Bébés requins 19/06/2012 à 18h02

Aux Etats-Unis, les nouveaux enfants stars « écrivent » des livres

Mathilde Fassin | Journaliste


Finnoula en train de dédicacer « Cookies cookies », au salon BookExpo America, le 5 juin 2012 (Mathilde Fassin)

Finnoula est appliquée. Debout derrière une petite table au beau milieu d’un immense salon du livre à New York, la fillette de 7 ans demande aux personnes s’arrêtant à son stand : « Quelle couleur ? » En fonction de la réponse, elle attrape un feutre dans sa trousse et trace, lentement mais sûrement, les lettres de son prénom sur la première page de son livre. Oui, son livre.

Avant même d’avoir atteint l’équivalent américain du CE2, « Finn » publie son deuxième ouvrage, « Cookies cookies », et le présente, début juin, au très couru BookExpo America, à Manhattan.

Avoir une maman éditrice, ça aide

Il n’est pas inutile de préciser que son éditeur, Little Valley Books, est tenu par Stephanie Cahill, sa propre mère. Après vingt ans dans le monde du livre, cette dernière a décidé de se spécialiser dans la publication d’œuvres écrites par des enfants. Une tendance qui se développe aux Etats-Unis, sous différentes formes.

Stephanie raconte comment l’idée lui est venue :

« Finn a toujours aimé confectionner des livres en agrafant du papier. Un jour à la bibliothèque, quand elle avait 5 ans, elle a demandé si ses livres aussi pourraient être dans les rayons. Et je me suis dit “pourquoi pas ?”. »


Christopher au salon BookExpo America, le 5 juin 2012 (Mathilde Fassin)

Aujourd’hui, Little Valley Books promeut plusieurs jeunes auteurs. Christopher, 9 ans, est venu au salon du livre avec sa mère Dawn. Il dédicace des exemplaires de « Marvin the Shark » (Marvin le requin) jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Et il est parfaitement rodé à l’exercice de promotion-communication.

Avec un sourire a-do-rable, le garçon raconte l’anecdote qui fait tout bon écrivain :

« J’ai suivi un programme d’écriture à l’école et j’écrivais plein de livres. J’aime beaucoup dessiner aussi. Un jour, j’ai écrit cette histoire de requin, parce que c’était l’animal préféré d’un de mes copains. Je ne l’ai retrouvée que longtemps après, au fond d’un tiroir. »

Ah le manuscrit retrouvé, qui se révèle être du génie ! Mieux encore : la dernière page des aventures de Marvin introduit un nouveau personnage, Max le crabe. La suite est déjà en cours d’écriture.

Diabète et cour d’école

Du haut de ses 9 ans, le petit qui séduit les Américains débordés du BookExpo est obligé de l’admettre : cette ruse de dernière page lui a été soufflée par sa mère.

Car bien entendu, les enfants de Little Valley sont édités comme tout auteur. Par les parents d’abord et par Stephanie Cahill. Crystal, dont le livre « Diary of a life less sweet » sort à l’automne, précise qu’on l’a « aidée à ajouter des détails, à rendre le récit plus intéressant, plus vibrant. Le but était que ça touche tout le monde et pas seulement les frères et sœurs d’un enfant diabétique », commente la fille de 12 ans, très réservée.

Son livre raconte en effet la complication du quotidien depuis que son petit frère est atteint de diabète. Finnoula est, elle, intolérante au gluten et « Cookies cookies » évoque ce handicap, parle de la forme des gâteaux et de la famille – vastes préoccupations.

Quant à « Marvin the shark », c’est un conte sur l’importance de ne pas maltraiter les autres enfants dans la cour de l’école. Plein de bons sentiments donc pour Little Valley Books, qui est une des seules maisons d’édition dans le secteur.

« Ils apprennent à faire du business »

Super opération marketing ? Sans aucun doute. Niche qui fait fortune ? Loin de là. Stephanie Cahill souligne qu’elle ne se fait guère de marge pour l’instant (elle ne précise pas de chiffre).

« Le marché de l’édition est rude en ce moment, surtout pour les petits comme moi. »

Ce qui la stimule c’est donc, dit-elle, l’aspect pédagogique pour sa fille et les autres enfants.

« Ils apprennent très jeunes toutes les étapes de la publication, ils apprennent à s’exprimer en public, à faire de la promo, voire du business. C’est important. »


Finnoula et Christopher au salon BookExpo America, le 5 juin 2012 (Mathilde Fassin)

Mettre en ligne les dessins de l’après-midi

Dans un monde de requins (pas tous aussi sympas que Marvin), c’est vrai qu’il faut commencer tôt. Plus encore, « ça leur donne confiance en eux ».

C’est l’argument de bien d’autres parents, qui, sans passer par la case éditeur, publient eux-mêmes les dessins de leurs bambins.


Capture d’écran de la couverture de « An everlasting love story », de Analorena 1983 (Tikatok.com)

Sur le site Tikatok, il est possible de charger gratuitement dessins et textes sur la plateforme et de faire un livret de 8 pages, consultable en ligne. On peut ainsi feuilleter avec la souris les intrigues très basiques de « City dogs in the wild » ou « An everlasting love story », dessinés au feutre et clairement réalisés en une heure un après-midi de pluie.

Les ouvrages sont anonymes, mais le nom et la « biographie » (sic) de l’auteur peuvent être ajoutés si le livre est finalement acheté.

Bien souvent, la finalité est effectivement de commander le livre. Et là, ça se gâte. Grâce au (ou à cause du) principe du « self-publishing » (littéralement, autopublication) ou du « publishing on demand » (publication à la demande), des centaines de livres d’auteurs de moins de 16 ans se retrouvent sur le marché chaque année, par la simple intervention du porte-monnaie parental.

Des cartons entiers sur les bras

Moyennant quelques centaines de dollars, voire milliers dans certains cas, vous pouvez être publié par un éditeur en ligne tel que Lulu ou Author house.

En seulement trois clics et un numéro de carte bancaire, vous pouvez par exemple obtenir l’impression d’un roman par KidPub Press. Pour 250 dollars, vous avez droit à un package qui inclut la correction et l’édition du texte, la création d’une couverture, l’impression, la livraison de cinq exemplaires, la diffusion de communiqués de presse concernant la parution auprès des médias locaux, la mise en vente du livre sur le site de KidPub mais aussi sur Amazon et des droits d’auteur allant de 15% à 20% du prix de vente. En bonus, vous pouvez commander à tout moment des exemplaires supplémentaires pour « seulement 6,95 dollars pièce ».

Avec ce fonctionnement, les parents se retrouvent rapidement avec des cartons entiers sur les bras, parés en idées de cadeaux de Noël pour toute la famille, tous les amis et tous les collègues sur plusieurs années.

Certains s’en tirent bien : les parents de Ben Heckmann, 14 ans, dans le Minnesota, ont investi 400 dollars et ont vendu près de 700 exemplaires en ligne de « Velvet black : the incredible tale of four rock stars ».

« Pas pire que les enfants acteurs »

Ben explique fièrement à la télévision locale que « quand on veut, on peut ». Une devise courante au pays du rêve américain, mais le mérite de l’adolescent est à relativiser dans la mesure où il est 100% fait-maison.

Et ce principe du « self-publishing » ne laisse guère de place à l’édition. Au-delà du simple encouragement parental, que revendique Stephanie Cahill, la pratique rejoint la polémique qui gronde depuis quelques mois aux Etats-Unis, levée par la parution de « Bringing up bébé », de l’Américaine Pamela Druckerman. Pour résumer : nombre accusent les parents états-uniens de placer leur enfant au centre du monde et d’en faire ainsi un marmot capricieux et insupportable.

Dans cette logique, en faire un auteur qui n’essuie aucune critique pourrait lui monter à la tête. Pour Stephanie Cahill, « ce n’est pas pire que les enfants acteurs ou athlètes ». Soit.

La colère des écrivains adultes

Mais plusieurs écrivains adultes ont manifesté leur colère. Ainsi le romancier Tom Robbins (« Villa incognito », « Wild ducks flying backward ») estime que la littérature est une affaire de grands :

« C’est délirant de croire qu’il faut moins de talent pour produire une fiction publiable que pour concevoir les plans d’une maison, arracher une dent de sagesse ou diriger une sonde lunaire. »

« Il n’y a pas de petit prodige en littérature. Il faut de l’expérience, plus qu’il n’en faut en maths ou en musique », martèle l’écrivain américain.

Pour Little Valley Books, au contraire, « les enfants ont une perspective différente. Ils voient des choses auxquelles les adultes ne pensent pas et ça parle aux autres enfants ».

Ceci étant dit, Stephanie Cahill raconte que sa fille Finn a dicté son premier ouvrage à ses parents.

« Elle se faisait relire ses propos et pouvait s’énerver si elle s’apercevait que papa n’avait pas transcrit au mot près ce qu’elle disait. »

Eh oui, Finn a écrit son premier livre avant… de savoir écrire.

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  • 58 réactions
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  • Madzoo
    Madzoo
    NE SW
    • Posté à 18h35 le 19/06/2012
    • Internaute 133176
      NE SW

    rrourrourrourr ! !

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 18h38 le 19/06/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    « Aux Etats-Unis, les nouveaux enfants stars “ écrivent ” des livres »

    A l’époque des consoles de jeux, des ordis, tablettes, Smartphones et autre appareils à lobotomiser le cerveau les stars ce sont ceux qui lisent encore.........

    • Jackmosby
      Jackmosby répond à zygzornifle
      Ne pense à rien.
      • Posté à 11h34 le 20/06/2012
      • Internaute 170279
        Ne pense à rien.

      Les jeux vidéos sont un art à part entière, comme la littérature, la musique ou le cinéma (en fait ils sont même la combinaison de ces 3 arts là) ; et il n’y a guère que les vieux réacs qui appellent ça des « appareils à lobotomiser le cerveau ».

      • Madame rêve
        Madame rêve répond à Jackmosby
        ad libitum
        • Posté à 13h06 le 20/06/2012
        • Internaute 188960
          ad libitum

        Pas tous ! Loin de là ! Certains jeux donnent bel et bien envie de tenir des propos de « vieux réacs »... Alors certes, sur le plan esthétique et narratif, c’est souvent de plus en plus réussi, mais de là à considérer ça comme « un art à part entière » : laissez moi rire.

         
        • Jackmosby
          Jackmosby répond à Madame rêve
          Ne pense à rien.
          • Posté à 14h30 le 20/06/2012
          • Internaute 170279
            Ne pense à rien.

          Et de quels jeux voulez-vous parlez ? « Grand Theft Auto IV » n’est finalement qu’une extension vidéoludique du « Parrain », « Skyrim » du « Seigneur des Anneaux », ou « Mass Effect » de beaucoup de bons bouquins de SF. Oui il y a des jeux vidéos pourris, comme il y a des films pourris ou des livres pourris. Mais cela empêche-t-il le jeu vidéo d’être un art pour autant ?
          Et j’aimerais finir par cette citation de Pierre Bourdieu :

          « Tous les biens-pensants s’autorisent de l’art, de la littérature, de la culture pour prêcher une restauration des valeurs intellectuelles les plus conservatrices, pour ne pas dire archaïques, pour condamner aussi bien les recherches de l’art moderne, en peinture notamment, que les recherches scientifiques sur l’art, dénoncées comme sacrilèges. »

        1 autres commentaires
      • zygzornifle
        zygzornifle répond à Jackmosby
        Poussière d'étoiles
        • Posté à 15h16 le 20/06/2012
        • Internaute 160367
          Poussière d'étoiles

        « et il n’y a guère que les vieux réacs qui appellent ça des “ appareils à lobotomiser le cerveau ”. »
        le vieu réac t’en remontrerai un brin en jeux vidéo et en éléctronique.......
        je suis dedans depuis leur avenement c’est bien pourquoi je parle de lobotomisation (pas pour moi mais pour ceux que je cotoie)

    • Hazukashi
      Hazukashi répond à zygzornifle
      Stagiaire
      • Posté à 13h05 le 20/06/2012
      • Internaute 188575
        Stagiaire

      Ouuuuh, ça, ça sent le pithécanthrope qui lit des livres-papiers....

      Personnellement, avec un smartphone, j’ai accès à presque tout le savoir que l’Humanité a accumulé ces 10 derniers millénaires en 7 secondes...

      Et oui, le jeu vidéo est un art, et je préfère largement jouer au dernier Fallout (jeu le plus long en termes de lignes de dialogue, finir toutes les quêtes secondaires équivaut à lire plusieurs fois « Guerre et Paix »), plutôt que de subir le dernier livre de Marc Levy...

      Vous, à l’époque de Gutemberg, vous auriez été nostalgique du parchemin...

      Quel comportement obscurantiste et honteux... Dénigrer les « machines à lobotomiser le cerveau », ça me rappelle ceux qui brulaient des livres à une certaine époque...

      Bravo.

      Mon antre

      • zygzornifle
        zygzornifle répond à Hazukashi
        Poussière d'étoiles
        • Posté à 15h13 le 20/06/2012
        • Internaute 160367
          Poussière d'étoiles

        Moi aussi j’ai le dernier smart et 4 ordis en réseaux,
        Je dépanne des ordis le jour mais le soir je plonge dans ma bibliothèque car le contact d’un livre et le plaisir de tourner ses pages restent inégalable......Je suis féru de SF et d’héroic fantasy et autres et cela fonctionne sans énergie électrique ni sauvegarde à faire ....
        Quand à Fallout qui est du reste un très bon jeu ce n’est pas ma tasse de thé, je préfère des jeux bourrins style doom ou farcry, bioschok qui me libèrent de mon adrénaline, je ne dénigre en rien les autres styles.....

    • Hazukashi
      Hazukashi répond à zygzornifle
      Stagiaire
      • Posté à 13h05 le 20/06/2012
      • Internaute 188575
        Stagiaire

      Ouuuuh, ça, ça sent le pithécanthrope qui lit des livres-papiers....

      Personnellement, avec un smartphone, j’ai accès à presque tout le savoir que l’Humanité a accumulé ces 10 derniers millénaires en 7 secondes...

      Et oui, le jeu vidéo est un art, et je préfère largement jouer au dernier Fallout (jeu le plus long en termes de lignes de dialogue, finir toutes les quêtes secondaires équivaut à lire plusieurs fois « Guerre et Paix »), plutôt que de subir le dernier livre de Marc Levy...

      Vous, à l’époque de Gutemberg, vous auriez été nostalgique du parchemin...

      Quel comportement obscurantiste et honteux... Dénigrer les « machines à lobotomiser le cerveau », ça me rappelle ceux qui brulaient des livres à une certaine époque...

      Bravo.

      Mon antre

      • Madame rêve
        Madame rêve répond à Hazukashi
        ad libitum
        • Posté à 13h20 le 20/06/2012
        • Internaute 188960
          ad libitum

        Soyons clairs : Marc Levy n’est pas de la littérature, même pour nous autres, fossiles, qui sommes has-been et lisons encore des « livres-papiers ». Que voulez-vous, notre vue séculaire ne nous permet plus les folies de la prime jeunesse, il nous est désormais impossible de fixer un écran plusieurs heures durant.

         
        • pateris
          pateris répond à Madame rêve
          serial lecteur
          • Posté à 14h49 le 20/06/2012
          • 174584
            serial lecteur

          Et c’est vraie que cette zélite bardée d’iTruc de d’iMachin (qu’ils n’ont pas créé, mais consomment comme de bons petits), à changer tous les trois mois pour être top-cool-hype s’imagine être seule détentrice de la kultur. Et flattée en ce sens par les vendeurs, pour que ces braves petits ouvrent grand leur portefeuille dès qu’il s’agit de leurs gadgets. Et il ne faudrait pas que le hoï polloï, dont certains n’ont même pas que le dernier iPhone (beurk !), s’iomagine qu’il puisse avoir accès à la culture. C’est réservé à la race des seigneurs (qui, en général, est incapable de l’apprécier et se contente d’accumuler des tonnes de séries TV qu’il FAUT avoir et qu’il FAUT trouver pavlovesquement top-giga-cool de peur de ne pas être l’homme du XXIème siècle…)

        1 autres commentaires
    • jino83
      jino83 répond à zygzornifle
      • Posté à 08h34 le 21/06/2012
      • 159282

      « enfants stars » , « ceux qui lisent encore » ... Vu qu’on parle de gosse d’une petite dizaine d’année et moins , le « encore » c’est peut être de trop ?

      Et rien ne dit que ce sont des lecteurs , a part les mensonges de leur parents .
      Des gosses qui raconte des histoires surement comme tous les autres .
      La différence c’est qu’ils ont des parents qui ce comporte comme des raclures prêt a chercher la moindre la source de profit y compris sur le dos de leur gosses et surtout en prenant les gens pour des cons .

      • zygzornifle
        zygzornifle répond à jino83
        Poussière d'étoiles
        • Posté à 08h41 le 21/06/2012
        • Internaute 160367
          Poussière d'étoiles

        Les parents disent que leurs enfants lisent et on s’aperçoit que c’est des BD.......

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 18h47 le 19/06/2012
    • 173412
      expatrie

    Certains ecrivains ont bien commence a etre publie tres jeune (meme un prix Nobel), c’est comme pour tout, pour vivre de sa plume il faut ecrire quand on a du temps ! Alors pourquoi pour etre ecrivain faut-il etre adulte ? ? ? ? ? ? ?

  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 18h47 le 19/06/2012
    • Internaute 134590

    Fou... ou de l’art d’exploiter la créativité des enfants pour en faire du gros marketing formaté... nullissime.

    Ceci dit, la réaction outrée de l’écrivain face à ce qui est au final, un non événement littéraire, vaut, elle aussi, son pesant de cacahuètes...

    Bref. Y’a bon business cul... (turel)

    • mezneth
      mezneth répond à soutenable lourdeur du néant
      Onomatopée antropomorphe
      • Posté à 00h48 le 20/06/2012
      • Internaute 70709
        Onomatopée antropomorphe

      Ce n’est pas tant l’art d’exploiter la créativité des enfants que les espoirs démesurés des parents.

      L’édition à compte d’auteur, arnaque sans nom (enfin si, ca s’appelle, justement l’édition à compte d’auteur^^) n’a pas attendu les enfants rois pour rouler les nigauds.

      C’est juste une nouvelle façon de la décliner. Et finalement, quand on est éditeur dans ces conditions, on se fout un peu de ce qu’on édite...

  • Pivar
    Pivar
    Pyropygiste
    • Posté à 18h49 le 19/06/2012
    • Internaute 160918
      Pyropygiste

    « Ahreuh »
    Extrait du dernier roman d’Enzo, 10 mois.

    Baudelaire peut aller se rhabiller.

  • James Andros
    James Andros
    Bouffeur de pommes
    • Posté à 19h00 le 19/06/2012
    • 179324
      Bouffeur de pommes

    Bientôt un Goncourt pour Finnula ou Christopher ? ?

  • KuromiKo
    KuromiKo
    Church of Appliantology
    • Posté à 19h08 le 19/06/2012
    • Internaute 161218
      Church of Appliantology

    Je trouve pas ça très comparable aux enfants acteurs ou aux athlètes. Les acteurs ou athlètes doivent réussir leur casting ou leur compétitions. Ils doivent bien se rendre compte que la concurrence existe.
    Si les enfants écrivains sont financés par leur parents, comment peuvent-ils comprendre l’échec ?

    • jino83
      jino83 répond à KuromiKo
      • Posté à 08h38 le 21/06/2012
      • 159282

      On peut même ce demander ce qu’ils pensent de l’écriture puisqu’ils écrivent des livres sans savoir encore écrire .

  • A déménagé le 20-08-2012
    • Posté à 19h12 le 19/06/2012
    • Internaute 186446
      non connue

    ..

  • Tilô
    Tilô
    déLivre-moi
    • Posté à 19h48 le 19/06/2012
    • Internaute 105036
      déLivre-moi

    « Il n’est pas inutile de préciser que son éditeur, Little Valley Books, est tenu par Stephanie Cahill, sa propre mère. »

    Ah, ça me fait penser aux récurrents : « Vous savez, j’ai fait lire mon manuscrit à ma famille, ils adorent tous, c’est [sic] même eux qui m’ont poussé(e) à l’envoyer à un éditeur ! ».
    Je sais désormais quoi leur répondre : « Eh bien que votre famille devienne éditeur et qu’elle aille sur lulu.com ! » : -)

    Sinon, maintenant que j’ai appris que des enfants pouvaient aussi publier, je comprends mieux comment le style primaire d’une Gavalda, par ex., a pu être édité... même si je ne comprends toujours pas son succès ! ; -)

  • Aelfgyva des Brumes
    Aelfgyva des Brumes
    Inconnue dans la tapisserie de (...)
    • Posté à 20h29 le 19/06/2012
    • Internaute 186281
      Inconnue dans la tapisserie de (...)

    Sans vouloir être moraliste, c’est vraiment triste cette histoire. Il y a une différence, je dirais presque un monde, entre le fait de donner à un enfant les moyens de développer sa créativité et celui de le transformer en petit maître du business. En fait d’éducation, ces gosses se font inculquer les mécanismes les plus achevés du capitalisme et de la société de consommation, qui sévissent maintenant jusque dans le monde de la culture. Tout simplement pour satisfaire la tendance bien connue qui pousse certains parents à faire de leurs enfants des stars ou des « petits génies » form(at)és pour faire baver les autres papas-mamans à la sortie de l’école. Ce qui n’est pas prometteur pour le monde de demain. Espérons que leur adolescence leur permettra de jeter un regard critique sur ces modèles (et aussi sur l’ego de maman) et de se lancer dans une vraie quête de soi...

    • Auroralucie
      Auroralucie répond à Aelfgyva des Brumes
      Collectionneuse de rognures d' (...)
      • Posté à 21h21 le 19/06/2012
      • Internaute 124160
        Collectionneuse de rognures d' (...)

      Je n’aurais pas dit mieux les choses que vous, ou alors différemment.
      Je rejoins largement votre avis.
      Votre commentaire mérite largement d’être entouré de rouge et ainsi lu plus encore, la raison l’animant.

    • Hazukashi
      Hazukashi répond à Aelfgyva des Brumes
      Stagiaire
      • Posté à 13h14 le 20/06/2012
      • Internaute 188575
        Stagiaire

      Ouaille ça pue la moraline par là !

      Je ne vois pas en quoi cet obscène d’apprendre à son gosse à être un bon business-man... ça peut servir dans la vie, et quelque chose me dit que ça va servir de plus en plus... Rien de choquant d’un point de vue de ricain protestant...

      Nous, avec l’« éducation civique » et l’EducNat, on nous apprend bien à être de bons petits fonctionnaires-citoyens, et ça ne choque personne...

      On retrouve toujours ce coté très catho et vaguement antisémite en France que « le commerce c’est mal »...

      Y’a peut être une chance sur un million que ces gosses deviennent de bons écrivains, mais si c’est le cas, le fait d’avoir découvert les rouages du système va leur éviter de crever misérables, névrosés et inconnus, comme la plupart des génies....

      Votre vision est affreusement cruelle et pleine de ressentiment, ça rappelle un peu les mères de Baudelaire et d’autres génies qui ont littéralement pourri la vie de leur gosse par ressentiment et jalousie, simplement parce qu’il leur mettait quelques points de QI dans la tronche....

      Mon antre

      • Aelfgyva des Brumes
        Aelfgyva des Brumes répond à Hazukashi
        Inconnue dans la tapisserie de (...)
        • Posté à 18h54 le 20/06/2012
        • Internaute 186281
          Inconnue dans la tapisserie de (...)

        Ohé ici, on se calme ! ... Très bien, maintenant on va trier, cela me semble important.
        Je salue d’abord la petite pointe à propos de l’éducation civique, c’est une idée juste de souligner la présence d’un fond idéologique dans la conception de tout système scolaire. C’est devant l’épaisseur de ce fond qu’il faut être vigilant !
        Toutefois je ne pense pas que l’enseignement de l’éducation civique à l’école aujourd’hui, tel qu’il est conçu, soit un instrument de formatage des élèves. D’autant que le poids horaire de la matière est relativement modique. Le contenu ne se résume pas à dire : « en France, c’est là qu’on a l’Etat et le système politique les mieux, alors soyez aux ordres et vous aurez la belle vie, blahblah ». Mais plutôt à expliquer comment ce système, notre constitution, nos institutions les plus importantes fonctionnent. S’il est important de « découvrir les rouages du système », c’est donc déjà ça de pris.
        Ensuite, je ne nie pas qu’un enfant puisse comprendre certains mécanismes du monde adulte tels que le commerce. Mais il n’en reste pas moins qu’être un business-man est un métier, pas une occupation de gamin. Je pense que laisser aux enfants le temps de découvrir leurs propres capacités et leurs choix est important. Si un tel veut plus tard faire des affaires, alors qu’il en fasse ! Mais il aura tout le temps d’apprendre les ficelles en école de commerce.
        Le problème que j’évoque n’est pas la soi-disant mauvaise nature de l’activité commerciale, mais le fait que les mentalités qui peuvent en découler au sein du capitalisme d’aujourd’hui (croyance en la prééminence du profit, en l’idée que pour exister il faut faire vendre, etc...) se retrouvent de plus en plus dans les domaine des activités culturelles. La littérature, l’art, la créativité y compris dans ses manifestations les plus enfantines (on laisse tomber la discussion sur les critères d’appartenance, svp) sont des domaines dont les fonctionnements sont beaucoup plus pluriels et mouvants que les lois de l’offre et de la demande, et il est déplorable qu’on veuille les faire rentrer dans ce cadre. C’est l’envahissement de cette logique qui est problématique dans notre monde, et ce n’est pas une solution de vouloir absolument y adapter nos enfants en leur faisant comprendre dès le plus jeune âge « le monde est ainsi fait, tu devras être business-man mon fils. »
        Vous parlez de Baudelaire, vous parlez de « la plupart des génies » morts « misérables, névrosés et inconnus ». Il y a comme un soupçon de cliché dix-neuviémiste romantique/décadent ici..Avoir des capacités dans tel ou tel domaine, voire être un génie implique-t-il d’être hors des réalités tout en voulant être le roi du monde ? Et donc de se casser la gueule dans une chute tragique et pathétique de goéland piégé parce qu’on a pas compris la vie ? Hem...
        Tout ceci étant dit, encore deux ou trois choses à préciser.. Je sens la moraline ? Je regrette, je croyais sentir l’expression d’une certaine opinion. Et je ne vois pas en quoi est irrecevable l’évocation d’un sentiment de peine à la vue de ce phénomène, si c’est cela qui vous dérange. Je ne crois pas non plus penser en clichés, comme vous semblez le décrire 1) en croyant que je pense comme une mère de petit génie mesquine et castratrice de talent à la Mme Rimbaud (lui, tiens). Les gamins poussés dans une direction quelconque par leurs parents avides de reconnaissance sociale, ou « qui déclinent de chagrin/ et qui seront pharmaciens parce que papa ne l’était pas », oui, ça existe partout. Et pas que parmi les parents de surdoués. 2) en rattachant ce que je dis à une pensée « catho et vaguement antisémite ». Catho : vous tombez sur un os agnostique. Antisémite : même si c’est vague, il faudrait vraiment vous calmer. Typiquement française : sur mon profil y a marqué « européenne », c’est pas pour rien. Quant à ma vision « affreusement cruelle et pleine de ressentiment », qu’est-ce-que ça veut dire, je vous prie ? Que je me prends pour un petit génie frustré, j’imagine ? D’autant que je sors de votre antre...vos textes sont ma foi bien écrits mais le ressentiment, c’est pas ça qui y manque. L’hôpital qui se moque de la charité, ça vous dit quelque chose ? Ou alors c’est un exercice de style, ou une posture. Si oui, alors pas de problème. :) La prochaine fois que vous viendrez, traitez moi de harpie, ce sera moins contradictoire.

      • non renseigné
        non renseigné répond à Hazukashi
        ici et maintenant
        • Posté à 15h53 le 20/06/2012
        • Internaute 188652
          ici et maintenant

        « Je ne vois pas en quoi cet obscène d’apprendre à son gosse à être un bon business-man... »

        « Nous, avec l’“ éducation civique ” et l’EducNat, on nous apprend bien à être de bons petits fonctionnaires-citoyens, et ça ne choque personne »

        « On retrouve toujours ce coté très catho et vaguement antisémite en France que “ le commerce c’est mal ”.. »

        ouais, fait chier tous ces fonctionnaires stalino-nazi qui nous empêchent de faire du beurre sur le dos de NOS gosses, Thénardier président !

        Et je crois bien que sans sa mère pour lui pourrir la vie, Baudelaire serait devenu fonctionnaire des ponts et chaussées ou marchand de canons :)

    • pateris
      pateris répond à Aelfgyva des Brumes
      serial lecteur
      • Posté à 14h53 le 20/06/2012
      • 174584
        serial lecteur

      Oui, ça ou ceux qui transforment leurs gamins en clowns sommés de faire quelque chose de drôle ou mignon sous la caméra de papamaman qui mettront ça sur Youtruc pour se masser l’ego… Et tenter de culpabiliser quiconque n’a pas pondu son gniard comme un bon petit. Je me demande ce que va donner cette génération de gamins-faire valoirs, et ce que les parents en feront lorsqu’ils passeront le stade du joli-mignon. Les abandonner à la SPA ?

      • Aelfgyva des Brumes
        Aelfgyva des Brumes répond à pateris
        Inconnue dans la tapisserie de (...)
        • Posté à 15h40 le 20/06/2012
        • Internaute 186281
          Inconnue dans la tapisserie de (...)

        Soit ils feront des rencontres qui leur permettront de dire m.... à leurs géniteurs, comme beaucoup d’entre nous à un autre niveau. :) Soit ils auront de sérieux problèmes quand ils commenceront à sortir de l’enfance et que le cocon de gâterie où ils se trouvent commencera à se fissurer. Soit ils cesseront d’être clowns ou MiniMiss avant même que ne cesse leur enfance. Soit... Que dire ?

  • PaulTron
    PaulTron
    Ce champ sera visible par tous (...)
    • Posté à 20h31 le 19/06/2012
    • Internaute 168564
      Ce champ sera visible par tous (...)

    Et il y a des enfants qui savent lire aussi ?

    • Auroralucie
      Auroralucie répond à PaulTron
      Collectionneuse de rognures d' (...)
      • Posté à 21h26 le 19/06/2012
      • Internaute 124160
        Collectionneuse de rognures d' (...)

      De moins en moins, et leurs écrits sont de plus en plus médiocres (SMS, Facebook, TV, jeux sur ordinateur, et le manque de concentration, de curiosité plus l’addiction qui s’en suit....)

      Remarquons que chez certains adultes ce n’est guère reluisant non plus, sic. Autre sujet.

      • Aelfgyva des Brumes
        Aelfgyva des Brumes répond à Auroralucie
        Inconnue dans la tapisserie de (...)
        • Posté à 22h24 le 19/06/2012
        • Internaute 186281
          Inconnue dans la tapisserie de (...)

        Prendre du temps, avoir une vie plus adaptée au rythme naturel de l’être humain, c’est ça qui nous manque avant tout.

      • psych0Dad
        psych0Dad répond à Auroralucie
        sociopathe
        • Posté à 23h04 le 19/06/2012
        • Internaute 81504
          sociopathe

        Votre reaction, meme si elle contient un fond de verite, me fait mourir de rire. J’ai la quarantaine et ce sont les memes conneries que j’entendais dans la bouche des adultes etant mome. Remplacez Facebook par Goldorak et vous y etes.

         
        • pateris
          pateris répond à psych0Dad
          serial lecteur
          • Posté à 14h55 le 20/06/2012
          • 174584
            serial lecteur

          Et les Beatles allaient provoquer l’effondrement de la société, et ces garçons au cheveux longs sont plus des hommes, ces filles en pantalon, beurk… Etc…

        1 autres commentaires
      • Hazukashi
        Hazukashi répond à Auroralucie
        Stagiaire
        • Posté à 13h18 le 20/06/2012
        • Internaute 188575
          Stagiaire

        Quelle réac’ !

        Revenons au parchemin, vite !

        Avec tous ces « écrans » (mystérieux et vaguement sataniques), les enfants n’ont jamais autant lu ni écrit de leur vie !

        Fallait voir le niveau d’un fils de péquenaud du sud de la France y’a encore 50 ans... Même Sefyu passerait pour un génie à coté....

        Ça pue vraiment la haine, ce que vous écrivez...

        Mon antre

         
        • Madame rêve
          Madame rêve répond à Hazukashi
          ad libitum
          • Posté à 13h54 le 20/06/2012
          • Internaute 188960
            ad libitum

          N’empêche que le péquenaud du Sud savait probablement différencier un laurier d’un olivier etc. (à ce sujet : écoutez l’interview de Jean-Claude Carrière, dans le Grand Entretien d’hier, sur France Inter). Et puis faut voir ce que vos gamins aux 1000 écrans lisent et écrivent. Ça n’est pas la quantité qui fait la qualité ! Alors oui, les nouveaux supports (internet, TV etc.) sont bourrés d’avantages, les savoirs n’ont jamais été aussi accessibles qu’aujourd’hui, ce sont de merveilleux outils de communication et d’ouverture au monde etc. etc. Mais, car il y a un mais, encore faut-il qu’ils soient intelligemment utilisés, en cette époque ou la majorité cultive le mauvais goût (Levy, Musso et leur bande de zozos pseudo écrivains, télé-réalité, et j’en passe...).
          Je me retiens de répondre à tous vos commentaires ; nous ne somme résolument pas du même avis et vous usez, à mon sens, de beaucoup trop de stéréotypes et d’aberrations en tous genre.

        • Auroralucie
          Auroralucie répond à Hazukashi
          Collectionneuse de rognures d' (...)
          • Posté à 16h40 le 20/06/2012
          • Internaute 124160
            Collectionneuse de rognures d' (...)

          D’autant que dans le sud, nous prenons le temps de vivre et de lire au soleil...

        • Auroralucie
          Auroralucie répond à Hazukashi
          Collectionneuse de rognures d' (...)
          • Posté à 16h46 le 20/06/2012
          • Internaute 124160
            Collectionneuse de rognures d' (...)

          En oubliant BHL, qui honteusement est représentatif dans la tête de nombre de nos contemporains comme le philosophe de référence....

        • Auroralucie
          Auroralucie répond à Hazukashi
          Collectionneuse de rognures d' (...)
          • Posté à 16h47 le 20/06/2012
          • Internaute 124160
            Collectionneuse de rognures d' (...)

          Ca ne sent pas vraiment la haine, ce que j’ai affirmé plus haut, c’est simplement un constat, et je ne vois pas ce qu’il y a de réactionnaire dans mes propos. (Seriez-vous entrain de calquer vos ressentis personnels sur ma personne ?)

          Les enfants, de plus en plus ont des difficultés à l’écrit, et lisent de moins en moins, ce qui ne va pas sans l’autre. Ceci dû au fait que les écrans (TV, ordi, portables...) les accaparent, et ne les aident en somme pas à progresser vers la communication écrite, mise à part par SMS, ce qui n’est pas bien proche de la langue de Diderot.

          Péquenot du sud : Comme cet amis de 60 ans qui est prof de Maths à L’institut Sabatier de Toulouse ?

        4 autres commentaires
  • Vert_de_Terre
    Vert_de_Terre
    pirate > robot > ninja
    • Posté à 20h31 le 19/06/2012
    • Internaute 105517
      pirate > robot > ninja

    Ça a intérêt à être mieux la prochaine fois Jonathan.

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 20h37 le 19/06/2012
    • Internaute 81504
      sociopathe

    La reaction des ecrivains me fait bien rire. ils ont le meme reflexe face a l’auto-publication que leurs confreres editorialistes ont eu face a internet. On se souvient des jeremiades de Philippe Val dans Charlie Hebdo, se lamentant que sur internet n’importe qui peut ecrire n’importe quoi (ce qui au passage aurait du nous mettre la puce a l’oreille concernant la veritable nature du personnage). Quinze ans plus tard on constate qu’il y a certes beaucoup de dechet, mais aussi bien des blogs ou la finesse d’analyse vaut largement celle d’un BHL, d’un Philippe Val ou d’un Alain Duhamel. La litterature va subir la meme transformation. D’ailleurs l’un des meilleurs romans francophones que j’ai lu ces 20 dernieres annees, je l’ai telecharge sur le net a la fin des annees 90. Il avait ete refuse par toutes les maisons d’edition. Degoute apr les pratiques du milieu (copinage et compagnie) son auteur l’a mis sur son site web. Une vraie claque. Malgre le support pas vraiment agreable (ecran CRT) je l’ai lu d’une traite, et relu de nombreuses fois depuis (ce que je fais rarement).

  • Auroralucie
    Auroralucie
    Collectionneuse de rognures d' (...)
    • Posté à 21h24 le 19/06/2012
    • Internaute 124160
      Collectionneuse de rognures d' (...)

    Inciter les enfants à écrire et/ou dessiner, et ici même à créer leur propre livre est sain. C’est tout bonnement motiver leur stimulation intellectuelle et imaginative.

    Mais, dire qu’ être dans les conditions de l’enfant star au Salon du Livre, l’aide à apprendre à s’exprimer en public, à faire de la promo, voire du business et que c’est important, c’est être à côté de la plaque, et avoir un égo démesuré en tant que femme, et de mère. (Quelle image de la femme aura cet enfant d’ailleurs ?)

    D’autant plus grave, de la part d’une mère, c’est se voiler la face en pensant que la chère tête blonde en sortira gagnant ( financièrement ou psychologiquement ?) :

    S’exprimer en public durant un salon en étant la star, n’est pas vraiment le meilleur modèle de sociabilisation, mais plutôt un encouragement au développement exagéré de l’égocentrisme du môme.

    Songer au bénéfique de l’apprentissage du business et de la promotion chez son enfant de 7 ans, c’est être à mon idée, la caricature même de la mère irresponsable prenant son mouflet comme une prolongation d’elle-même, une adulte.
    C’est exagérément le balancer dans l’idée du marketing, au détriment d’une évolution saine enfantine, en déjà le projetant dans l’idée de l’argent de façon exacerbée.

    C’est enlever la part magique de l’enfance en déjà le projetant dans un monde d’un autre âge que le sien, celui de l’argent, et du stress.
    Et certainement lui inculquer la valeur humaine en considération de ses revenus.

    Je serais curieuse de savoir ce que pensent les psys de cet évènement majeur dans la construction psychologique d’un enfant.

  • John Merrick
    John Merrick
    pachyderme que ça
    • Posté à 23h31 le 19/06/2012
    • 179410
      pachyderme que ça

    Si je comprend bien, les parents de Crystal et l´éditrice l´ont aidée a « enjoliver » l´histoire de son petit frère diabétique pour la rendre plus accrocheuse.

    Mais c´est adorable. J´espère qu´il y a plein de parents aussi plein de bons sentiments et de respect pour leurs enfants malades, désireux de faire du business et de leur apprendre les belles valeurs du marketing.

    • Auroralucie
      Auroralucie répond à John Merrick
      Collectionneuse de rognures d' (...)
      • Posté à 08h36 le 20/06/2012
      • Internaute 124160
        Collectionneuse de rognures d' (...)

      ( Hors sujet)
      Si John Merrick s’intéresse à la science des monstres, la tératologie, un ouvrage très intéressant existe : « Les Monstres, histoire encyclopédique des phénomènes humains, des origines à nos jours », de Martin Monestier.

  • Pipolu
    Pipolu
    Etudiant
    • Posté à 00h51 le 20/06/2012
    • Internaute 186133
      Etudiant

    Je trouve ça vraiment triste qu’on récupère maintenant tout ce qu’on peut pour le tourner dans un business... Aujourd’hui les livres, demain qu’est-ce que ce sera ? Ces premiers dessins des chefs d’œuvre ? On va loin quand même...
    Je n’arrive pas à imaginer un gamin de 7-9 ans dédicacer un livre, pour moi, c’est tout simplement inconcevable !

  • Gonzague le Chomeur
    • Posté à 02h24 le 20/06/2012
    • 181650
      Chomeur

    Bonsoir, mais qui a vendu le plus de livre en 2006, n’est ce pas loana ? Disons que l’ignorance est dans l’air du temps, alors why not. Au vue du fait que les diffuseurs sont dans une économie de marché, on ne peut pas dire que c’est la faute de la création, mais de ceux qui l’a diffuse !

    une petite chanson, com d’hab !

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  • Lumm
    Lumm
    etudiante en medecine
    • Posté à 07h13 le 20/06/2012
    • Internaute 189004
      etudiante en medecine

    Les States quoi, à côté de la plaque comme bien souvent.
    Et dire que c’est cette ’’grande et belle nation’’ qui fait rêver tant de monde....

  • Rose.Arno
    Rose.Arno
    Enseignante
    • Posté à 07h35 le 20/06/2012
    • Expert 136988
      Enseignante

    Il faut redoubler d’effort dans l’alphabetisation des enfants du tiers-monde.

    Ils pourront alors écrire des livres sur leur vie dans la rue, ça le fera quand même légèrement plus que des histoires de gluten.

    • Auroralucie
      Auroralucie répond à Rose.Arno
      Collectionneuse de rognures d' (...)
      • Posté à 08h55 le 20/06/2012
      • Internaute 124160
        Collectionneuse de rognures d' (...)

      Je suis bien d’accord avec vous : Je ne vois pas d’un bon œil que ces mouflets soient devenus des stars pour mettre en première place ni plus ni moins l’égo de leur mère.

      Par contre, les intolérances au gluten sont très sérieuses. Sans y être allergique, il rentre en considération dans beaucoup de maladies.
      Par exemple, pour moi qui ait une sclérose en plaques :
      Sans gluten, vie normale.
      Avec gluten, manifestation neurologiques douloureuses, handicapantes, fatigantes.
      (Hors sujet, ma bonne dame.)

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