A vous 28/08/2012 à 12h02

Je suis écrivain et je sors mon premier roman, vous m’avez posé vos questions

samuel doux | auteur - réalisateur


Samuel Doux (Astrid di Crollalanza)

Je suis écrivain donc, mais pas seulement, je suis aussi réalisateur et scénariste.

Je sors mon premier roman cette année aux éditions Julliard, « Dieu n’est même pas mort ».

Son histoire en deux mots : entre fiction et réalité, Elias, la trentaine, part pour enterrer sa grand-mère qui vient de se suicider le jour de Yom Kippour. Cela pourrait suffire, pourtant, entre fantômes et humour juif, Elias va se perdre dans le labyrinthe de l’Histoire.

« Dieu n’est même pas mort » est un récit intime, d’accord, mais pas une autofiction. J’ai cherché à le faire drôle et prenant, voulant comprendre ce que les histoires font de nous.

En cette rentrée littéraire foisonnante, la joie d’être enfin avec tous les autres ne cache pas les difficultés d’une nouvelle bataille à livrer : atteindre les lecteurs.

A votre tour donc, échangeons dans les commentaires, questionnons ce moment étrange, fête d’une profession qui ne l’est pas moins.

Sélection de réponses

Barbara Leblanc. « Des conseils quand on veut commencer à écrire ? »

Surtout ne pas le faire ! Je plaisante... Question difficile, mais, pour écrire il n’y a qu’une solution : s’y mettre. C’est aussi un muscle qu’il faut faire travailler.

Pourquoi pas vous ?
Vous aussi, vous voulez participer à la rubrique Posez-moi vos questions ? Contactez-nous !

Tout de suite après viendront les questions importantes, avoir quelque chose à dire, savoir le traduire, porter un regard particulier sur un « sujet ». J’ai écrit près de trois livres avant de voir celui-ci publié et je ne suis pas le champion dans cette catégorie. C’est probablement idiot à dire mais il faut travailler beaucoup et longtemps et porté par le seul vent mystérieux de la nécessité. (L’échange complet)

Julien83. « C’est cher un bouquin, quand même... Vous n’auriez pas préféré être édité directement en poche ? »

Oui, c’est cher, c’est aussi assez long à écrire et c’est une prise de risque à publier. Non je n’aurai pas préféré être édité directement en poche, j’aime l’idée du livre, son odeur, son poids dans mon sac. Mais bien sûr, tout peut et doit exister, pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas payer trop cher, la version numérique est à 14 euros. (L’échange complet)

Julien83. « Vous comptez faire des dédicaces originales ou bien juste ajouter le nom de la personne qui vous la demande et signer ? »

J’ai l’impression que vous avez une dent contre les auteurs de roman... Non je vais essayer d’écrire un mot signifiant à chaque personne qui me le demandera. Je ne dis pas qu’au centième exemplaire (pourvu que j’y arrive) mon imagination ne baissera pas mais promis je ferai un effort ! (L’échange complet)


Couverture de « Dieu n’est même pas mort », de Samuel Doux

Julien83. « Vous avez déjà une idée pour le prochain ? »

J’aimerai écrire une trilogie autour du personnage qui vient de naître : Elias. (L’échange complet)

Julien83. « Avez-vous prévue une réponse à la question bateau : “Est-ce que c’est le livre de la maturité ?” »

Non, ce n’est pas le livre de la maturité c’est le livre de la liberté. (L’échange complet)

Féline. « Connaissiez-vous des gens dans l’édition avant de publier ce livre ? »

Dans l’édition, toutes les histoires existent. L’année dernière, le prix Goncourt a été attribué à un auteur qui a envoyé son roman par la poste. Amélie Nothomb a également commencé comme ça.

Bien sûr c’est la voie la plus difficile et la plus longue, mais c’est possible. Dans mon cas, après avoir écrit trois livres restés dans les tiroirs et quelques scénarios, je me suis lancé dans l’aventure de « Dieu n’est même pas mort ». Je connaissais en effet un(e) écrivain(e), échanger avec elle et lui faire lire a été une motivation, un encouragement.

A côté d’elle je me suis vu comme ce que je n’étais pas encore : un auteur. Aujourd’hui c’est enfin le cas et oui c’est grâce elle en grande partie. (L’échange complet)

Quand le tigre lit. « Stephen King expliquait qu’il fallait écrire sans cesse... du coup, être écrivain suppose-t-il de laisser tomber la lecture ? »

Je suis tout à fait d’accord avec Stephen King (il va être content), il faut écrire, écrire, écrire.

Cela a plusieurs vertus, d’abord, comme je le disais plus haut, c’est un muscle qu’il faut entretenir et oui on progresse on écrivant mais pas seulement, plus on écrit plus on sait ce que l’on veut et ne veut pas écrire.

En d’autres termes, face à ses mots qui apparaissent sur l’écran, il est possible de découvrir un genre de carte intime bien utile pour donner à son travail sa juste place.

Je suis de cette école qui ne lit pas beaucoup. Mon éditrice pense que c’est une chance pour écrire et je le pense aussi. Ce n’est pas obligatoire, certains auteurs sont des lecteurs compulsifs (Yann Moix) comme certains réalisateurs sont des cinéphiles insatiables (Bertrand Tavernier).

Mais être un bon lecteur c’est très, très précieux aussi, c’est rare. Il ne faut pas perdre ça. Ne vaut-il pas mieux lire cinq bon romans que d’en écrire un moyen ? (L’échange complet)

Quand le tigre lit. « Votre roman, combien de pages pour combien d’heures de travail ? »

« Dieu n’est même pas mort » contient 290 pages, et je n’ai pas compté les heures, sinon je serai tombé dans une grave dépression. C’est beaucoup et c’est dur, ce n’est pas seulement un plaisir, sans compter ces heures à tourner autour de son ordinateur sans entendre le doux clic clic du clavier... (L’échange complet)

Quand le tigre lit. « A combien d’éditeurs avez-vous envoyé vos manuscrits ? »

Sur les trois livres déjà écrits, je n’en ai envoyé qu’un seul, et ce fut à beaucoup d’éditeurs. Tous l’ont refusé et pour cause, ce n’était pas très bon. Je dois dire qu’une part de moi le savait, mais c’était tellement de travail que je voulais aller au bout. « Dieu n’est même pas mort », je ne l’ai envoyé qu’à un seul...

Mais un conseil : visez bien, il y a des différences et la chaussure ne va pas à tous les pieds, regardez les collections, les habitudes, les styles avant d’envoyer. (L’échange complet)

Kelimp. « Quel est votre “socle” littéraire et pourquoi avez-vous eu envie d’écrire ? »

Mon socle littéraire vient moins de goûts intellectuels que d’attachements brutaux, de coups de foudre tenant autant aux mots qu’aux histoires, qu’à mes fantasmes : Shakespeare, Pascal, Balzac, Dumas, Hemingway, Camus, Malraux, Duras... Du classique pas original, mais qui m’ont emporté et que j’emporte.

Le désir d’écrire, je l’ai depuis très petit. Je pense que ça vient de ma mère qui n’a pas fait d’études et vénérait les livres et sa bibliothèque de livre de poche. Je vous jure qu’elle en avait un paquet ! Petit, je me disais qu’être un jour dans cette bibliothèque, ce serait classe, comme ça tout le monde en général et ma mère en particulier pourrait me voir, me toucher, me prendre dans les mains et me lire.

Plus tard, il y a eu les histoires et leurs mondes parallèles et cette autre réalité qui n’existait pas et m’aspirait pourtant. Entre cette enfance et aujourd’hui, après tout, il n’y a que trente ans... (L’échange complet)

O.S.T.I.A. « Besoin de drogues pour écrire ? »

Café, jus d’orange et, pour imiter Hemingway, du whisky. Quand je le dis, on se moque de moi, mais tant pis j’aime trop ça ! (Et puis sait-on jamais, de secrets admirateurs peuvent m’envoyer une bonne bouteille). Donc, pas vraiment de drogue, mais je suis sûr que ça peut être utile, ça l’a été pour certains... (L’échange complet)

Autist°Reading. « De quoi viviez-vous pendant que vous écriviez ? »

Je suis réalisateur et scénariste, je vis donc de ce travail. J’ai réalisé pas mal de documentaires pour Arte et je développe des films pour le cinéma et la télévision. Mais la liberté n’a pas de prix, n’est-ce pas ?

Il faut le dire et le redire, très peu d’écrivains vivent de leur plume, peut-être entre 50 et 100 en France. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi que l’écriture ne soit pas absolument reliée à l’idée d’un travail rémunéré, cela questionne la nécessité, la liberté, cela inscrit cette activité dans une autre temporalité.

Bien sûr, je suis un peu hypocrite en disant ça, qui n’aurait pas envie que des milliers de lecteurs s’emparent de son livre ? (L’échange complet)

Slave1802. « Je suis écrivain et je n’arrive pas à sortir mon premier roman, donnez-moi vos réponses ! »

Vous êtes vous adressé aux bons éditeurs ? Votre livre est-il abouti ? Que disent ceux qui l’ont lu ? Écoutez les ! Écoutez entre les lignes et si vous êtes convaincu accrochez-vous ! Rencontrez des auteurs qui ont publié, essayé de leur faire lire votre roman, écoutez-les, recommencez, et encore... (L’échange complet)

Kobal. « Le style est-il important pour vous ? Avez-vous une écriture plutôt instinctive ou bien plutôt réfléchie ? »

Oui le style est important, écrire bien c’est important, c’est une exigence, une entrée en matière, un préalable. Pour moi c’est un peu les deux, instinctif et réfléchi, un temps pour chaque. Mon « style » (en espérant que j’en possède un) s’est construit avec l’accumulation de pages, de lignes, de mots. Je n’écris pas particulièrement vite mais je travaille longtemps. Ensuite je reprends beaucoup.

Je suis un peu autiste, j’écris à voix haute. Je veux dire que tout ce que j’écris je suis obligé de le lire à voix haute pour l’entendre, c’est cette chanson qui décide du style et des modifications. Tant que ça ne passe pas, je ne lâche pas, ça me rend fou parfois. Et puis il y les mots, le vocabulaire, trouver le mot juste c’est important aussi, une écriture riche, foisonnante, un style à tiroir, j’aspire à ça, vous me direz si j’y suis parvenu. (L’échange complet)

Bernardtichaut. « A partir de combien d’exemplaires avez-vous accès aux droits d’auteur ? »

Cela dépend de l’à-valoir accordé par l’éditeur. Dans mon cas, autour de 2 500 exemplaires. (L’échange complet)

Bernardtichaut. « Faut-il coucher et si oui, avec qui ? »

Ne couchez pas pour vendre, vendez pour coucher. (L’échange complet)

Margot. « Est-ce que vous faites un plan global avant de commencer à écrire ? »

J’ai besoin d’un genre de pulsion, un désir qui se transforme en motif. Pour faire simple un sujet autour duquel j’ai des choses à dire. Là je commence à écrire, c’est un peu des notes, un peu organisé, ça dure, ça dure trente, quarante pages et quand tout va bien une structure possible apparaît. Il faut alors réorganiser ce qui a déjà été écrit, on en perd, on en gagne mais le livre paraît sur des rails (ou à peu près).

Enfin c’est une tentative d’explication parce que dans la réalité c’est beaucoup plus empirique.

La structure n’est donc pas là d’emblée, je ne me colle pas à un « plan », mais plutôt à une idée de structure qui doit non seulement guider la narration mais aussi traduire le/les fameux motifs. Il y a un moment où on sent que le livre est là, que le squelette va lui permettre de se mouvoir, de grandir et même de s’auto-compléter, c’est le meilleur moment, lorsqu’il ne reste plus que l’écriture. Mais bon je ne parle que pour moi, car il me semble que tous les auteurs ont leur cuisine à eux. (L’échange complet)

Sophie Verney-Caillat. « Comment faites-vous pour ne pas procrastiner ? »

Je procrastine ! J’ai arrêté de vouloir arrêter. Je me dis que ça fait partie du processus, qu’il faut en passer par là, que la bonne page que je n’arrive pas à écrire aujourd’hui, est en gestation pour demain...

Enfin ça, c’est quand je suis en forme. Sinon, je déprime plus au moins gravement. Alors souvent, je vais au cinéma voir des films américains affligeants et j’adore ça. Mais, quand même il y a toujours un moment où ça s’arrête, avant de recommencer. (L’échange complet)

Sophie Verney-Caillat. « Où écrivez-vous (physiquement) ? Chez vous ou dehors ? Au stylo ou au clavier ? »

Physiquement ? J’ai mes lieux de prédilections. Je donne le plus classique : la bibliothèque de Beaubourg, mélange d’étudiants venus du monde entier, de SDF et de touristes égarés. On y trouve tout, on s’y perd vite, mais on y travaille bien et sur Mac, internet ne marche presque jamais donc concentration maximum.

Et l’endroit le plus curieux : le café Bert’s au cinéma UGC ciné cité les Halles, j’y ai écrit une grande partie du livre là-bas et je n’ai pas perdu l’habitude, j’y suis encore souvent, on peut y rester indéfiniment, les gens passent, vont dans les salles, et si je procrastine trop je prends un billet.

Sinon, j’écris au clavier bien sûr, plus rapide pour moi, un face-à-face avec l’écran qui met tout de suite une distance, comme ça j’arrive presque à devenir mon propre lecteur. Mais quand même je prends beaucoup de notes au stylo

PaulTron. « C’est bizarre de poser des questions sur le métier d’écrivain : chaque écrivain est différent, et puis vous n’avez publié qu’un seul livre. [...] Comment vous es venu le sujet ? Comment s’est construite l’intrigue ? Y a-t-il eu des points de blocage ? »

Le sujet du livre est la mémoire et comment la mémoire navigue entre réalité et fiction. C’est globalement ce qui me préoccupe. Comment, enfant, les histoires m’ont ravi au monde réel, et, pour le livre, comment les histoires familiales se superposent, s’impriment, s’impressionnent les unes les autres pour laisser des traces sur celui qui s’y attend le moins et ainsi relativiser tout sentiment de vérité.

Il y a beaucoup de faits réels dans le livre. Notamment le suicide de la grand-mère. C’est ce qui a été le point de départ, mais j’ai tourné un moment autour de cette histoire sans vraiment trouver le moyen de « l’accrocher ». Tout devenait trop intime, trop autobiographique et puis est apparue l’idée de remonter le temps. De faire un livre à plusieurs voix qui incarneraient chaque fois des personnages différents de la même famille.

Ainsi, une recomposition historique familiale devenait possible, en même temps qu’une narration plus grande qui concernait une mémoire commune, le singulier et le général se rencontraient.

Dés que j’ai trouvé ça, l’écriture s’est enclenchée et je suis très vite arrivé à la moitié du roman. Là j’ai été de nouveau bloqué, et c’est effectivement des échanges avec une lectrice attentive qui m’a permis d’aller vers des récits racontés tous à la première personne du singulier. C’était la bonne idée, avec ces « je » tous les personnages ne devenaient qu’un : le narrateur principal. Portrait de famille, d’Histoire et portrait singulier malgré tout.

Ne restait plus qu’à croiser les détails, interroger tous les niveaux du texte, faire se répondre les faits, les objets, les tics, travailler sur la langue que je voulais légèrement différente d’un personnage à l’autre, bref il me restait à écrire le livre... (L’échange complet)

Infos pratiques
Dieu n’est même pas mort
De Samuel Doux

Ed. Julliard – 290 pages – 19 euros

  • 12097 visites
  • 138 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • Barbara Leblanc
    • Posté à 12h13 le 28/08/2012
    • Journaliste 125341

    des conseils quand on veut commencer à écrire ?

    • samuel doux
      samuel doux répond à Barbara Leblanc
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 12h21 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      Surtout ne pas le faire ! Je plaisante... Question difficile, mais, pour écrire il n’y a qu’une solution : s’y mettre. C’est aussi un muscle qu’il faut faire travailler. Tout de suite après viendront les questions importantes, avoir quelque chose à dire, savoir le traduire, porter un regard particulier sur un « sujet ». J’ai écrit près de trois livres avant de voir celui-ci publié et je ne suis pas le champion dans cette catégorie. C’est probablement idiot à dire mais il faut travailler beaucoup et longtemps et porté par le seul vent mystérieux de la nécessité.

    • silsilsil
      silsilsil répond à Barbara Leblanc
      Odieux campagnard
      • Posté à 12h09 le 29/08/2012
      • Internaute 121365
        Odieux campagnard

      Avoir quelque chose d’intéressant a raconter pourrait aussi être un bon conseil. Avoir du style ne suffit pas pour être un bon écrivain.

  • Julien83
    Julien83
    chroniqueur BD au Mague, (...)
    • Posté à 12h21 le 28/08/2012
    • Internaute 37797
      chroniqueur BD au Mague, (...)

    Tout de même, c’est cher un bouquin littéraire pour son contenu : des pages blanches imprimées avec du noir ... et c’est tout. Est ce que vous n’auriez pas préféré directement le côté « livre de poche » pour plus de vente dès la parution ? !

    Vous n’êtes pas déçu par la couverture ? votre nom est plus gros que le titre qui passe pour inaperçu, voir même comme si il était une forme de sous-titre à votre nom. Et une forme verte qui ne sert à rien. Et est ce vraiment utile le fameux bandeau rouge avec votre nom en très GROS, plus gros que le titre et votre nom sur la couverture ?

    Vous allez faire des séances de signatures dans le tout Paris, mais très peu dans les autres régions de France, même pas au niveau des librairies, un éventuel « Café littéraire » ? ! Allez vous être original pour chaque personne en dédicace ? ! Ou allez vous user du titre en page 3 ou 4 , et rajouter le prénom de la personne et signer ?

    Le plus dur, sera de plair à la TV-Radio pour la promo littéraire. Bien que nous connaissons ce terrible renouvellement des écrivainsdepuis la création de « la Rentrée littéraire » : Nothomb, Angot, Muso, Levy etc.. Comment votre éditeur va t-il vous placer plus en avant ? (ne me dites pas qu’il n’ y a pas assez d’émission littéraire, où je vous balance le fait avéré qu’il y a UNE Seule émission 100% consacrée à la BD .. )

    Et alors à la question : « Avez vous une idée pour votre prochain livre ? » Avez vous une réponse- formule déjà toute faite ?

    Est ce déjà le livre de votre maturité ?

    Vous voyez déjà une adaptation cinéma ? un téléfilm ? une pièce de théâtre ?

    • samuel doux
      samuel doux répond à Julien83
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 12h48 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      « Tout de même, c’est cher un bouquin littéraire pour son contenu (...) »

      Oui c’est cher, c’est aussi assez long à écrire et c’est une prise de risque à publier. Non je n’aurai pas préféré être édité directement en poche, j’aime l’idée du livre, son odeur, son poids dans mon sac. Mais bien sûr, tout peut et doit exister, pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas payer trop cher, la version numérique est à 14 euros...

      « Vous n’êtes pas déçu par la couverture ? (...) »

      Je n’ai pas grand chose à dire de la « mise en page » du livre, ce n’est pas l’auteur qui la décide, nous ne sommes pas consultés, chaque maison d’édition à sa manière de faire et sa tradition qui évoque souvent quelque chose aux lecteurs assidus.

      « Vous allez faire des séances de signatures dans le tout Paris, mais très peu dans les autres régions de France (...) »

      Non ce n’est pas vrai je ne cours pas le tout Paris ! Drôle d’idée quand même ! Mais je passe les mois de septembre et octobre dans les salons du livre en Région : Nancy, Besançon, Saint-Étienne et d’autres encore... Et je répondrai volontiers à toute invitation en librairie quelle soit parisienne ou régionale. Il est question d’ailleurs que je me rende à Poitiers.

      « Allez vous être original pour chaque personne en dédicace ? ! Ou allez vous user du titre en page 3 ou 4 , et rajouter le prénom de la personne et signer ? »

      J’ai l’impression que vous avez une dent contre les auteurs de roman... Non je vais essayer d’écrire un mot signifiant à chaque personne qui me le demandera. Je ne dis pas qu’au centième exemplaire (pourvu que j’y arrive) mon imagination ne baissera pas mais promis je ferai un effort !

      « Le plus dur, sera de plaire à la TV-Radio pour la promo littéraire.(...) »

      Pour faire parler du livre il n’y a pas de recette miracle. Bien sûr au moment de la rentrée littéraire il y a les habitués, ceux qui ont déjà fait leurs preuves et se sont fait remarquer, il n’est pas anormal qu’on aille les lire en premier. Ensuite il y a les nouveaux donc moi et d’autres... Chez Julliard deux attachées de presse font un travail de fourmis avec une élégance rare auprès de journalistes et pour le moment le livre est très bien reçu, ne manque plus que la place dans les colonnes des journaux et sur les plateaux des radios et des télévisions.

      « Et alors à la question : “ Avez vous une idée pour votre prochain livre ?” Avez vous une réponse- formule déjà toute faite ? Est ce déjà le livre de votre maturité ? »

      Et pour finir, oui j’ai une réponse toute faite pour le prochain livre car j’aimerai écrire une trilogie autour du personnage qui vient de naître : Élias... Et non ce n’est pas le livre de la maturité c’est le livre de la liberté.

  • SUPER1337
    SUPER1337
    OMG WTF SHIT LOL
    • Posté à 12h21 le 28/08/2012
    • 181192
      OMG WTF SHIT LOL

    L’humour juif c’est quand ce n’est pas drôle et que ça ne parle pas de saucisses ?

  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 12h25 le 28/08/2012
    • Internaute 111221
      fée

    Connaissiez-vous des gens dans le monde de l’édition avant de publier ce livre ? (ou indirectement, connaissiez-vous des gens qui connaissaient des gens du monde de l’édition)

    • samuel doux
      samuel doux répond à Féline
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 12h56 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      Dans l’édition toutes les histoires existent. L’année dernière le prix Goncourt a été attribué à un auteur qui a envoyé son roman par la poste. Amélie Nothomb a également commencé comme ça. Bien sûr c’est la voie la plus difficile et la plus longue, mais c’est possible. Dans mon cas, après avoir écrit trois livres restés dans les tiroirs et quelques scénarios je me suis lancé dans l’aventure de « Dieu n’est même pas mort. » Je connaissais en effet un(e) écrivain(e), échanger avec elle et lui faire lire a été une motivation, un encouragement. À côté d’elle je me suis vu comme ce que je n’étais pas encore : un auteur. Aujourd’hui c’est enfin le cas et oui c’est grâce elle en grande partie.

  • Hurz
    Hurz
    -
    • Posté à 12h31 le 28/08/2012
    • Internaute 110884
      -

    Combien vous a coûté cet article publicitaire ?

    • samuel doux
      samuel doux répond à Hurz
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 12h58 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      Bonne question, cela dissipe les doutes, c’est rue 89 qui est venu vers moi pour me proposer de participer à cet échange, nous n’avons donc rien payé, rue 89 ne mange pas de ce pain là !

      • Rivendell
        Rivendell répond à samuel doux
        Toléré par [censored] Guéant.
        • Posté à 13h20 le 28/08/2012
        • Internaute 102483
          Toléré par [censored] Guéant.

        En revanche rue89 ne vous paiera pas pour votre contribution, alors que sur cette page figurent des publicités qui vont lui rapporter de l’argent. Etre victime d’une telle escrocquerie ne vous fait pas mal au fondement ?

         
        • Lionel06
          Lionel06 répond à Rivendell
          Dessoucheur
          • Posté à 13h57 le 28/08/2012
          • Internaute 30683
            Dessoucheur

          Si cela ne lui coûte rien, pourquoi cela le dérangerait-il ?
          Il n’est pas responsable de la publicité qui s’affiche sur sa page, tout de même ?

          Vous même y participez en tant que commentateur. Vous vous sentez victime d’une escroquerie après avoir écrit plus de 2200 contributions sur Rue89 ?

          • Rivendell
            Rivendell répond à Lionel06
            Toléré par [censored] Guéant.
            • Posté à 14h07 le 28/08/2012
            • Internaute 102483
              Toléré par [censored] Guéant.

            Cela lui coûte du temps. Et encore là, on est dans le cas d’un témoignage à volonté publicitaire : mais d’un le cas des Marion « 26ans sans emploi » qui publient leur témoignage sans rémunération, c’est de l’exploitation pure et simple. Et ne jouez pas l’idiot (je sais que vous ne l’êtes pas) : faire un article ou un commentaire, ce n’est pas du tout la même chose au niveau quantité de travail. Ecrire une page puis rester à répondre aux commentaires mérite de profiter des bénéfices que rue89 fait avec votre article. De deux choses l’une : soit vous ne payez pas l’auteur et ne faites pas de blé sur son dos, soit vous le publiez sur une page où il y a des pubs et vous le payez.

            • Lionel06
              Lionel06 répond à Rivendell
              Dessoucheur
              • Posté à 14h11 le 28/08/2012
              • Internaute 30683
                Dessoucheur

              Ok je n’avais pas vu les choses sous cet angle-là.

              En même temps, l’auteur se fait de la pub sans débourser un sou...

              • Rivendell
                Rivendell répond à Lionel06
                Toléré par [censored] Guéant.
                • Posté à 14h18 le 28/08/2012
                • Internaute 102483
                  Toléré par [censored] Guéant.

                Ouais effectivement dans ce cas précis, on peut dire qu’il s’agit d’un échange de bons procédés (on pourrait même dire du copinage, mais après on va dire que je suis agressif).

                Mais dans le cas du trader Lien ou de Marion26ans Lien, on est vraiment dans l’exploitation pure et simple, à la delarue...89, comme l’a si bien dit je ne sais plus qui.

        4 autres commentaires
  • amarré
    • Posté à 12h32 le 28/08/2012
    • 174877

    Et si on avait quelques pages à lire pour se faire une opinion plutôt qu’être contraints à lire les « critiques » ?

    • samuel doux
      samuel doux répond à amarré
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 13h00 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      Pour ça c’est très facile, le livre a été un des coups de cœur du journal l’Humanité qui a publié la semaine dernière - et c’est encore en ligne sur leur site - les premières pages du livre. Je vous invite également à rejoindre la page facebook de Dieu n’est même pas mort sur laquelle nous mettons régulièrement des extraits...

  • Quand Le Tigre Lit
    Quand Le Tigre Lit
    en rédaction de Sutras du Tigre
    • Posté à 12h35 le 28/08/2012
    • Internaute 189949
      en rédaction de Sutras du Tigre

    Ayant, comme tout les gens qui lisent plus de 6 romans par mois, envie d’écrire, je me demandais :
    - Stephen King expliquait qu’il fallait écrire sans cesse, l’amélioration viendra, du coup être écrivain suppose-t-il de laisser tomber la lecture (comme Scott Card le disait, à regret) ?
    - Y-a-t-il un âge pour commencer à écrire ou peut-on s’y mettre à tout moment ?
    - Votre roman, combien de pages pour combien d’heures de travail ?
    - A combien d’éditeurs avez-vous envoyé vos manuscrits en moyenne ?
    - Il existe des sujets vendant « mieux » que les autres, faut-il tenter d’être dans l’air du temps ou peut-on passer outre ces principes « marketing » (on vend un objet quand même) ?

    • Anze
      Anze répond à Quand Le Tigre Lit
      Jeune pédant offusqué
      • Posté à 13h14 le 28/08/2012
      • 177247
        Jeune pédant offusqué

      J’aurais également été intéressé par les réponses que vous auriez éventuellement à apporter aux questions ci-dessus...

    • samuel doux
      samuel doux répond à Quand Le Tigre Lit
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 13h28 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      Je suis tout à fait d’accord avec Stephen King (il va être content), il faut écrire, écrire, écrire. Cela a plusieurs vertus, d’abord, comme je le disais plus haut, c’est un muscle qu’il faut entretenir et oui on progresse on écrivant mais pas seulement, plus on écrit plus on sait ce que l’on veut et ne veut pas écrire. En d’autre termes face à ses mots qui apparaissent sur l’écran il est possible de découvrir un genre de carte intime bien utile pour donner à son travail sa juste place.

      Je suis de cette école qui ne lit pas beaucoup. Mon éditrice pense que c’est une chance pour écrire et je le pense aussi. Mais ce n’est pas obligatoire, certains auteurs sont des lecteurs compulsifs (Yann Moix) comme certains réalisateurs sont des cinéphiles insatiables (Bertrand Tavernier). Mais être un bon lecteur c’est très, très précieux aussi, c’est rare. Il ne faut pas perdre ça. Ne vaut-il pas mieux lire cinq bon romans que d’en écrire un moyen ?

      Non il n’y a pas d’âge, on peut écrire de 7 à 77 ans. Enfin c’est idiot comme réponse, il faut écrire lorsqu’on ne peut pas faire autrement, tant qu’il est possible de faire autre chose, faites autre chose...

      Dieu n’est même pas mort contient 290 pages et je n’ai pas compté les heures sinon je serai tombé dans une grave dépression. C’est beaucoup et c’est dur, ce n’est pas seulement un plaisir, sans compter ces heures à tourner autour de son ordinateur sans entendre le doux clic clic du clavier...

      Sur les trois livres déjà écrit je n’en ai envoyé qu’un seul et ce fut à beaucoup d’éditeurs. Tous l’ont refusé et pour cause, ce n’était pas très bon, je dois dire qu’une part de moi le savait, je savais que ce n’était pas bien, mais c’était tellement de travail que je voulais aller au bout. Pour Dieu n’est même pas mort je ne l’ai envoyé qu’à un seul... Mais un conseil : visez bien, il y a des différences et la chaussure ne va pas à tous les pieds, regardez les collections, les habitudes, les styles avant d’envoyer.

      Des sujets vendant mieux, je ne sais pas, oui peut-être. Il y a un savoir faire, prenons Marc Levy ou Guillaume Musso, ils ont un savoir faire, ils ont trouvé un « truc » mais lequel ? Oui il y a des sujets dans l’air du temps, peut-être, enfin je ne sais pas, il y a tellement de contre exemple, Jonathan Little, Marie Ndiaye, François Weyergans, Lionel Duroy, Jonathan Safran Foer tous des auteurs qui, je pense, ne se posent pas vraiment ces questions et écrivent pourtant des livres très lus et très bons et encore moi je ne suis pas un grand lecteur, alors...

      • Quand Le Tigre Lit
        Quand Le Tigre Lit répond à samuel doux
        en rédaction de Sutras du Tigre
        • Posté à 13h56 le 28/08/2012
        • Internaute 189949
          en rédaction de Sutras du Tigre

        Merci d’avoir pris le temps de répondre. Bonne chance pour votre roman, hélas ma déontologie m’empêche de le résumer avant quelques mois :)

      • Anze
        Anze répond à samuel doux
        Jeune pédant offusqué
        • Posté à 14h09 le 28/08/2012
        • 177247
          Jeune pédant offusqué

        Marc Levy a trouvé une recette qui fonctionne certes, mais ne l’enviez pas.
        90% de dialogues et une forte présence du langage familier voire grossier, c’est facile à lire, c’est comme à la télé, mais ça reste indigeste.

         
        • Quand Le Tigre Lit
          Quand Le Tigre Lit répond à Anze
          en rédaction de Sutras du Tigre
          • Posté à 14h14 le 28/08/2012
          • Internaute 189949
            en rédaction de Sutras du Tigre

          Marc Levy et Guillaume Musso n’existent pas, ce sont des logiciels de création de romans mis au point par une I.A. qui veut asservir l’humanité. Step one, ramollir le cerveau.

          Petit déjà, on pouvait créer sur ordi (un windows 2.0x) une histoire d’aventure grâce à un programme. Il fallait juste entrer le nom du héros, les péripéties maitresses, le nom de la fille à sauver,... Ce programme a bien mûri...

        1 autres commentaires
  • Kelimp
    Kelimp
    Eco-citoyen
    • Posté à 12h35 le 28/08/2012
    • Internaute 99354
      Eco-citoyen

    Quel est votre « socle » littéraire et pourquoi avez-vous eu envie d’écrire ?

    • samuel doux
      samuel doux répond à Kelimp
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 13h41 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      Et bien je ne vais pas me contredire, je ne suis pas un grand lecteur alors mon socle littéraire vient moins de goûts intellectuels que d’attachements brutaux, de coups de foudre tenants autant aux mots, qu’aux histoires, qu’à mes fantasmes. Mes figurent tout en haut : Shakespeare, Pascal, Balzac, Dumas, Hemingway, Camus, Malraux, Duras... Du classique pas original mais qui m’ont emporté et que j’emporte.

      Le désir d’écrire je l’ai depuis très petit. Je pense que ça vient de ma mère qui n’a pas fait d’étude et vénérait les livres et sa bibliothèque de livre de poche. Je vous jure qu’elle en avait un paquet ! Petit je me disais qu’être un jour dans cette bibliothèque se serait classe, comme ça tout le monde en général et ma mère en particulier pourrait me voir, me toucher, me prendre dans les mains et me lire. Plus tard il y a eu les histoires et leurs mondes parallèles et cette autre réalité qui n’existait pas et m’aspirait pourtant. Entre cette enfance et aujourd’hui, après tout, il n’y a que trente ans...

      • Kelimp
        Kelimp répond à samuel doux
        Eco-citoyen
        • Posté à 15h45 le 28/08/2012
        • Internaute 99354
          Eco-citoyen

        Merci de votre réponse...Comme je le pensais le désir d’écrire se forge dés l’enfance par ses lectures et l’environnement culturel dans lequel on baigne.
        Sans rapport, je pense avec votre roman que je n’ai pas encore lu, mais à propos de Dieu, je viens de me commander ce livre « Dieu n’est pas grand “ de Christopher Hitchens, journaliste athéiste qui n’a pas fait de cadeaux aux religions.
        Le connaissez vous ?

         
        • samuel doux
          samuel doux répond à Kelimp
          Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
          • Posté à 16h29 le 28/08/2012
          • Internaute 123948
            auteur - réalisateur

          Non je ne le connais pas. Cela semble virulent en effet. À lire peut-être, je ne pense pas avoir beaucoup de point commun idéologique avec lui mais cela reste intéressant.

        1 autres commentaires
  • O.S.T.I.A.
    • Posté à 12h48 le 28/08/2012
    • Internaute 191710
      ZAD

    Bonjour

    besoin de drogues pour écrire ?

    • samuel doux
      samuel doux répond à O.S.T.I.A.
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 13h45 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      Café, jus d’orange et pour imiter Hemingway du whisky. Quand je le dis on se moque de moi mais tant pis j’aime trop ça ! (et puis sait-on jamais, de secrets admirateurs (trices) peuvent m’envoyer une bonne bouteille.) Donc, pas vraiment de drogue, mais je suis sûr que ça peut être utile, ça l’a été pour certains...

      • Phil L.
        Phil L. répond à samuel doux
        Auteur
        • Posté à 14h10 le 28/08/2012
        • 180174
          Auteur

        juste une petite remarque, l’alcool est bel est bien une drogue, et l’une des plus virulentes à la fois en termes de dépendance et de dommages physiques. Juste pour que les lecteurs non avertis ne croient pas que c’est plus anodin que le cannabis ou la cocaïne sur un plan strictement médical. Avec modération, donc ; -)
        (Lien)

        Quoiqu’il en soit ce n’est pas une critique sur votre pratique, que je suis le premier à comprendre — et, dois-je l’avouer ? partager.

  • Fantomax
    Fantomax
    génie du mal
    • Posté à 12h52 le 28/08/2012
    • Internaute 157606
      génie du mal

    - Vous l’aviez envoyé à combien d’éditeurs ?
    - D’autres que Julliard vous avaient retenu ?

    • samuel doux
      samuel doux répond à Fantomax
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 13h49 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      Et bien pour Dieu n’est même pas mort je ne l’ai envoyé qu’à un éditeur et cela a été le bon. J’en profite pour dire combien cette maison (Julliard) est une maison d’édition attentive et qui a su m’accompagner tout au long du travail et de cette rentrée littéraire - on garde le cap.

      • Fantomax
        Fantomax répond à samuel doux
        génie du mal
        • Posté à 14h17 le 28/08/2012
        • Internaute 157606
          génie du mal

        Jean Teulé ne tarit pas d’éloges sur Bernard Barrault (le big boss), qui a l’air en effet fort sympathique.

        Et discret, ce qui est bien rare dans ce métier.

  • Autist°Reading
    Autist°Reading
    Accroché à sa serviette
    • Posté à 12h58 le 28/08/2012
    • Internaute 191887
      Accroché à sa serviette

    De quoi viviez vous pendant que vous écriviez ?

    • samuel doux
      samuel doux répond à Autist°Reading
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 13h58 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      Par ailleurs je suis réalisateur et scénariste, je vis donc de ce travail. J’ai réalisé pas mal de documentaires pour Arte et je développe des films pour le cinéma et la télévision. Mais la liberté n’a pas de prix, n’est-ce pas ?

      Mais il faut le dire et le redire, très peu d’écrivains vivent de leur plume, peut-être entre cinquante et cent en France. Enfin ce ne sont pas des chiffres vérifiés mais il me semble avoir lu un papier qui disait ça. Nous avons donc tous d’autres métiers, plus ou moins éloignés de l’écriture elle-même.

      Ce n’est pas une mauvaise chose en soi que l’écriture ne soit pas absolument reliée à l’idée d’un travail rémunéré, cela questionne la nécessité, la liberté, cela inscrit cette activité dans une autre temporalité. Bien sûr je suis un peu hypocrite en disant ça, qui n’aurait pas envie que des milliers de lecteurs s’emparent de son livre ?

      • Autist°°Reading
        Autist°°Reading répond à samuel doux
        H2G2
        • Posté à 14h42 le 28/08/2012
        • Internaute 191907
          H2G2

        Merci.
        Mais j’étais allé sur un journal d’information qui donne votre biographie et des extraits de votre livre, j’avais ma réponse.

        Par contre, je n’ai rien trouvé qui explique le titre de votre livre.

        L’objectif du livre est-il de prouver que dieu n’est pas mort, et donc qu’il aurait existé et existerait encore ?

         
        • samuel doux
          samuel doux répond à Autist°°Reading
          Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
          • Posté à 15h21 le 28/08/2012
          • Internaute 123948
            auteur - réalisateur

          Non, c’est plutôt un titre en forme d’humour. Il y un côté spirituel bien sûr, mais c’est une manière de dire : « après tout ce qui s’est passé Dieu n’est toujours pas mort... » C’est à la fois cynique mais teinté d’espoir : l’esprit n’est pas mort, il faut croire encore, pas particulièrement en Dieu, mais au moins en l’homme.

          • Autist°°Reading
            Autist°°Reading répond à samuel doux
            H2G2
            • Posté à 16h08 le 28/08/2012
            • Internaute 191907
              H2G2

            C’est bizarre de traduire l’homme et l’esprit par dieu.

            Par chez moi, on dit plutôt que la Commune n’est pas morte. Lien !

            Mais c’est rassurant que ce soit de l’humour.
            Et si ça vous permet de vendre, tant mieux.

            • Lendroitvautlenvers
              • Posté à 17h50 le 28/08/2012
              • Internaute 149146
                lucide

              L’objectif du livre est-il de prouver que dieu n’est pas mort, et donc qu’il aurait existé et existerait encore ?

              Pourtant dans le dernier refrain de cette chansonnette, il est écrit :
              Ils sentiront dans peu, nom de Dieu,
              Qu’la Commune n’est pas morte !

              Avec un D Majuscule...
              Sans parler du besoin de citer le nom de Judas.

              D’ailleurs le simple fait de parler ou de citer dieu c’est déjà lui donner une existence...

              • Autist°°Reading
                • Posté à 19h38 le 28/08/2012
                • Internaute 191907
                  H2G2

                Le D majuscule n’est pas forcément de l’auteur.

                Et la référence à judas comme à dieu ne vise qu’à moquer les tenants de ces débilités profondes.

                Mais je comprends que vous ayez envie de prendre la défense de votre mythologie pour enfants.

        4 autres commentaires
  • Benedictin
    Benedictin
    Grossiste en spirituel
    • Posté à 13h06 le 28/08/2012
    • 172896
      Grossiste en spirituel

    J’ai fait quelques études de copiste et l’enlumineur, pensez vous que j’ai les capacités pour entreprendre la rédaction d’un roman ? .
    Je tiens à saluer votre titre, mon fils « Dieu n’est même pas mort ». Il est certain qu’en ces temps de matérialisme exacerbé il est bon de rappeler les vrais valeurs.

    • samuel doux
      samuel doux répond à Benedictin
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 14h03 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      Je ne sais pas si je dois prendre votre question au premier ou au second degré. Mais non je ne crois pas que ni la copie, ni l’enluminure n’aient quelque chose à voir avec l’écriture. Pour la suite de votre question je vous invite à vous plonger dans la lecture du livre vous verrez que les valeurs dont vous parlez restent très relatives.

  • slave1802
    slave1802
    Technicien telecom
    • Posté à 13h12 le 28/08/2012
    • Internaute 58485
      Technicien telecom

    Je suis écrivain et je n’arrive pas à sortir mon premier roman, donnez-moi vos réponses !

    14€00 pour la version électronique, c’est du vol ou du vol ?

    • samuel doux
      samuel doux répond à slave1802
      Auteur(e) de l'article auteur - réalisateur
      • Posté à 14h09 le 28/08/2012
      • Internaute 123948
        auteur - réalisateur

      Vous êtes vous adressé aux bons éditeurs ? Votre livre est-il abouti ? Que disent ceux qui l’ont lu ? Écoutez les ! Écoutez entre les lignes et si vous êtes convaincu accrochez-vous ! Rencontrez des auteurs qui ont publié, essayé de leur faire lire votre roman, écoutez-les, recommencez, et encore...

      Sinon je ne fixe pas les prix de vente sur amazon...

      • julej
        julej répond à samuel doux
        ivij
        • Posté à 16h51 le 28/08/2012
        • Internaute 188723
          ivij

        oui c’est du vol,il n’y a plus de frais d’impression, juste une mise en page qui est très légèrement plus pointu à faire. et l’auteur n’est pas mieux payé sur les versions numériques que sur celle en papier. Certains éditeurs vendent leurs epub à des prix raisonnables (ne dépassant pas les 4 euros) et surtout sans ddr ou drr ( le truc qui t’empêche de prêter ton livre à un autre)

    • alangaja
      alangaja répond à slave1802
      éthiopique
      • Posté à 14h22 le 28/08/2012
      • Internaute 93690
        éthiopique

      selon moi, oui c’est du vol. comparé au prix du poche, et sachant qu’une édition numérique ne leur coûte que dalle, c’est du vol.

      envoie à tous les éditeurs qui correspondent à ton oeuvre, écris comme si c’était pour un emploi : « j’aime votre maison passque gnagna, vous aimerez mon bouquin passque etc »

    • Lionel06
      Lionel06 répond à Rivendell
      Dessoucheur
      • Posté à 14h13 le 28/08/2012
      • Internaute 30683
        Dessoucheur

      A vous entendre, Stieg Larson n’est donc devenu écrivain que quelques jours après sa mort, avec la publication de son Millenium.

      Giuseppe Tomasi di Lampedusa, dont le livre Le Guépard ne paraîtra que 2 ans après sa mort, en 1959, avant d’être adapté au cinéma par Visconti, n’était donc pas non plus un écrivain.

      Edit : je répondais à un message - disparu comme par magie - de Rivendell affirmant que l’auteur n’était pas un écrivain puisqu’il n’avait pas encore vendu de livre.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
Verbes thématiques