Polémique 06/07/2012 à 16h39

Comment consommer la musique à l’ère du numérique ?

Anne-Sophie Barreau



Un CD cassé (NightRStar/Flickr/CC)

Depuis ce 16 juin où elle a avoué que sa bibliothèque iTunes comprenait 11 000 titres et qu’elle n’avait acheté que quinze CD dans toute sa vie, la notoriété de la jeune Emily White est instantanément montée en flèche – chacun, simple consommateur ou acteur influent de la filière du disque, s’empressant de réagir.

C’est la question d’une offre véritablement en prise avec les nouvelles façons de consommer, au sein d’un paysage profondément transformé par la musique digitale, qui est posée.

Un nouveau mode de consommation

A 21 ans, Emily White est directrice de l’American university campus radio, une grosse « écouteuse » de musique, comme elle se décrit elle-même, et stagiaire à NPR, la principale radio publique américaine, pour le compte de laquelle elle tient un blog.

C’est précisément sur ce dernier qu’elle a choisi de s’exprimer : elle ne fait de mystère ni sur le nombre important de titres qu’elle possède (presque aucun n’a été téléchargé illégalement, mais beaucoup ont été « empruntés » à sa famille, à sa radio, ou « donnés » par un ami), ni sur son ignorance totale de l’objet disque, encore moins sur son absence de scrupules à consommer la musique de cette manière.

« Aussi importants soient-ils dans ma vie, je n’ai jamais investi d’argent dans les musiciens et les albums en dehors de tickets de concert et de T-shirts. »

Selon elle, ce sont aux gouvernements et aux professionnels du secteur de combler le vide juridique ; elle plaide au contraire pour un « super Spotify » (un service de streaming musical).

Il est permis de penser qu’en digne représentante de la génération Y, Emily White n’ignorait pas qu’en choisissant ce mode d’expression, ses révélations ne passeraient pas inaperçues. Mais elle était certainement à mille lieues de se douter que son billet déchaînerait les passions.

Son post fait aujourd’hui l’objet de près de 8 500 recommandations sur Facebook et de plus de 900 commentaires. Si beaucoup sont ouvertement critiques et d’autres – en appelant à la responsabilité individuelle – plutôt moralisateurs, tous mettent en lumière la nécessité d’une plus grande adéquation entre l’offre proposée et les façons de consommer. Qu’en est-il ?

Des consommateurs très différents

Si la suprématie de la musique digitale sur la musique physique n’est pas complètement établie – les deux font encore jeu égal aux Etats-Unis –, la dynamique enclenchée par Apple au début des années 2000 est inéluctable. Il n’est qu’à voir comme les rayons dédiés à la musique sont maintenant réduits à peau de chagrin dans les grandes enseignes américaines.

Dans ce contexte, pour Jérôme Rastoldo, jeune diplômé de l’Essec passé par Orange et Warner Music France, aujourd’hui analyste stratégique à San Francisco au sein de l’atelier BNP Paribas (en pointe sur les questions d’innovation technologique dans la Silicon Valley), l’avenir passe par une segmentation de l’offre :

« Les études qui ont été réalisées ne prouvent pas que la location cannibalise l’achat. En revanche, on a affaire à des consommateurs très divers. Certains préfèreront avoir la musique dans leur discothèque chez eux et à vie, d’autres écouteront une radio numérique, et parmi ceux-là on en trouvera qui souhaiteront que la radio soit gérée par un algorithme quand d’autres plébisciteront un système de “curation”. Tous ces modèles répondent à des besoins différents, il faut donc privilégier une approche en termes de collaboration et de segmentation de l’offre. »

Et Jérôme Rastoldo de poursuivre en énumérant la liste des initiatives promises à un bel avenir. De Songza – curation de playlists par des experts avec classement en fonction du moment de la journée et de l’humeur des auditeurs (un service uniquement disponible aux Etats-Unis) –, à Hypemachine – qui se fonde sur les partages des utilisateurs sur les réseaux sociaux pour réaliser d’autres charts et promouvoir des nouveautés – en passant par TurnTable.fm (seulement aux Etats-Unis), qui propose une écoute synchronisée de musique dans des salles virtuelles, celle-ci est foisonnante aux Etats-Unis.

Et met particulièrement à l’honneur la radio interactive Pandora (seulement aux Etats-Unis), aussi séduisante dans son principe – un titre choisi va automatiquement générer une liste qui elle-même sera affinée à partir de toute une batterie de critères permettant de définir très précisément les goûts de l’auditeur – que solide économiquement en raison de l’insertion de publicité.

Aider à trouver de la musique

Jérôme Rastoldo, qui a également ouvert sur Scoop.it une page compilant tous les articles traitant des services innovants et des nouveaux modes de consommation de la musique, ne cache d’ailleurs pas son enthousiasme devant toutes ces nouvelles possibilités directement issues de la dématérialisation :

« La quantité et la variété de musique disponible est phénoménale mais les consommateurs ne savent pas toujours où la trouver. C’est la grande force de ces multiples outils de découverte que de les y aider. »

C’est bien là, dans une offre digitale légale et innovante solidement arrimée aux grandes majors assurant la juste rétribution de tous les acteurs, que se trouvent les gisements de croissance. Si celle-ci est au rendez-vous, nul doute qu’elle adoucira les mœurs.

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  • zinzolin09
    zinzolin09
    Mauvais esprit
    • Posté à 16h56 le 06/07/2012
    • Internaute 70144
      Mauvais esprit

    J’ai pas lu, mais la proximité des deux mots « consommer » et « musique » m’a indisposé !

    • kestucroa
      kestucroa répond à zinzolin09
      • Posté à 21h21 le 06/07/2012
      • Internaute 111844

      Bof, on consomme même sa mort.
      Des pages entières de conventions obsèques sur tout bon moteur de recherches.
      Et puis, entre nous, 90% de la « musique » ne vaut guère mieux qu’un fast food

    • crawl
      crawl répond à zinzolin09
      formation
      • Posté à 11h37 le 07/07/2012
      • Internaute 48766
        formation

      J’ai seulement scanné le texte également, pour le cas où « polémiques » porterait justement sur l’aspect « consommé » de la musique, mais non !
      Alors, comme les chats : ffffffffFFFFFFFFFFFF RRRAAAAAOOOUWWWIIIIN !
      La musique consommable, c’est la m****de en barre promue par TF1 & consorts, c’est le progrès Bolino : même plus besoin de mâcher, tu chauffes, tu vides illico le tout aux chiottes et tu tires la chasse !
      En dehors des (pré)ados boutonneux pour qui tout ce qui brille est d’or, le « marché » est plutôt restreint...
      A y réfléchir, en fait, c’est probablement là une des raisons de la « crise » du disque : les majors à vouloir « faire du produit », se sont déconnectés de leur clientèle qui ne voit pas pour quelle raison elle continuerait à les engraisser !
      Les audiophiles ne sont pas de « simples consommateurs » de musique, et les producteurs ne peuvent pas, sur le long terme, être de « simples marchand industriels »

    • Eusèbe
      Eusèbe répond à zinzolin09
      jamais le temps de tout faire
      • Posté à 07h28 le 08/07/2012
      • Internaute 158922
        jamais le temps de tout faire

      Entièrement d’accord avec vous. Je suis content que votre post soit en tête de page. Cette ’consommation ’ va de pair avec une pléthore de chanteurs ou de musiciens sans talent, ’fabriqués’ par des entreprises et encensés à coup de matraquage médiatique, quand ce n’est pas lancés par un engouement immédiat - donc fugace- sur le net.. Je trouve ahurissant que les deux chansons qui ont ’lancé’ Grégoire et Zaz soient leur plus mauvaise : musique simpliste, texte ’bateau’ et répétitif. J’ose espérer qu’ils en ont de meilleures. Moi, elles m’ont juste dégoûté d’en écouter plus ! Les maisons de production et les média se dépêchent de fourguer leur m.... à un public surtout jeune, au goût musical non formé, donc apte à tout avaler sans discernement du moment qu’on en a parlé à la télé ou sur le net.

      • zinzolin09
        zinzolin09 répond à Eusèbe
        Mauvais esprit
        • Posté à 07h55 le 08/07/2012
        • Internaute 70144
          Mauvais esprit

        Je me demande parfois si ce dans ce qu’écoutent les jeunes, la seule qualité qu’ils recherchent, ce n’est pas la quantité de décibels pour ne plus entendre ce qui se passe dans leur tête et autour d’eux...
        Le monde qu’on leur propose n’est pas si réjouissant et j’espère qu’ils vont prendre les choses en main pour le faire changer.

  • la choukette
    la choukette
    libre penseur si possible
    • Posté à 16h57 le 06/07/2012
    • Internaute 90914
      libre penseur si possible

    « Comment consommer la musique à l’ère du numérique ? »

    moi la musique je l’écoute, c’est le shampoing que je consomme ...

    une piste sur les raisons du déclin du marché du disque peut être ?

    maintenant que les marchands du temple ont tout salopés ça va pas être facile en même temps ...

  • Madzoo
    Madzoo
    NE SW
    • Posté à 17h00 le 06/07/2012
    • Internaute 133176
      NE SW

    Et après l’introduction il y a un article ?
    C’est un peu léger comme article !
    Relayer une info, maintes fois reprise, qui commence à dater et lister les différents moyens d’écoute de la musique, c’est un peu court.
    Pas de mise en perspective, juste le point de vue d’un consultant de la BNP, pas d’interview de gens concernés ...
    Du grand art.

  • Tuxy
    Tuxy
    victime de la ploutocratie
    • Posté à 17h03 le 06/07/2012
    • 178477
      victime de la ploutocratie

    Anne-Sophie Barreau, votre titre est choquant, horrible est partisan.
    Déjà qu’on subit de pleins fouets une belle petite génération de décérébré arrogant, alternant entre kikoolol et persuadé qu’être geek c’est cool...
    vous nous faites en plus le coup de nous rendre CONSOMMATEUR
    seulement de musique.

    JE sais pas faites quelque chose. Lisez, renseignez vous.
    Allez, commencez par le rejet d’ACTA au P.E. Ce sera déjà un bon début pour votre culture... numérique et les enjeux qui en découlent sur la créativité (oubliée mais bien présente).

    sinon faites vous embauchez par Vivendi. Vite, des gens comme vous ils en cherchent.

  • alain georges
    alain georges
    tête contre les murs
    • Posté à 17h04 le 06/07/2012
    • 185805
      tête contre les murs

    en achetant à nouveau du vinyl, on adhère mieux à la démarche de l artiste.les cd c était de l arnaque au point de vue qualité et le téléchargement a renchéri les concerts , un vrai scandale.

    • Madzoo
      Madzoo répond à alain georges
      NE SW
      • Posté à 17h09 le 06/07/2012
      • Internaute 133176
        NE SW

      Plus qu’en achetant du vinyle (ce que je cautionne également), en soutenant des artistes indépendants par de l’achat direct sur leur site, durant leur concerts, en évitant les intermédiaires parasites.
      Le vinyle, les marchands de produits périssables en vendent aussi, profitant de l’effet d’aubaine engendré par le regain de popularité du microsillon.

  • Halimdor
    Halimdor
    Gaucho-anarcho-socialo-islamo- (...)
    • Posté à 17h09 le 06/07/2012
    • Internaute 186711
      Gaucho-anarcho-socialo-islamo- (...)

    C’est pour ça que je télécharge. Pour pas qu’on me traite de consommateur.

    • Z comme Zorglub
      Z comme Zorglub répond à Halimdor
      trouvére
      • Posté à 18h07 le 06/07/2012
      • 185477
        trouvére

      d’un autre côté il y a des groupes qui ont vraiment besoin qu’on achète leur musique.

      télécharger les stones ou les doors c’est po bien grave par contre.

      • Halimdor
        Halimdor répond à Z comme Zorglub
        Gaucho-anarcho-socialo-islamo- (...)
        • Posté à 22h43 le 06/07/2012
        • Internaute 186711
          Gaucho-anarcho-socialo-islamo- (...)

        Pas d’inquiétude, les groupes que je télécharge n’ont pas besoin de mes sous pour vivre =)

         
        • Z comme Zorglub
          Z comme Zorglub répond à Halimdor
          trouvére
          • Posté à 23h04 le 06/07/2012
          • 185477
            trouvére

          ça c’est l’avenir, la socialisation des gains hehe.

        1 autres commentaires
      • Iv
        Iv répond à Z comme Zorglub
        Roboticien utopiste
        • Posté à 11h28 le 07/07/2012
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        A une époque, je téléchargeais pour écouter (ça fait belle lurette que je n’écoute ma musique qu’en mp3/ogg) et j’achetais des CDs pour rémunérer les artistes. J’en ai deux ou trois jamais ouverts après l’achat.

        Depuis, j’ai compris que les 20€ du CD donnent entre 2 et 3 € au final à l’artiste. Je ne fais même plus ça. Je ne télécharge d’ailleurs plus beaucoup : les moyens pratiques de le faire sont attaqués de toutes parts, je ne découvre plus beaucoup de musique...

        Le dernier artiste que j’ai découvert se nomme partition 36, il fait des tracks electro en Creative Commons, c’est à dire gratuitement téléchargeables. Je lui ai fait un don de 10€. Je pense qu’aucun autre artiste n’a jamais reçu autant d’argent de ma part (il aurait fallu que j’achète 5 CDs pour ça)

         
        • Z comme Zorglub
          Z comme Zorglub répond à Iv
          trouvére
          • Posté à 17h36 le 07/07/2012
          • 185477
            trouvére

          certes, mais ces 2-3€ sont important pour les petits groupes.

          • Iv
            Iv répond à Z comme Zorglub
            Roboticien utopiste
            • Posté à 23h13 le 07/07/2012
            • Internaute 39192
              Roboticien utopiste

            Eh ben qu’ils me donnent un moyen de leur filer 2€ sans que j’en paye 20. Internet est une chance pour ces groupes de multiplier par 10 ce que un lecteur leur fournit. Que ne s’en emparent ils pas ?

            C’est bien plus dur de sortir un CD que de mettre en place une page de don.

        2 autres commentaires
  • Líkþráa
    Líkþráa
    Six - feet - deep
    • Posté à 17h41 le 06/07/2012
    • Internaute 165687
      Six - feet - deep

    « Consommer la musique », on aura tout vu !
    Ah bah si, la musique c’est juste un produit de consommation quand on voit les artistes Colgate qu’on nous sort ! ! La musique n’est pas une forme d’art à la base ?
    Non ce n’est plus qu’un pur produit de consommation, raison pour laquelle on cherche à tout prix à limiter le téléchargement (illégal).

    Ils ne se demandent jamais ces marchands de musique si ce qu’ils nous balancent dans les oreilles méritent bel et bien d’être payé ?

    Personnellement, je télécharge beaucoup. Quand l’album de l’artiste me plaît, j’achète ! Mais pour réellement soutenir l’artiste, je vais aux concerts, car c’est bien là qu’il produit son effort. Faire des milliers de copies d’un CD c’est pas méga dur quand même et payer près de 20€ pour ça, faut pas déconner !

    Ils vont bien finir par comprendre qu’à force de produire du colgate au lieu de faire de la musique, ils sont en train de détruire tout un mode d’expression !

    • Xahendir
      Xahendir répond à Líkþráa
      étudiant
      • Posté à 03h10 le 07/07/2012
      • Internaute 169622
        étudiant

      J’ai eu un flashback en lisant votre commentaire ....

      • Líkþráa
        Líkþráa répond à Xahendir
        Six - feet - deep
        • Posté à 09h50 le 07/07/2012
        • Internaute 165687
          Six - feet - deep

        Je suis écroulée de rire ! ! ! Merci pour me mettre de si bonne humeur pour ce week-end ! !

    • Tilô
      Tilô répond à Líkþráa
      déLivre-moi
      • Posté à 11h41 le 07/07/2012
      • Internaute 105036
        déLivre-moi

      Je suis d’accord avec vous sur le fait que la musique n’est pas un simple produit de consommation.

      Cependant, car justement on doit considérer la musique comme une forme d’art, je m’élève contre votre principe, que j’ai pourtant appliqué durant un temps : « Personnellement, je télécharge beaucoup. Quand l’album de l’artiste me plaît, j’achète ! »
      Il me semble d’abord qu’une telle logique est profondément consumériste et anitartistique : la foison gratuite d’abord, consommée et jetée aussitôt pour la majorité ; le paiement ensuite selon ses goûts. Aller vers l’art, c’est, je crois, prendre un risque, celui d’aimer ou de ne pas aimer, mais c’est quoi qu’il en soit justement rétribuer l’artiste et son travail (oui, nous sommes dans une société où le travail doit être payé, que l’on soit d’accord ou non, on ne peut y échapper).
      Et si l’on pousse votre logique jusqu’au bout : imaginez que tout le monde fasse comme vous et ne paye que ce qu’il aime ; quand je vois le goût général, je me dis qu’on ne pourrait aller que vers une uniformité encore plus grande. Une sélection par la masse, en fait ; la société de consommation à son apogée. La démocratie n’a rien à faire dans l’art.

      Vous dites ensuite, à propos des concerts : « C’est bien là que l’artiste produit son effort. » Quelque part, c’est renier toute sa démarche artistique qui a précédé : la composition, l’écriture, les arrangements, les répétitions, etc. Le concert – et le disque – n’est pour moi que la réalisation de tout ce travail en amont, qui a demandé autrement plus d’effort.
      Et si l’artiste n’a personne pour acheter ses disques, comment diable pourrait-il financer ses tournées ? Et si personne ne le connaît avant par ses disques, qui diable pourrait bien venir l’écouter à son concert ? (Je parle bien ici d’artistes professionnels, et non d’amateurs qui font la tournée des bars, pour le meilleur souvent.)

      Ce reniement, vous le faites aussi en assénant : « Payer près de 20 € pour ça, faut pas déconner ! » Vous réalisez quand même que ce n’est pas la galette seule que vous payez avec ces vingt euros ?
      Vous répondez alors que l’oeuvre ne mérite pas toujours d’être payée. Soit. Ne l’achetez pas. Mais ne la téléchargez pas non plus.
      Car si vous jugez une oeuvre non digne d’être payée, en quoi elle gagnerait à être gratuite ? elle ne deviendra pas subitement, par la magie de la gratuité, digne d’être écoutée.

      Si je suis d’accord avec votre conclusion – et le fond de votre pensée –, je dois avouer du coup ne pas bien comprendre votre logique pour y parvenir.

      • Líkþráa
        Líkþráa répond à Tilô
        Six - feet - deep
        • Posté à 12h16 le 07/07/2012
        • Internaute 165687
          Six - feet - deep

        Humm je comprends parfaitement vos reproches et je dois dire que vous n’avez pas tort selon un certain point de vue.

        « Et si l’on pousse votre logique jusqu’au bout : imaginez que tout le monde fasse comme vous et ne paye que ce qu’il aime ; quand je vois le goût général, je me dis qu’on ne pourrait aller que vers une uniformité encore plus grande. »
        >> Mais à peu près tout le monde procède de la sorte, non ?
        Je veux dire, moi je télécharge pour voir (ou écouter en l’occurence) ce que ça donne, mais bon nombre de personnes écoutent la radio, utilisent deezer, spotify, grooveshark, pandora, etc.
        Il se trouve que les artistes que j’aime sont très souvent peu présents sur les plateformes internet et complètement absents à la radio (à part 2/3 gros groupes que j’écoute à l’occasion). Et quand on les trouve sur deezer, on trouve une ou deux chansons grand max, donc oui je l’avoue je vais vers la facilité, c’est-à-dire le téléchargement pour évaluer l’oeuvre, si l’album contient mois de 4 chansons intéressantes selon mes critères, je ne l’achète pas.
        De plus, vous ne trouvez pas qu’on y baigne déjà dans l’uniformité ? Quand à la télé je ne vois que du Rihanna/Beyoncé/Lady Gaga, je me demande où est la diversité.

        « Quelque part, c’est renier toute sa démarche artistique qui a précédé : la composition, l’écriture, les arrangements, les répétitions, etc. Le concert – et le disque – n’est pour moi que la réalisation de tout ce travail en amont, qui a demandé autrement plus d’effort. »
        >> Soyons honnête : combien d’artistes participent à la démarche complète ? (dans les trucs qu’on entend partout je veux dire)
        Sinon oui vous avez raison, mais le problème est que le 20€ que je paye ne vont pas à l’artiste, la grande partie va à un major à la noix qui se goinfrent sur le dos même des plus petits.
        Pour moi le concert est le moment où la musique est réellement produite car l’artiste ne triche pas, car il fournit un réel effort, il ne fait pas 20 prises pour 1min.
        D’ailleurs, en admettant que l’artiste mette 6 mois pour toute sa démarche, pourquoi payer encore dans 20 ans un effort de 6 mois ?
        Je pense aux projets de recherche dans le public (en France en tout cas, ne connaissant pas les autres pays). Des chercheurs bossent 5 ans sur un projet. Pendant ces 5 années ils sont payés pour leur travail. À la fin, un logiciel est conçu (par exemple) et mis gratuitement à disposition. Il arrive très rarement qu’il soit payant pendant les premières années de release, mais devient gratuit au bout de peu de temps. Après, libre à vous de le télécharger, de le mettre sur un support payant (donc oui vous payez pour le matériel) et de vous en servir.
        Quelle est la différence dans la démarche ? La différence est que l’artiste, mais surtout la boîte de prod, sera payé pendant des décennies pour un effort de 6 mois. Désolée mais là je trouve ça un peu injuste.
        Et puis, on a bien vu que les artistes passant par des moyens alternatifs s’en sortaient pas mal (bon pour ceux ayant déjà leur petite notoriété c’est vrai), regardez Radiohead qui a mis l’album In rainbows gratos sur leur site web a réussi à en vendre. Les fans pouvaient donner ce qu’ils voulaient, un tiers seulement n’ont rien donné mais les 66,6666% restant ont bel et bien payé (entre 5 et 58€). Quelle leçon en tirer ?

        « Et si personne ne le connaît avant par ses disques, qui diable pourrait bien venir l’écouter à son concert ? (Je parle bien ici d’artistes professionnels, et non d’amateurs qui font la tournée des bars, pour le meilleur souvent.) »
        >> Eh bien justement, ils peuvent se faire connaître en faisant la tournée de bars, où est le problème ? Ils peuvent diffuser leur musique sur internet, ce n’est plus un problème de nos jours il me semble.
        Je pense à un énorme groupe comme Rammstein qui a bien commencé en jouant illégalement dans des entrepôts désaffectés. Et cela ne les empêche pas aujourd’hui d’être très connus, de faire des concerts monstre et de brasser pas mal d’artiche.
        Un artiste/groupe qui cherche à se lancer directement avec un album c’est un peu utopique non ?

        « Vous répondez alors que l’oeuvre ne mérite pas toujours d’être payée. Soit. Ne l’achetez pas. Mais ne la téléchargez pas non plus. »
        >> Oui mais il arrive qu’un artiste ponde deux chansons formidables sur un album de 14 titres, donc, à part acheter chaque morceau sur une plateforme de téléchargement, il reste difficile de se procurer ces morceaux.

  • Z comme Zorglub
    Z comme Zorglub
    trouvére
    • Posté à 18h02 le 06/07/2012
    • 185477
      trouvére

    La musique ne se consomme pas elle s’écoute !

  • spidermoon
    spidermoon
    célibataire endurci
    • Posté à 19h35 le 06/07/2012
    • Internaute 42835
      célibataire endurci

    Je n’ai plus 21 ans depuis longtemps, mais cet article ne m’étonne pas. La musique - enfin certaines musiques - se consomment. La soupe que l’on nous sert sur les chaines de télé-musicales et les radio est bien du consommable, plus ou moins buvable. C’est de plus en plus visible, un artiste fait un titre, avec le clip qui va bien. Et quelques semaine après, un clone le remplace, avec le même type de voix et de clip. Plusieurs fois je me suis fait prendre, en me disant, « tient ? Un nouveau titre de “A”, et bien non, c’est “B” qui chante. Cette génération “Y” est la aussi zapette génération, on ne suit plus vraiment UN artiste, on écoute les recommandation de Deezer, Spotify et autres pour découvrir les artistes “Vous aimerez aussi”, et on s’aperçoit qu’effectivement les clones valent parfois bien l’original.
    Je ne me rappelle plus quel est le dernier CD que j’ai acheté, je crois qu’il s’agissait d’une fin de série en solde à 5€ à la FNAC, avec un ou deux titres sympa dans le lot.
    Un autre critère est le prix, pour 10euro par mois la version prémium, soit même pas le prix un album, j’ai un choix immense, bien plus de titre que je peux en écouter en une vie entière, et sans être figé comme avec un CD, que je devrais de toute façon transformer en numérique pour l’écouter sur mon ordiphone.
    J’avoue, je suis même pire que cette damoiselle, je n’achète plus du tout de musique, je la loue pour cette modique redevance mensuelle, et je peux l’écouter sur le PC, la stocker sur l’ordiphone et la consommer sans être connecté. L’inconvénient majeur, c’est que de temps en temps, certains titres deviennent gris, les droits octroyés à Deezer par les majors ayant été révoqués.
    Si la radio Pandora est uniquement US, sur Deezer et sans doute Spotify, on a l’équivalent, le choix d’une radio à thème, ou d’une liste d’artiste “Du même genre que”, on peut aussi faire appel à ses “amis” de Facebook et Twitter si vraiment on est en panne d’inspiration sur le choix d’une musique.
    Le choix d’une liste de lecture suivant l’humeur n’est pas nouveau non plus. J’ai cela sur ma PSP et sur PC. Sur Android, j’ai testé aussi une appli de ce type. Elle analysent les morceaux et vous proposent ensuite les titres correspondant. Cela fonctionne ma foi plutôt bien.
    Au final, à notre époque, on a accès a un choix immense pour une somme minime. On n’a même plus d’effort à faire pour se rendre chez le disquaire, il suffit se laisser guider par la machine ou les amis numériques des réseaux sociaux. Un titre ne vous plait pas, aucune importance, un coup de zap et c’est reparti pour un tour.

    • Madzoo
      Madzoo répond à spidermoon
      NE SW
      • Posté à 22h52 le 06/07/2012
      • Internaute 133176
        NE SW

      Votre dernier paragraphe résume bien la situation : « Au final, à notre époque, (...) on n’a même plus d’effort à faire pour se rendre chez le disquaire, il suffit se laisser guider par la machine. »
      Sans rentrer dans la question du prix, du coût de la musique ; quelle est la satisfaction de l’attente, de la recherche, la part de l’échange avec autrui, de la discussion ?
      Tout ce qui fait l’intérêt des à-côtés de l’écoute.
      Plus d’effort, tout dans l’instantanéité, dans l’illusoire de la potentialité, du choix sur-pléthorique, la fausse facilité du jetable, la dépendance à la machine, l’aliénation de votre libre arbitre ...

    • Z comme Zorglub
      Z comme Zorglub répond à spidermoon
      trouvére
      • Posté à 22h54 le 06/07/2012
      • 185477
        trouvére

      on parle de musique pas de soupe :).

    • Z comme Zorglub
      Z comme Zorglub répond à spidermoon
      trouvére
      • Posté à 23h01 le 06/07/2012
      • 185477
        trouvére

      en fait depuis bien longtemps on avait accès à la musique pour presque rien. Dans les médiathèque par exemple.

      • Madzoo
        Madzoo répond à Z comme Zorglub
        NE SW
        • Posté à 23h08 le 06/07/2012
        • Internaute 133176
          NE SW

        Une bonne méthode pour découvrir de la musique à peu de frais.

  • Jacky Soulié
    • Posté à 20h59 le 06/07/2012
    • Internaute 24828

    Jadis les patrons des maisons de disque étaient d’affreux magouilleurs qui n’hésitaient pas à arnaquer les artistes mais ils aimaient la musique et la connaissaient sur le bout des doigts.
    Désormais, les décideurs des majors viennent des écoles de commerce et connaissent beaucoup mieux le fonctionnement d’Excel que la musique. En fait ils vendent celle-ci comme ils vendraient du yaourt ou des tampons périodiques.
    C’est peut-être là l’origine de la « crise du disque ».

  • Alex.2.0
    Alex.2.0
    Article 35 24 juin 1793
    • Posté à 21h51 le 06/07/2012
    • Internaute 187341
      Article 35 24 juin 1793

    Un mot comme en cent :
    MP3 !

    Sinon personnellement ça fait plus de 15 ans que je n’achètes quasiment plus la soit disant « musique “ des majors il y a internet la radio ( ne me jetez pas de pavés svp : p ) par contre de temps en temps un rare album ( où on trouve plus que 2 belles chansons pour 15 daubes) mais par contre mon budget concert festival a largement augmenter !

    et vous riverains comment vivez vous la musique ? ( eh oui la musique se vit et ne se consomme pas... )

    • Z comme Zorglub
      Z comme Zorglub répond à Alex.2.0
      trouvére
      • Posté à 22h57 le 06/07/2012
      • 185477
        trouvére

      plutôt ogg pour ma part.

    • Madzoo
      Madzoo répond à Alex.2.0
      NE SW
      • Posté à 23h05 le 06/07/2012
      • Internaute 133176
        NE SW

      Je vis la musique à l’ancienne, chez des disquaires, des vrais (oui il en existe encore), des qui sélectionnent, qui cherchent, qui ont des partis pris, des indépendants, j’y achète des cds, des vinyles, même des K7.
      Vivant malgré tout dans mon époque, je participe à des groupes privés (sur le net) de passionnés où j’échange, je découvre, je partage, puis après j’achète (parfois).
      J’achète du numérique (Flac, Wav, pas mp3) car il y a des choses qui n’existent que sous ce format là. Je trouve aussi sur internet des labels (petits et indépendants) qui ne sont même pas chez les disquaires et qui malgré tout sortent des disques physiques.J ’y trouve ce qui n’est pas ou plus chez les disquaires.
      Je vais dans des concerts.
      Je suis multiple mais pas encore schizophrène.

  • Vkg30
    Vkg30
    Enragé
    • Posté à 23h33 le 06/07/2012
    • Internaute 74698
      Enragé

    De l’analogique au numérique : perte de qualité.

    Du CD au MP3 : nouvelle perte de qualité.

    Toujours plus, toujours plus mauvais : le résumé de l’époque.

    • Armand_de_Maupertuis
      • Posté à 00h21 le 07/07/2012
      • Internaute 41272

      Peut être. Mais je ne tenterais pas une écoute en aveugle en devant répondre « Mp3 ou flac ? ».
      Quant à la perte de qualité du vinyl vers le Cd, jamais lu une explication plausible sur le pourquoi supposé...

    • Xahendir
      Xahendir répond à Vkg30
      étudiant
      • Posté à 03h14 le 07/07/2012
      • Internaute 169622
        étudiant

      Pour distinguer à l’oreille flac et mp3 il faut quand même une bonne oreille musicale, non ?
      Et les vinyls ne perdent pas en qualité au fil des années ?

    • la choukette
      la choukette répond à Vkg30
      libre penseur si possible
      • Posté à 11h39 le 07/07/2012
      • Internaute 90914
        libre penseur si possible

      « De l’analogique au numérique : perte de qualité. »

      faux,

      meilleure dynamique, meilleure bande passantes, après on peut être fan du souffle des cassettes et du craquement du vynil mais là c’est autre chose, mais même un CD au norme CDA (16 bit, 44.1 khz, cad une qualité assez médiocre au vue de ce que techniquement nous sommes capables en matière d’échantillonnage du signal) est d’une qualité supérieure à un enregistrement sur support analogique.

      le fait qu’en musique classique on privilégie le numérique à l’analogique depuis un bail n’y est pas pour rien, le signal y est moins coloré que par les outils analogiques et donc mieux respecté.

      « Du CD au MP3 : nouvelle perte de qualité. »

      une compression numérique peut effectivement engendré une perte de la qualité du signal initial, les nouveaux format lossless non.

      « Toujours plus, toujours plus mauvais : le résumé de l’époque. »

      le mainstream que ce soit au niveau des arrangements, des mélodies et des sonorités est effectivement assez médiocre,

      à cela s’ajoute la surcompression dynamique (un autre phénomène assez peu connu du grand public lié a la course au niveau sonore) du signal général à toutes les étapes : mixage, mastering, diffusion radio qui saccage l’intensité émotionnelle des morceaux et rend pénible l’écoute.

      mais le problème de la musique actuellement vient plus des décideurs des grandes majors qui sont :

      -dépourvus de gout et de passion réelle pour la musique (tout au plus ils sont issus de CSP faisant de la musique un bagage culturel obligatoire mais on sent bien que la passion n’ y est pas).

      - empêtré dans des impératifs de rentabilité qui sont de toute façon incompatibles avec les exigences de la création artistique.

      - apeurés par des évolution technologique dont ils ne comprennent absolument rien au point qu’ils sont prêt à couler le navire plutôt que de passer la main en raison de leur incompétence

      • huutaa
        huutaa répond à la choukette
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 13h15 le 07/07/2012
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        J’ai trouvé ceci mais qui ne dépasse pas le cas CD, ca doit bien faire 15 ans que je n’écoute plus un seul vinyle ou même CD.

        Abordons tout de suite une affirmation récurrente : le vinyle serait le support offrant la meilleure qualité sonore. Le snobisme pousse même le connaisseur à affirmer que la meilleure qualité audio qui soit, c’est le vinyle à la première écoute, plus chaude et plus proche du signal sonore d’origine… Le disque vinyle est une source analogique, c’est-à-dire que l’information est stockée de manière directe sur le support. Sur le plan théorique, un CD dispose d’une fréquence d’échantillonnage de 44,1 kHz qui, de fait, bride les fréquences élevées à 22 kHz. Cela engendre une perte de notes sur le spectre audio. Souci qui ne se retrouve pas sur vinyle grâce à son « image spatiale plus précise ».

        De plus, la dynamique du CD atteint les 100 dB alors que le vinyle privilégie la précision sonore avec une dynamique à 60 dB. Comme le précise Gilles Rettel, « cela dépend des esthétiques : pour le rock oui, mais pas du tout pour la musique classique. Le rock a tout de suite compris qu’il fallait utiliser et intégrer les contraintes du support dans le processus de création. Il y a donc une cohérence entre l’enregistrement des artistes rock des années 1960-1970 et le support de fixation. À partir de là, le rendu sonne mieux sur vinyle que sur les reports CD » En aucun cas, il est possible de généraliser l’affirmation initiale de la suprématie du vinyle, même si celui-ci présente un grain particulier empreint de nostalgie (un critère certes subjectif, mais qui n’est pas sans importance dans la représentation que tout un chacun peut se faire de la qualité sonore). Gilles Rettel enfonce le clou : « aujourd’hui, on achète un vinyle parce que le sens commun veut que ce soit un support de grande qualité sonore, mais avec quel matériel l’écoute-t-on ? Une platine à 100 euros ? Ce n’est même pas le prix d’une bonne tête de lecture… Il ne sert à rien d’acheter du vinyle pour l’écouter sur du matériel de mauvaise qualité. De plus, la qualité sonore d’un vinyle dépend aussi de son mode de pressage. Il faut que toute la chaîne de production soit de très haute qualité ». Lien

      • loulou Ferrary
        loulou Ferrary répond à la choukette
        punk situ
        • Posté à 18h12 le 07/07/2012
        • Internaute 167345
          punk situ

        Un micro Neumann à 3000e aide aussi beaucoup, de bons interprètes pourront enregistrer au fond d’une cave sur un poste K7 pourrave et ressortir un truc incroyable (des fois)...
        Le mastering certes aujourd’hui est devenu une usine à celui qui l’aura la plus grosse, dommage car à l’origine ce n’est qu’un mixage final (fade in/out, montées/descentes d’intensité, corrections graphiques ultimes, etc) de la stéréo ou double mono.
        Le low-Fi à un certain charme, la course à l’armement musical, malheureusement (je trouve) égare/éloigne le producteur d’un fondamental : La sincérité.
        Sinon bien d’accord avec ta vision des majors (qu’elles crèvent !).

    • Z comme Zorglub
      Z comme Zorglub répond à Vkg30
      trouvére
      • Posté à 17h42 le 07/07/2012
      • 185477
        trouvére

      notre époque favorise la quantité à la qualité et la qualité à la durée...

      c’est un gros pb. Je ne sais pas ce qu’il restera de cette époque dans 1 ou 2 siècles.

  • Armand_de_Maupertuis
    • Posté à 00h19 le 07/07/2012
    • Internaute 41272

    Curation de playlists.
    On se demande bien ce que fait le « de » dans cette expression.
    Allez un coup de main :

    De l’ancien français curasion (xiii e siècle), emprunt au latin curatio (« traitement d’une maladie »).
    Nom commun
    Singulier curation /ky.ʁa.sjɔ̃/ féminin
    (Médecine) Traitement d’une maladie, d’une plaie.

    Pas compris donc. Et playlist=liste d’écoute en français.

    Enfin, le concept me parait vieux comme le monde. C’est tout l’art des « nouvelles technologies », faire passer du vieux pour du neuf juste en y collant un nouveau nom (anglais si possible, c’est trop hype !)

  • antropophage housse
    antropophage housse
    gendre iléal
    • Posté à 09h40 le 07/07/2012
    • 183680
      gendre iléal

    Vous aurez beau nous marteler que le support est mort, il y aura encore et toujours des irréductibles pour du vinyle qui s’en branlent des majors.
    Pour le reste, votre jargon fait mousser votre égo, vous devez pas vraiment vous y connaître, en musique.

    • Matanapari
      Matanapari répond à antropophage housse
      Woman inside
      • Posté à 12h00 le 07/07/2012
      • 182966
        Woman inside

       :) le son du vinyle.

      Par contre les nouveaux vinyles ne sont pas à la porté de tous..
      Prix indicatifs :
      95 Tours 1 Face – 210 Euros
      95 Tours 2 Faces – 325 Euros
      et il faut la platine pour les écouter !

      • antropophage housse
        antropophage housse répond à Matanapari
        gendre iléal
        • Posté à 13h07 le 07/07/2012
        • 183680
          gendre iléal

        Perso, je me fournis chez des disquaires indépendants, les prix oscillent entre 13 et 25 euros. Les majors, ces vautours, font payer un max les vinyles, alors que les petits labels non. Deux adresses : Total Heaven à Bordeaux, Spliff à Clermont Ferrand : news et playlists, cool.

         
        • loulou Ferrary
          loulou Ferrary répond à antropophage housse
          punk situ
          • Posté à 18h16 le 07/07/2012
          • Internaute 167345
            punk situ

          Voila un connaisseur ! ! !
          Ne pas oublier Maloka à Dijon et (vraiment) pleins d’autres...

        • Matanapari
          Matanapari répond à antropophage housse
          Woman inside
          • Posté à 10h13 le 09/07/2012
          • 182966
            Woman inside

           ;) ben ouaip je me doute que vous avez de bonnes adresses. Comme pour les bouquins on est mieux chez les indépendants que dans les grandes chaines, c’est sûr.

        • Captain Konstadt
          Captain Konstadt répond à antropophage housse
          tribun courtois
          • Posté à 12h30 le 09/07/2012
          • 178678
            tribun courtois

          Et chez les indé en électro les prix commencent à 8€ environ pour des maxis (dans les news). A ces prix là plus aucun intérêt d’acheter du skeud de 12cm en plastoc tout moche.

        3 autres commentaires
  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 10h08 le 07/07/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    « Comment consommer la musique à l’ère du numérique ? “
    en suppositoire......

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