Supercamés ? 26/03/2012 à 15h56

« Chronicle » : pas un film de superhéros, un film sur la défonce

Arnaud Mercier | Professeur à l'université de Lorraine

Un étonnant aveuglement a saisi le monde de la critique cinéma au sujet du premier film de Josh Trank, « Chronicle “. Les articles publiés en font soit un bon film renouvelant le genre de film de superhéros ou du ‘teen movie’, soit une production comportant des incohérences et des lourdeurs.

En fait, le succès, la critique ou la perception de ce film reposent sur un malentendu…‘stupéfiant’. En réalité, ‘Chronicle’ est une production rusée qui a su utiliser l’univers des superhéros pour traiter des camés.

Bande-annonce de ‘Chronicle’

Un film de drogués...

Josh Trank, le réalisateur, reconnaît sa dette à son univers d’adolescent : jeux vidéo, films de science-fiction ou d’horreur. Il n’y a pas lieu de douter que l’univers de son film est bien le fruit de pareilles influences.

Mais cette attitude relève d’une mystification. Alors même que les deux auteurs du film (Josh Trank et Max Landis) jouent avec les spectateurs en offrant moult indices convergents pour voir le film autrement, une mystification se met en place.

Il s’agit de ce moment où la vie des trois héros change [attention, la suite de l’article dévoile des éléments de l’intrigue, ndlr]. Dès lors qu’entrés dans une grotte, ils sont irradiés par des cristaux géants qui font saigner du nez mais qui leur donnent tous leurs pouvoirs. Ces cristaux ne sont autres que de la drogue. 

... proche de ‘Requiem for a dream’

‘Chronicle’ est un film sur la défonce, la lente ‘ descente aux enfers ’ (que Matt, le cousin d’Andrew, lui prédit dans la voiture) due à la drogue, et sur le sort funeste auquel elle aboutit.

Steve, l’un des héros, est retrouvé foudroyé. Andrew lui-même agonisera à l’hôpital, suite à un piteux braquage raté, dans une ultime vision apocalyptique de toute-puissance où sa propre destruction se présente comme une sublimation inversée  : lui détruisant la ville.

Le scénario et sa promotion sont une géniale mise en abîme. Ils nous demandent de voir autre chose que le message caché omniprésent, tout comme les camés voient une autre réalité.

Les palimpsestes cinématographiques de ce film sont à chercher du côté de ‘Requiem for a Dream de Darren Aronofsky, voire de Las Vegas parano . Pas du côté des fausses pistes que le réalisateur avoue pour mieux nous gruger.

Dans une interview, il s’est toutefois laissé aller au moins une fois à donner une vraie piste, déclarant avoir été influencé par Fast Times at Ridgemont High . Le personnage principal, Jeff Spicoli, est un surfeur perpétuellement défoncé dans un lycée où beaucoup se dopent.

Un renouveau du récit psychédélique

L’habileté et l’originalité des auteurs du film résident dans leur modernisation des récits psychédéliques des effets de la drogue. Ils ont su traduire les délires habituels de toute-puissance (good’ et ‘bad trips’) dans l’univers ultracontemporain des personnages de superhéros à la Marvel.

Ils nous font prendre pour bien réelle cette totale fiction des superpouvoirs qui seraient tombés sur ces lycéens. En lisant le film ainsi, il faut admettre que la caméra subjective est la seule mise en scène possible du pacte de lecture initial. 

Les visions délirantes d’Andrew et de ses amis de défonce ne sont rendues ‘ crédibles ’ que parce qu’elles sont exposées de leur point de vue. Cette focalisation particulière est d’ailleurs un coup de maître, l’astuce scénaristique pour abuser notre entendement.

Une focalisation déceptive


Andrew dans ‘Chronicle’ (Twentieth Century Fox France)

‘On voit la totalité du film depuis [le] point de vue [d’Andrew]’, explicite pourtant Josh Trank, même s’il reconnaît une multiplication des caméras, pour souligner l’aspect trompeur de ces images.

Selon Josh Trank, ‘heureusement, nous avons toutes les séquences que Andrew avait filmées avant, de sa vie, pour comprendre qu’il n’était pas cet enfant ’.

Mais, ruse suprême de cette ingénieuse mise en scène trompeuse  : on ne voit jamais ce que sa caméra a tourné. Ce film n’est donc pas du tout un ‘ personal documentary ’ comme le répète son réalisateur : c’est celui des visions hallucinées d’Andrew et de ses amis.

Pour maintenir cette illusion, il faut parfois changer de parti pris de tournage. Le réalisateur joue donc des pseudo-pouvoirs télékinésiques pour s’affranchir incidemment du parti pris de caméra à l’épaule.

Des images qu’on ne voit jamais

Fort ‘ malhonnêtement ’, le réalisateur entretient auprès du spectateur cette illusion de la caméra subjective en montrant régulièrement, caméra à l’épaule, Casey, une lycéenne qui tourne pour son blog. Ces images cautionnent le fait qu’Andrew aussi serait bien en train de continuer à filmer ainsi.

Pourtant, ce n’est pas la réalité. A cet égard, une scène clé est celle où le père du héros l’interpelle en lui disant qu’il a regardé ce qu’il filmait, ce qui déclenche cette réplique étonnante  : ‘ Qu’as-tu vu  ? ’ Comme si Andrew doutait de sa réalité filmée.

Andrew semble avoir besoin de filmer son univers pour faire la part des choses entre son vécu réel et ses visions. Lorsqu’il expose sa volonté de filmer sa vie, un ami lui demande :

‘ Est-ce que tu n’as pas l’impression de t’éloigner du réel  ? ’

Andrew répond par une autre phrase clé  : ‘C’est peut-être exactement pour ça que je le fais.’ Et la réponse à la question ‘ qu’as-tu vu  ? ’ est un autre indice fort, puisque le père dit qu’il voit juste la preuve qu’avec ses copains, ils forment une bande de petits cons. Il n’a donc vu aucun exploit extraordinaire, pas de superhéros  !

Les indices de la défonce ? Partout !

Le film est jalonné d’indices donnant foi à notre interprétation. L’herbe est très présente. La caverne où les héros vont découvrir de nouvelles sensations est un trou au beau milieu d’un champ, bizarrement rebouché dès le lendemain. Steve meurt dans un champ. Quand ils atterrissent de leur partie de football dans les nuages, c’est encore sur l’herbe. Difficile à cet égard de ne pas voir un jeu de mot dans le titre du film puisque chronic désigne une catégorie de marijuana très forte (comme nous l’a signalé Alexandre Paté-Fujii à la lecture de notre article, merci à lui). 

L’allusion faite à Platon par Matt est clairement une invitation à lire ce qui a été découvert dans la grotte comme une vaste allégorie et aussi un clin d’œil au récit de l’anneau magique de Gygès. Et ces citations ne sont pas artificielles, elles sont indicielles.

Elles nous alertent  : ne voyez pas le monde tel qu’on vous le montre, n’oubliez pas le pouvoir de la subjectivité. Les maux du corps, la souffrance physique et psychique sont également omniprésents  : saignement de nez, vomissement, malaise.

Une drogue comme le crack produit une sensation d’euphorie et d’amélioration de la performance. Mais la descente et les effets induits provoquent des chocs en retour  : agressivité, augmentation de la pression artérielle, etc.

Le festif, l’hypersociable et le hippie

L’attitude contrastée des trois garçons peut s’interpréter comme une incarnation de trois profils psychologiques de drogués  :

  • le camé festif et hypersociable (Steve),
  • le drogué spiritualiste, façon hippie (Matt),
  • le junky (auto)destructeur se repliant sur lui-même (Andrew).

Andrew dans ‘Chronicle’ (Allo Ciné)

Andrew est un candidat déclaré au plongeon dans les paradis artificiels pour oublier son quotidien  : mère agonisante, père chômeur, alcoolique et violent, timidité maladive, complexes sexuels, présence d’une bande de dealers dans sa rue.

Ce contexte se double d’un détail financier qui met la puce à l’oreille : il faut 750 dollars pour payer les médicaments de la mère.

Le père reproche vertement à Andrew d’avoir dépensé 500 dollars pour s’acheter une nouvelle caméra et d’être ainsi responsable de leur impécuniosité. Il en vient donc à voler dans une station service comme un junky en mal de came.

Une allégorie à percevoir 

Jean-François Rauger du Monde est sans doute le critique de cinéma qui, par le choix de ses mots, touche au plus près de la réalité cachée de ‘Chronicle’ :

‘Le film de Josh Trank se lit comme la peinture allégorique d’un mal-être adolescent dont les manifestations se traduisent par la réalisation de fantasmes d’omnipotence et de destruction.’

Et un peu plus loin  :

‘Ce procédé ne doit pas seulement être pris ici comme un moyen de doper le suspense et l’efficacité du spectacle.’

Chacun y percevra que ces supposés superpouvoirs ne servent jamais à accomplir le moindre exploit surnaturel vis-à-vis d’autrui, comme en témoigne la scène de sauvetage si compliqué de la voiture tombée dans l’eau.

Le désir de toute-puissance de nos héros vient achopper sur un principe de réalité. Une réalité sombre où les apparences sont plus que trompeuses.

Le père est-il l’ordure que son narrateur de fils nous décrit, qui le bat  ? N’est-ce pas plutôt un père de drogué qui se débat comme il peut pour sauver son fils  ? Les superpouvoirs de la perception sont manifestement une malédiction.

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  • 36 réactions
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  • kloot
    kloot
    aime les internets
    • Posté à 16h06 le 26/03/2012
    • 183959
      aime les internets

    einh... ? !

  • Zaa Zala
    Zaa Zala
    ici maintenant
    • Posté à 16h30 le 26/03/2012
    • 182934
      ici maintenant

    Que dire du monde de Narnia alors

  • irsey
    irsey
    Etudiant
    • Posté à 16h38 le 26/03/2012
    • 177682
      Etudiant

    Bravo.
    On manque d’analyses aussi intelligentes, qui dépassent les trois lignes habituelles de critique à la allociné.
    Continuez !

  • galdwin
    galdwin
    je comprends pas la question
    • Posté à 16h45 le 26/03/2012
    • 176187
      je comprends pas la question

    Oui, enfin, the Craft traitait éxactement le même sujet il y a plus de 10 ans^^ Par contre, pas sympa pour ceux qui l’ont pas encore vu (moi ! du coup, si ca se trouve, ca n’a rien à voir avec the craft mais bon...) de les spoiler autant ! J’ai du arreter de lire...

    • Arnaud Mercier
      Arnaud Mercier répond à galdwin
      Auteur(e) de l'article Professeur à l'université de (...)
      • Posté à 23h36 le 26/03/2012
      • Expert 26321
        Professeur à l'université de (...)

      Je comprends votre critique, mais notez que j’ai mis exprès un peu de temps avant de publier la critique, une fois que le film avait été bien diffusé.

  • dragrubis
    dragrubis
    consultant
    • Posté à 17h01 le 26/03/2012
    • Internaute 89679
      consultant

    Bizarre moi j’ai vu ce film comme une simple reprise de « Akira », qui bizarrement peu s’interprété de la même façon avec en plus un côté « conspiration » absent de chronicle...

    • Arnaud Mercier
      Arnaud Mercier répond à dragrubis
      Auteur(e) de l'article Professeur à l'université de (...)
      • Posté à 23h38 le 26/03/2012
      • Expert 26321
        Professeur à l'université de (...)

      Vous avez raison, le cinéaste cite Akira en permanence comme inspiration dans ses interviews, mais cette inspiration évidente de prime abord n’interdit pas une autre référence plus cachée.

  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 17h28 le 26/03/2012
    • Internaute 112628
      assis

    « L’herbe est très présente. La caverne où les héros vont découvrir de nouvelles sensations est un trou au beau milieu d’un champ »
    ... sur la bande annonce, ça me rappelle une boullette

    déjà que les drogués voient des messages subliminaux partout, mais alors là c’est une conspiration !

  • Otis_
    Otis_
    Scribe
    • Posté à 17h45 le 26/03/2012
    • 183968
      Scribe

    Analyse très pertinente,

    De mon côté, j’ai été marqué par une forte inspiration par la prélogie Starwars.

    Les similitudes entre les personnages (gentil garçon, consumé par ses nouveaux pouvoirs, l’envie de sauver sa mère et la défiance/paranoïa envers ses amis qui souhaitaient le sauver, etc.) et le déroulement de l’histoire (Meurtre involontaire de son ami black par un éclair, défaite face à son mentor alors qu’il est potentiellement plus fort, départ de ce mentor dans une zone désertique, etc.) sont troublants et trop nombreuses pour être une simple coïncidence selon moi...

  • DorianD
    DorianD
    http://www.FauxSceptique.com/
    • Posté à 17h57 le 26/03/2012
    • Internaute 36095
      http://www.FauxSceptique.com/

    Akira de Otomo traitait déjà le sujet il y a presque 25 ans.
    Sinon, il y a aussi Addiction d’Abel Ferrara qui assimilait les junkies à des vampires.

  • KuromiKo
    KuromiKo
    Church of Appliantology
    • Posté à 18h38 le 26/03/2012
    • Internaute 161218
      Church of Appliantology

    Ah ouais... jusqu’à présent je n’avais vu que la bande annonce, et je pensais que ce n’était yet qu’un autre teen-movie de super heros... Vous m’avez donné envie d’aller le voir :)

    • Alain Pacifique
      • Posté à 18h45 le 26/03/2012
      • Internaute 24637

      ben moi ça m’a plutôt donné envie de revoir « requiem for a dream ».

    • Kahuete
      Kahuete répond à KuromiKo
      • Posté à 19h05 le 26/03/2012
      • Internaute 26842

      Tu as bien raison, c’est juste un teen movie de super-heros au scenario ultra téléphoné et sans surprise.
      Se taper des délires d’analyste psycho-cinématologue n’en fait pas un bon film.

    • irsey
      irsey répond à KuromiKo
      Etudiant
      • Posté à 19h35 le 26/03/2012
      • 177682
        Etudiant

      Ça reste un teen movie quand même, pas très profond, ni très intéressant.
      Mais l’analyse faite ici est pertinente.

  • Kahuete
    • Posté à 18h53 le 26/03/2012
    • Internaute 26842

    J’adore ce genre d’analyse capillotractée. à l’instar de ceci : lien

    ou encore le petit livre bleu sur les schtroumpfs.

    Je crois qu’on peut faire ce travail sur encore beaucoup de films.

    Mais quand bien même ce serait un film sur la défonce... quel serait le message ? à quoi cela servirait-il ? Que l’on décèle des indices allant dans ce sens ça fait quoi ? C’est une critique de la drogue ? une apologie ?
    L’allégorie est juste un fin en soi ? quel est son intérêt ?

    • Arnaud Mercier
      Arnaud Mercier répond à Kahuete
      Auteur(e) de l'article Professeur à l'université de (...)
      • Posté à 00h00 le 27/03/2012
      • Expert 26321
        Professeur à l'université de (...)

      Bonjour
      Si vous saviez comme je m’attendais à ce type de commentaires sur le côté tiré par les cheveux ! ! ! Voilà pourquoi j’ai essayé de donner des éléments pas uniquement issus de mon interprétation mais aussi de la mise en scène, et des remarques de certains critiques de cinéma qui ont perçu à plusieurs reprises des incohérences, que seule une interprétation complémentaire permet de dépasser.

      Sinon, je trouve vos questions finales très judicieuses car je trouve aussi que le message n’est pas limpide. S’agit-il juste d’un défi intellectuel : écrire un film sous le film, en essayant de ne pas être vu ? Ou bien y a-t-il un message sur la drogue ? Dans ce cas, je constate que le héros pauvre meurt en junky après un cambriolage raté, alors que le copain plus bourgeois, plus festif dans sa consommation finit au Tibet dans une forme de bien être. Cela pourrait laisser penser que le message n’est pas manichéen, qu’il y aurait un bon Et un mauvais usage des stupéfiants.

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à Arnaud Mercier
        Aintgonnaworkformaggiesfarm
        • Posté à 08h41 le 27/03/2012
        • Internaute 12434
          Aintgonnaworkformaggiesfarm

        « Cela pourrait laisser penser que le message n’est pas manichéen, qu’il y aurait un bon Et un mauvais usage des stupéfiants. »

        Pourquoi le conditionnel ? Il est clair qu’il y a un usage bénéfique a tirer de ces produits. Ne pas confondre abuser et user.

         
        • ruerâle
          ruerâle répond à Lemmy_Nothor
          héliotrope
          • Posté à 11h37 le 27/03/2012
          • Internaute 110429
            héliotrope

          Une étude semblait indiquer que le LSD serait éventuellement un traitement contre l’alcoolisme, non ?
          En tout cas tu peux plus vite voir des trucs chelous avec ça qu’avec des cristaux, me semble-t-il.

        1 autres commentaires
  • Gringo65
    Gringo65
    Rabatteur de merlus
    • Posté à 19h23 le 26/03/2012
    • Internaute 93849
      Rabatteur de merlus

    Pourquoi parler des camés et faire l’impasse sur l’addiction ? Ils se shootent une seule fois et sont défoncés en permanence alors ? Que Trank fasse des parallèles avec le monde des junkies oui, qu’il en ait fait le sujet principal du film c’est un peu tiré par les cheveux à mon humble avis...

    Il me semble surtout qu’on voit ce que l’on a envie de voir : montrez le film à un psy et je vous parie ce que vous voulez qu’il vous écrira une thèse rien que sur la scène où le gamin essaie désespérément de tuer son père :)

  • Circus_Runaway
    Circus_Runaway
    Atome du peuple
    • Posté à 19h26 le 26/03/2012
    • Internaute 116556
      Atome du peuple

    Depuis combien de temps êtes-vous clean, Monsieur Mercier ?

  • Stephroy
    Stephroy
    etudiant
    • Posté à 21h16 le 26/03/2012
    • Internaute 142799
      etudiant

    Impressionnante cette analyse. Si vous en avez une de la même qualité sur 2001 l’odyssée, je prends.

    • Arnaud Mercier
      Arnaud Mercier répond à Stephroy
      Auteur(e) de l'article Professeur à l'université de (...)
      • Posté à 23h47 le 26/03/2012
      • Expert 26321
        Professeur à l'université de (...)

      sorry, je ne suis pas critique de cinéma de métier, et pour ce film de Kubrick, je confesse volontiers mon incapacité totale à comprendre : -(
      cordialement

      • Tin TIMP
        Tin TIMP répond à Arnaud Mercier
        La méduse du radeau
        • Posté à 09h54 le 27/03/2012
        • 175744
          La méduse du radeau

        Fichtre ! J’avions pô vu tout ça !
        Vous êtes certain que vous n’êtes pas un peu critique ?
        C’est bien dommage... Je crois que c’est la première analyse de film pertinente que j’ai pu lire ici. Vous voulez pas continuer ?

  • Comte de Nissac
    • Posté à 22h06 le 26/03/2012
    • Internaute 68122
      Rien

    ça marche alors ? on peut voler avec la schnouff ?

  • Yoann Muller
    Yoann Muller
    assis sur une chaise devant l' (...)
    • Posté à 09h56 le 27/03/2012
    • 184006
      assis sur une chaise devant l' (...)

    euh... n’importe quoi.
    Si tout le monde se met à voir des messages de ce niveau là.
    ( si tu as bien suivi le déroulement du film, le père regarde les images de la soirée ou andrew a bu et essayé de sauter sa copine aux cheveux rouges, et non leurs « exploits »)
    Tu devrais avoir un critique orgasmique lorsque tu regarderas le film X Men ( ce n’est pas un porno gay, mais c’est peut être un message subliminal)

    • Arnaud Mercier
      Arnaud Mercier répond à Yoann Muller
      Auteur(e) de l'article Professeur à l'université de (...)
      • Posté à 11h40 le 27/03/2012
      • Expert 26321
        Professeur à l'université de (...)

      Bonjour
      juste pour vous dire que je ne suis pas le seul à être délirant alors.
      Voici la réponse reçue d’un critique du site Excessif, Nicolas Schiavi, qui me répond que mon interprétation est une évidence et pas une découverte. L’inverse de vous en somme.

      Extrait de sa réponse :

      Juste pour vous rappeler que sur l’affiche de Chronicle, on pouvait lire : « L’abus de superpouvoirs est dangereux pour la santé ». Si les responsables marketing du film ont réussi à percevoir le message de Josh Trank, je suppose que la majorité des journalistes n’ont pas été happés dans cet « étonnant aveuglement ». Pour ma part, j’ai choisi d’accorder plus d’importance à la déréalisation des liens sociaux.
      Je vous remercie pour votre papier qui constitue plus un approfondissement qu’un éclairage.

  • Yoann Muller
    Yoann Muller
    assis sur une chaise devant l' (...)
    • Posté à 09h56 le 27/03/2012
    • 184006
      assis sur une chaise devant l' (...)

    euh... n’importe quoi.
    Si tout le monde se met à voir des messages de ce niveau là.
    ( si tu as bien suivi le déroulement du film, le père regarde les images de la soirée ou andrew a bu et essayé de sauter sa copine aux cheveux rouges, et non leurs « exploits »)
    Tu devrais avoir un critique orgasmique lorsque tu regarderas le film X Men ( ce n’est pas un porno gay, mais c’est peut être un message subliminal)

  • MaximeLecourt
    MaximeLecourt
    militant
    • Posté à 10h08 le 27/03/2012
    • 183954
      militant

    Bon, reste plus qu’à transmettre la critique au réalisateur pour qu’il donne son avis. Qui a son 06 ? (ça serait amusant que vous soyez tombé juste)

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 10h23 le 27/03/2012
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    On voit aussi passer un lapin blanc, dans le film ?

    • ruerâle
      ruerâle répond à Numerosix
      héliotrope
      • Posté à 11h36 le 27/03/2012
      • Internaute 110429
        héliotrope

      Oui, j’y ai pensé tout de suite aussi !
      Il faut tordre le cou d’Alice ! Vilaine droguée...

  • Orageon
    Orageon
    Rejeton cyclonique
    • Posté à 11h58 le 27/03/2012
    • Internaute 55236
      Rejeton cyclonique

    Analyse très pertinente. J’ai eu la même impression en regardant le film, d’y voir quelque chose d’un peu différent des habituels poncifs de super héros, comme si il y avait un double message.

    Cela apparait maintenant clairement, après avoir lu votre article. Est-ce de la manipulation (faire passer un message subconscient sur l’usage de « dope », de méfiance de se sentir « tout puissant »), ou bien est-ce simplement pour parler à plusieurs publics simultanement, sur differents niveaux ?

    Il est vrai qu’on peut voir ce genre de significations dans beaucoup de films, comme l’ont dit quelques riverains. Parfois c’est involontaire de la part du réalisateur, mais si on peut voir ces liens, et si on peut les expliquer clairement, c’est qu’il y a un lien.
    Dans le cas de chronicles, même si c’était intentionel, la relation entre les super pouvoirs tels que traités dans le film et le parcours de certains toxicomanes est bien réel, car ils touchent au fond le même bouton psychologique, l’addiction a la sensation procurée. Mais je ne crois pas a une coincidence pour ce film là.

  • Silver974
    Silver974
    Revolté ! ! !
    • Posté à 17h09 le 27/03/2012
    • Internaute 116767
      Revolté ! ! !

    L’analyse n’est pas dénuée d’interet mais peut être étendu a la quasi totalité des oeuvres traitant de « super heros » par extension a nombre d’oeuvre de SF ou Fantatstiques ... pas de quoi crier au génie, tout lecteur assidu peut faire ce parallele, je dirais que la on tombe ds « la philo de comptoir », niveau 1 ... Cela rappelle les travers des analyses Freudiennes, ou, tout au final est « phallique » ou sexuel ....
    Pas dénué d’interet mais tres superficiel ...
    Et pourquoi ne pas « envisager » cela sous un autre angle, telle que la dependance au pouvoir des « puissants de ce monde », pret a tout pour le conserver ou en obtenir toujours plus ?

  • orage mécanique
    • Posté à 16h22 le 27/03/2012
    • Internaute 75886
      ici

    c’est surtout un façon de pomper la série « Misfits » sans payer de droit d’auteur en attendant le remake.

    • Imuro
      Imuro répond à orage mécanique
      Agent d'entretien
      • Posté à 17h50 le 27/03/2012
      • Internaute 172348
        Agent d'entretien

      Le film n’a pas grand chose à voir avec Misfits et d’autre films de super héros ont mis en scène des adolescents

  • Imuro
    Imuro
    Agent d'entretien
    • Posté à 17h48 le 27/03/2012
    • Internaute 172348
      Agent d'entretien

    Vous avez oublié une chose intéressante concernant le saignement. Ils saignent quand ils sentent que la détresse psychologique de l’un d’entre eux.

  • Narvalito
    Narvalito
    Révolution
    • Posté à 09h46 le 28/03/2012
    • Internaute 150083
      Révolution

    Le rapprochement avec les drogues me semble un trop tiré par les cheveux, je pense que vous allez chercher trop loin.

    Certes, il peut y avoir des rapprochements mais de là à dire que le thème général repose dessus, c’est un peu fort je trouve.

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