Nos coups de cœur 13/07/2012 à 20h31

Notre sélection de livres pour cet été pourri... en attendant la vôtre


Romans, polars, BD, essais : Rue89 vous a concocté une sélection de bouquins pour partir en vacances bien accompagné. C’est votre tour.


Un livre sous la pluie (Corey S/Flickr/CC)

BD

Cinq mille kilomètres par seconde Manuele Fior


« Cinq mille kilomètres par seconde » (Fior/Atrabile)

On attaque les premières pages le cœur léger, en se disant qu’on a entre les mains un joli petit livre couleur pastel, léger, qui raconte les vacances d’été d’un groupe de gamins en Italie. On ferme le bouquin la gorge un peu serrée, avec le sentiment d’avoir fait le tour de la vie, de ses failles et de ses échecs.

Entre-temps, le parcours d’une fille et d’un garçon qui se rencontrent, pensent ne pas pouvoir vivre l’un sans l’autre, se séparent, mûrissent et se construisent séparément, loin, en Norvège et en Egypte. Puis se retrouvent, vieux et insatisfaits. La fin n’a rien de nunuche.

Le dessin à l’aquarelle est sublime, l’écriture elliptique mais pas trop. L’impression que tout est dit dans cet album parce que dans la vie, rien n’est jamais assez dit. L’auteur, italien, a reçu, pour cette BD, le prix du meilleur album à Angoulême en 2011. Imanol Corcostegui

Ed. Atrabile – 164p. - 19€

L’art de voler Antonio Altarriba et Kim


« L’Art de voler » (Kim et Antonio Altarriba/ Denoël Graphic)

« L’Art de voler » est plus qu’une BD, c’est une saga à la fois intime et historique, qui marie la tradition picaresque espagnole à celle des grands récits BD à la Art Spiegelman (« Maus »).

C’est le récit captivant d’une vie, celle du père du scénariste. Petit villageois plein d’idéaux et de rêves, né au début du XXe siècle dans le fin fond de l’Aragon, Antonio Altarriba Lope s’envole pour la ville, et vient s’écorcher contre l’histoire de son pays : l’exploitation, la guerre civile, la guerre mondiale, le franquisme, les trahisons, les désillusions...

Le récit commence par la fin : le suicide d’un vieillard, qui se jette du haut de sa maison de retraite. On ne comprend les raisons de ce dernier « vol » qu’une fois terminé le livre, que son fils a conçu à partir de notes laissées par cet anti-héros si attachant.

Le dessin, signé Kim, est efficace : il ne cherche pas à primer sur le récit et il restitue fidèlement les ambiances des différentes époques. Dernière chose : ce n’est pas un roman triste, puisque c’est un roman sur la liberté. Pascal Riché

Denoël Graphics - 224p. - 23,85€.

Petite terrienne Aisha Franz


« Petite terrienne » (Aisha Franz/Ça & Là)

Deux sœurs vivent avec leur mère un peu dépressive, dans un petit pavillon, au cœur d’une ville allemande sans histoire.

Pour tromper leur ennui, la plus âgée passe son temps à se faire peloter par un crétin à l’arrière d’une voiture. La plus jeune s’invente un ami extraterrestre.

Le récit est simple et ultrasensible. Le dessin sale, nerveux, peut apparaître rebutant au premier abord, mais finit par envoûter.

Avec des non-dits qui pèsent des tonnes et une manière très personnelle de combiner lyrisme et réalisme, le premier roman graphique d’Aisha Franz (née en 1984) fait vraiment partie des BD qui collent à la peau longtemps après les avoir refermées. Aurélie Champagne

Ed. Ça & Là - 208p. - 17€.

100 bullets Brian Azzarello & Eduardo Risso


« 100 Bullets » (Brian Azzarello et Eduardo Risso)

Urban Comics réédite un des chefs d’œuvre de sa collection indé Vertigo, « 100 bullets ». Le principe du scénario est diaboliquement simple : l’agent Graves vient vous voir. Il vous donne un attaché-case contenant un flingue, cent cartouches intraçables et la photo de votre pire ennemi, preuves à l’appui... Vous pouvez donc le liquider en toute impunité.

Evidemment, le jeu et les intérêts de Graves ne sont pas si clairs que ça. Mais le temps de comprendre dans quelle direction vous embarque cette série, vous aurez eu le temps de vous laisser hypnotiser par l’efficacité de son scénario et le dessin magnifique de Risso. Aurélie Champagne

DC Comics - 208p. - 17€

KABOUL DISCO : COMMENT JE NE ME SUIS PAS FAIT KIDNAPPER EN AFGHANISTAN NICOLAS WILD

« Kaboul disco » (Nicolas Wild/La Boîte à bulles)

Nicolas squatte chez ses amis parisiens en attendant d’avoir « le déclic » pour dessiner sa premier BD. L’arrivée d’une énième facture d’eau à payer le pousse à postuler illico à un job dans son domaine... en Afghanistan.

Alors qu’il n’a jamais voué une passion délirante pour ce pays, Nicolas se retrouve à Kaboul au sein de l’excentrique agence de communication Zendagui pour dessiner une adaptation BD de la constitution afghane.

Un spot en or pour observer, avec toujours énormément d’humour et d’autodérision, tant la fragile reconstruction de l’Afghanistan que la communauté des expat’ qui y vit. On rigole du début à la fin. Marie Kostrz

La Boîte à bulles - 145p - 17€.

Une si jolie petite gueule Erwann Terrier et Vincent Bernière


« Une si jolie petite gueule » (Erwann Terrier et Vincent Bernière/Dupuis)

Le Tintin des années 2010 s’appelle Viny K. Ce reporter très gonzo a un mal fou à se débarrasser de son addiction à l’héroïne, et à la dissimuler à Raf, son rédacteur en chef.

Aux Narcotiques anonymes, il offre à une femme d’enquêter sur la disparition de sa fille, la si jolie petite gueule du titre. Il découvrira bientôt qu’elle est liée à une autre disparition, sujet de l’enquête qu’il a proposée à Raf : celle du magicien Pipo Germano Latino.

Son investigation le mènera jusqu’en Inde, dans une secte visant à « déconditionner les tabous sexuels » de ses adeptes...

Les aventures « stupéfiantes » de Viny K. forment un bel album au rythme aussi effréné que les courses en Vespa du héros, servi par le magnifique dessin d’Erwann Terrier. Les lecteurs les plus attentifs reconnaîtront en Viny K. le scénariste Vincent Bernière, authentique gonzo journaliste à Technikart, dont les vraies aventures nourrissent en grande partie cette première histoire d’une série qu’on souhaite longue. Augustin Scalbert

Dupuis - 56p. - 14,50€

PHOTO
Merci aux travailleurs venus de loin Olivier Pasquiers


« Merci aux travailleurs venus de loin » (Pasquiers/Créaphis)

« Sous la forme d’un passeport en “ moleskine ”, noir, Olivier Pasquier adresse un “ Merci aux travailleurs venus de loin ” par photos et entretiens interposés. Les photographies ont été prises au foyer de travailleurs de Clichy-la-Garenne, construit en 1970 et bientôt détruit. Si le bâtiment n’existera plus, les vies des hommes qu’il a hébergé vont se poursuivre, et avec elles leurs histoires, leurs cultures. Les résidents témoignent. Ils se souviennent avec précisions de leur arrivée en France. Autant d’itinéraires que de personnes, africaines pour la plupart. Tous les petits textes, cinq à vingt lignes commencent par une date et le premier boulot. Cela va des confitures à des ménages, et bien sûr le bâtiment, la restauration. Les portraits, doux, sincères, sur la page opposée aux textes “ parlent ”. Pour une fois, cette expression généralement absurde est juste. » Louis Mesplé

Éditions Créaphis - 64 PAGES - 9,00 €.

ROMANS

Les pingouins n’ont jamais froid Andrei Kourkov


« Les Pingouins n’ont jamais froid » (Andreï Kourkov/ Point)

A quoi ressemble la vie d’un homme pour qui rien ne compte à part une petite fille et un pingouin ? A une épopée très drôle à travers l’Antarctique, l’Ukraine, Moscou, la Tchétchénie et le large, encore.

Victor est un homme au passé mystérieux qui repart de zéro et poursuit une quête : retrouver son animal de compagnie, Micha, qui lui a sauvé la vie, estime-t-il.

Dans ce roman gentiment déjanté, on croise des hommes politiques russes sans scrupule, des brûleurs de cadavres cupides, une équipe d’handicapés champions de bras de fer et pas mal de vodka. Ce livre slave est le conte d’un optimisme qui ne meurt jamais.

On lit tout ça avec un plaisir fou, l’écriture est fluide et subtile. C’est la suite du livre « Le Pingouin », d’Andrei Kourkov, considéré comme le plus grand écrivain ukrainien encore en vie. Il est parfaitement inutile d’avoir lu le premier pour apprécier le second. Imanol Corcostegui

Ed. Points - 400p. - 7,50€

Noirs en blanc Denis Labayle


« Noirs en blanc » (Labayle/Dialogues)

Zola est un étudiant congolais envoyé étudier à Cuba, sur la mythique « île de la jeunesse », à la grande époque de l’amitié révolutionnaire entre l’Afrique et le pays de Fidel Castro.

On le suivra dans la suite de ses études en… Russie, choc thermique et culturel assuré, puis en France et au Congo.

Une tranche d’histoire du XXe siècle sur trois continents, via le regard d’un personnage attachant, convaincant, qui perd ses illusions comme son pucelage à travers les vicissitudes de révolutions trahies d’avance. Pour les amoureux de Cuba, de l’Afrique, des grandes épopées. Pierre Haski

Editions Dialogues - 356p. - 19,90€

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire Jonas Jonasson


« Le Cieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » (Jonas Jonasson/Pocket)

Vous aimez les romans d’Arto Paasilinna ? Vous adorerez « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », de Jonas Jonasson, journaliste né en Suède en 1962.

Hilarant, loufoque, burlesque, cela raconte l’histoire d’un centenaire qui s’évade de sa maison de retraite afin d’échapper à la fête organisée avec tous les notables du coin pour célébrer son anniversaire.

Le héros, Allan Karlsson, est poursuivi par des malfrats à la suite du vol d’une valise et rencontre plein de personnages qui deviennent autant de prétextes à d’autres récits.

En parallèle au présent, le roman raconte le passé d’Allan, qui était un génie des explosifs. « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », paru en France en 2011, est le premier roman de Jonasson. Et, paraît-il, déjà un best-seller. Nathalie Krafft

+1 ! C’est aussi l’occasion, à travers la vie de ce vieillard de raconter la folie du XXe siècle : le destin d’Allan Karlsson a croisé ceux de Franco, Truman, Staline, ou Kim il Sung. Il y a à la fois du Candide dans ce conte suédois et un cousinage avec les petits polars absurdes d’Edouardo Mendoza. Ne le lisez pas pour l’écriture (très banale), mais pour vous poiler : parfait roman de plage. Pascal Riché

Pocket - 506p. - 19,90€

La maîtresse des épices Chitra Banerjee Divakaruni


« La Maîtresse des épices » (Chitra Banerjee Divakaruni/Picquier)

Tilo est maîtresse dans l’art des épices. Elle officie dans son épicerie de ce quartier d’immigrés d’Oakland en Californie. Elle possède le don de faire chanter les épices, mais aussi de guérir.

Pour chacun, elle cherche les mélanges et les incantations, comment restaurer l’équilibre du corps et de l’âme. Mais Tilo n’a pas toujours été Tilo. Et elle a hérité de son mystérieux passé un devoir : rester chaste. Ses pouvoirs sont en jeu.

La romancière passe sans en avoir l’air d’un univers quotidien, banal, de luttes entre commerçants, de difficultés familiales, à un monde onirique, magique.

La sorcière alterne les moments de grâce et les petits arrangements moins flatteurs. De quoi donner envie de s’y reconnaître, de s’y plonger pour tout oublier. Seul risque : se mettre à soupçonner un pouvoir secret derrière chaque vendeur d’esquimaux Gervais. Elsa Fayner

Picquier poche - 347p.- 8,50€

La vie obstinée Wallace Stegner


« La Vie obstinée » (Wallace Stegner/Phébus)

Joe et sa femme ont pris leur retraite dans les collines, non loin de San Francisco. Ils comptent vénérer leur tranquillité. C’est sans compter ce jeune barbu nu sous sa combinaison orange et sur sa moto pétaradante, qui décide de construire une cabane dans un arbre à portée de vue.

C’est surtout sans compter cette jeune voisine fragile qui attend un enfant et à laquelle Joe le grincheux va s’attacher d’un lien admirablement dépeint.

Wallace Stegner s’approche au plus près des minuscules remous qui animent les âmes de ces collines pas si désertes. Pas de facilités, pas de larmes. « Père en littérature » de l’école du Montana – dont Jim Harrison fait partie –, Stegner sème un goût doux amer, et une terrible envie de vivre. Elsa Fayner

Phébus Libretto - 341p. - 10€

La nuit sera calme, entretien avec François Bondy romain gary


« La Nuit sera calme » (Romain Gary/Folio)

Cabotin. De mauvaise foi. Drôle. Cinglant. Féministe.

Romain Gary se livre ici à un ami, dans un long entretien. Un entretien qui frôle le roman, l’invention, mais aussi le livre d’histoire géopolitique. Puisque Romain Gary a été aviateur (de Gaulle lui a conseillé de bien se faire tuer), diplomate (pris en photo par deux agents secrets bulgares en plein partie de jambes en l’air), cinéaste et écrivain.

Mais ses amours, comme ses négociations politiques, il les raconte sur le même ton. Léger. Comme s’il était le centre du monde. Comme s’il fallait surtout en rire.

« La nuit sera calme » est un pur régal, à relire, à surligner. Pour ses formules acérées, ses traits de crayon de caricaturiste. Comme, sur la sexualité (son sujet privilégié) : « Le fait même que les hommes sont très fiers lorsqu’ils se sont montrés “à la hauteur” implique une notion d’inégalité qui n’est pas à leur avantage... » Elsa Fayner

Folio - 315p. - 7,50€

LE TRONE DE FER (L’intégrale, tome un) GEORGE R.R. MARTIN


« Le Trône de fer », l’intégrale tome un (George R.R. Martin/J’ai Lu)

Comme beaucoup, je suis tombée dans les livres grâce à la série télé de HBO (dont la saison 3 est actuellement en production) tirée de la saga littéraire de George R.R. Martin.

« Le Trône de fer » (« Game of thrones »), c’est une histoire de rois, de luttes de pouvoir, de manigances et de trahisons.

Avec ses dragons, sa magie et ses « marcheurs blancs » qui massacrent tout sur leur passage, « Le Trône de fer » est beaucoup plus cool que n’importe quelle épopée médiévale. Une saga littéraire (pas encore achevée, George R.R. Martin étant en pleine rédaction du sixième tome) qu’on dévore aussi avidement que la série. Parfait pour cet été pourri. Lucile Sourdès

Ed. J’ai lu - 786p. - 15,90€

LA COQUILLE MOUSTAFA KHALIFE


« La Coquille » (Moustafa Khalifé/Sindbad Actes Sud)

Un café, l’aéroport d’Orly, Suzanne. Après six ans d’études en France, le narrateur quitte Paris et sa compagne pour regagner son pays qui lui est cher, la Syrie. Il n’aura pas le temps de retrouver Damas.

Embarqué par les services de sécurité dès son arrivée, il est immédiatement détenu et torturé sans en comprendre la raison. Nous sommes dans les années 1980 et une terrible répression s’abat alors sur les opposants du parti au pouvoir, notamment sur les Frères musulmans. Le narrateur est chrétien, athée et ne fait partie d’aucune organisation politique. Mais peu importe.

Sur un malentendu, il passe treize ans dans la « prison du désert », à Palmyre. Plus d’une décennie qu’il raconte jour après jour dans ses moindres détails, de la torture aux relations, parfois hostiles, parfois profondément amicales, entre les détenus.

L’auteur, militant d’extrême gauche, a lui passé douze ans en prison jusqu’en 1994. « La Coquille » (livre dont nous avions déjà parlé sur Rue89) est, sous une forme romancée, le récit de ce qu’il a vu et entendu durant sa longue captivité. Marie Kostrz

Ed. Sindbad Actes Sud - 257p. - 21,80€

ALBUM

ANAGRAM Jean Zéboulon


« Anagram » (Jean Zéboulon/La Table ronde)

Quelle surprise de découvrir ce livre dans la catégorie jeunesse (dès 3 ans) car quand je l’ai reçu, je me suis dit qu’il fallait être sacrément averti pour apprécier la saveur de ces anagrammes (un mot que l’on obtient en transposant les lettres d’un autre mot, comme par exemple « totem » et « motet »).

Ce livre est une invitation à « danser avec les lettres » en forme de bestiaire puisqu’il ne prend que des noms d’animaux, de « souris » (« roussi ») à « singes » (« signes ») en passant par « mérou » ou « héron ». A l’exception du « chat », que l’auteur s’est probablement échiné à tenter d’anagrammer sans succès.

En lisant et regardant ce talentueux exercice de style, on se dit qu’on pourrait sortir de la thématique animalière et chercher à jouer à ce jeu pour tous les mots. Ce à quoi l’auteur nous invite d’ailleurs avec les mots : « mot », « les », « sources », « reines », etc. A vous de jouer ! Sophie Caillat

Ed. La Table Ronde - 22p. - 12,5€

ESSAI

Le vrai pouvoir d’un citoyen Jean-Luc Touly


Le vrai pouvoir d’un citoyen (Jean-Luc Touly/François Bourin éditeur)

C’est un véritable « manifeste de désobéissance civile » (sous-titre de l’ouvrage) que nous livre Jean-Luc Touly.

Vous avez déjà croisé ce lanceur d’alerte sur Rue89 au sujet de ses ennuis avec son employeur Véolia (qu’il a forcé à le réintégrer après un long procès), d’un film sur le business de l’eau qu’il a réussi à faire financer par les internautes, ou encore au sujet d’Anticor, association de lutte anticorruption qui a fait condamner Jacques Chirac.

L’infatigable Jean-Luc Touly est un personnage protéiforme, passé par le syndicalisme, les livres, la politique (il est conseiller régional EELV) mais toujours avec une idée fixe en tête : la quête de la justice.

A travers ce livre, il fait passer un message nécessaire : « Les lobbies financiers et industriels, quelle que soit leur puissance, restent vulnérables. Le pouvoir est à la portée de tous, il suffit de s’en emparer. » Sophie Caillat

Ed. François Bourin - 250p. - 19€

DOCUMENT

Babylon on a thin wire Adrian Boot et Michael Thomas


« Babylon on a thin wire » (Adrian Boot et Michael Thomas/Allia)

Ce petit livre écrit dans un style de truand raconte les années 70 en Jamaïque. En une centaine de pages, « Babylon on a thin wire » restitue le climat politique de l’ile à l’époque où Robert Nesta Marley étrenne les « sound systems » populeux.

C’est l’ère du Premier ministre Michael Manley, où les machettes à 2 dollars et les flingues en tout genre font la loi.

Au fil du récit, on saisit l’émergence du rastafarisme dans la foulée de Marcus Garvey, le développement de l’industrie du disque autour du ska et du reggae, mais aussi le climat explosif de Kingston, et l’exploitation forcenée de la bauxite dans les campagnes alentours. Aurélie Champagne

Ed. Allia - 36p. - 6,20€

NOUVELLES

Devenir immortel, et puis mourir Eric Faye


Devenir immortel, et puis mourir (Eric Faye/José Corti)

D’abord, il y a le titre. Le destin de tout être humain est bien de chercher l’immortalité, puis de mourir. Dans ces quatre récits, Eric Faye, remarqué avec « Nagasaki » (prix de l’Académie française), nous emmène encore au Japon, mais aussi en Chine.

L’auteur est un grand amateur de l’univers de Kafka, personnage d’une des nouvelles, et sait manier univers fantastique et réalisme sur notre monde contemporain, dans une simplicité volontaire. Il nous parle de notre « tao » dont on attend tous la révélation – mais qui n’est pas forcément celle que l’on croit. « En matière de quête, l’essentiel n’est peut-être pas d’atteindre le but. » Sophie Caillat

Ed. José Corti - 205p. -17€

A vous !

Voilà pour la sélection de la rédaction, maintenant c’est à vous de nous donner vos conseils de lecture pour cet été, nous en publierons une sélection dans quelques jours.

Expliquez dans les commentaires quel livre vous recommanderiez à un ami en partance pour un long voyage ou coincé chez lui tout l’été. Essayez de ne pas faire trop long ou trop court... Et vous serez chou aussi d’indiquer la maison d’édition, le nombre de pages, le prix et, si vous pouvez, l’image de couverture du livre. Ça nous fera gagner du temps.

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  • watashi_baka
    • Posté à 20h53 le 13/07/2012
    • Internaute 47330
      ...

    On commence avec Les démons de Paris,
    On y croise des personnages réels : Lénine, le Tsar, Bienvenu
    mais ausse du fantastique : Une femme présidente, des Démons, Le grand Khan
    et j’en oublie
    À lire absolument

    • Kluh en Collants
      Kluh en Collants répond à watashi_baka
      Gaucho tortilleur de fion
      • Posté à 23h49 le 13/07/2012
      • Internaute 189261
        Gaucho tortilleur de fion

      Certainement pas. Rien qu’à lire votre accroche, on fuit à la vitesse de l’Usain Bolt au galop.

      • DiaboloSatanas
        DiaboloSatanas répond à Kluh en Collants
        Fou du volant
        • Posté à 01h20 le 14/07/2012
        • Internaute 79165
          Fou du volant

        C’est n’importe quoi ce qu’ils font en SF aujourd’hui . Je comprends pourquoi je n’en lit plus ..

         
        • Cyprien Luraghi
          Cyprien Luraghi répond à DiaboloSatanas
          ICYP.FR !
          • Posté à 01h31 le 14/07/2012
          • Internaute 101150
            ICYP.FR !

          C’est un genre qui n’a aucun avenir.

          • Knawkyball
            Knawkyball répond à Cyprien Luraghi
            Chaud comme Athènes
            • Posté à 17h38 le 14/07/2012
            • Internaute 157499
              Chaud comme Athènes

            Premiers commentaires et on essaie déjà de tailler la SF ... je fulmine déjà ... bien joué.
            La SF C’est l’avenir.

        • Kluh en Collants
          Kluh en Collants répond à DiaboloSatanas
          Gaucho tortilleur de fion
          • Posté à 01h41 le 14/07/2012
          • Internaute 189261
            Gaucho tortilleur de fion

          Rien que le fait de considérer la SF comme un genre à part veut tout dire.
          On est dirigés par les jean-foutre et les péteux.

        • Auroralucie
          Auroralucie répond à DiaboloSatanas
          Collectionneuse de rognures d' (...)
          • Posté à 01h58 le 14/07/2012
          • Internaute 124160
            Collectionneuse de rognures d' (...)

          Il nous reste la BD Les Eaux de Mortelune, de Cotias et Adamov.
          Où l’eau saine se vend à prix d’or, détenue par un prince pervers narcissique qui saute des petit garçons, alors que les pluies acides sont omniprésentes.

        4 autres commentaires
      • Bloozed
        Bloozed répond à Kluh en Collants
        Expat à Pékin
        • Posté à 09h38 le 14/07/2012
        • Internaute 8482
          Expat à Pékin

        C’est pas parce qu’il n’y a plus Goudurix dans les BD modernes que c’est moins bien qu’avant ! Pareil pour la SF : avant de critiquer, il faut goûter.

         
        • Kluh en Collants
          Kluh en Collants répond à Bloozed
          Gaucho tortilleur de fion
          • Posté à 13h09 le 14/07/2012
          • Internaute 189261
            Gaucho tortilleur de fion

          Ah mais il y a de l’excellente SF. Mais ce n’est pas le cas de la daube présentée plus haut.

        1 autres commentaires
      • Shire djavoon
        Shire djavoon répond à Kluh en Collants
        ایرونی
        • Posté à 14h35 le 14/07/2012
        • Internaute 106204
          ایرونی

        Y aurait-il de la censure sur Rue89 ? Je n’ose y croire, donc je récidive !

        Voici une lecture qui vous ramènera directement dans les années 1980 avec la verve de la langue nabienne.

    • Jeansansterre
      Jeansansterre répond à watashi_baka
      Etudiant vivant dans la vraie (...)
      • Posté à 19h18 le 15/07/2012
      • Internaute 141635
        Etudiant vivant dans la vraie (...)

      Sinon, pour ceux qui partagent avec moi cette bizarrerie de lire des bouquins d’histoire comme des romans : Nouvelle histoire du Japon de Souyri. Pour les derniers degrés de l’historiographie et la mise en perspective des débats en cours.

      Pour Games of Thrones, si vous avez vu la série, il est pour ainsi dire inutile de lire le premier tome de l’intégral.

      La série reprend le roman au mot près. Vous gagnerez une plus grande contextualisation mais c’est à peu près tout.

  • ami du peuple
    ami du peuple
    momento mori
    • Posté à 21h24 le 13/07/2012
    • Internaute 146477
      momento mori

    Wiliam Trevor 2009 Cet été-là Phébus Trad : B Boudard 21 euros 252p
    Subtile, puissante, profonde description d’une rencontre (une petite ville d’Irlande en 1950, la femme d’un paysan, un jeune fils d’artistes).
    En petite touches subjectives, l’écriture très sûre du plus grand écrivain vivant en langue anglaise.
    A chaque étape, nous sommes renvoyés à la question de la vérité des sentiments et plongés au sein d’une œuvre d’art envoûtante par la profondeur de sa diégèse, plus encore que ses meilleurs romans antérieurs (Tourgueniev, Lucy, Ombrie...)

    • DiaboloSatanas
      DiaboloSatanas répond à ami du peuple
      Fou du volant
      • Posté à 01h23 le 14/07/2012
      • Internaute 79165
        Fou du volant

      Moi j’aime pas les romans remplis de petites touches subjectives. Ça me chatouille..

      • Cyprien Luraghi
        Cyprien Luraghi répond à DiaboloSatanas
        ICYP.FR !
        • Posté à 01h35 le 14/07/2012
        • Internaute 101150
          ICYP.FR !

        Pour ça, Ogrocauste de Boris C. Dantesque c’est bien : y a que des grosses touches objectives. Tu te les prends de plein fouet en pleine poire.

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 09h34 le 14/07/2012
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Allez, un auteur qui ne fait pas grand bruit : Metin Arditi. Son dernier livre, « Le Turquetto ». Aussi tout ce que je trouve à la bibliothèque, « Loin des bras » ou « la fille des Louganis » ou « La pension Marguerite » ou « L’imprévisible » et d’autres encore. Mon petit bonheur de tout de suite.

    Et puis un livre, celui de Boualem Sansal, dont on a tant parlé dernièrement : Rue Darwin. La mort de la maman de Yazid, la drôle de grand-mère, Djeda, et puis bien sûr l’Algérie et les souvenirs des événements.
    A ce propos, comme j’ai le livre sous la main, un extrait :
    Ce n’était pas la guerre qui se déroulait à Alger, les choses avaient dégénéré à ce point que les belligérants devaient crier pouce et se couvrir la tête de cendres. On ne combattait pas, on assassinait tout bonnement, dans la crasse et la merde, et on ne faisait pas de détail. On dira ce qu’on voudra, on se gargarisera de mots, mais les bombes dans les cafés et la gégène dans les caves, ça n’est pas vraiment la guerre, il n’y a pas de promesse de paix dans ces merdiers, sinon celle des charniers, et la preuve en est que jamais la paix n’a montré le bout de son nez par ici et jamais les relations entre les deux pays n’ont été sereines. Ce n’est pas qu’ils se détestent, ça ne compte pas, ils font bien des affaires ensemble, mais les deux ont failli à l’honneur, dans la guerre comme dans la paix, et la honte est une gangrène, elle ne guérit pas, se propage…

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 22h12 le 13/07/2012
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    RELIRE.
    Relire le brûlant récit autobiographique de Grisélidis Réal :
    « Le noir est une couleur ».
    Relire Mahmoud Darwich, notamment :
    « La terre nous est étroite ».
    Relire tout Cioran, Senéque et...Desproges.
    Lire et apprendre par coeur :
    « Jennine » de Etel Adnan (illustré par Rachid Koraïchi) -Al Manar-2004-

  • laloose
    laloose
    un peu à l'ouest
    • Posté à 22h28 le 13/07/2012
    • Internaute 135207
      un peu à l'ouest

    Si vous n’êtes pas habitués au grand air du bord de mer, l’iode, les embruns, tout ça, et que ça vous saôule, je vous conseille la lecture de « Claustria » de Régis Jauffret. Changement garanti.

  • Vert_de_Terre
    Vert_de_Terre
    pirate > robot > ninja
    • Posté à 22h54 le 13/07/2012
    • Internaute 105517
      pirate > robot > ninja

    Effectivement, le Trône de Fer est vraiment sympa. D’abord, son style est pas mal du tout et les intrigues sont vraiment chouettes. Ce n’est pas un monde « très » magique, ce qui renforce l’immersion du lecteur en lui donnant l’illusion que le moyen-age décrit aurait pu être le sien.
    .
    A lire avant d’avoir vu la série pour se ménager le suspense, série qui vous paraitra moins subtile sur certains points et moins épique que les livres dont elle est tirée.

    Un conseil, prenez de l’avance sur le livre, puis regardez un épisode, vous retiendrez mieux la multitude de personnage qui composent ce récit... Et pourrez comparer parfaitement la série et le livre. On prend son pied en regardant la série, en lisant le livre, je suis au nirvana :)

    Si vous avez aimé les Rois Maudits, qu’Excalibur est l’un de vos films cultes, ce livre est fait pour vous. Attention par contre, vous vous lancez dans un cycle de 5-6000 pages.

    C’est vraiment l’une des fictions qui m’a plus plu depuis que je me suis remis à lire voici cinq ans... J’arrête là la pub...

    Y a aussi l’Assassin Royal qui me fait de l’oeil depuis un certain temps mais je vais passer par Sapkowsky et son Sorceleur avant (Wiedźmin - The Witcher).

    Dans un autre genre, pas moins bon et beaucoup plus court, je recommande American Gods de Neil Gaiman ou encore le Capitaine Fracasse de Théophile Gauthier. Et puis Pratchett, tout Pratchett, et puis Lovecraft, tout Lovecraft... Tolkien, mais pas tout Tolkien... Asimov, tout Asimov...

    Ouais ok, je suis un geek depuis 90, j’ai des lectures de geek des années 90 ;)

    • Knawkyball
      Knawkyball répond à Vert_de_Terre
      Chaud comme Athènes
      • Posté à 17h36 le 14/07/2012
      • Internaute 157499
        Chaud comme Athènes

      Salut,
      American God j’ai trouvé ça très chiant à lire, je me suis arrêté à la moitié, je n’ai pas du tout été capté par l’intrigue et j’ai trouvé la narration très insipide et le rythme très lent, enfin je n’ai pas accroché du tout.

      Mais Oui Asimov tout Asimov :)

    • Laland
      Laland répond à Vert_de_Terre
      Google est ton ami
      • Posté à 08h34 le 15/07/2012
      • 178443
        Google est ton ami

      100% d’accord.

      Sinon pour la fantasy : N°1 (à lire absolument) : Le Neuvième Royaume, de David Zindell.

      Sinon, comme c’est l’été, je préconise :
      _ La Conjuration des imbéciles, de John Kennedy Toole.
      _ Flash ou le grand voyage, de Charles Duchaussois.

      • Knawkyball
        Knawkyball répond à Laland
        Chaud comme Athènes
        • Posté à 10h15 le 15/07/2012
        • Internaute 157499
          Chaud comme Athènes

        Ha la conjuration des imbéciles, je l’ai offert à une amie qui m’a tout simplement remercié pour la découverte de cet ovni :)
        Très bon choix.

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 22h41 le 13/07/2012
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    Tout Robertson Davies.
    Sinon celui-ci qui est son dernier roman. Il est mort en 1995.
    Rapidement pourquoi. Tout écrivain au fond, ne fait que parler de lui, certains, les plus nombreux, se faisant ne parlent qu’à leur nombril.
    D’autres bien plus rares parlent de et à l’universel. Robertson Davies est de ceux-là.
    Ce que dit un vieux monsieur né en 1913 et mort en 1995, Canadien anglophone de Toronto, est éternel, intemporel, s’adresse à chacun où qu’il soit par delà sa culture spécifique.

  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 23h04 le 13/07/2012
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    Comme toujours, mes bouquins de l’été seront policiers : le dernier Läckberg - La Sirène ( dont j’aime le style et les personnages), quelques Coben, le PD James - La Mort s’invite ( que nous attendions depuis longtemps le dernier ouvrage) ...

    • Neferourê paillette
      Neferourê paillette répond à Mon-Al
      prof
      • Posté à 13h18 le 14/07/2012
      • Internaute 109763
        prof

      Amatrice de polars, avez-vous lu les livres de Caryl Férey ? Dont le dernier « mapuche » a paru au printemps ? Je vous le conseille, ça scotche. Quand on a terminé un volume, on reste assis sur son fauteuil quelques temps, juste assez pour digérer ce qu’on vient de lire. C’est noir foncé. très puissant.
      Sinon, les trois de Ellory : « seul le silence » ; « vendetta » (terrible !) et « les anonymes ». Je n’ai pas encore lu « Les anges de N Y », qui vient de paraître également.
      Je vais attaquer très vite « le sillage de l’oubli », de Bruce Machart, dont on m’a dit le plus grand bien.

  • laura89
    laura89
    expatrie et nostalgique
    • Posté à 23h06 le 13/07/2012
    • Internaute 189686
      expatrie et nostalgique

    J’ai beaucoup aimé et aussi : un commentaire dans un blog

    • yoyopolo
      yoyopolo répond à laura89
      Retraité hospitalier
      • Posté à 23h38 le 15/07/2012
      • Internaute 127734
        Retraité hospitalier

      Le thème du livre que vous conseillez paraît intéressent . Dans le registre du thriller réaliste « coup de poing “ , je conseille absolument celui-ci : Meurtres pour rédemption de Karine Giebel Lien et , celui-ci comme témoignage vécu de la mère d’un enfant autiste : Au fond des yeux ( Connie Mc Govern ) , Edition Face à Face .

  • Fancharmor
    Fancharmor
    Sceptique (=attitude qui nie la (...)
    • Posté à 23h49 le 14/07/2012
    • Internaute 142596
      Sceptique (=attitude qui nie la (...)

    Le Livre sans Nom - Anonyme
    Sonatine (460 pages) et Le Livre de Poche (512 pages)

    Dans une ville d’Amérique du Sud, Santa Modega, seule ville au monde ou les éclipses de soleil se produisent tous les 5 ans, une foule de personnages court après une pierre magique et un livre sans nom qui font des ravages. Et quels personnages, un serial killer surnommé le Bourbon Kid, un chasseur de prime fan d’Elvis, des moines spécialistes des arts martiaux qui découvrent le mal, ...
    Bref si vous aimez les films de Tarantino, les thriller déjantés, les vampires, les personnages flamboyants et totalement barges c’est le livre à ne pas louper. Et en plus il y des suites.

  • Fancharmor
    Fancharmor
    Sceptique (=attitude qui nie la (...)
    • Posté à 23h27 le 13/07/2012
    • Internaute 142596
      Sceptique (=attitude qui nie la (...)

    Quai d’Orsay : Chroniques diplomatiques Tomes 1 et 2
    Christophe Blain et Abel Lanzac
    Dargaud

    Une BD intelligente, grinçante et souvent hilarante sur les coulisses de la politique étrangère de la France. Ou comment le jeune Arthur Vlaminck engagé pour écrire les discours du flamboyant ministre des Affaires étrangères Alexandre Taillard de Worms (fortement inspiré par Dominique de Villepin) devra se faire sa place au milieu d’une foule de conseillers.
    Ecriture percutante et dessin élégant, ce n’est pas tous les jours que l’on peut lire une BD intelligente et adulte.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Fancharmor
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 10h29 le 14/07/2012
        éditeur
      • Journaliste 7
        Cofondateur

      Formidable. Il était dans une de nos précédentes sélections !
      Lien

      Dans les BD, je recommande aussi « La mort de Staline », tomes 1 et 2

    • antropophage housse
      antropophage housse répond à Fancharmor
      gendre iléal
      • Posté à 11h21 le 14/07/2012
      • 183680
        gendre iléal

      Exact...Il y a celle-la aussi.

    • J_P_M
      J_P_M répond à Fancharmor
      N/A
      • Posté à 09h12 le 15/07/2012
      • Internaute 91451
        N/A

      « Quai d’Orsay » m’a ennuyé. Le dessin est très laid. J’ai lu les premières pages, puis j’ai abandonné.

      • Fancharmor
        Fancharmor répond à J_P_M
        Sceptique (=attitude qui nie la (...)
        • Posté à 10h04 le 15/07/2012
        • Internaute 142596
          Sceptique (=attitude qui nie la (...)

        Dommage. Je trouve à l’inverse que le dessin est très réussi. Le trait rend bien cette sensation de mouvement permanent autour du ministre, cette sensation de perdre le fil chez le jeune auteur de discours.

  • Auroralucie
    Auroralucie
    Collectionneuse de rognures d' (...)
    • Posté à 23h31 le 13/07/2012
    • Internaute 124160
      Collectionneuse de rognures d' (...)

    « Sang d’encre au 36 », d’Hervé Jourdain.
    L’ originalité et l’efficacité ne sont pas seulement dû à ses talents d’écrivain, mais également au fait qu’il est officier de la police judiciaire de Paris depuis 8 ans, utilisant le jargon de la Crim’, connaissant les procédures d’enquêtes.

    Les flics du 36 quai des Orfèvres se retrouvent sur les traces du fantôme du 36, Maigret, les narguant par meurtres suivis de courriers envoyés à un journaliste proche du commissaire.
    Un bel hommage à Cremer, en passant....

    • Rhetoric-killer
      Rhetoric-killer répond à Auroralucie
      dommage contextuel
      • Posté à 11h56 le 14/07/2012
      • 183041
        dommage contextuel

      C’EST le nouveau débouché des flics en mal d’artisterie, de créer des romans (et des films) ’réalistes’, soit, bénéficiant de leur vécu personnel. Il y a même une série US entière, faite par un de ceux-ci, et qui se trouve être de très loin la meilleure chose jamais réalisée dans ce format : the WIRE (’Sur Ecoute’, traduction partielle et partiale du titre). Mais ces ’vécus’ me dérangent un peu en ce sens que, s’ils reviennent en effet sur certains clichés, ils en renforcent d’autres et notamment certains des préjugés sur le bien et le mal, classant invariablement les balances comme des mecs cools, par exemple. Ils ont aussi tendance à en surajouter sur la vie et les affects persos, faisant invariablement passer les flics qui déconnent comme ’victimes de la pression’. Bref, beaucoup d’indulgence pour les collègues. Je ne sais pas celui-ci, je n’ai pas lu, mais je doute que ce genre d’auteurs soient les mieux-à-même de disserter sur l’impact social des histoires de flics (et des histoires que nous font les flics)

      • Auroralucie
        Auroralucie répond à Rhetoric-killer
        Collectionneuse de rognures d' (...)
        • Posté à 12h16 le 14/07/2012
        • Internaute 124160
          Collectionneuse de rognures d' (...)

        Dans ce bouquin là, on ne retrouve pas la sauce série policière, où les gentils sont des flics, et les voleurs des méchants.
        Il y a des mauvais et des bons flics, et leurs états d’âme sont laissés de côté pour l’enquête. Pas de balances, pas de clichés bien et mal. Le lecteur est libre de voir le bien chez le criminel. Il peut même avoir de l’empathie, et trouver que certains flics ont des méthodes crasseuses....

        C’est intéressant d’en lire un qui justement bosse à la Crim’, avec leur jargon, et l’expérience.
        Des flics victimes de la pression, tu pensais peut-être au film Poliss ? Comment veux-tu que des flics de la BPM, ou de la Crim’ ne déconnent pas par soupape, à force de côtoyer la violence ?

        Si tu aimes le polar, lis-le. Tu ne devrais pas être déçu.

         
        • Rhetoric-killer
          Rhetoric-killer répond à Auroralucie
          dommage contextuel
          • Posté à 13h17 le 14/07/2012
          • 183041
            dommage contextuel

          je ne lis pas spécialement les polars, mais j’aime les bons livres, je tâche donc de suivre ton conseil et t’en laisserai une note d’appréciation sur ta page perso, merci. (maintenant, trouver une librairie.. tâche difficile en cette Ariège verte et culturellement désolée.. Mmmh, heureusement la ville n’est jamais loin longtemps de mes déambulations -à vrai dire, je ne me rappelle plus quand est la dernière fois que j’ai vu quelqu’un qui lit des livres, ici.. sont tous aux videos, télés, séries, agheu ! S’ils savaient combien les arts de peu de moyens sont riches en idées, ils auraient honte de leur flemme -heureusement, ils font tout pour ne pas le savoir (la nature est ainsi bien faite..)

          • Auroralucie
            Auroralucie répond à Rhetoric-killer
            Collectionneuse de rognures d' (...)
            • Posté à 13h59 le 14/07/2012
            • Internaute 124160
              Collectionneuse de rognures d' (...)

            Heu, Ariège, Terre Courage ! On se connaitrait ?
            Tu es un vrai voisin alors...
            Je sais, la culture en Ariège est désolante. Pourquoi suis-je inscrite ici ? Toulouse n’est pas loin, et les chevreuils qui aboient c’est pas mal aussi.
            La librairie de la Mousson, ou celle des Arcades à St Girons.
            Je sais, c’est mal, mais je commande pas mal sur internet mes bouquins.
            Et les bibliothèques chez qui pour certaines tu peux commander.

            Pour le polar, Millenium, j’en parle plus loin. Un des meilleurs. Celui de ce flic de la crime est moindre à côté !

            • Rhetoric-killer
              Rhetoric-killer répond à Auroralucie
              dommage contextuel
              • Posté à 14h55 le 14/07/2012
              • 183041
                dommage contextuel

              On croisera, sûr.. je ne connais pas la Mousson (je ne connais rien en fait, arrivée relativement fraiche), je peux passer par St Girons, les bibliothèques me stressent à cause de la limitation dans le temps -en fait j’achète mes livres et souvent ne les lis que des semaines ou des années des fois après (mais je finis toujours par les lire), une sorte de conditionnement à m’affranchir de l’espace-temps je suppose, pour mieux rentrer dans la dimension d’un livre ?

              • Auroralucie
                Auroralucie répond à Rhetoric-killer
                Collectionneuse de rognures d' (...)
                • Posté à 15h18 le 14/07/2012
                • Internaute 124160
                  Collectionneuse de rognures d' (...)

                La Mousson est une librairie tenue par des gens intelligents, qui aiment partager de bons ouvrages.
                Certaines bibliothèques te permettent de garder les bouquins deux mois. Et si tu ne les as pas lu, tu les ramènes, tout simplement.
                Je n’ai pas vraiment de conditionnement espace temps, mais plutôt trop plein de choses à faire, grosses fatigues, et l’impression d’avoir un corps qui me fait souffrir à tout va.
                Alors, la lecture, c’est un vrai plus....

        4 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 23h32 le 13/07/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    l’été n’est pas pourri pour tout le monde, il y a un gros coin où il fait beau et chaud...

    ne généralisons pas ! pas d’amalgame.

  • Auroralucie
    Auroralucie
    Collectionneuse de rognures d' (...)
    • Posté à 23h37 le 13/07/2012
    • Internaute 124160
      Collectionneuse de rognures d' (...)

    « Histoire naturelle de Buffon », loin d’être un livre de poche ( !).
    Auteur : Georges-Louis LECLERC ; comte de BUFFON.
    Editeur : PLACE DES VICTOIRES.
    Les magnifiques illustrations botaniques et animales de Buffon, en grand format.
    Ce n’est pas un livre qu’on emmène sur la plage, mais que l’on découvre au fil des années.
    Magnifique !

    • Kluh en Collants
      Kluh en Collants répond à Auroralucie
      Gaucho tortilleur de fion
      • Posté à 23h50 le 13/07/2012
      • Internaute 189261
        Gaucho tortilleur de fion

      Ah oui, ça c’est magnifique !

      • Auroralucie
        Auroralucie répond à Kluh en Collants
        Collectionneuse de rognures d' (...)
        • Posté à 23h57 le 13/07/2012
        • Internaute 124160
          Collectionneuse de rognures d' (...)

        Oui ! Buffon avait un côté naïf dans ses illustrations, qui rajoute au charme.
        Le livre est très gros, étonnamment accessible, mais trop lourd pour le trainer sur la plage....

         
        • Kluh en Collants
          Kluh en Collants répond à Auroralucie
          Gaucho tortilleur de fion
          • Posté à 23h59 le 13/07/2012
          • Internaute 189261
            Gaucho tortilleur de fion

          Il doit bien y avoir une version iPad, au poids (modéré) de l’iPad !

          • Auroralucie
            Auroralucie répond à Kluh en Collants
            Collectionneuse de rognures d' (...)
            • Posté à 00h06 le 14/07/2012
            • Internaute 124160
              Collectionneuse de rognures d' (...)

            Je ne sais pas. Et puis, je préfère le papier, de loin.
            Le lire sur un Ipad, c’est un peu comme visiter le Louvre sur internet, pour moi.

            • Kluh en Collants
              Kluh en Collants répond à Auroralucie
              Gaucho tortilleur de fion
              • Posté à 00h09 le 14/07/2012
              • Internaute 189261
                Gaucho tortilleur de fion

              C’est vrai. Mais ça permet de l’emporter sur la plage ; -)

              De Buffon, il y a aussi le bouquin grand luxe sur les oiseaux. Une merveille.

              • Auroralucie
                Auroralucie répond à Kluh en Collants
                Collectionneuse de rognures d' (...)
                • Posté à 00h14 le 14/07/2012
                • Internaute 124160
                  Collectionneuse de rognures d' (...)

                Yes, le sable sur l’Ipad !
                Je ne le connais pas celui avec les oiseaux, mais l’ouvrage que je cite comporte plus de 800 illustrations grand format. (50/30 cm)

        5 autres commentaires
  • Kluh en Collants
    Kluh en Collants
    Gaucho tortilleur de fion
    • Posté à 00h29 le 14/07/2012
    • Internaute 189261
      Gaucho tortilleur de fion

    + Les frères Karamazov, de Dostoïevski, que ce soit dans la traduction classique ou dans la nouvelle.

    + Astérix en Corse, de Goscinny (et Uderzo)

    + Fictions, de Borgès

    + L’Iliade, de Homère (traduction de Paul Mazon)

    + Les fleurs du mal, de Baudelaire

    + Le Cid, de Corneille

    + Cent ans de solitude, de Garcia Marquez

    + Mort à crédit, de Céline

    + Les caves du Vatican, de Gide

    + Rêveries d’un promeneur solitaire, de Rousseau

    + Les sales blagues de l’Écho, par Vuillemin

    + La reine Brunehaut, par Bruno Dumézil

    + La chanson de Roland, de Anonyme

    + Pantagruel, de Rabelais

    + Très brève relation de la destruction des Indes, de Bartolomé de Las Casas.

    + Commentaires royaux sur le Pérou des Incas, par Garcilaso de la Vega Inca

    Désolé, tout ça n’est pas sorti récemment. Mais il y a tant de bonnes choses qui ont été publiées depuis 3000 ans qu’on n’est pas obligé de se ruer sur les banalités de l’année.

    • Auroralucie
      Auroralucie répond à Kluh en Collants
      Collectionneuse de rognures d' (...)
      • Posté à 00h33 le 14/07/2012
      • Internaute 124160
        Collectionneuse de rognures d' (...)

      De Garcia marquez, L’ Amour Au temps du Choléras !

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