Photo 08/07/2012 à 11h15

Aux Rencontres d’Arles : comment aimer un enfant né d’un viol ?

Pierre Haski | Cofondateur Rue89



Unitended consequences, par Jonathan Torgovnik (DR)

Aux Rencontres d’Arles, c’est l’expo photo où le public s’attarde, en silence, sous le choc. Le travail de Jonathan Torgovnik, un photographe israélien vivant en Afrique du Sud, est de ceux qui marquent : une série de portraits de mères avec leurs enfants, tous du même age, tous issus de viols subis pendant le génocide du Rwanda en 1994.

Jonathan Torgovnik a retrouvé ces femmes qui ont subi une triple peine pendant ces heures tragiques du pays aux mille collines : elles ont vu leur famille massacrée, elles ont été violées, et elles doivent vivre depuis avec le symbole de ce drame, un enfant non désiré.

Ce sont des photos tendres, pourtant, que nous montre ce photographe de 43 ans qui a publié dans les plus grands magazines mondiaux. Des photos tendres mais tristes, sous le titre neutre de « Conséquences imprévues » (Unintended consequences).

Union forcée avec le bourreau de sa famille

Chaque photo est accompagnée de l’histoire racontée par la mère. Qui dit tout, l’horreur du viol et du massacre de ses proches, l’horreur de la découverte de cette grossesse, et l’interrogation suprême : comment aimer un enfant né de cette union forcée avec le bourreau de sa famille ?

Et le miracle de la vie, qui permet de survivre, et même parfois d’aimer après de telles tragédies : chacune de ces mères finit par admettre qu’elle aime d’une manière ou d’une autre cet enfant qui permet à la vie de reprendre ces droits. L’une d’elle admet que cet enfant permet à sa famille exterminée de continuer à exister et à se projeter dans l’avenir.

Ces récits se retrouvent également, en anglais, dans un diaporama sonore disponible à l’expo, que l’on peut écouter à l’infini. Des voix monotones qui disent l’impensable.


Unitended consequences à Arles, par Jonathan Torgovnik (Pierre Haski/Rue89)

Les histoires se succèdent. Marie raconte :

« Quand j’ai entendu les balles, je me suis précipitée pour me cacher sous mon lit. Ils ont tué mon oncle, et ma tante, mais pas leur bébé Jacqueline. Lorsque je suis sortie de ma cachette, c’était un des moments les plus épouvantables de ma vie. Ils avaient violé ma tante, du sang coulait de ses parties génitales. Le salon entier était couvert de sang et de cadavres, sauf la petite, vivante, qui tétait encore le sein de sa mère morte.

Nous avons été attaqués par une bande de Hutus. J’ai commencé à hurler, à crier, à faire du bruit. L’un d’eux m’a frappée très fort à la poitrine. Ils ont négocié entre eux pour savoir lequel me ramènerait chez lui. Puis j’ai été violée. Après ça, je n’arrivais plus à parler. [...] Un mois et demi plus tard, j’ai appris que j’étais enceinte.

Après la guerre, j’ai retrouvé mon père, qui m’a répété constamment que cette enfant était mauvaise, que sa famille était mauvaise. Sa famille a tué ma famille. Je n’ai donc aucune raison de l’aimer. Rien que de la voir, elle me rappelle le viol. Le premier viol, le deuxième viol, et tous les viols qui ont suivi. Je ne peux pas dire que je l’aime, mais en même temps, je ne dirais pas que je la hais. »


Unitended consequences à Arles, par Jonathan Torgovnik (Pierre Haski/Rue89)

On pense aussitôt au magnifique travail de Jean Hatzfeld, ancien journaliste de Libération, qui a recueilli d’abord les paroles des victimes du génocide rwandais, avant de recevoir celles de leurs bourreaux, et de montrer comment on peut se remettre à vivre, et même à cohabiter après de tels drames.

Sa trilogie – « Dans le nu de la vie », « Une saison de machettes », « La stratégie des antilopes » (tous publiés au Seuil) – s’attache à démonter les mécanismes d’un génocide au niveau humain. Comme ce travail photographique et anthropologique de Jonathan Torgovnik.

Et à chaque fois, c’est l’humanité qui l’emporte, comme ces paroles de mère qui concluent le diaporama sonore :

« Mes enfants, mes orphelins, ma fille sont mon espoir. »


Unitended consequences à Arles, par Jonathan Torgovnik (Pierre Haski/Rue89)

Infos pratiques
Rencontres photographiques d’Arles

Jusqu'au 23 septembre sur plusieurs sites de la ville d'Arles. site web : www.rencontres-arles.com

  • 24056 visites
  • 39 réactions
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  • cabral amilcar
    cabral amilcar
    peureux célèbre
    • Posté à 12h01 le 08/07/2012
    • Internaute 29973
      peureux célèbre

    vous ne vous en rendez pas compte mais le titre est épouvantable, épouvantable d’immodestie, de trivialité de la douleur, obscène et comme baignant depuis longtemps dans l’obscénité ambiante, exactement dans la pornographie, l’expo est surement intéressante et le travail du photographe peut-être intéressant, l’article lui-même n’est pas inintéressant mais le titre, merde. rencontre foto : surmonter un viol. tu le vois mieux là ?

    • la choukette
      la choukette répond à cabral amilcar
      libre penseur si possible
      • Posté à 14h49 le 09/07/2012
      • Internaute 90914
        libre penseur si possible

      le titre génère du clics et c’est tout ce qui compte pour le journalisme moderne : le racolage quitte a être obscène, immoral et totalement irresponsable.

      enfin ça c’est pour les sujets de société,

      pour le reste, le publireportage, le but est juste de promouvoir de nouveaux besoins, de nouveaux objets à consommer, bref de promouvoir le consumérisme.

      le journaliste devient par la même un des vendeurs de lessives le plus nocif du monde moderne, générateur de fausses frustrations et de fausses envies et source d’anxiété permanente propice au sacro saint consumérisme.

      et quand on voit qui finance la presse on se rend bien compte que la boucle est déjà bouclée depuis un bail.

    • vieilanarfatigué
      vieilanarfatigué répond à cabral amilcar
      Changer le monde, c'est se (...)
      • Posté à 15h27 le 09/07/2012
      • Internaute 125168
        Changer le monde, c'est se (...)

      Je partage votre point de vue à ceci près que l’article est aussi à mettre dans le même sac. C’est , à mon avis le genre de reportage photo, qui se passe de commentaires, les photos se suffisant à elles mêmes. Il y a parfois des moments où il faut savoir se taire, où la dignité d’un silence est plus humain que n’importe quel mot. La photo de ce point de vue là, est un média irremplaçable.

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 18h20 le 11/07/2012
      • Internaute 134590

      il est vrai que le titre est mal choisi parce qu’il place ces femmes dont l’histoire est racontée devant un faux choix : aimer ou ne pas aimer cet enfant « issu, fruit » du viol.

      De plus, c’est avec la sensation opposée qu’on ressort de cette expo. Justement ce sentiment que l’humain s’arrange et s’accommode de toutes ses expériences et transforme inlassablement sa réalité pour la rendre vivable.

      Cet expo montre justement que la relation de ces enfants à leur mère n’est pas celle de deux victimes. Elle va au delà, elle est ailleurs. C’est la résilience, la capacité la plus hallucinante de l’être humain. Le fait qu’on peut imaginer, créer et construire autre chose dans lequel on peut survivre, tout ça avec les ingrédients invivables qui nous ont été donnés.

  • Ruskoff
    Ruskoff
    palefrenier
    • Posté à 12h06 le 08/07/2012
    • 181108
      palefrenier

    Il y a 2 façons de parler du génocide au Rwanda en 1994 :
    Coté émotion avec les millions de morts, les viols, les exactions... on fait pleurer dans les chaumières, on parles de la souffrance, des artistes prennent des photos... etc.

    Et il y a le coté justice : plusieurs génocidaires vivent actuellement en France tranquillement, aucun n’a été jugé. Les victimes se battent de 1994, désignent leurs bourreaux, savent ou ils habitent en France, déposent plainte... pour rien : aucune poursuite.

    Sans parler des complicités des hommes politiques français dans ce qui s’est passé là-bas

  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 12h04 le 08/07/2012
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    Quel charmant sujet..

    • Oignon
      Oignon répond à DiaboloSatanas
      Etudiant
      • Posté à 21h31 le 08/07/2012
      • Internaute 95253
        Etudiant

      Mais il existe, donc il faut en parler. Ne pas parler de choses désagréables ne mène à rien de bon.

    • Nelan
      Nelan répond à DiaboloSatanas
      Nul part
      • Posté à 00h31 le 09/07/2012
      • 177300
        Nul part

      Charmant, non, mais c’est ça l’humanité, un mélange d’horreur et de miracles...

      L’humain, c’est celui qui peut construire et détruire en même temps, sauver et tuer, être torturé puis torturer à son tour.

      Il est trop facile de chercher la figure du monstre ou de l’ange

      Après, concernant cette exposition, je ne l’ai pas vu, je ne peux donc pas dire si le traitement est bon, ou un truc misérabiliste et racoleur...

  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 13h04 le 08/07/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    Et tout ça grâce au gouvernement de cohabitation de la République Française...

    On aimerait des articles sur nos responsabilités, plutôt que de l’émotion sur nos victimes.

    • licia
      licia répond à AutistReading
      de-ci de-là
      • Posté à 15h43 le 08/07/2012
      • Internaute 118601
        de-ci de-là

      En effet avoir un enfant après un viol est une mièvrerie...
      Pfffft

      • AutistReading
        AutistReading répond à licia
        Au snack elle prend pas de kebab
        • Posté à 16h52 le 08/07/2012
        • 184876
          Au snack elle prend pas de kebab

        Que le gouvernement fasse subventionner ce genre d’expo à travers son ministère de culture, alors qu’il nie encore ses responsabilités dans ces horreurs, c’est pire que de la mièvrerie, en fait.

        Et les journalistes qui jouent le jeu ne valent pas mieux que le gouvernement.

         
        • licia
          licia répond à AutistReading
          de-ci de-là
          • Posté à 20h17 le 08/07/2012
          • Internaute 118601
            de-ci de-là

          Vous aviez pourtant trouvé ce sujet mièvre avant que votre commentaire ne soit zappé par la surveillance.

          • AutistReading
            AutistReading répond à licia
            Au snack elle prend pas de kebab
            • Posté à 10h45 le 09/07/2012
            • 184876
              Au snack elle prend pas de kebab

            Je ne le nie pas, j’en rajoute.

            C’est pire que mièvre, c’est de la mièvrerie ayant pour objectif d’occulter nos responsabilités.

            • licia
              licia répond à AutistReading
              de-ci de-là
              • Posté à 12h17 le 09/07/2012
              • Internaute 118601
                de-ci de-là

              Vous êtes vraiment un type entier dans vos jugements !
              Le photographe est Sud Africain, donc aucunement concerné par ces horreurs.
              Et je ne pense pas que P. Haski fasse de la propagande en informant sur une expo aux rencontres photos d’Arles.
              Que par contre personne n’évoque ouvertement le véritable rôle du gouvernement Français et par voie de conséquences celui de ses militaires au moment de ce génocide me semble comme a vous inadmissible.
              Mais ca sortira un jour, malheureusement trop tardivement pour être jugé devant un tribunal.

        3 autres commentaires
  • Gracie02
    Gracie02
    En mode Prada
    • Posté à 14h11 le 08/07/2012
    • Internaute 189652
      En mode Prada

    Et bien je me le demande aussi. Est ce que ces mères quand elles voient cette enfant repense aux atrocités qu’elles ont subi ? L’enfant devient il le symbole de cette souffrance ? Le problème c’est que ces enfants sont innocents dans ces histoires et pourtant......

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 14h53 le 08/07/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « comment aimer un enfant né d’un viol ? »

    ► Parce que ces deux sont victimes de la même violence...

    • miakhi
      miakhi répond à Pierrrrre
      ni frigide ni barjot
      • Posté à 11h36 le 09/07/2012
      • Internaute 168781
        ni frigide ni barjot

      De la MEME violence ?

      On voit tout de suite que vous connaissez des femmes violées, vous.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à miakhi
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 12h19 le 09/07/2012
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        ► ...et vous la vie des enfants orphelins

         
        • miakhi
          miakhi répond à Pierrrrre
          ni frigide ni barjot
          • Posté à 13h18 le 09/07/2012
          • Internaute 168781
            ni frigide ni barjot

          « des enfants orphelins »
          Juste deux remarques :
          1. Vous êtes analphabète ou vous n’avez pas lu l’article sur l’expo ? ? ? ? Parce qu’il y est montré des enfants et leur mère...
          2. Je ne vois pas comment on peut soutenir que le fait d’être violée pour une femme et le fait d’être orphelin pour un enfant, relèvent de « la même violence ».

          Conclusion : rrrrréfléchissez donc un peu avant d’écrire vos commentaires.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à miakhi
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 14h02 le 09/07/2012
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « des enfants et leur mère... »

            ► Et donc orphelins de père, ce qui est lourd à porter.. particulièrement en Afrique.

            –––––-

            « le fait d’être violée pour une femme et le fait d’être orphelin pour un enfant, relèvent de “ la même violence ”. »

            ► Je ne les comparais pas par leur nature,
            mais par la souffrance qu’ils engendrent

            ––––––

            « réfléchissez donc un peu avant d’écrire vos commentaires. »

            ► Je le fais à chaque fois,
            et j’assume mes écrits.

            La comparaison entre deux violences n’étant pas élément à minimiser une quelconque violence.
            Si l’une passe par une agression,
            elles sont les deux porteuses d’un mal-être latent au coupable identique.

            • miakhi
              miakhi répond à Pierrrrre
              ni frigide ni barjot
              • Posté à 22h03 le 09/07/2012
              • Internaute 168781
                ni frigide ni barjot

              Ah, parce que l’Afrique, ça existe ? Belle généralité !
              Ce que vous dites sur l’absence de père ne rejoint pas du tout mon expérience vécue à Dapaong, Nord Togo. C’est l’absence de mère qui est plus préjudiciable.

              La souffrance issue d’un viol n’a rien avoir avec la souffrance du fait d’être orphelin de père, que je sache.

              Vous troisième intervention m’est totalement obscure. Que voulez-vous dire ? Qu’un assassin et un violeur génère un mal-être chez ses victimes ? ? ? Belle découverte ! Habituellement, on parle plutôt de traumatisme.

              • soutenable lourdeur du néant
                • Posté à 18h15 le 11/07/2012
                • Internaute 134590

                il est parfaitement vrai qu’il est souvent plus préjudiciable de voir sa mère mourir que son père, et ce dans plusieurs pays et régions africains.

                Entre autre car de nombreuses coutumes font en sorte que la nouvelle femme virera purement et simplement les enfants de la première couche... Ces coutumes sont à l’origine d’une grande proportion des enfants des rues du continent.

        4 autres commentaires
  • Laland
    Laland
    Google est ton ami
    • Posté à 15h21 le 08/07/2012
    • 178443
      Google est ton ami

    Je tiens à remercier l’auteur et Rue89 pour ce super article. Merci de me faire découvrir le Rwanda. Grâce à vous maintenant, je fais pouvoir briller en société. Lors d’un diner, si on aborde le Rwanda, je pourrais dire : « _ Oh ! Moi, vous savez, le Rwanda je connais très bien. J’ai lu dans un article que les femmes rwandaises ont été violées durant la guerre “et qu’elles doivent vivre depuis avec le symbole de ce drame, un enfant non désiré,‘dixit l’article.’
    En tout cas, merci encore pour m’avoir ouvert les yeux sur le Rwanda.

    Ps : Vous avez oublié la Kalachnikov.

  • AMDP
    AMDP
    Feindre d'ignorer ce qu'on sait (...)
    • Posté à 15h39 le 08/07/2012
    • 182694
      Feindre d'ignorer ce qu'on sait (...)

    Je ne saurais vraiment l’expliquer mais la conclusion de l’article me gêne « Et à chaque fois, c’est l’humanité qui l’emporte, comme ces paroles de mère qui concluent le diaporama sonore : Mes enfants, mes orphelins, ma fille sont mon espoir. » Si le fait d’accepter (ou de considérer comme espoir) un enfant né d’un viol comme « de l’humanité », qu’en est-il des femmes qui le rejettent...

    • gstr
      gstr répond à AMDP
      geek !
      • Posté à 22h53 le 08/07/2012
      • Internaute 157965
        geek !

      On ne peut jeter la pierre aux femmes qui rejetteraient ces enfants. Comment le faire ! ! !
      Mais pourquoi nous empêcher d’être dans l’admiration d’un tel courage, d’une telle abnégation ! Ce n’est pas parce qu’on exalte ceux sur terre qui ont quelque chose des anges (c’est une métaphore) qu’on rabaisse les gens « normaux ».

      Je ne retiens que la beauté, la grandeur, l’immense et douloureuse lumière qui se dégage de ces vies.

  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 17h01 le 08/07/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    « comment aimer un enfant né d’un viol ? »

    Comment la communauté internationale, et surtout la France, qui a soutenu les génocidaires, oblige des femmes qui ont subi des viols par ces génocidaires à aimer ces enfants qui ne sont pas vraiment d’elles.

    Ça me parait un meilleur titre pour ce reportage sur la françafric qui continue aujourd’hui.

    • Kluh en Collants
      Kluh en Collants répond à AutistReading
      Gaucho tortilleur de fion
      • Posté à 00h34 le 10/07/2012
      • Internaute 189261
        Gaucho tortilleur de fion

      La France n’a pas soutenu les génocidaires et n’a pas de responsabilité dans cette affaire. Et elle n’a pas violé ces femmes non plus. Nous avons déjà notre lot de crimes commis dans le passé, inutile d’en rajouter quand nous n’y sommes pour rien.

      • AutistReading
        AutistReading répond à Kluh en Collants
        Au snack elle prend pas de kebab
        • Posté à 02h20 le 10/07/2012
        • 184876
          Au snack elle prend pas de kebab

        C’est pour ça que le Gouvernement intérimaire rwandais (les génocidaires) s’est formé à l’ambassade de France...
        Lien
        Les accusations de viols, de traitements cruels, de livraisons de rescapés tutsi aux tueurs dans les camps de réfugiés sous la garde des militaires français sont nombreuses et font l’objet d’une instruction confiée maintenant au Pôle « Génocides et crimes contre l’humanité » du tribunal de grande instance de Paris.
        Lien

        Nous y sommes pour beaucoup.
        Inutile de tortiller du fion.

         
        • Kluh en Collants
          Kluh en Collants répond à AutistReading
          Gaucho tortilleur de fion
          • Posté à 19h54 le 10/07/2012
          • Internaute 189261
            Gaucho tortilleur de fion

          Propagande, désolé. Ces deux liens ne sont pas très sérieux, limite complotistes dans la forme, et sur le fond.

          • AutistReading
            AutistReading répond à Kluh en Collants
            Au snack elle prend pas de kebab
            • Posté à 00h45 le 11/07/2012
            • 184876
              Au snack elle prend pas de kebab

            Pas plus complotiste que la commission rwandaise sur l’implication de la France qui a listé 33 33 personnalités françaises susceptibles d’être poursuivies pour complicité de génocide. Lien

            Pas plus complotiste que la Cour européenne des droits de l’homme qui a condamné la France pour la lenteur de sa justice sur les plaintes déposées en France (pas une n’a encore été traitée).
            Ça tortille du fion...

            • Kluh en Collants
              Kluh en Collants répond à AutistReading
              Gaucho tortilleur de fion
              • Posté à 00h49 le 11/07/2012
              • Internaute 189261
                Gaucho tortilleur de fion

              Double pipeau.

              1) Kagame mène un combat géopolitique contre la France, et le Rwanda ne bénéficie d’aucune des garanties d’un état de droit. Cette commission est un organe politique sans intérêt.

              2) La justice française est condamnée pour sa menteur dans tous les cas, aussi bien pour le droit commun que pour le droit exceptionnel. Cet argument est donc un sophisme.

              • AutistReading
                AutistReading répond à Kluh en Collants
                Au snack elle prend pas de kebab
                • Posté à 01h37 le 11/07/2012
                • 184876
                  Au snack elle prend pas de kebab

                « Kagame mène un combat géopolitique contre la France »
                Ben ça se comprend.

                Avant que Trévidic n’intervienne, la France accusait Kagame d’avoir fait péter le président de 1994 et d’avoir organisé le génocide de son propre peuple.

                Et des plaintes déposées en 2004 et qui sont en 2012 en instruction, c’est plus de la lenteur, c’est de l’obstruction.

        4 autres commentaires
  • Aelfgyva des Brumes
    Aelfgyva des Brumes
    Inconnue dans la tapisserie de (...)
    • Posté à 19h02 le 08/07/2012
    • Internaute 186281
      Inconnue dans la tapisserie de (...)

    ...et comment dire un jour à son enfant que son père était un criminel qui a contribué à briser des dizaines de vies ? ...

    • Kluh en Collants
      Kluh en Collants répond à Aelfgyva des Brumes
      Gaucho tortilleur de fion
      • Posté à 00h35 le 10/07/2012
      • Internaute 189261
        Gaucho tortilleur de fion

      Ce n’est pas son père, ce n’est que l’inséminateur de passage, tout comme une éprouvette. Le père, c’est l’homme qui l’a éduqué s’il y en a un. Et sinon, cet enfant n’a pas de père, c’est tout.

  • milymalena
    milymalena
    artiste peintre
    • Posté à 03h10 le 09/07/2012
    • Internaute 138309
      artiste peintre

    « Les plus grandes douleurs sont muettes »
    On en fait pas des « clichés“pour que d’autres admirent des illusions...‘d’artistes’
    Au fond c’est moche et triste.

  • KayOo
    KayOo
    dans la Forêt Vierge.
    • Posté à 09h43 le 09/07/2012
    • Internaute 121002
      dans la Forêt Vierge.

    Chaud.

  • A déménagé le 25.04.2013
    • Posté à 23h48 le 09/07/2012
    • Internaute 150693

    Est ce que le dispositif d’une « exposition » est adéquat au sujet, voilà à mon sens ce qui pose problème ou question comme on veut.

    A une exposition, il y a des spectateurs, debouts qui vaquent d’une photo à une autre, lisant les cartouches, s’attardant devant des écrans (si j’ai bien compris), bref suivant une scénographie.

    Est ce que ce sujet se prête à scénographie ?

    Cela me rappelle la controverse qui a suivie la sortie de « kapo » de Gillo Pontocorvo, où Rivette avait stigmatisé le fameux « travelling immoral » sur le suicide sur les barbelés d’un des personnages. Faire un mouvement de caméra sur ce moment (et dans ces lieux) lui semblait abject.

    Sans aller jusque là, le dispositif muséal (pour faire chic) est-il adapté ?

    Je n’ai pas vu, mais de loin, c’est une gêne du même ordre qui semble poindre ici.

  • Buabilion
    • Posté à 01h27 le 10/07/2012
    • 183666

    Eh bien, je trouve que c’est un vrai sujet, qui mériterait un article de fond : dans de nombreux pays, des femmes se battent pour le droit à l’avortement qui leur est refusé, même en cas de viol.
    Alors oui, c’est une bonne question : comment fait-on pour aimer un enfant issu d’un viol ? Est-ce possible ? Et une autre bonne question serait : comment fait-on pour s’aimer quand on est un enfant issu d’un viol ?
    J’avais peur en début de lecture que l’article verse dans un parti-pris, mais non.
    Seule déception : pas assez de développement.
    Et je rejoins mon voisin du dessus sur « le dispositif d’une “ exposition ” adéquat au sujet “. S’il n’est pas accompagné d’un travail de fond, on se contente de se poser la question sans faire un travail empathique pour tenter de mieux comprendre.
    J’ai beau chercher, je ne vois pas de film parlant de ça. De pièces de théâtre, non plus, pas plus que de romans. Quelqu’un en connaît ?

  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 18h10 le 11/07/2012
    • Internaute 134590

    Superbe première image : Ça change des photos immondes récupérées dans les banques gratuites ou piquées purement et simplement sur Flickr et qui font régulièrement insulte aux articles qu’elles illustrent sur ce site.

    Haski, allez dons parler un peu photo de presse à vos collègues, qui visiblement s’en foutent ! ! !

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