à lire sur La République des livres 15/06/2012 à 17h20

Le Prix du roman arabe rompt avec ses mécènes intrusifs

« Jurés littéraires, gardez-vous des mécènes ! Ils sont le problème et la solution. Soit vous vous passez d’eux, vous faites vœu de pauvreté et vous décernez votre prix en nature au bistro du coin ; soit vous les sollicitez, et vous vous retrouvez dans un pays exotique à votre prix sonnant et trébuchant dans un palace. La différence ? L’indépendance. Un jour ou l’autre, vous en éprouverez les dures réalités, avec leur lot de rumeurs et polémiques. »

C’est la mise en garde qu’adresse le critique littéraire Pierre Assouline sur son blog La République des livres, hébergé par LeMonde.fr, en revenant sur l’édifiante histoire du Prix du roman arabe, décerné au romancier algérien Boualem Sansal pour Rue Darwin (Gallimard), et qui n’a pas pu lui être remis comme prévu, à la suite de pressions « relevant davantage de la politique que du poétique ».

Le jury a refusé de céder aux pressions et se retrouve désormais à la rue, sans sponsor.

Lire sur La République des livres
  • 893 visites
  • 5 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • donaldo
    donaldo
    indignado
    • Posté à 18h54 le 15/06/2012
    • Internaute 159867
      indignado

    On aura ainsi testé les limites de la « modération » (en même temps que de l’intelligence) de ce très cher Elias Sanbar, érigé ici en véritable Apôtre de la paix.

    Lien

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 20h14 le 15/06/2012
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Vénus Khoury-Ghata : « On a sauvé l’honneur et tant pis si on se retrouve mendiants et orgueilleux. »
    Mais madame, c’est un complot de saltimbanques !

    Héhé.

  • ahmedhanifi
    • Posté à 13h22 le 16/06/2012
    • Internaute 30197

    Pour être bien informés lisez aussi le droit de réponse de Sanbar in Médiapart :

    Lien

  • lifka
    • Posté à 21h46 le 16/06/2012
    • Internaute 37623

    C’est donc le fameux Elias Sambar, volontiers présenté ici comme un apôtre de la paix qui serait responsable du retrait de ce prix à Boualem Sansal.

    Elias Sanbar, grand ami de l’indigné Stephane Hessel et pourfendeur de la censure attribuée au CRIF signait il y a peu un manifeste contre la censure dont le préambule disait :

    L’Observatoire de la liberté d’expression en matière de création, sous l’égide de la Ligue des droits de l’Homme, demande l’abrogation des dispositions légales permettant l’interdiction ou la sanction pénale d’œuvres, en raison de leur contenu.

    Il poursuit :

    l’artiste est libre de déranger, de provoquer, voire de faire scandale. Et c’est pourquoi son œuvre jouit d’un statut exceptionnel et ne saurait, sur le plan juridique, faire l’objet du même traitement que le discours qui argumente, qu’il soit scientifique, politique ou journalistique...

    (...) Nous affirmons que le libre accès aux œuvres est un droit fondamental à la fois pour l’artiste et pour le public.

    (...) Et il est également essentiel de défendre la liberté de la création et de la diffusion contre les phénomènes d’entrave économique telles les menaces d’abus de position dominante, d’uniformisation des contenus et d’absence de visibilité des œuvres que font peser les mouvements de concentration.

    Lien

    Mais il ne supporte pas qu’un écrivain arabe aille faire la publicité pour ses oeuvres devant le lectorat israélien.

    Il n’y a de censure que quand c’est contre vous ?

  • IOVSKY
    IOVSKY
    museur
    • Posté à 23h16 le 16/06/2012
    • 175931
      museur

    Mr Assouline ne peut pas être juge et partie car il est et doit d’abord être le defenseur d’Israel comme tous ses coreligionaires donc son analyse est nulle et non avenue.

Verbes thématiques