Anthologie 28/06/2012 à 18h40

Affiches : dessine-moi un ouvrier (en danger)

Maxime Bourdier | Journaliste
Elsa Fayner | Journaliste Rue89

Deux artistes de BD se sont passionnés pour les anciennes affiches de prévention contre les accidents du travail. Plus ou moins « gores », drôles et efficaces.

L’affiche est belle : une main stylisée, rouge, massive. A la place du majeur, une fine plante fleurit timidement. Le message : les doigts, « ça ne repousse pas ! » Convaincant ? Pas vraiment.


« Ça ne repousse pas ! » (1979) de Bernard Chadebec (« Trésors de l’INRS », de Cizo et Felder, éd. Les Requins marteaux/INRS, avril 2012)

C’est l’histoire du regard porté sur l’ouvrier que nous invite à découvrir cette anthologie d’affiches de la prévention des risques au travail, « Trésors de l’Institut national de recherche et de sécurité » (INRS). Un vrai petit bijou d’art graphique. Dans un écrin d’hypocrisie.

Près de 200 affiches


« A portée de main » (1976) de Bernard Chadebec (« Trésors de l’INRS », de Cizo et Felder, éd. Les Requins marteaux/INRS, avril 2012)

Co-édité par l’INRS et l’éditeur BD Les Requins marteaux, le livre rassemble des affiches réalisées entre les années 40 et 80. Beaucoup ont été conçues par l’affichiste Bernard Chadebec et sont peu connues du grand public, mêmes si elles ont contribué à la renommée de l’INRS.

Le graphiste et dessinateur Cizo ainsi que l’auteur de BD Felder sont à l’origine du projet :

« Le terme “trésors” n’est pas une astuce. C’est vraiment ce que nous avons ressenti lorsque l’Institut nous a donné accès à son fonds et que nous nous sommes retrouvés face à ces affiches. »

Sur près de 200 affiches, Cizo et Felder repèrent trois registres différents pour s’adresser à l’ouvrier.

1

L’ouvrier, ce grand enfant...

... ou ce petit animal !


« Toujours réfléchir avant d’agir » (1971) de Bernard Chadebec (« Trésors de l’INRS », de Cizo et Felder, éd. Les Requins marteaux/INRS, avril 2012)

Le message est extrêmement paternaliste, remarquent d’emblée Cizo et Felder :

« L’ouvrier est un petit enfant que l’on tient par la main. »

Les affiches des années 40 et 50 sont particulièrement imprégnées de cette tradition. Elles laissent entendre que l’ouvrier n’est ni discipliné, ni éduqué et lui rappellent des principes évidents :

  • « Toujours réfléchir avant d’agir. »
  • « Ne faites pas l’acrobate. »
  • « Utilisez l’outil approprié. »

L’ouvrier est aussi symbolisé par un petit animal naïf et vulnérable, notamment chez Chadebec : oiseau, poisson, insecte ou rongeur. Le risque est représenté par un prédateur sournois ou un piège prêt à se refermer.

Des animaux pour mieux s’identifier

Voir le document

(Fichier PDF)

L’idée était de « rendre possible l’identification » à travers la métaphore animale, avance-t-on à l’INRS. Problème :

« Pour faire en sorte que les salariés portent correctement et naturellement des équipements de sécurité, l’obligation et la répression sont des notions contre-productives. »

C’est ce que souligne l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP), secteur le plus touché par les accidents du travail.


« Choisir une protection adaptée » (1976) de Bernard Chadebec (« Trésors de l’INRS », de Cizo et Felder, éd. Les Requins marteaux/INRS, avril 2012)

Accidents du travail : quelques chiffres

658 000 accidents du travail avec arrêt ont été recensés en 2010, soit une hausse de 1,1 % par rapport à 2009.
41 000 accidents graves (impliquant une incapacité permanente) en 2010.
529 accidents mortels du travail recensés en 2010, en baisse de 1,7% par rapport à 2009.
Les véhicules représentent la première cause identifiable de décès et le BTP concentre le plus grand nombre d’accidents graves.

Source : Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS).

Pour l’OPPBTP, il faut chercher ailleurs les incitations à se protéger. Et d’abord comprendre les facteurs qui dissuadent les ouvriers de le faire davantage :

« Sensation d’inconfort, sentiment d’être contraint, sous-estimation du danger, déni du risque... [...]

Face aux freins physiologiques et psychologiques, un travail de sensibilisation de la part de l’encadrement s’avère nettement plus constructif. »

Mieux vaut insister sur les aspects positifs des dispositifs de sécurité que sur l’obligation de se protéger, poursuit l’organisme. On évoque alors :

  • le respect de soi,
  • l’espérance de vie en bonne santé (pour rappel, à 35 ans, un ouvrier a une espérance de vie inférieure de six ans à celle d’un cadre supérieur),
  • l’intégrité corporelle (protection des oreilles parce qu’on aime la musique).
2

L’ouvrier, ce grand fautif...

... a-t-il les moyens de se protéger ?

Sur certaines affiches, « le ton se durcit », poursuivent Cizo et Felder.

« On va appuyer le message en faisant culpabiliser l’ouvrier : ce sera de sa faute si quelque chose lui arrive. »

L’ouvrier est mis devant ses responsabilités et soumis à une imagerie anxiogène. Comme dans cette affiche de 1954, où l’on voit le travailleur avec, au front, une photo de sa femme et ses enfants. Sous-entendu : à une époque où la femme ne travaille pas, le père doit assurer la sécurité financière de sa famille.


« Sois prudent » (1954) de Max Dufour (« Trésors de l’INRS », de Cizo et Felder, éd. Les Requins marteaux/INRS, avril 2012)

D’autres jouent carrément sur la peur et adoptent une imagerie proche du cinéma de genre : danger imminent, têtes de mort, sang et membres tranchés.


« Pris avec la bague au doigt » (1977) de Bernard Chadebec (« Trésors de l’INRS », de Cizo et Felder, éd. Les Requins marteaux/INRS, avril 2012)

Mais informer sur les risques encourus sur un chantier est une chose. Donner les moyens aux ouvriers de réellement se protéger en est une autre.

« Il ne suffit pas de faire attention »

Un ancien intérimaire, ouvrier dans l’industrie chimique, se souvient de la formation de quelques heures, dispensée quand il arrivait dans une nouvelle entreprise :

« On nous projetait des films et des photos de travailleurs abîmés par les produits dangereux en circulation dans l’usine. Je me souviens du visage d’un homme dont la rétine s’était réduite à la taille d’une tête d’épingle. Ses yeux étaient blancs. Il avait pris un produit chimique dans l’œil.

Le donneur d’ordre était en règle : il nous avait informés des risques encourus sur son site. Mais, ensuite, c’était à nous de nous débrouiller pour les éviter. Ce n’est pas facile, parce qu’il ne suffit pas de faire attention. Un collègue peut aussi nous blesser par mégarde.

Les électriciens, qui travaillent en hauteur, par exemple, au-dessus de nous, peuvent laissent tomber un outil. Si on le prend sur la tête, ça va, on a un casque, mais sur l’épaule, ça peut la casser.

Or, au fil des années, le temps alloué aux intérimaires pour les interventions s’est réduit de plus en plus. Alors que les différents corps de métier se succédaient dans le temps auparavant, nous avons dû intervenir tous au même moment, multipliant les risques. C’était ça le problème. »

Une menace à ne pas trop brandir


« Même le 110 volts peut tuer » (1973) de Bernard Chadebec (« Trésors de l’INRS », de Cizo et Felder, éd. Les Requins marteaux/INRS, avril 2012)

Réunions d’information alarmistes, formations théoriques denses et peu pratiques, affiches en guise de bonne conscience : la prévention a longtemps été pensée sans se mettre à la place de l’ouvrier, sans connaître les conditions réelles d’exercice du métier.

D’ailleurs, du côté de l’OPPBTP, on conseille aujourd’hui aux employeurs du BTP d’éviter de « brandir, au-delà des nécessités de l’information, la menace de maladies graves ou de sanctions, susceptible de renforcer les attitudes de déni et d’évitement ».

De telles menaces appelleraient des comportements de bravade et des rengaines de type : « De toute façon, dans ces métiers, on est tous usés avant l’âge. » Contre-productif.

3

L’ouvrier, ce complice...

... qu’on veut divertir

Enfin, les affiches font appel à la complicité de l’ouvrier avec des messages humoristiques, en allant même jusqu’à utiliser le second degré, constatent Cizo et Felder.

« On comprend à ce moment-là que pour intéresser le salarié à la sécurité au travail, il va falloir être inventif et pertinent. Unique chance pour que le message soit reçu, donc lu. »

Quitte à être moyen drôle.


« N’encomcombrez pas les escaliers » (1984) de Nicolas Amodéo (« Trésors de l’INRS », de Cizo et Felder, éd. Les Requins marteaux/INRS, avril 2012)

L’idée n’est plus d’infantiliser ou de faire peur, mais d’épouser une logique de divertissement. Des figures ludiques comme les fakirs ou les clowns font leur apparition. L’usage de la couleur souligne la volonté d’égayer le quotidien du travailleur.


« Port obligatoire » (1978) de Jean-Claude Bauer (« Trésors de l’INRS », de Cizo et Felder, éd. Les Requins marteaux/INRS, avril 2012)

Derrière cette démarche a priori louable pointe une certaine hypocrisie. Dans les faits, quand on est sous-traitant, ou en contrat court, comme c’est souvent le cas dans le bâtiment ou dans les secteurs à risques, mieux vaut ne pas avoir d’accident.

« Si, à l’hôpital, vous commencez à dire la vérité... »

Pour minorer les jours d’arrêt de travail, certaines entreprises sous-déclarent, et dissimulent les accidents de travail. Dernièrement Spie Batignolles a été soupçonné et Bouygues mis en cause sur le chantier de l’EPR à Flamanville (Manche).


« Contamination » (1977) de Bernard Chadebec (« Trésors de l’INRS », de Cizo et Felder, éd. Les Requins marteaux/INRS, avril 2012)

Notre intérimaire dans l’industrie chimique conclut :

« Quand un intérimaire se blesse, le sous-traitant le tire par les bras et les pieds pour le mettre à l’écart – comme dans les films –, l’embarque dans une camionnette, et déclare l’accident dans ses propres locaux.

Et, si, à l’hôpital, vous commencez à dire la vérité, ce n’est pas la peine de venir chercher du travail chez ce sous-traitant par la suite. Vous êtes grillés. Dans toute la région. »

Infos pratiques
« Trésors de l’Institut national de recherche et de sécurité »
De Cizo et Felder

Ed. Les Requins marteaux, avril 2012.

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  • jino83
    • Posté à 19h12 le 28/06/2012
    • 159282

    Spie Batignolles puisque c’est vous qui les citez j’en rajoute une couche : -)
    Leur politique a eux dans les accidents du travail c’est de rendre coupable l’ouvrier de tous ce qui lui arrive .
    Les employés des filiales de spie batignolles reçoivent chez eux un petit dépliant avec les accidents de travail qui ont été recenser dans la boite , avec toujours une petite explication pour dire que l’ouvrier a merder quelque part .

    L’ouvrier qui finis en accident le plus long est exposé dans un gros cadre aux yeux de tous les employés comme coupable .

    Dans la réalité dans 9 cas sur 10 l’accident et arrivé parceque le type en question était pas attentif oui , mais parce que surchargé de demande en plus de ce demander comment faire son boulot avec du matériel que sa boite ne lui fournis pas , par exemple ....
    Une partie des cas ce sont vraiment des erreurs , mais l’erreur elle vient surtout du responsable qui n’as pas envoyer la bonne personne .
    Si vous avez envoyer un plombier pour réparer une armoire électrique et que ça merde ... et bien spie batignolles accuse le plombier ...
    Cette boite a une politique malsaine envers ses employés en tous cas envers ceux qui sont en bas de l’échelle qui deviennent coupable de l’incompétence de leur supérieurs .

  • Gombrich
    • Posté à 19h17 le 28/06/2012
    • Internaute 35937

    Bravo, remarque très brillante !
    Evidemment les hommes sont les principales victimes des AT mortels, puisque la majorité des accidents (hormis ceux qui surviennent sur les trajets) ont lieu sur des chantiers et jusqu’à maintenant on ne voit pas beaucoup de femmes maçons, ferrailleurs ou plombiers... Mais derrière ces morts, il y a des veuves et des orphelins.
    Avec la même mauvaise foi, je pourrais répondre aussi que 100 % des parturientes mortes lors d’un accouchement sont des femmes...
    Au lieu de ces remarques spirituelles, vous feriez mieux de vous interroger sur la responsabilité du patron : un AT mortel c’est ni plus ni moins un gars qui meurt pour son travail et a fortiori pour son patron. Et ça c’est dégueulasse.

    Sinon merci aux auteurs de l’article. Les médias généralement n’abordent pas ce sujet... pas très vendeur peut-être...

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 19h29 le 28/06/2012
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Oh la la, le coup de vieux d’un seul coup. Je reconnais certaines de ces affiches (celles des annees 70 particulierement) pour les avoir vues quand j’etais mome et meme un peu plus tard. Il doit surement en rester. En general ils foutent ca sur le mur et 20 ans plus tard, elles sont toujours la, a supposer que la boite n’ait pas ferme.

    Ca me rappelle aussi les grandes illustrations qu’on avait dans mon ecole primaire. Des sortes de grand posters avec « le garage », « la boulangerie », etc... Je vis aux Etats-Unis et un jour j’en ai retrouve une, dans la boutique d’un boulanger Francais (je crois que le nom de l’imprimerie que editait ca etait Obertur, ou quelque chose d’approchant... ).

  • Okotoks
    Okotoks
    Amateur de paléontologie et d' (...)
    • Posté à 21h41 le 28/06/2012
    • Internaute 58147
      Amateur de paléontologie et d' (...)

    Les affiches de Chadebec ont été l’une de mes premières rencontres avec le graphisme. J’adorai les regarder dans les atelier où les salles de classes. Ouais, c’est vraiment un bon souvenir. Je me suis toujours demandé qui il était. Si quelqu’un a une info à ce sujet...

  • Bob Moog
    Bob Moog
    Voltage Controlled
    • Posté à 11h24 le 29/06/2012
    • Internaute 136928
      Voltage Controlled

    N’importe quoi. Si il y avait vraiment une volonté réelle de lutter contre le danger au travail dans le batiment, il faudrait plutôt balancer des slogans du genre « la productivité nuit à la santé » ou « mieux vaut travailler lentement que courir bêtement ».

    La vérité c’est que nous les ouvriers n’avons aucun moyen de décider de notre niveau de protection. Ce sont les patrons qu’il faut harceler. Et pas seulement en leur imposant de mettre à disposition les éléments de sécurité nécessaires, qui restent toujours à l’état neuf dans la cabine du camion, mais surtout en les contraignant à se réorganiser pour qu’on ait le temps de les utiliser.

    Des exemples ? Pas de garde corps sur les échafaudages parce que ça prend 5 minutes (de trop) à installer, sécurités coupées sur les engins (manitou) pour ne pas perdre de temps à se mettre de niveau ... Et ne me dites pas que porter un casque est anodin, essayez de vous balader toute la journée avec une casserole sur la tête dans des forêts d’étais en passant des dizaines de fois sous des obstacles à 1m50.

    Il faut arréter de se foutre de notre gueule, il y a un mort par jour en France dans le batiment. Et ça n’est surement pas suicidaire, c’est juste qu’on nous fait comprendre qu’il n’y a pas le temps pour ces futilités. Vous dites quoi vous si sur votre devis vous voyez une ligne « sécurité » ?

    Les exigences de productivité pour un ouvrier du batiment ne cessent d’augmenter. Aujourd’hui on en est rendu à 200 parpaings par jour, au SMIC ou à peine plus si on est N2 (CAP). Vous croyez qu’on a le temps de penser à notre sécurité ?

  • Cow-pox
    Cow-pox
    Assise
    • Posté à 12h51 le 29/06/2012
    • Internaute 188568
      Assise

    J’ai travaillé cette année en histoire (en partie) sur les maladies qui touchaient (selon les idées du XIXème) plus particulièrement les ouvriers. Enfin, soi-disant. L’ouvrier atteint de syphilis, de tuberculose ou d’alcoolisme était considéré comme responsable : s’il avait ces maladies, c’était de sa faute parce qu’il était un inconséquent : la syphilis parce qu’il fréquente les prostituées, l’alcoolisme parce qu’il se laisse aller à boire et la tuberculose parce qu’elle s’attrape « sur le zinc », donc au bar... Ça n’a pas beaucoup changé ! Des messages de prévention, oui, c’est logique, mais prendre les ouvriers pour des cons, des gamins et des inconséquents... NON !

  • Harry Haller
    Harry Haller
    loup des steppes
    • Posté à 10h05 le 30/06/2012
    • Internaute 188849
      loup des steppes

    Je vais y aller de mon petit témoignage, moi aussi. J’ai été membre du CHSCT d’une boite de logistique affiliée à un gros groupe du CAC 40 et je me retrouve dans certains témoignages précédents. Effectivement celui ou celle qui s’était blessé était systématiquement responsable de ce qui lui était arrivé par manque de vigilance ou non respect de « gestes et postures » par exemple. La productivité n’étant jamais évoquée alors qu’après 5 ou 6 heures de préparation et entre 10 à 11 tonnes portées on peut facilement imaginer de la fatigue et donc une perte de vigilance. Quand on lui a parlé des recommandations de l’INRS concernant la préparation à reconnaissance vocales(polyvalence, pauses diffuses pour parer à l’effet de robotisation...etc..), un chef de site a répondu qu’il n’en avait rien à foutre, que ce n’était que des recommandations, qu’il n’avait comme obligation légale que le port de chaussure de sécurité(même pas l’obligation d’avoir un caces pour conduire un engin !). Les stages « gestes et postures » ne sont donnés qu’après un, deux voire trois ans de présence quand les gars obtiennent leur CDI(on ne va pas payer un stage à un intérimaire qui ne sera peut-être plus là dans quelques mois !) mais le problème c’est qu’il suffit d’une année de « mauvais gestes » pour attraper les automatismes, les raideurs articulaires qui entraineront au final les TMS. Comme il a été dit dans un commentaire précédent, la sécurité à partir d’un certain point ça ne fait pas gagner d’argent et ça en fait même perdre. En logistique, l’idéal est qu’il y ait toujours du sang frais en renouvelant le personnel au bout de 5/6 ans avant les pépins physiques et le ras le bol pour garder une productivité élevée. Si ils pouvaient n’avoir que des intérimaires ce serait le bonheur pour eux. Comme l’a dit Laurence Parisot :
    « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »

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