Emancipation 02/09/2012 à 11h39

Caricatures, sketches : l’art syrien suit le rythme de la révolution

Marie Kostrz | Journaliste Rue89

La révolution syrienne, c’est beaucoup de violence, de sang versé et d’inquiétudes quant à l’avenir du pays, mais pas seulement. Le soulèvement populaire s’accompagne aussi de transformations positives de la société : en témoigne le renouveau de l’art depuis mars 2011.

Ce constat est partagé par nombre d’artistes du pays. Plus libre, l’art y est aussi devenu plus accessible. Internet, vecteur majeur de la révolution, en est en grande partie responsable. Grâce à lui, chansons, photographies, sketches et petits films peuvent être partagés avec le plus grand nombre.

Mohamad Omran est plasticien et utilise sa production artistique pour exprimer son engagement dans la révolution. Il explique qu’avec le soulèvement populaire, les supports artistiques utilisés ont changé, afin que l’art soit visible par tous :

« L’important est de partager ce que je créée, c’est ma manière de m’engager. Avant, je faisais essentiellement des sculptures, mais aujourd’hui, je publie régulièrement des dessins sur Facebook. Il est évident que cela est plus facile de toucher davantage de personnes avec un dessin qu’une statue. »


Caricature de Hafez el-Assad (Mohamad Omran)

S’adapter au temps de la révolution


Œuvre du designer graphique Hani Charaf (Hani Charaf)

Autrefois réservées à un cercle restreint, beaucoup d’œuvres d’art circulent à présent sur le Net, grâce à des pages Facebook comme El fan wal Huria (« L’art et la liberté »), où sont postés quotidiennement des dessins, des chansons ou des photographies.

Mohamad Omran a également participé au premier festival de courts-métrages organisé sur Facebook, dont le gagnant était désigné en fonction du nombre de « like » obtenus. L’idée lui a beaucoup plu :

« La vidéo permet de transmettre un message court, qui correspond au temps immédiat de la révolution. C’est très différent d’une sculpture ou d’un tableau. Là, on est davantage dans le temps de la réalité. »

Car il s’agit bien de cela : l’art révolutionnaire se nourrit de la réalité vécue au quotidien. Dans le court-métrage qu’il a présenté – et co-réalisé avec Dani Abo Louh , « Conte de printemps », Mohamad Omran a décidé d’inclure à la fin une vidéo de Homs qu’il a trouvée sur YouTube :

« Il s’agissait de dire que la réalité est plus forte que tout le reste. »

« Conte de printemps », court-métrage de Mohamad Omran

S’affranchir de la tutelle du régime

Ces initiatives ont été rendues possibles grâce à la révolution, qui a bousculé l’ordre établi au sein du milieu artistique. Charif Kiwan, fondateur de la maison de production Abu Naddara, explique que ce milieu a longtemps été verrouillé par une minorité d’individus « clientélisée » par le régime syrien :

« Le cinéma syrien ne parle pas de la société syrienne comme c’est le cas dans d’autres pays. Pendant des années, seule la culture de masse était autorisée, un peu comme si en France, vous n’aviez que M6 et TF1. »

Même les artistes opposants, ajoute-t-il, se cantonnaient à un discours qui ne variait pas beaucoup.

Le contournement de cette tutelle du régime permet d’ancrer la production dans davantage de réalisme et à un art engagé d’émerger. Les témoignages de personnes retenues prisonnières par le régime sont par exemple devenus une source d’inspiration largement exploitée par les artistes, que ce soit dans la littérature ou le théâtre.

Donner une autre image de la révolution

Le grand rôle d’Internet dans la révolution et les nouveaux types de rapports qu’il engendre sont aussi évoqués. Mohammad al-Attar, metteur en scène, a créé « Online », une pièce qui retrace les échanges virtuels entretenus entre trois jeunes Syriens, dont l’un est à l’étranger.

Des programmes satiriques critiquant directement le régime avec une dose d’humour ont également vu le jour, comme « Huria o Bess » ou « Top Goon ». Chaque sketch de la série représente Beeshoo, dictateur stupide ressemblant étrangement à Bachar el-Assad, et qu’il tourne en ridicule.

Episode 1 de « Top Goon »

Sous-titré en anglais

Pour Charif Kiwan, d’Abu Naddara, cette ouverture permet également de donner un autre visage à la révolution que celui imposé par les médias de masse. Créée en 2010, sa maison de production a comme but de « raconter la société syrienne par les quidams ». Elle a continué d’appliquer ce concept après mars 2011.

L’important, explique-t-il, est de rendre compte de la révolution telle qu’elle est vécue au quotidien et de s’éloigner des images violentes et parfois misérabilistes des combats diffusées par les chaînes internationales comme Al Jazeera ou Al Arabiya.

Un milieu artistique moins fermé

Autre conséquence de la révolution : elle a donné un lieu d’expression à des individus qui en étaient jusqu’à présent privés.

« Toutes les personnes qui travaillent avec nous sont des autodidactes, elles viennent de lieux insoupçonnés de la société, n’étaient pas considérées comme des artistes avant la révolution. Elles nous offrent un regard extrêmement percutant sur la société syrienne. »

Partout en Syrie, des anonymes sont devenus célèbres et estimés par les Syriens grâce à leurs chants cinglants contre le régime syrien, à l’instar du désormais célèbre Ibrahim Qachouch à Hama.

Des manifestants reprennent en chœur la chanson d’Ibrahim Qachouch à Hama

Les artistes payent parfois cet engagement de leur vie : Ibrahim Qachouch a été assassiné. On l’a retrouvé mort dans une rivière, ses cordes vocales arrachées.

Quand le peuple se réapproprie l’art

Amr Mattar, opposant à présent réfugié à Paris, a voulu organiser un festival d’art de rue en Syrie. Prévu pour le premier anniversaire de la révolution, il avait pour but de permettre à tous les Syriens, même ceux non connectés à Internet, d’y participer.

L’initiative s’est avérée dangereuse : l’une des scènes du festival, située à Zabadani dans les environs de Damas, a été bombardée par l’armée syrienne. Néanmoins, il constate que la société syrienne a changé son rapport à l’art :

« Avant, les chansons célébraient la dictature, à présent, le peuple se les réapproprie en modifiant les paroles pour parler de liberté. On peut entendre des chants révolutionnaires dans les mosquées, cela devient limite quelque chose de sacré. »

Plusieurs groupes se sont ainsi distingués depuis un an et demi pour leur engagement contre le régime, parmi lesquels Syrian Bear (l’ours syrien).

« Irhal » de Syrian Bear

Chaque région a sa spécialité artistique


Caricature faite à Kafranbel, dans la région d’Idlib en Syrie

A travers le pays, des caricatures dessinées à l’aide de simple feutres sont brandies dans les manifestations.

Chaque région, ajoute Amr Mattar, est renommée pour un moyen d’expression artistique en particulier :

« Kafranbel, dans la région d’Idlib, est connue pour ses slogans, la banlieue d’Alep pour ses chants avec tambour. A Khaldia, il y a Abdel Basset Sarout [star de football et chanteur engagé, ndlr], Ibrahim Qachouch à Hama, à Zabadani il y a beaucoup de graffitis... »


Un graffiti sur un mur à Quseir, près de Homs, en Syrie (DR)

Montrer le côté artistique de la révolution syrienne est pour lui important, car « malgré la mort, la création artistique est riche ».

C’est indéniablement un signe positif du changement de la société syrienne pour Amr Mattar :

« Ces œuvres défendent les droits de l’homme et sa liberté. »

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  • 24 réactions
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  • Vraiment Social
    Vraiment Social
    Novateur
    • Posté à 12h14 le 02/09/2012
    • Internaute 191818
      Novateur

    Ah c’est beau ce renouveau artistique !

    Et pendant le renouveau, qui doit beaucoup à la Capitulation Socialiste Française, nous accueillons les plus grands artistes en fuite, comme le bon Général Tlass. Quand il est arrivé, il a les les mains toutes rouges, alors la présidence lui a dit d’aller enlever cette peinture ! Un ami, un vrai.

    A propos, comment va Fabiuuuu ?
    Toujours furieux contre le Conseil de Sécurité de l’ONU et très content de lui ?
    A bientôt pour un prochain show onussien, pour passer le temps du renouveau à notre façon !

    • Hulk
      Hulk répond à Vraiment Social
      • Posté à 13h37 le 02/09/2012
      • Internaute 191990

      La prochaine fois, mettez une petite marque à l’endroit où il faut rire.

      Merci d’avance

      Signé
      Un admirateur fervent mais perplexe

    • sefaitpetit Morgan
      • Posté à 19h01 le 03/09/2012
      • Internaute 192137
        rigolo

      Faites tourner, j’ai peut-être de quoi créer un nouveau paradygme, de quoi réduire la crise ( seulement potentiellement, c’est clairement pas sûr et on pourrait souhaiter me faire mentir si j’affirme trop .. ), peut-être aussi de quoi réduire les conflits inter-religieux.

      Lien

      « C’est trop “beau”, ça peut n’être que faux ! », n’est-ce pas ?

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 12h23 le 02/09/2012
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    l’art sous toutes ses formes a toujours été un puissant vecteur révolutionnaire, à commencer par notre Marseillaise.

    Pour ce qui est des chants, ça n’a pas changé ! « On peut entendre des chants révolutionnaires dans les mosquées, cela devient limite quelque chose de sacré. “

    Il n’est peut être pas étonnant pour combattre l’esprit révolutionnaire que Poutine soutienne Assad et fasse condamner les Pussy Riot qui ont chanté dans une cathédrale.

    • Houari_Boumediene
      Houari_Boumediene répond à caro
      9 avril 1948 : Massacre de Deir (...)
      • Posté à 15h11 le 02/09/2012
      • Internaute 152478
        9 avril 1948 : Massacre de Deir (...)

      doublon erreur

    • Houari_Boumediene
      Houari_Boumediene répond à caro
      9 avril 1948 : Massacre de Deir (...)
      • Posté à 15h10 le 02/09/2012
      • Internaute 152478
        9 avril 1948 : Massacre de Deir (...)

      Que dire de notre Hollande (et de son précesseur soutenant le roi « democrate » du Bahrein (amis de la syrie bien sûr).

    • Ruskoff
      Ruskoff répond à caro
      palefrenier
      • Posté à 23h35 le 02/09/2012
      • 181108
        palefrenier

      « Poutine (....) fasse condamner les Pussy Riot qui ont chanté dans une cathédrale. »

      Essayez en France d’entrer à l’improviste dans une église, cathédrale, ou autre lieu de culte (synagogue, mosquée...) brancher des instruments de musique et chanter des chansons anti PS, UMP ou même du Piaf ou du Brel et voyez si on vous laisse faire.

      Apres, que la condamnation des Pussy Riot soit disproportionnée je suis d’accord. Mais même ici et dans n’importe quel pays du monde, vous vous retrouverez devant la justice si vous faites la même chose qu’elles.
      Ici, ça se finira par une amende et prison si vous récidivez.

      • Otokar
        Otokar répond à Ruskoff
        Artiste
        • Posté à 03h24 le 03/09/2012
        • Internaute 132633
          Artiste

        Ca se pratique couramment, j’ai déjà vu des concerts rock dans des églises et c’était plutôt sympa et bon enfant. De plus je doute que le régime « sanguinaire » de Hollande inflige la moindre amende à ceux qui oseraient faire un concert anti-Hollande dans une église. Si il y avait une intervention de chrétiens intégristes, contre ce genre de manifestation, tout les ténors de la liberté d’expression et les artistes de boboland se mobiliseraient aussi sec contre les « réactionnaires » catholiques.

        Par contre, je doute que des avatars féministes françaises des Pussy Riot osent faire une provoque de ce genre dans une mosquée en France pour dénoncer l’intolérance de l’islam envers les femmes sans risquer leur peau, et tout les médias les traiteraient de suppôt du FN et de Breivick, ça c’est sûre.

         
        • lonesome
          lonesome répond à Otokar
          un parmi tant d'autres
          • Posté à 08h34 le 03/09/2012
          • Internaute 165032
            un parmi tant d'autres

          faux, de nombreuses féministes sont intervenues contre certaines pratiques de l’islam ; vous faites un amalgame bien facile. Ensuite vous mettez au même niveau symbolique chanter illégalement dans une église et tuer 77 personnes ? hum....
          L’intervention des pussy riot est bien potache mais reflète au delà de l’action de l’état actuel de la russie (où il ne fait pas bon être opposant politique).

        • Ruskoff
          Ruskoff répond à Otokar
          palefrenier
          • Posté à 10h03 le 03/09/2012
          • 181108
            palefrenier

          Nous avons tous vu des concerts ORGANISES dans des églises, mais J’ai bien dit : « à l’improviste » car c’est ce que les pussy riot ont fait.

          En France hors jour de la fête de la musique :
          « Un concert ou spectacle ne s’organise jamais sans en avoir l’autorisation. Celle-ci se demande par écrit, un mois environ à l’avance, au maire de la commune où aura lieu la manifestation, ou directement à la préfecture de police pour Paris, Lyon et Marseille.
          Une fois l’autorisation obtenue, une déclaration de manifestation doit être envoyée Direction régionale des affaires culturelles (Drac) du lieu concerné. Cette dernière disposition est prévue dans le Code du travail.
          Une démarche auprès du commissariat de police et de la gendarmerie est conseillée bien que sans obligation légale.

          L’obtention de l’autorisation implique que la salle soit aux normes de sécurité. À la demande du maire, une commission de sécurité peut être chargée de la vérification. Pour la tenue de la manifestation, il conviendra d’appliquer les consignes édictées par cette commission.

          Quinze jours avant le concert, l’organisateur du spectacle – et non l’interprète ! - doit informer la délégation régionale ou locale de la Sacem

          L’assurance obligatoire doit couvrir les organisateurs, le public et le matériel de sonorisation.

        2 autres commentaires
  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 12h49 le 02/09/2012
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    Merci Marie Kostrz de rappeler la magnifique libération des talents artistiques des Syriens grâce à la révolution.

    Les courts-métrages de Abu Naddara sont de vrais bijoux. Celui-ci est très drôle et résume, pour moi, la vie commerçante à Damas : Lien

  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 13h07 le 02/09/2012
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    Le village de Kefranbel, opposant au régime, est aussi bien connu pour les caricatures et slogans humoristiques qu’il n’a jamais cessé de produire chaque vendredi depuis le début du soulèvement.

  • Grandloup74
    • Posté à 14h03 le 02/09/2012
    • Internaute 34650

    Toujours le même esprit qui ne va que dans un sens, celui du soutien aux rebelles aux mains pleines de sang. Seriez vous en train de tester la tendance au renoncement de la part des gens qui voient clair dans la machination néo colonialiste ? Une prise de température en quelques sortes...
    Mais ne vous leurrez pas : arrêter de perdre du temps à vous répondre ne serait pas preuve d’abandon. La vérité que vous masquez sous des articles à parti pris, elle, ne changera pas. Et la condamnation de cette agression si elle devait ne plus vous répondre perdurera, en sourdine s’il le faut, mais sera toujours effective.

    • Machiavel
      Machiavel répond à Grandloup74
      voisin oisif
      • Posté à 16h21 le 02/09/2012
      • Internaute 21001
        voisin oisif

      Toujours le même esprit qui ne va que dans un sens, celui du soutien au régime aux mains pleines de sang. Seriez vous en train de tester la tendance au renoncement de la part des gens qui voient clair dans la machination néo complotiste ? Une prise de température en quelques sortes...
      Mais ne vous leurrez pas : arrêter de perdre du temps à vous répondre ne serait pas preuve d’abandon. La vérité que vous masquez sous des messages à parti pris, elle, ne changera pas. Et la condamnation de cette répression si elle devait ne plus vous répondre perdurera, en sourdine s’il le faut, mais sera toujours effective.

      • Otokar
        Otokar répond à Machiavel
        Artiste
        • Posté à 03h12 le 03/09/2012
        • Internaute 132633
          Artiste

        Quelques images du peuple Syrien « opprimé » dans les rue d’Oms, au mois d’août dernier. On sent la terreur et la misère à chaque coin de rues.
        Vivement que vos amis les libèrent !

        Lien

         
        • lonesome
          lonesome répond à Otokar
          un parmi tant d'autres
          • Posté à 08h43 le 03/09/2012
          • Internaute 165032
            un parmi tant d'autres

          Votre lien n’a rien de bien sérieux, un site de partage de vidéos ou photos en ligne.

        1 autres commentaires
    • lonesome
      lonesome répond à Grandloup74
      un parmi tant d'autres
      • Posté à 08h36 le 03/09/2012
      • Internaute 165032
        un parmi tant d'autres

      Salaud d’artistes mercenaires envoyés par le Quatar.

  • boboland
    boboland
    bobologue
    • Posté à 16h19 le 02/09/2012
    • Internaute 104841
      bobologue

    Trés droles aussi les chiffres exacts des morts selon la ligue syrienne des droits de l’homme, repris avec gourmandise par les médias français :
    20000 morts causés par l’armée d’ Assad
    0 mort du fait des rebelles, c’est pas le genre de la maison.
    les seules victimes (indirectement) liées aux rebelles se seraient coupés en se rasant, c’est la seule explication aux vilaines plaies à la gorge.
    Moralité : il faut vraiment armer les rebelles incapables de tuer un seul méchant.

  • YouL°
    YouL°
    RENDEZ NOUS LES 5 BOULES ROUGES (...)
    • Posté à 16h30 le 02/09/2012
    • Internaute 107895
      RENDEZ NOUS LES 5 BOULES ROUGES (...)

    @ Marie Kostrz

    Financer et armer les salafistes, est ce la bonne solution pour renverser Bachar Al Assad ? Et d’ailleurs pourquoi le renverser ?
    Et pourquoi ne pas s’investir dans le renversement des régimes nord coréens ou congolais dont les populations semblent bien plus souffrir de leurs dirigeants que les syriens depuis des dizaines d’années ?
    Les mensonges sur le guerres de Yougoslavie, d’Irak, d’Afghanistan, de Côte d’Ivoire et de Libye ne vous alertent-ils pas sur une possible manipulation de l’opinion publique ? Ou bien est ce votre rôle de manipuler l’information et par là même l’opinion publique ?
    Quel crédit accordez vous à l’OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l’Homme) dont les info proviennent de l’arrière boutique d’un marchand de fringue syrien exilé à Londres et dont la fiabilité des renseignements est disons discutable ?
    Merci d’ éclairer les pauvres citoyens ignorants que nous sommes.

  • Otokar
    Otokar
    Artiste
    • Posté à 03h06 le 03/09/2012
    • Internaute 132633
      Artiste

    Voici quelques photos prises à Homs au mois d’août dernier. Regardez bien ces gens, ces femmes en jeans et sans voiles, ces ados qui écoutent peut être SOAD ou Madonna en sifflant une bière, ces couples qui marchent mains dans la main ou enlacés et qui passent tranquillement une de leur dernière soirée d’été avant d’être « libéré » par les mercenaires de l’islamisme.

    Lien

    Combien d’entre eux figureront sous forme de cadavres défigurés parmi les gravats de l’actualité dans quelques semaines ?

    • lonesome
      lonesome répond à Otokar
      un parmi tant d'autres
      • Posté à 08h46 le 03/09/2012
      • Internaute 165032
        un parmi tant d'autres

      Ah ah niveau propagande vous avez encore beaucoup d’efforts à faire pour être un tant soit peu crédible... Votre lien n’est qu’un site de partage de vidéos et photos en ligne, rien n’y indique clairement la source ou même la date des photos.

  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 07h29 le 03/09/2012
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    Un petit blog sympa sur l’histoire de la caricature, pour ceux qui aiment ; o) Caricatures-et-caricature

  • leypanou
    leypanou
    observateur politique
    • Posté à 08h24 le 03/09/2012
    • Internaute 73435
      observateur politique

    Révolution syrienne, le rythme de la révolution, donner une autre image de la révolution, s’adapter au temps de la révolution, les bombardements de B Al Assad, les frappes aériennes de l’OTAN : voilà une bonne journaliste qui connaît sur le bout des doigts la panoplie des propagandistes. Allez demander aux Syriens chassés de leurs logements ou pires massacrés par vos pseudo-révolutionnaires ce qu’ils en pensent ! ! ! Sur la Syrie, Rue89 est exactement sur la même ligne que les Libération, FranceTélévision, BFM-TV ou autre i-télé.

    • YouL°
      YouL° répond à leypanou
      RENDEZ NOUS LES 5 BOULES ROUGES (...)
      • Posté à 00h16 le 04/09/2012
      • Internaute 107895
        RENDEZ NOUS LES 5 BOULES ROUGES (...)

      « Sur la Syrie, Rue89 est exactement sur la même ligne que les Libération, FranceTélévision, BFM-TV ou autre i-télé. »

      Tout à fait, c’est déplorable, consternant, triste, rageant... (idem pour le traitement des conflits en Libye et en Côte d’Ivoire)

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