La bande du ciné 16/08/2012 à 16h07

Avec « Hold-up », le film de braquage se déguste cru, à la norvégienne

Aurélie Champagne | Journaliste Rue89

Depuis quelque temps, pas mal de petits bijoux cinématographiques nous arrivent de Norvège. Après « Babycall », « Oslo 31 août » et « Turn me on », « Hold up », le quatrième long métrage d’Erik Skjoldbjærg, donne envie de s’immerger dans le cinéma norvégien et de se bricoler des programmations maison.

Quasi inconnu en France, on doit à Erik Skjoldbjærg le film « Insomnia », une fiction brillante restée très injustement dans l’ombre du remake qu’en a fait Christopher Nolan (avec Al Pacino).

Le plus grand braquage que la Norvège ait connu

Le 5 avril 2004 a lieu le braquage le plus spectaculaire que la Norvège ait connu. Il est 7h40 à Stavanger quand onze hommes en uniforme d’unité d’intervention dotés d’un arsenal considérable neutralisent l’entrée du commissariat de la ville avec un camion en flamme. Puis ils attaquent la banque Nokas.

Selon le plan initial, le hold-up doit durer huit minutes chrono.

Bande-annonce de « Hold up », d’Erik Skjoldbjaerg

Rien ne se passe comme prévu mais le casse est historique. Les braqueurs dérobent 51 millions. 37 millions n’ont jamais été retrouvés.

A l’époque, la mise en scène et le scénario quasi-cinématographique du casse passionnent la presse norvégienne. Le film « Hold-up » reconstitue ce braquage de manière ultraréaliste : des témoins et des participants de l’époque ont contribué à retracer avec minutie chacun des mouvements de l’assaut.

Le film a été tourné sur les lieux des faits : Stavanger, sa place de la Cathédrale, sa banque Nokas, son H&M.

L’anti-« Heat »

Dans le premier quart d’heure du film, un des bandits évoque le film « Heat », de Michael Mann, LA grande référence du film de braquage. Le clin d’œil est amusant quand on voit à quel point « Hold-up » pagaie en sens inverse.

La réalité crue du braquage est retranscrite de manière quasi-documentaire, souvent caméra à l’épaule. Le décor ensommeillé de Stavanger est gris-bleu ; perplexes, les flics municipaux et les employés de la banque ne cessent de s’interroger sur un possible exercice d’entraînement ; le déroulement de la fusillade de rue bat tous les records de prosaïsme.

A côté de ça, la multiplication des points de vue (les employés de banques, les flics, les braqueurs) et le chronométrage de l’action servent un découpage efficace et un rythme ultranerveux.

Au final, « Hold-up » tire sa puissance d’une absence totale d’effet de style... et son épingle du jeu au sein de la grande tradition du film de braquage au cinéma.

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  • 7 réactions
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  • sebastien.albert.perso
    • Posté à 16h15 le 16/08/2012
    • 178185
      Coder

    Miam, j’en veux ! ! ! !

  • agamaimnon
    agamaimnon
    architecte
    • Posté à 19h58 le 16/08/2012
    • Internaute 100071
      architecte

    Ce qui est dommage, c’est qu’en Norvège, la réalité dépasse la fiction ! ! ! ? ? ?

  • Skygge
    Skygge
    Kamelåsa?
    • Posté à 21h26 le 16/08/2012
    • Internaute 83377
      Kamelåsa?

    Le plus intéressant avec l’affaire NOKAS c’est les liens avec le vol des deux Munchs et la tentative de blanchiment effectuée en achetant des très grosses quantités de drogues. Le film en lui même, bah c’est un documentaire, comme pour l’Assaut. Ca montre très bien ce qui s’est passé. Police et braqueurs dans les choux. Mais on échappe difficilement à la justice en NO, et ils ont tous été très vite chopés.

    • Robert123456
      Robert123456 répond à Skygge
      asdfkjhdshfjg
      • Posté à 11h36 le 20/08/2012
      • 185629
        asdfkjhdshfjg

      C’est faux, on échappe très facilement á la justice en Norvège, déjà ils ont été arrétés par interpol ou europol, ensuite la police de ce comté est la plus mauvaise de Norvège, la plus incompétente. Mettre un camion en feu devant le parking unique du comissariat et quelques clous sur la route et hop la police est neutralisée pendant des heures, coup de génie ! De plus si le pauvre flic tout seul et non menacé qui se trouvait sur les lieux n’avait pas voulu jouer au héro et ouvert le feu avec son pauvre pistolet, (un policier armé d’un pistolet contre un commando d’une dizaine de personne avec fusils mitrailleurs, grenade, etc,) sur des types surarmés militairement, l’autre policier serait encore en vie. Car ils étaient surarmés certes, mais n’était en aucun cas agrressif et n’ont pris personne en otage, les passants les prennaient même pour des policiers á cause de leur tenues. Une vraie honte pour la police. Ceci dit, il n’avaient pas l’habitude dans cette ville portuaire très calme. Ce qui a fait qu’ils se sont fait avoir étaient d’allé au îles canaries et flamber leur pognon, forcément ca attire l’attention, c’est en contradiction avec le génie du plan. Faut vraiment être un crétin pour flamber après un braquage, ils auraiemt dû faire profile bas, pendant plusieurs années, voir jusqu’á prescription. De toute facon ils vont sortir bientôt et profiter de leur argent tranquillement, si ils ne déconnent pas á nouveau.

  • sliwa
    sliwa
    xénophile
    • Posté à 09h05 le 17/08/2012
    • Internaute 147010
      xénophile

    En attendant de voir ce film

  • Racaille la Rouge
    • Posté à 12h17 le 17/08/2012
    • 174747
      zig-zag

    Trés bon film qui insinue une tension progressive, le tous sans stars et sans effets efficace.

  • agamaimnon
    agamaimnon
    architecte
    • Posté à 18h34 le 17/08/2012
    • Internaute 100071
      architecte

    Bon d’accoord vous êtes tous amateurs der l’omelette norvégienne ! ! !