Explicateur 03/03/2012 à 18h02

Numérisation des livres qu'on n'édite plus : qui y gagne ?

Aurélie Champagne | Journaliste Rue89

Une loi aux contours flous permettra de vendre les ouvrages épuisés et non réédités du XXe siècle. Intérêt général ou piratage d’Etat ? Explicateur.

Une révolution technologique : le livre

Parodie de présentation commerciale réalisée par Leerestademoda

Adoptée par l’Assemblée nationale le 22 février, la proposition de loi dite des livres indisponibles doit permettre l’exploitation numérique de tout livre « publié en France avant le 1er janvier 2001 qui ne fait plus l’objet d’une diffusion commerciale par un éditeur ». Entre 500 000 et 700 000 ouvrages épuisés et non réédités sont concernés, selon une estimation de la Bibliothèque de France (BNF).

Pour certains, cette loi donnera une seconde vie à « une zone grise » du patrimoine littéraire du XXe siècle, en faisant profiter les lecteurs de centaines de milliers d’œuvres épuisées. Pour d’autres, il s’agit d’une « pure violation du droit d’auteur », d’un piratage d’Etat. Explicateur.

1

Qui va numériser ces livres ?

« Une opération rodée pour la BNF »

Une fois le recensement effectué par la BNF, auteurs et ayants droit disposent de six mois pour s’opposer à la numérisation de l’œuvre. Passé ce délai, ils doivent motiver leur demande. Si c’est l’éditeur qui refuse, il a trois ans pour numériser et diffuser l’œuvre, à ses frais.

Le président de la BNF, Bruno Racine :

« C’est une opération rodée pour la BNF qui numérise entre 50 000 et 60 000 ouvrages par an. »

Ces œuvres devenues introuvables en librairie seront ensuite commercialisées par leurs éditeurs, sous forme de livres numériques.

2

Quelles œuvres sont concernées ?

Pépites et auteurs oubliés

Poésie, essais, romans, livres pratiques… Le corpus est gigantesque et on murmure ça et les noms de Paul Morand, Jean Rostand ou Philippe Soupault.

« C’est possible qu’il y en ait », admet Bruno Racine, qui préfère évoquer « Une suite française », d’Irène Némirovsky, très certainement indisponible avant d’être réédité ».

« Des pépites, ça ne me surprendrait pas qu’il y en ait », confirme Jean-Claude Bologne, président de la Société des gens de lettres (SGDL), qui représente 6 000 auteurs.

« L’essentiel, ce seront des auteurs dont personne ne se souvient. »

3

Combien ça va coûter et qui paiera ?

Via le Grand Emprunt

« 50 millions d’euros semble un ordre de grandeur plausible », estime Bruno Racine.

La numérisation sera financée par le Grand Emprunt, et remboursée à l’Etat via une société de gestion : la Société de perception et de répartition des droits (SRPD).

« C’est pourquoi le choix de la réexploitation commerciale des œuvres numériques a été fait », justifie le président de la BNF.

4

Et Google dans tout ça ?

Quinze millions d’ouvrages numérisés en six ans.

Pour Hervé Gaymard, député UMP de Savoie et rapporteur du projet de loi, « c’est une première réponse constructive à la tentative de Google de numériser sauvagement des titres sans tenir compte du droit d’auteur ».

En six ans, le moteur de recherche a numérisé quinze millions d’ouvrages, sans l’autorisation des éditeurs et contre l’avis des ayants droit.

Certains éditeurs ont décidé de négocier, comme Hachette Livre (Lagardère). D’autres ont assigné la firme de Mountain View (Californie) en justice pour contrefaçon, comme Gallimard, Flammarion et Albin Michel en mai.

Mais pour la SGDL, « le propos n’est pas de dire “on fait un projet de loi pour répondre à Google” » :

« Nous nous sommes assurés que les grands principes du droit d’auteur soient respectés [...].

Le volet législatif est posé. Il reste le volet économique et le corpus à constituer. »

5

Quels sont les avantages de ce dispositif ?

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur ce village de l’Aveyron

« Une démarche d’intérêt général »

A la BNF, Bruno Racine loue « cette démarche d’intérêt général » :

« Le corpus va être nécessairement inégal, mais une personne qui s’intéresse par exemple à l’histoire de tel village d’Aveyron tombera certainement sur des œuvres qu’il considérera comme un trésor.

Il y aura sans doute beaucoup de livres d’histoire, de sciences humaines. Ce sera très précieux, entre autres, pour les chercheurs. »

« Une seconde vie » pour les livres

Pour Jean-Claude Bologne, président de la SGDL, qui « a collaboré au processus dès le début », la principale ambition de cette loi est « de rendre à nouveau disponibles des livres qui ne l’étaient plus » en « redonnant une seconde vie » à des œuvres dormantes.

« Un complément de revenu » pour les auteurs

Une partie des livres a beau être épuisée et non rééditée, tous ne sont pas tombés dans le domaine public. Certains sont protégés par le droit d’auteur, qui court pendant 70 ans après la mort de l’auteur.

Les droits générés par les ventes numériques seront redistribués à parité entre le premier éditeur du livre (prioritaire pour le numériser) et son auteur ou ses ayants droit.

« Pour les auteurs, ce sera sans doute un complément de revenu intéressant, même s’il n’est pas toujours substantiel », prédit le président de la SGDL.

« Les auteurs reçoivent actuellement entre 10% et 20% sur le prix de vente hors taxe du livre, dont l’éditeur fixe le prix. »

La loi prévoit d’octroyer aux auteurs un plus fort pourcentage… mais une fois décompté le coût du dispositif (numérisation, frais de fonctionnement).

6

Pourquoi la loi est-elle critiquée ?

Et « Mein Kampf » ?

Contre le « tri mécanique », un comité de vigilance ?

Quid des œuvres tombant sous le coup de la loi ? « Un livre comme “Mein Kampf” ne bénéficiera pas du système », assure le président de la BNF.

Le président de la SDGL, lui, attire l’attention sur les différentes éditions que peuvent avoir certains ouvrages :

« Pour un auteur, il est évident que c’est la dernière qui compte. Pour nous, c’est une question de droit moral. »

Jean-Claude Boulogne voudrait ainsi instaurer un comité de vigilance pour les « livres sensibles » :

« On ne peut pas mettre en vente un livre qui ferait l’apologie du Mediator, par exemple. Un livre qui semblerait faire l’éloge de la pédophilie tomberait sous le coup de la loi.

Par exemple, dans les années 70 et 80, il y a eu une mode qui s’est intéressée à la sexualité des enfants. Il ne faudra pas constituer le corpus de manière mécanique. »

Le cas des œuvres orphelines

Les œuvres orphelines, autrement dit sans ayants droit connus, seront également numérisées et commercialisées, après recherche.

Pour le romancier Yal Ayerdhal, à l’initiative d’une pétition menée par un collectif d’auteurs (certains à la SGDL) et de petits d’éditeurs indépendants comme Le Mouton électrique :

« Il faut que les œuvres orphelines soient mises gratuitement à disposition du public. Il n’y a aucune raison pour que quiconque en tire profit. »

Europe : code de la propriété vs copyright

« Cette nouvelle loi est égalitaire et sera saluée comme modèle dans beaucoup de pays d’Europe, où on cherche à combler ce qu’on appelle le “trou noir du XXe siècle” dans l’édition numérique », prédit Bruno Racine.

Le Syndicat national de l’édition (SNE), le ministre de la Culture et la SGDL s’enthousiasment aussi. Mais l’engouement des pays européens est loin d’être acquis.

The Register, site spécialisé dans l’actu web et les sciences, et une partie de la presse britannique dénoncent déjà une loi « qui prive les auteurs de leurs droits », et favorise les gros éditeurs, avec le soutien du ministère de la Culture. « Parmi les plus grands pirates au monde se trouvent parfois les Etats », ironise The Register.

« Tous les pays qui pratiquent le code de la propriété et non le copyright sont inquiets », résume le romancier Yal Ayerdhal.

Voir le document

(Fichier PDF)

Pour les 1 500 pétitionnaires qu’il a réunis, la loi est une « pure violation du droit d’auteur » :

« On remet en cause le droit moral d’une façon discrète. On perd la possibilité de gérer notre œuvre et d’en fixer le prix.

Ils décident à la place de l’auteur qui doit effectuer des démarches compliquées pour se retirer de la liste et passer son temps à vérifier si ses ouvrages sont dans le corpus. »

Le collectif s’étonne de la réponse commune du Syndicat de l’édition et de la SGDL à ses protestations. « Le fait que la SGDL défende cette loi est inquiétant. Quand les syndicats sont d’accord avec les directions... » ironise Yal Ayerdhal.

Payer des éditeurs qui n’éditent plus ?

Outre les coûts de numérisation pesant sur les auteurs, le collectif conteste l’égale rémunération de l’éditeur et de l’auteur :

« L’indisponibilité d’une œuvre est le plus souvent due aux éditeurs auxquels les auteurs ont cédé le droit d’exploitation commerciale et qui ont cessé d’exploiter ce droit sans toutefois leur en rendre l’usage. »

7

Les gros éditeurs seront-ils les grands gagnants ?

Quand les auteurs peuvent se passer d’intermédiaires

Numérisation de masse

La loi concerne toutes les publications antérieures à 2001, « parce qu’avant cette date, il n’y avait pas de mention concernant la publication numérique dans les contrats d’édition », insiste Yal Ayerdhal. La loi permet donc aux éditeurs de reprendre la main sur les droits numériques et prévoit une numérisation de masse.

« Si on devait contractualiser 500 000 titres, on ne le ferait jamais », objecte la SGDL.

Un « souffle d’air dans l’offre légale »

En matière de livres numériques, la France « est très loin d’avoir une offre convaincante », constate Nicolas Gary, du site Actualitté.

« Avec jusqu’à 700 000 œuvres numérisées, ça va apporter un véritable souffle d’air dans l’offre légale. »

Pour la SGDL, cette nouvelle offre « n’étouffera pas la proposition du marché des nouveautés ». Son président :

« Ce qui ne serait pas le cas si, comme le demandaient certaines associations, tous les livres indisponibles étaient diffusés gratuitement. »

« Pour le marché du livre, plus l’offre numérique gratuite est importante, plus ça crée une pression à la baisse sur les prix que pratiquent les éditeurs », conclut-on à la BNF.

Mais les pétitionnaires craignent « que le prix de vente soit trop élevé et favorise le piratage, très facile avec les livres numériques ».

« Nous voudrions que l’auteur fixe lui-même son prix. »

« Le diffuseur et le distributeur ne servent plus à rien »

« L’arrivée des livres indisponibles va déstabiliser le marché du livre et le travail des petits éditeurs va se retrouver noyé par celui des gros », estime Yal Ayerdhal, qui promeut une série de tutoriels permettant aux auteurs de mettre eux-mêmes leurs œuvres en ligne.

« Aujourd’hui, Amazon propose 70% à un auteur sur le prix de vente qu’il fixe lui-même. Toucher moins de 50% nous paraît indécent.

Au final, ils veulent adapter au numérique la logique appliquée au papier. Mais aujourd’hui, le diffuseur et le distributeur ne servent plus à rien dans l’édition numérique. »

Auteur et éditeur numérique (Publie.net), François Bon estime de son côté que le pouvoir et le bénéfice de cette loi doit revenir aux écrivains :

« Hors toute plaisanterie, on est en train de nous mitonner quelque chose [de grave et de stupide]. [...] C’est à nous, auteurs, de nous saisir du numérique et de dire : ce texte-là, accordons-lui une nouvelle vie. »

  • 24701 visites
  • 97 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • Guyd77
    Guyd77 répond à Fantomax
    le passant qui passe
    • Posté à 20h03 le 03/03/2012
    • Internaute 36702
      le passant qui passe

    Au moins « l’infime catégorie de lecteurs » sera contenté et plus à la merci des brocanteurs de livres.

    • aura
      aura répond à Guyd77
      • Posté à 14h26 le 04/03/2012
      • Internaute 22464

      MOI J AIME LES BROCANTES mais en dernier j ai observe qu ils deviennent beaucoup trop cher...

      tous courent l argent L ARGENT ET ENCORE L ARGENT...

      C EST DOMMAGE... !

  • L'effaceur
    L'effaceur
    Libre
    • Posté à 19h49 le 03/03/2012
    • 180667
      Libre

    « Numérisation des livres qu’on n’édite plus : qui y gagne ? »

    Celui qui possèdent le support de stockage. Gros avantage, la littérature est aussi l’histoire...

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 20h02 le 03/03/2012
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    tant qu’à interroger le Président de la BNF, il aurait peut-être été intéressant de lui demander sa vision sur l’avenir des bibliothèques

  • aura
    • Posté à 20h35 le 03/03/2012
    • Internaute 22464

    ET EN BON JOUR, internet sera en panne DEFINITIVE... IL DISPARAITRA... ET ALORS ? ? ? QUE FERRIONS NOUS ? ? LA BIBLIOTHEQUE PERSONNELLE ESTE TOUJOURS LA PLUS SURE...DE LA PLACE DITES VOUS ? ? TOUJOURS POUR UNE BELLE BIBLIOTHEQUE...

    • Epimethée
      Epimethée répond à aura
      Pas loin
      • Posté à 23h24 le 03/03/2012
      • Internaute 122050
        Pas loin

      Et si vos livres sont mouillés, ou brulés ? Allez, gravons tous nos livres sur des tablettes de pierre....
      C’est par le mouvement que le savoir se transmet, une bibliothèque est un lieu de passage, pas un stock.

      • aura
        aura répond à Epimethée
        • Posté à 14h22 le 04/03/2012
        • Internaute 22464

        de toute maniere, si nous parlons GAIN, je pense reelement que NOTRE CULTURE GAGNE ou que le livre est numerique ou qu il este sur support papier... JE CROIS QU IL EST LE GRAND TEMPS D ESTIMER PLUS LE FOND ET PAS LA FORME ET PAS LE GAIN FINANCIER... ROMPEZ VOUS UNE FOIS POUR TOUT DE TOUS CE QU IL Y A IDEE MATERIELLE... POUVONS NOUS PARLER CONNAISSANCE POUR UNE FOIS ? ? ?

        LUMIERE AMOUR ET CONSCIENCE...pour ceux qu ils veulent Y ETRE...

         
        • Epimethée
          Epimethée répond à aura
          Pas loin
          • Posté à 01h29 le 05/03/2012
          • Internaute 122050
            Pas loin

          Visiblement, c’est vous qui parlez d’argent.
          Ceci dit, c’est à travers le monde matériel qu’on accède à la conscience.
          Et nous avons pour l’instant besoin de technologies pour transmettre le savoir. Comme le langage par exemple.
          Ou l’écriture, ou le livre, ou l’e-book.
          Comme l’e-book permet de diffuser plus de savoir plus vite, le débat n’est pas sur sa pertinence mais bien sur les outils de contrôle que certains veulent lui appliquer, et là, alors, éventuellement, et sans agressivité stérile, on pourra commencer à parler d’argent.

        1 autres commentaires
  • Jean-Jacques Louis
    • Posté à 21h09 le 03/03/2012
    • Internaute 2277

    « Numérisation des livres qu’on n’édite plus ou même qu’on édite encore : qui y gagne ? »
    Mais celui qui les lit, bien sûr.

    Je downloade pas mal de Google Books qu’Abby FineReader transforme en documents Open Office ou pdf dont j’imprime parfois quelques pages. Il m’est même arrivé d’en faire relier.
    C’est gratuit et facile. Pas la reliure ni le toner, évidemment.

    Hélas, depuis cette semaine library.nu est fermé. Dommage, on y trouvait des ouvrages scientifiques et des syllabus de cours d’univ tout à fait gratos. Pour les étudiants à petits moyens, c’était une aubaine. J’espère que le site renaîtra de ses cendres dans un pays échappant encore aux dictats d’Hadopi ou de Sopa qui finira quand même par passer.

    Nous pouvons toujours numériser nos bouquins et les mettre à la disposition de ceux que ça intéresse. On peut, pour commencer, mettre les titres disponibles sur librarything.fr.

  • Maxmaxence
    Maxmaxence
    Cafetier de la Rue
    • Posté à 21h24 le 03/03/2012
    • Internaute 120649
      Cafetier de la Rue

    Ils ont intérêt à bien réfléchir au prix qu’ils veulent attribuer aux livres, s’ils ne veulent pas se retrouver avec le même phénomène de piratage qu’a connu l’industrie de la musique (9 euros un album en mp3 128 kbs...Mais bien sûr mon con-sommateur !).

    Vendre un livre numérique plus de 4 euros relève du vol pur et dur, sachant que le coût de production initial (la numérisation) est suporté par la collectivité (nous), que le coût marginal de « fabrication » égale 0 ou < 0,5 euros, le reste n’est que bénef, pour un service, au final, moindre.

    Car pour pouvoir lire un tel livre, il faut acheter une liseuse dont les prix commencent à 100 euros, à la charge du consommateur (donc transfert des coûts sur le consommateur, un peu comme le mp3 <= plus besoin de cd pour stocker les données, le consommateur s’en charge en utilisant son disque dur, ou les caisses « automatiques » au supermarché, où le consommateur fait le travail de la caissière pour le même prix), et le plaisir de lire un e-livre est bien loin de celui de le posséder physiquement, avec tous les ennuis que ça comporte (amazon fait faillite ? Dites au revoir à vos livres ! on interdit un livre considéré comme « licencieux » par le gouvernement en place ? Au revoir vos livres ! Les joies du cloud...) .

    Si vous n’êtes pas convaincus, allez faire un tour sur The pirate bay pour voir que nos amis américains ne nous ont pas attendus pour partager cette ressource culturelle immense.

    • pateris
      pateris répond à Maxmaxence
      serial lecteur
      • Posté à 10h59 le 04/03/2012
      • 174584
        serial lecteur

      Les éditeurs US ont trouvé une parade : ils vendent les gros best-sellers au MEME prix qu’en papier. Au NY Times, ils ont dit « Ah vi, mais c’est la faute des zoteurs qui font rien qu’à demander de gros à-valoirs ».
      Salaud de zoteurs qui font rien qu’à s’engraisser alors qu’on sait que les zentils zéditeurs font ça par passion et amour de la culture au fond d’une cave… Et le pire, c’est qu’il y en aura pour le croire…

    • xaxa
      xaxa répond à Maxmaxence
      • Posté à 17h06 le 05/03/2012
      • Internaute 88669

      « amazon fait faillite ? Dites au revoir à vos livres ! »

      Il n’y a pas qu’Amazon

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 22h24 le 03/03/2012
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Le laïus sur Mein Kampf, le Médiator et la sexualité infantile, laisse déjà entrevoir une Congrégation de l’Index Librorum Prohibitorum.

    • beaulande
      beaulande répond à Autist Reading -
      Des nuées de sens
      • Posté à 08h47 le 04/03/2012
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      Rubrique : « Monseigneur Dupanloup »

  • sylvain57
    sylvain57
    Utopiste sincère
    • Posté à 22h48 le 03/03/2012
    • Internaute 113125
      Utopiste sincère

    Parce que la propriété intellectuelle et les droits d’auteurs constituent des obstacles à la diffusion de l’information et des freins à notre évolution sereine, ne serait-il pas temps de réviser ces concepts ?

    Pour ceux qui sont ouverts au débat suivez ce lien http://www.ultime-utopie.fr/fr/livres/livre-1.html ? start=13

  • Vert_de_Terre
    Vert_de_Terre
    pirate > robot > ninja
    • Posté à 23h45 le 03/03/2012
    • Internaute 105517
      pirate > robot > ninja

    Que se passe t’il si l’éditeur a disparu et que l’auteur a cédé ses droits à l’éditeur ?

    • thierry reboud
      • Posté à 08h33 le 04/03/2012
      • Internaute 20923

      Je crois que l’éditeur est considéré comme défaillant, c’est-à-dire qu’il ne remplit plus les engagements du contrat, et l’auteur récupère ses droits.

      • Di
        Di répond à thierry reboud
        • Posté à 11h14 le 04/03/2012
        • Internaute 8231

        Sans aller jusqu’à la disparition de l’éditeur, si les choses se passent pour le livre comme elles se passent pour la photographie, « l’éditeur » ou le « diffuseur » finit par faire CE QU’IL VEUT des « œuvres ». Ces « diffuseurs » ont des équipes d’excellents avocats qui rédigent les contrats (souvent incompréhensibles par le quidam) qui les arrangent EUX. Si « l’artiste » ne peut pas se payer un bon avocat pour le défendre, il n’a plus qu’à accepter le contrat...ou crever !

         
        • thierry reboud
          thierry reboud répond à Di
          • Posté à 11h53 le 04/03/2012
          • Internaute 20923

          Normalement (évidemment, tout dépend de ce qui est considéré comme normal...), l’éditeur s’engage au minimum à tenir disponible l’oeuvre de l’auteur. Cela dit, je ne sais absolument pas comment ça se passe en matière de photo.

          Pour l’édition de livres, le diffuseur n’a aucun pouvoir : il signe des contrats strictement commerciaux avec les éditeurs, et les éditeurs peuvent (sous certaines conditions) changer de diffuseur, ce qui arrive assez couramment. Le diffuseur n’a aucune incidence de type éditorial et les relations avec les auteurs ne sont absolument pas de son ressort.

          [Je suis représentant pour un diffuseur-distributeur dans l’édition : -).]

          • unagi-
            unagi- répond à thierry reboud
            卑語
            • Posté à 12h24 le 04/03/2012
            • Internaute 24252
              卑語

            Ce qui porte aussi la réappropriation des œuvres dans le domaine public et des œuvres orphelines et de considérer que la numérisation d’une œuvre exonère l’éditeur ou le gestionnaire des droits et que la non diffusion n’est plus défaillance en droit.
            Etant entendu que la nouvelle loi ne s’exerce que sur la diffusion numérique.
             » Art. L. 134-8 (nouveau). – Si aucun titulaire du droit de reproduction d’un livre sous une forme imprimée autre que l’éditeur n’a été trouvé dans un délai de dix années après la délivrance de la première autorisation d’exploitation dudit livre indisponible sous une forme numérique, la reproduction et la représentation de ce livre sous une forme numérique est autorisée par la société de perception et de répartition des droits mentionnée à l’article L. 134-3 à titre gratuit et non exclusif.

            « L’exploitation de ce livre sous une forme numérique est gratuite.

            “ L’auteur ou l’éditeur titulaire du droit de reproduction de ce livre sous forme imprimée peut recouvrer à tout moment le droit exclusif de reproduction et de représentation de ce livre sous forme numérique, dans les conditions prévues à l’article L. 134-6. ” »

            En ce qui concerne la valeur patrimoniale et le domaine public sur la campagne de numérisation
            « l’appel comporte une lacune béante, énorme, presque inimaginable… A aucun moment, il ne précise où les partenaires privés vont trouver ce fameux patrimoine. Ils ne vont certainement pas le fabriquer, ni le trouver dans les arbres, et jusqu’à preuve du contraire, le patrimoine français est conservé par les institutions culturelles : archives, bibliothèques et musées. A aucun moment, ces trois mots ne sont employés. Étrange quand même…

            Continuons dans les bizarreries. Nulle part il n’est défini ce que l’on doit entendre par patrimoine. S’agit-il d’oeuvres appartenant au domaine public, pour lesquelles le droit d’auteur est éteint, ou au contraire d’oeuvres toujours protégées ? La distinction est très importante, car les répercussions en termes d’accès ne sont pas du tout les mêmes. On verra plus loin que cela peut avoir des conséquences assez fâcheuses.

            Passons maintenant au modèle économique qui sous-tend cet appel. Il est clairement affirmé que l’objectif visé est la rentabilité financière et le retour sur investissement pour l’Etat :

            L’intéressement de l’Etat aux résultats du projet sous la forme d’un retour financier constitue un objectif important du présent appel. Les entreprises partenaires du projet sont invitées à présenter des propositions en ce sens.

            Les sommes versées sont constituées par des “subventions, ou le cas échéant, avances remboursables‘. C’est une différence notable par rapport au dispositif général de financement des projets dans le cadre du Grand Emprunt, qui consiste plutôt en des prêts remboursables avec intérêt. Néanmoins, la part entre véritables subventions et avances remboursables est difficile à déterminer à la lecture de l’appel. Parmi les critères d’évaluation des projets soumis, figurent en premier les retombées économiques attendues, ainsi que le niveau du retour financier proposé à l’Etat.

            Or je ne vois nulle part inscrit que les contenus produits devront pouvoir servir dans le cadre de l’enseignement et de la recherche. Surprenant quand même, non ? On aurait pu s’attendre à ce qu’une numérisation financée grâce à des crédits publics se donne pour objectif de développer les ressources pédagogiques et de recherche. Mais cela ne figure, ni dans les critères d’évaluation, ni nulle part dans les objectifs annoncés.

            Cette omission est relativement surprenante, car en relisant bien le rapport Zelnik, paru en janvier dernier, on se rend compte qu’il proposait justement que les livres et les films numérisés grâce aux crédits du Grand Emprunt puissent faire l’objet d’usages élargis dans l’Education nationale ou en médiathèque (j’avais écrit un billet dans S.I.Lex à ce sujet). On remarquera par contre que l’idée – bancale – de la fameuse Taxe Google est restée de ce rapport Zelnik, mais que celle de faciliter les usages pédagogiques a comme mystérieusement disparu…

            Il y a plus grave au chapitre des omissions. Nulle part, il n’est indiqué que les partenaires privés devront apporter certaines garanties en terme d’accès aux corpus numérisés, notamment quand ceux-ci sont constitués par des oeuvres appartenant au domaine public. Et c’est là qu’on peut voir surgir le risque de dérives dangereuses. La numérisation n’est pas une opération qui peut faire renaître des droits sur une oeuvre du domaine public (c’est marqué ici en toutes lettres sur le site du Ministère de la Culture). Mais avec un tel modèle économique, comment les partenaires privés pourront-ils proposer un retour financier à l’Etat s’ils n’exploitent pas les oeuvres d’une manière ou d’une autre ? Et comment pourront-ils le faire s’ils n’exigent pas des formes d’exclusivités ou de restriction d’accès plus ou moins larges sur le patrimoine numérisé ?

            C’est là qu’il est peut-être bon de rappeler qu’à l’origine la numérisation des contenus culturels n’était pas prévue dans le champ du Grand Emprunt, mais que c’est afin de développer une alternative aux projets de numérisation de Google qu’un volet numérisation a été ajouté aux Investissements d’avenir. On trouve trace de cet objectif très clairement dans le rapport Tessier sur la numérisation du patrimoine écrit, remis en janvier 2010 (voyez ici).

            Ce rapport critique les exclusivités et restrictions d’usage imposées par Google (exclusivité d’indexation, exclusivité commerciale, etc) et propose comme une des solutions possibles de recourir au Grand Emprunt pour numériser notamment les oeuvres épuisées.

            Mais avec le dispositif du Grand Emprunt, ne court-on pas le risque de faire pire que les restrictions de Google ? Car en matière d’exclusivité, les petits poissons sont peut-être plus à redouter que les gros. Ils croquent de moins gros morceaux, mais ils ont besoin de mordre plus fort pour survivre.’

          • Di
            Di répond à thierry reboud
            • Posté à 12h13 le 04/03/2012
            • Internaute 8231

            Merci thierry reboud, je commence à comprendre. :) Pour le livre, l’éditeur reste donc présent entre l’auteur et le diffuseur alors que pour la photo vendue sur le oueb, le photographe fait directement affaire avec le « diffuseur » en acceptant ou non le contrat qui lui est proposé.
            Bon, ça va quand même donner beaucoup de pouvoir en plus à l’éditeur, tout ça. Je suppose que petit à petit, ils n’imprimeront plus. Trop cher, trop de risque d’invendus.

            Quelque part, tout cela ressemble au robots qui remplacent l’humain dans les usines. C’est génial mais effrayant. Encore des emplois qui sautent. Si autant se créent, ça va quand même, mais on peut en douter. Rentabilité oblige.

            • unagi-
              unagi- répond à Di
              卑語
              • Posté à 22h26 le 04/03/2012
              • Internaute 24252
                卑語

              Si le photographe a un contrat avec une agence l’agence peut etre à l’origine et à la gestion d’une production mais e plus l’agence au ra une exclusivité sur la diffusion. la différence n’est pas aussi flagrante que vous le croyez. Les contrats d’exclusivité réduisent encore la différence. On se retrouve de la meme facon avec des sociétés de gestion de droits.

        4 autres commentaires
      • Vert_de_Terre
        Vert_de_Terre répond à thierry reboud
        pirate > robot > ninja
        • Posté à 11h28 le 04/03/2012
        • Internaute 105517
          pirate > robot > ninja

        Cool, je vais être bientôt riche :)

         1 autres commentaires
  • mmarvinbear
    mmarvinbear
    Socialiste, tendance coup-de- (...)
    • Posté à 02h05 le 04/03/2012
    • Internaute 106323
      Socialiste, tendance coup-de- (...)

    Qui va y gagner ?

    La réponse est dans l’article : les ayants-droits et leurs éditeurs.

  • vinzoseerys
    vinzoseerys
    Mâle Sain en Perpétuelle (...)
    • Posté à 03h11 le 04/03/2012
    • Internaute 66816
      Mâle Sain en Perpétuelle (...)

    Pour ma part, je n’ai aucune objection à faire, quant à la formation d’un catalogue toujours plus grand, du livre numérique. Je suis devenu, un « mordu » du livre numérique car, à l’instar du même phénomène à la musique, il offre plein d’avantages, résolution des problèmes de stockage ou encore de transport par exemple...
    Mais je vois que le problème se complexifie, dès lors qu’il s’agisse d’y ajouter, le grand volet manquant de l’équation, celui de l’argent ! ! En tous cas, cette loi serait bénéfique tant qu’on garde à vue, l’aspect le plus important à mon sens, celui de l’intérêt général.

  • Le_mouton_noir
    Le_mouton_noir
    www.delaservitudemoderne.org
    • Posté à 06h47 le 04/03/2012
    • Internaute 119868
      www.delaservitudemoderne.org

    Question : Pourquoi ne pas mettre gratuitement à disposition des citoyens les œuvres tombés dans le domaine publique au format numérique ?

    Réponse : Le puissant lobby des éditeurs s’y oppose dans ce pays.

    Fort heureusement la France n’est pas le seul pays où l’on parle français...

    • pateris
      pateris répond à Le_mouton_noir
      serial lecteur
      • Posté à 11h04 le 04/03/2012
      • 174584
        serial lecteur

      Remarquons au passage :
      1/ C’est une boîte privée mais payée par l’état (en faillite, comme chacun sait) qui va numériser les livres. Les éditeurs empocheront le pognon. Socialiser les coûts, privatiser les bénéfices, on y est en plein.
      2/ Un auteur voulant mettre son ouvrage en téléchargement gratuit ne pourra pas s’il est dans le fond. La pénalité pour se servir de ce qu’on a créé est de 3 ans de gnouf et 300 000 zorros d’amende. Mieux vaut frauder le fisc ou vendre de la came, c’est moins risqué.

    • milosh
      milosh répond à Le_mouton_noir
       ?
      • Posté à 11h36 le 05/03/2012
      • Internaute 80926
         ?

      > Pourquoi ne pas mettre gratuitement à disposition des citoyens les œuvres tombés dans le domaine publique au format numérique ?

      Et on appellerait ça gallica et ce serait fait par la bibliothèque nationale de France ? On pourrait mettre ça en ligne là Lien par exemple !

      • Le_mouton_noir
        Le_mouton_noir répond à milosh
        www.delaservitudemoderne.org
        • Posté à 12h58 le 05/03/2012
        • Internaute 119868
          www.delaservitudemoderne.org

        Je connaissais gallicia mais cette expérience louable est marginale. Le fait que gallicia existe démontre au contraire que la généralisation de cette expérience à tous les ouvrages du domaine publique, sans passer par le privé, est non seulement souhaitable mais possible. Pourquoi ce n’est pas ce choix qui a été fait ? Même réponse qu’à ma précédente interrogation.

         
        • A.L.
          A.L. répond à Le_mouton_noir
          Salariée
          • Posté à 12h25 le 06/03/2012
          • Internaute 149119
            Salariée

          Certains particuliers ont pris les choses en main :
          Lien

          Tout le monde peut participer.

          • Le_mouton_noir
            Le_mouton_noir répond à A.L.
            www.delaservitudemoderne.org
            • Posté à 12h47 le 06/03/2012
            • Internaute 119868
              www.delaservitudemoderne.org

            Belle initiative, merci pour le lien.

            Pour les mal-voyants et ceux qui aiment qu’on leur raconte une histoire, il y a aussi ça :

            Lien

        2 autres commentaires
  • franckd
    franckd
    penguin long from ice pack
    • Posté à 07h08 le 04/03/2012
    • Internaute 123172
      penguin long from ice pack

    Comme toujours l’ Auteur (avec une majuscule emphatique) est mis en avant alors qu’il s’agit avant tout de droit des éditeurs/producteurs/etc ... Amusant quand on pense qu’historiquement c’était justement contre eux que s’élevaient les auteurs qui réclamaient une juste rémunération de leur travail !

    en ajoutant un autre amalgame douteux entre numerique et piratage on en arrive a l’inextricable situation actuelle ou les marchands de supports physiques, se fond les grand défenseurs de la Culture (avec la majuscule) alors qu’au fond ils restent de simples boutiquiers qui gèrent la pénurie...

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 08h43 le 04/03/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Intérêt général ou piratage d’Etat :

    L’état à peut être peur que l’on numérise par erreur ses livres de comptes et que les français s’aperçoivent que leur argent est bouffé voracement par nos dirigeants en pots de vins, en fonds secrets, en déplacements pharaoniques , en festivités etc.........

  • vivi
    • Posté à 08h44 le 04/03/2012
    • Internaute 33813

    Ça m’aurait étonné qu’on ne se serve pas de l’occasion pour introduire encore un peu plus de censure. Je ne savais pas que « Mein Kampf » tombait « sous le coup de la loi » (ça veut dire quoi ?). C’est un livre dont l’importance historique est certaine.

  • noname nobrand
    noname nobrand
    used to be "outsider"
    • Posté à 09h06 le 04/03/2012
    • 180845
      used to be "outsider"

    si tu download un morceau de musique tu es un voleur mais si tu numerises 15000 livres t as moins de soucis...

  • irsey
    irsey
    Etudiant
    • Posté à 14h54 le 04/03/2012
    • 177682
      Etudiant

    Beurk...
    Mais qui peut bien préférer un livre numérique à une version papier ?
    Encore une fois, le débat utile (électronique) contre agréable (imprimé).
    Encore une arnaque des majors de la culture...

  • LAZARE-CORNELIUS
    LAZARE-CORNELIUS
    ECRIVAIN
    • Posté à 17h10 le 04/03/2012
    • Internaute 165549
      ECRIVAIN

    Il est logique que dans la numérisation, il y ait du pour ou du contre. Moi, qui ai l’habitude de me servir de la BNF pour une foule de renseignements parfois très utile à l’élaboration de son tapuscrit. Je peux rester des heures devant l’écran. Maintenant, tout dépend peut-être de la personne et de sa vue. Pour les éditeurs, je ne vois pas en quoi, cela peut les concerner. Il n’est pas question de coût de distribution ni de fabrication, alors que l’auteur peut mettre lui-même en ligne son œuvre sans passer par des intermédiaires qui au passage prennent un pourcentage sur le produit des ventes. Déjà, je trouve exorbitant, le montant du pourcentage prit par les intermédiaires sur une œuvre papier qui est de l’ordre de 85 % et seulement entre 10, voire 15 % (pour avoir les 20 %, il faut être connu et reconnu). Alors, le numérique serait peut-être un bouffé d’air frais pour les auteurs et le lecteur. N’oublions pas que sans les auteurs les éditeurs et distributeurs ne sont rien.

    • Di
      Di répond à LAZARE-CORNELIUS
      • Posté à 23h28 le 04/03/2012
      • Internaute 8231

      Si vous mettez vous-même votre œuvre en ligne sans passer par un éditeur et un diffuseur, comment la protégez vous ? Une personne peut fort bien télécharger votre livre, y apporter quelques modifications ou non, et le vendre ailleurs. Cela arrive aussi régulièrement avec la photographie vendue par les banques d’images, mais au moins celles-ci sont (en principe) tenues d’engager les poursuites lorsqu’elles s’avèrent nécessaires. En général, les meilleures du moins, sont plutôt vigilantes. Cela justifie (un peu) le pourcentage énorme qu’elles prennent. La publicité aussi, bien sûr.

  • Eusèbe
    Eusèbe
    jamais le temps de tout faire
    • Posté à 18h40 le 04/03/2012
    • Internaute 158922
      jamais le temps de tout faire

    Site alternatif : Lien

  • Blue_tail_fly
    Blue_tail_fly
    Dans l'Air du Taon
    • Posté à 22h05 le 04/03/2012
    • Internaute 123618
      Dans l'Air du Taon

    Qu’en est-il de la pérennité des supports numériques ? On sait le côté éphémère de l’informatique. Si l’on veut imprimer les livres récupérés en numérique, pour ne pas s’emmerder à faire du découpage, on bouffera bien plus de papier que les imprimeurs classiques. Pas bon pour les arbres dont on manque déjà.

  • Delfi
    Delfi
    Enjaille la vie
    • Posté à 05h15 le 05/03/2012
    • 182451
      Enjaille la vie

    Dans la mesure où ils ne sont plus édités, ça ne peut qu’être positif. Je peux comprendre les réactions pessimistes envers la tentative de profit camouflé de ceux qui ont lancé ce projet mais il vaut mieux en arriver là plutôt que ce soit Google qui régale.

    Et puis ça peut servir d’avoir autant d’informations à portée sur notre territoire, comme dit dans l’article les écrits scientifiques ne seront pas dénués d’intérêts j’imagine...la question ne devrait pas être qui y gagne mais plutôt est-ce qu’on y perd ?

  • westside
    westside
    consultante
    • Posté à 06h48 le 05/03/2012
    • Internaute 109089
      consultante

    La loi française sur le livre ( article L 132-17 du CPI ) stipule qu’un contrat d’édition peur être dénoncé quand l’éditeur n’a rien fait pour favoriser la vente du livre depuis plusieurs mois. On considère en général qu’à partir de 3 mois sans efforts de l’éditeur vous pouvez retirer votre titre en dénonçant le contrat. Ne laissez pas votre éditeur endormi depuis des années marcher sur cet aspect du contrat qui vous libère : récupérez votre œuvre et diffusez-la vous-même sur les réseaux numériques. En e-book, mais aussi en impression numérique à la demande. Vous êtes maître de vos œuvres, arrêtez de vous faire arnaquer. Ça ne vous coûtera rien.

  • ex_informaticien
    ex_informaticien
    de passage
    • Posté à 07h19 le 05/03/2012
    • Internaute 131899
      de passage

    Imposer aux éditeurs que tout ce qui n’est plus exploité par un support traditionnel soit rendu disponible sous forme dématérialisée (payant ou gratuit mais disponible).

    Wahhou, Revoilà la diffusion du savoir et de la culture comme à l’époque de la bibliothèque municipale ou des échanges en club de lecture. Si la dsiponibilité des oeuvres était très couteuse à l’époque du support matérialisé, il n’en est plus de même aujourd’hui.

    Et ça vaut également pour la musique et le cinéma pour lesquels des milliers d’oeuvres sont indisponibles juste parce qu’elles sont « non-bankables » et tanpis pour l’accès au patrimoine culturel !

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    Aintgonnaworkformaggiesfarm
    • Posté à 10h15 le 05/03/2012
    • Internaute 12434
      Aintgonnaworkformaggiesfarm

    Pourquoi vendre ? Depuis presque vingt ans, il existe un lieu ou les bouquins sont gratos....
    38 000 bouquins gratos

  • AilleursLand
    AilleursLand
    Là haut sur la lune
    • Posté à 12h36 le 05/03/2012
    • Internaute 106007
      Là haut sur la lune

    Je me pose plusieurs questions sur les livres numérique

    - ET si je veux prêter mon bouquin à un ami ? On va nous faire le coup des protections.

    - ET si je veux revendre mes vieux livres dans une bouquinerie ?

    - ET mes sauvegardes ? en ligne ? si dans 10 ans l’éditeur ou le revendeur n’existe plus ? je perds ma bibliothèque ?

    - ET le format ? autant de format que de « liseuse » ? quel compatibilité dans le future ?

    - ET si ma « liseuse » est pleine je fais quoi ? je dois en racheter une autre ? on sait que les fabricants à la manière dApple ferment leur machine, pour vendre plus cher des machines avec quelques gigas. Alors qu’une extension mémoire est 1000 fois plus pratique.

    - Et les livres de poche ? pour l’instant je vois des livres légèrement en dessous des éditions grands formats. donc le cout du livre est beaucoup trop cher pour moi.

    - Et tous les ans une nouvelle version de « liseuse » sortira en rendant obsolète la précédente. même si on n’est pas obligé de changer yous les ans, certains livres ne seront plus compatible avec les anciennes. Du coup le budget lecture (liseuse+livres) va faire exploser.

    Bref, mes centaines de livres prennent de la place à la maison c’est sur, dans certains cas je ne serais pas contre... même si c’est parfois dur de changer vos habitudes. Mais j’aimerais cependant ne pas être le perdant dans cette histoire

  • aristophane
    • Posté à 19h22 le 05/03/2012
    • Internaute 30810

    Lisant des bouquins, et pas mal de BD, pour l’instant rien ne peut remplacer le papier...
    Mais je pense qu’un e book doit être utile aux voyageurs, et surtout aux personnes ayant des problèmes de vision.
    Changer la taille des lettres doit s’avérer extrêmement pratique dans ce cas.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
Verbes thématiques