publié comme romans et à peu près la moitié des essais ne devraient même pas être publiés. Donc, je me méfie encore plus de ce qui n’a même pas été filtré par ce tamis à gros trous.
          Les éditions « en accès libre » ne valent que ce que l’on paye pour y accéder, c’est à dire rien, puisque aucun travail de sélection drastique n’a été opéré.
          Pour ces « auteurs » autoproclamés comme pour leurs thuriféraires dont vous faites partie, il faut, comme le conseillait Chateaubriand, être économe de son mépris en raison du grand nombre des nécessiteux.

          • Fondriest
            • Posté à 22h14 le 15/09/2012
            • Internaute 49865

            Votre argument ne tient pas la route et est formulé avec une agressivité superflue. Si l’édition « traditionnelle » publie tant de bouses, c’est pour des motifs strictement commerciaux. Ce n’est pas sur des criteres de qualité stylistique, ou d’audace, que les éditeurs français retiennent tel ou tel livre (la postérité sera sévere avec la plupart des écrivains contemporains reconnus).

            Savez-vous que les lecteurs des boîtes d’édition feuillettent à peine quelques pages des manuscrits (et encore, pour ceux qui ne publient pas que les pistonnés), en les évaluant à l’aide d’une grille qui détermine leur potentiel commercial ?

            • darien revient
              darien revient répond à Fondriest
              georges
              • Posté à 00h12 le 16/09/2012
              • Internaute 188752
                georges

              Ca, d’accord, l’édition traditionnelle publie des bouses, le constat est partagé. Oui, je connais les critères des grands éditeurs mais là encore, c’est du hors sujet par rapport à la problématique Amazon versus petits éditeurs

              Si un auteur est refusé chez
              Galligrasseuil, il peut quand même, en France, pour l’instant, proposer son manuscrit chez José Corti, par exemple et vous conviendrez que les critères de sélection de Corti ne sont pas financiers. Même chose chez de nombreux petits éditeurs qui seront demain broyés par la politique Amazon que décrit assez bien l’article.
              Que La Martinière-Le Seuil gagne moins en étant diffusé par Amazon, je m’en fous, que Agone ou Corti disparaisse, désolé,ça me parait important et me rend agressif avec les imbéciles qui ne comprennent pas l’enjeu de la présence ou de la disparition de ce type d’éditeurs. Bien entendu, on peut leur donner des circonstances attenuantes en disant qu’ils ne les connaissent pas mais, personnellement, j’en ai marre des commentaires du genre « C’est super cool et plus rapide, Amazon ». Et puis, les commentaires de Rue89, c’est pas fait pour être gentil !

              • Fondriest
                • Posté à 13h50 le 16/09/2012
                • Internaute 49865

                D’apres les informations que j’ai recueillies (compagne d’un écrivain publié + ex-lectrice d’une maison d’édition), les petites structures, plus fragiles économiquement, prennent elles aussi peu de risques.

        4 autres commentaires
  • mezneth
    mezneth
    Onomatopée antropomorphe
    • Posté à 20h58 le 14/09/2012
    • Internaute 70709
      Onomatopée antropomorphe

    « En outre, chaque ouvrage commandé auprès d’un éditeur est payé, qu’il soit vendu ou non par la suite »

    Payé sur deux mois avec des retours au bout de trois mois pour tous les invendus, j’ai bon ?
    ––––––––––––
    « Le site est implanté aux Etats-Unis, à Seattle, ce qui lui permet de payer une TVA moins importante (9,5% contre 19,6% dans l’Hexagone) et devancer ses concurrents français. “

    Ah bon ? C’etait pas à 5% y’a encore pas si longtemps sur livre et ca va pas y revenir prochainement ?
    –––––––––––––––––-
    ‘Je suis sidéré lorsqu’un habitué de librairie sort du magasin sans prendre la peine de commander le livre qu’il n’a pas trouvé en rayons... sous prétexte que la livraison est plus rapide sur Amazon.’

    Quand on sait que certains distributeurs refusent de livrer à l’unité et attendent de remplir un carton entier en direction de la librairie pour le livrer (je ne donnerais pas de nom mais j’y pense très fort), faisant que vous pouvez attendre parfois 2 à 3 semaines pour obtenir votre livre, je ne vois franchement rien d’étonnant.

    Et puis personnellement, si je fais l’effort de perdre une heure pour me rendre quelque part afin d’acheter quelque chose, c’est pas pour en perdre une deuxième pour revenir au même endroit.

    De tte facon, 2 %(ah la littérature jeunesse comme c’est rentable) à 10% pour les auteurs, 36% pour les libraires. C’est pas moi qui irait pleurer sur le sort :)
    Ce qu’il faudrait, pour bien faire, c’est un gigantesque site publique qui reversait la totalité des sous des ventes aux auteurs moins une petite com pour assurer son fonctionnement + le cout de la livraison. Plus besoin de libraire, plus besoin de distributeur ! Et le diffuseur sera joué par les internautes postant tout simplement leur retours sur le livre.

    Plutôt que de financer des merdes comme Hadopi prétendument pour défendre les artistes, voilà une mesure qui ne couterait pas le dixième et qui aiderait VRAIMENT les auteurs.

    Ah pardon, on me dit dans l’oreillette qu’en fait les artistes et les auteurs, on s’en tamponne le coquillard.

    Bon, bah, pauvres, pauvres libraires alors...
    La semaine prochaine, la dure vie des rémouleurs face à la compétition déloyale des lames en céramiques.

    • A déménagé le 10-10-2012
      A déménagé le 10-10-2012 répond à mezneth
      non connue
      • Posté à 00h26 le 15/09/2012
      • 180180
        non connue

      Bonjour, tu travaillent pour/avec Bayard Presse pour être aussi désabusée (artistes et auteurs) ?

      • mezneth
        mezneth répond à A déménagé le 10-10-2012
        Onomatopée antropomorphe
        • Posté à 01h29 le 15/09/2012
        • Internaute 70709
          Onomatopée antropomorphe

        J’aimerais bien, au moins eux ils payent un peu.

        Mais je travaille pour encore pire, pour les albums jeunesse (plus de travail et moins de sous !)
        Quand je vois que je touche 40 c sur un bouquin à 15 € qui, disons le franchement, n’existerait pas sans moi ou que je suis payé en à valoir 1000 € pour un travail de 3 mois, j’ai beaucoup de mal en effet à compatir avec le « pauvre » libraire qui lui va toucher à peu près 5 € /ex soit juste 12 fois ce qu’on me donne alors que c’est quand même mon travail qui le fait vivre (enfin pas que le mien bien sur mais sur cet exemplaire oui^^)

        Quand on voit le nombre d’auteurs et d’illustrateurs qui arrivent à vivre de ce métier mais qu’on voit, malgré tout, que sans les auteurs et illustrateurs, des dizaines de milliers de personnes n’auraient plus de travail, ca laisse rêveur. Et quand on sait que ce métier est un des seuls qui, non content de ne pas suivre l’inflation, a vu les revenus de ceux qui le pratiquent divisé presque par deux (à tel point que même des auteurs/ dessinateurs qui s’en sortaient très bien avant sont à deux doigts de jeter l’éponge vu qu’ils peinent à ne dégager qu’un smic), ca laisse amer.

        Alors les larmoiements sur amazon et co, ou le livre numérique, ou les gens qui lisent moins qu’avant, non, définitivement, je n’adhère plus.
        Occupons nous plutot des créateurs qui sont les seuls qui sont vraiment indispensables, surtout avec l’arrivée du numérique, et qui sont aussi ceux qui en ont le plus besoin.
        Et si possible, avec autre chose que l’hadopi qui ne sert que les ayants droits, déjà pétés de thunes, pour racquetter un peu plus ceux qui n’ont pas l’argent de payer ce qu’ils consomment (et qu’ils payent déjà un peu tout de même avec notre fameuse rcp parmi les plus chère si ce n’est la plus chère d’europe)

    • darien revient
      darien revient répond à mezneth
      georges
      • Posté à 15h45 le 15/09/2012
      • Internaute 188752
        georges

      « Ce qu’il faudrait, pour bien faire, c’est un gigantesque site publique “
      Bon, bah, pauvre, pauvre orthographe, alors..

      La forme va bien avec le fond du discours : pitoyable et préparant un monde d’illettrés !

      • mezneth
        mezneth répond à darien revient
        Onomatopée antropomorphe
        • Posté à 17h09 le 15/09/2012
        • Internaute 70709
          Onomatopée antropomorphe

        Bravo, avec votre réponse prolixe, vous avez tout à fait démontré la vacuité de mon propos. (au fait, on met trois points pour faire une suspension, pas deux)

        Et sinon, pendant l’acquisition de votre culture lettrée et foisonnante, vous n’avez pas glané une seule idée pour répondre un peu plus intelligemment à mon propos ?

         
        • darien revient
          darien revient répond à mezneth
          georges
          • Posté à 18h30 le 15/09/2012
          • Internaute 188752
            georges

          Non, car le monde de la bande dessinée ou de l’illustration des livres pour la jeunesse ne m’inspire pas énormément de commentaires.
          Même si Claude Ponti est un auteur non dénué d’intéret pour les enfants en bas âge, je me moque un peu du type de diffusion de ce genre d’ouvrage. Ca peut être à la Fnac ou chez Amazon ou par abonnement à « l’école des loisirs », je m’en tamponne car il n’y a aucun enjeu lié à la diffusion de la pensée.
          En revanche, le Livre ( et je ne réserve le grand L qu’à une infime minorité des ouvrages imprimés) c’est autre chose.
          Si demain, il n’y a plus de professionnels pour distinguer dans l’édition ce qui mérite d’être lu et ce qui ne le mérite pas, j’ai cité pour exemple dans un autre commentaire, en réponse à un prétendu libraire, la différence entre Varlam Chalamov et Amélie Nothomb, alors nous tomberons dans « la censure par pléthore » bien plus dangereuse que les anciennes mises à l’index ou autodafés.

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