Témoignage 24/02/2012 à 16h48

Sur les langues régionales, Mélenchon trouble Paco Ibanez

Tibokaya | Jeune flegmaticien mayennais

Mis à jour le lundi 27 février 2012 à 11h58
Titre modifié, la déclaration de Paco Ibanez étant basée sur une supposition, et Jean-Luc Mélenchon ayant précisé sa position sur les langues régionales.

Il y a plusieurs jours, je me suis rendu dans une petite salle de spectacle pour assister au concert du chanteur contestataire et libertaire Paco Ibanez.


Paco Ibanez, en janvier 2009 (Simoncio/Wikimedia Commons/CC)

Sur scène, une chaise en bois. Noire. Deux pieds de micro. L’un pour la voix, l’autre pour la guitare. Un cube noir sur lequel est posé un verre d’eau. L’éclairage, sobre, illumine l’espace encore vide. Puis entre le chanteur, simplement vêtu d’un pantalon et d’une chemise noirs. Il tient dans sa main une guitare classique. Il nous salue dans un français parfait, met un pied sur la chaise et pose sa guitare sur sa cuisse. C’est parti !

Entre deux poèmes des plus grands écrivains hispanophones (Garcia Lorca, Pablo Neruda…) qu’il a mis en musique, le jeune homme de 77 ans nous raconte sa petite enfance à Barcelone, son exil en France à l’arrivée de Franco, la déportation, par Pétain, de son père valencien anarchiste, dans un camp français, le second exil dans sa famille maternelle au Pays basque jusqu’à l’adolescence. Puis, il y a l’arrivée à Paris, ses rencontres avec Brassens, Dali, Ferré, Soto ou Pierre Pascal…

« Mais non, pas Jean-Luc ! »

Vers le milieu du concert, après avoir annoncé une chanson en provençal, il s’arrête et lance à l’assistance attentive :

« Il y a un gars, chez vous, qui se présente aux élections présidentielles, là… “Mélichon”… »

Mélenchon « frileux » sur les langues régionales ?
Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle s’est opposé à plusieurs reprises à l’introduction des langues régionales dans la Constitution, au titre de patrimoine de la France, et par rapport à la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ; ce, au nom de l’égalité entre citoyens – « Je ne dis pas que les langues et les cultures régionales conduisent nécessairement à la sécession et au communautarisme, mais le risque existe », déclare-t-il par exemple au Sénat en mai 2008. Il est revenu sur la polémique début février 2012, lors d’une conférence de presse à Montpellier : « Il y a en France, des langues de France. » Rue89

Juste à côté de moi, à un mètre sur ma gauche, deux femmes, la cinquantaine, exultent : « Mé-len-chon ! Jean-Luuuc ! » Le chanteur se reprend :

« Ah oui, Mélenchon ! J’ai lu dans un journal qu’il avait dit : “La France, c’est un pays, avec une langue !” S’il a vraiment dit ça, qu’il ne vienne pas me voir ! C’est un fasciste ! »

Silence médusé des deux quinquas.

« C’est ni plus ni moins ce que disait Franco, c’est du fascisme ! »

Les quinquas se reprennent et lancent :

« Il a pas dit ça ! Mais non, pas Jean-Luc ! »

Paco Ibanez hausse alors les épaules et dit :

« Je ne sais pas s’il l’a dit, moi je l’ai juste lu dans un journal. Mais moi aussi, je préférerais qu’il ne l’ait pas dit. Mais s’il l’a bien dit, qu’il ne vienne pas me voir, celui-là ! »

Les deux quinquas se mettent à discuter tout bas. Elles ne semblent pas en croire leurs oreilles. Je me penche alors vers elles, discrètement et dis à celle qui est la plus proche :

« Je vous confirme, il l’a bien dit… »

Elle me regarde avec des grands yeux, et tapote sur sa voisine :

« Claudine ! Claudine ! Il dit qu’il l’a bien dit ! »

Claudine se retourne alors vers moi et me lance :

« Quand ? Dans quel contexte ? »

Je lui souffle que je n’en sais rien, mais qu’en substance, il l’a dit. Elle semble dubitative.

Un Catalan est d’abord de Catalogne

Paco Ibanez se met à raconter une nouvelle anecdote concernant son enfance au Pays basque. Il raconte qu’il ne parlait là-bas que l’euskera puisque ses grands-parents ne parlaient que deux ou trois mots de castillan. Il nous explique encore le plaisir qu’il prend aujourd’hui à appeler son cousin par téléphone pour pouvoir parler la langue dans laquelle il s’est également toujours adressé à sa mère. Puis, il ajoute l’incroyable bonheur qu’il ressent, alors qu’il vit à Barcelone, lorsqu’il entend les gens parler en catalan sur le marché.

Il nous raconte qu’il s’est rendu il y a peu de temps à Burgos, bastion castillan s’il en est. La plus grande salle de la ville, bondée, lui fait une ovation pendant plusieurs minutes avant même qu’il ait prononcé un mot. Tout à coup, un membre de l’assistance lui crie quelque chose en basque :

« Nous les vaincrons ! »

Il lui répond avant de traduire l’échange au reste de la salle. Il leur dit à quel point il trouve cela beau de voir les gens parler avec la langue et donc avec l’âme de leurs ancêtres. Il leur dit également qu’un Catalan est avant tout de Catalogne, et qu’il est espagnol après, s’il le veut bien.

Il s’étonne alors du froid lancé auprès d’un public, son public, qu’il considère pourtant comme progressiste et trouve étonnant que sur le sujet de la langue, les réticences puissent être si persistantes, même chez les progressistes. Il chantera donc une chanson en basque, comme dans chacun de ses concerts, puis une autre, comme promis, en provençal.

« C’est un copain, il devra s’en expliquer ! »

A la fin du concert, la salle est vide. Il ne reste plus que les organisateurs, Paco Ibanez, les deux quinquas de tout à l’heure et moi-même. Je ne souhaite pas d’autographe, mais je tiens à lui serrer la main. Comme il est en pleine discussion avec les deux femmes, je reste un peu en retrait, mais à sa vue.

Elles souhaitent l’inviter à un événement du Front de Gauche pour qu’il y chante. L’une des femmes qui me reconnaît, lui dit en me désignant :

« Même si le jeune homme dit que Jean-Luc l’a dit, on vérifiera ! »

Paco Ibanez se tourne alors vers moi et attend que je parle. Loin de moi l’envie de critiquer Mélenchon, je lui dis tout de même :

« Je vis en Bretagne depuis huit ans. Je fréquente les mêmes lieux que les militants de la langue bretonne et même de la cause basque. Je peux t’assurer que quand Mélenchon s’est prononcé contre la promotion des langues minoritaires, ça a fait un tollé dans les milieux bretons, basques, corses, occitans et j’en passe. En substance, il l’a bien dit ! »

Paco Ibanez se tourne alors vers les deux femmes et dit :

« Attention, s’il l’a vraiment dit, je refuse d’apparaître sur la liste, hein ! »

Une femme lance :

« Et pourquoi tu le crois plus que nous ? On lui demandera ! C’est un copain, si c’est vrai, il devra s’en expliquer auprès de nous ! »

Ce à quoi le chanteur leur répond :

« Avec un coup de pied dans les couilles, oui ! Pour qui il se prend, celui-là »

Les organisateurs, qui assistent à la scène, sont hilares.

Je dois y aller. Je tends la main à Paco Ibanez qui me la serre et lui dis en castillan :

« Je dois retourner en Bretagne. Je voulais juste te féliciter pour le concert de ce soir, et te dire merci pour les valeurs que tu chantes. »

Il me répond alors :

« Y tú, puedes decir a tus amigos bretones, los que defienden su idioma, que siempre los apoyaré ! »

J’ai quitté la salle le cœur léger, content d’avoir rencontré cet homme charismatique et plein de belles valeurs, puis je suis retourné vers ma Bretagne d’adoption avec son message !

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  • ostia
    ostia
    inadapté
    • Posté à 17h00 le 24/02/2012
    • Internaute 88960
      inadapté

    très bel article, merci beaucoup ! !

    je l’ai déjà dit mais je le répète, Mélanchon je l’aime bien mais il est beaucoup trop jacobin pour un sale basque de mon espèce

    « la France une et indivisible », c’est comme le « espana unida » des franquistes espagnols

    Bravo et milesker ! ! ! AUPA PACO ! !

    • Tibokaya
      Tibokaya répond à ostia
      Auteur(e) de l'article Jeune flegmaticien mayennais
      • Posté à 17h37 le 24/02/2012
      • Internaute 4477
        Jeune flegmaticien mayennais

      Salut à vous, Camarades !

      J’ai reçu un lien menant à une vidéo qui actualise (08/02/2012) la position du candidat sur la question des langues minoritaires. Voici ce lien :

      >> Site de campagne 2012 <<

      Dans cet extrait, Mélenchon maintient qu’il n’y a pas de « minorités nationales en France ». Donc pour lui, il n’y a bien qu’un seul peuple Français... La République « Une et Indivisible » demeure dans l’aveuglément de la diversité des personnes qui la composent. Il ne semble pas considérer l’option d’une République Une et Indivisible donnant des droits pleins à la diversité. A titre personnel, je crois en l’union dans la diversité. Finalement, tout ce qu’il veut bien concéder aux langues régionales, c’est tout au plus l’apprentissage de celles-ci en LV2 à l’école, quoi (et surtout pas en immersion avec l’intégralité des cours dispensés dans cette langue)... Il maintient donc la suprématie de la langue française pour un pays. Je ne vois pas en quoi cette vidéo viendrait nous apporter un nouvel éclairage sur son positionnement qui n’a, en fait, jamais changé : la France, c’est un peuple avec une seule langue, le français.

      Quand à mon positionnement, il n’est pas celui d’une indépendantiste ou autonomiste breton (ou autre) - car je ne le suis absolument pas - mais bien celui d’un libertaire qui pense que ce n’est pas à un candidat à la présidentielle situé à Paris d’imposer ce genre de choses. C’est évidemment aux habitants d’une localité (ville, département, région) de décider de leur propre sort, au moins sur les questions culturelles (au moins !)

      Socialement,

      • ostia
        ostia répond à Tibokaya
        inadapté
        • Posté à 17h41 le 24/02/2012
        • Internaute 88960
          inadapté

        Merci bien pour les précisions ! ! !

        PS : décidément je t’aime bien toi ! ! ! !

      • EdkOb
        EdkOb répond à Tibokaya
        • Posté à 17h47 le 24/02/2012
        • Internaute 85736

        N’importe quoi !

        ***A titre personnel, je crois en l’union dans la diversité***

        Quand les bretons ne sauront QUE PARLER breton, t’auras l’air de quoi ?

        La République de JLM n’est pas antinomique des langues régionales (de cette diversité penaude dont tu te réclames).

        Vos analyses à 2 balles sont pitoyables. Il y aurait tellement à redire que je préfère m’abstenir (pour l’instant, j’attends que le niveau se rehausse !), tant le niveau est médiocre (notamment sur le poncif des « candidats de Paris »).

        Rien ni personne n’empêche les locaux de décider, encore faudrait-il que ces locaux idéalisés et pour l’instant inexistants (encore un fantasme d’apprenti-journaliste !) se prononcent, ce qui n’est ni la cas, ni l’urgence.

        Bref, encore un article de la Rue pour discréditer d’une manière malveillante JLM.

        Bravo ! Vous ne déméritez pas....

         
        • PaulTron
          PaulTron répond à EdkOb
          Ce champ sera visible par tous (...)
          • Posté à 19h17 le 24/02/2012
          • Internaute 168564
            Ce champ sera visible par tous (...)

          Les langues minoritaires, ca fait un siècle qu’elles sont sacrifiées par l’administration française. Personne, parmi les minoritaires ne veut parler que sa langue. Tout le monde veut parler français, mais chacun veut aussi parler sa propre langue.
          Pour exemple, la langue bretonne à une vie trois fois plus longue que la langue française qui est très récente. Les textes en breton, s’ils meurent définitivement, représenteront une perte culturelle pour la France et pour la langue française (qui utilise des idiomes bretons et n’en connaitrait plus l’origine).
          Ce que demandent les minoritaires, c’est la reconnaissance de l’enseignement de leurs langues au même titre que le français, que les deux soient possibles.
          Les cursus bilingues sont d’ailleurs plus performants qu’unilingues.
          Mélenchon se met à dos un certain nombre de militants potentiels, avec une vision aussi arriérée, datant du début du 20ème siècle, lorsque les panneaux dans la rue disait : « il est interdit de parler breton et de cracher par terre ! »
          La république ce n’est pas la pensée unique !

          • Sissi des bois
            Sissi des bois répond à PaulTron
            ...
            • Posté à 02h39 le 25/02/2012
            • Internaute 53905
              ...

            Bonjour,
            J’ai bien l’impression que les positions de chacun sont caricaturés mais je n’arrive pas à cerner pourquoi.
            Il est absolument indispensable de conserver nos langues régionales, leurs textes et leurs locuteurs. Je ne crois pas qu’il soit question de chercher comme par le passé à éradiquer des particularités régionales qui s’opposaient alors à l’unité de la nation lorsque l’on dit aujourd’hui qu’il n’y a qu’une langue de la république française, et que c’est le français. Cela n’est nullement incompatible avec la coexistence de langues régionales enseignées à l’égale d’autres langues qui elles sont étrangères.
            Par contre je ne comprends pas pourquoi il serait absolument nécessaire de faire toute sa scolarité en breton, basque ou alsacien pour que ces langues survivent. Et de fait, j’ai bien l’impression que c’est cette demande particulière qui pose problème. Comment maintenir une unité scolaire si des examens sont passés dans des langues différentes ? Ou si ce n’est pas le cas et que les examens demeurent en français, les enfants scolarisés dans une autre langue ne risque-t-il pas d’être désavantagés voir un peu perdus ? Certains s’en tireront probablement très bien, mais les autres ?

            Il est tout à fait possible de promouvoir les langues régionales en finançant des journaux, des radios, des télévisions ; en augmentant le nombre des professeurs ; en favorisant des évènements culturels et en diffusant largement des manuels et des livres. Je suis même sûr que ces langues pourraient intéresser au-delà de leurs régions si elles étaient plus soutenus sur le plan national. Par contre je ne vois pas l’intérêt de chercher à s’opposer au français sur le terrain qui lui est propre. Elle est la langue de l’éducation, de l’administration, de l’histoire de la nation et de ses textes fondateurs. Elle est notre héritage commun, le votre comme le mien. Je crois discerner dans les messages précédents une acrimonie mêlée de paranoïa qui me parait aussi curieuse que peu saine. C’est au final ce ton plus que le fond qui rend certaines personnes méfiantes envers des revendications légitimes en croyant y lire un communautarisme assez malvenu.

            • PaulTron
              PaulTron répond à Sissi des bois
              Ce champ sera visible par tous (...)
              • Posté à 13h47 le 25/02/2012
              • Internaute 168564
                Ce champ sera visible par tous (...)

              Pour qu’une langue vive il faut qu’elle soit parlée dans un cercle (amical, familial...). Les langues régionales ont pour la plupart disparues de ces cercles. L’enseignement bilingue est autant en français que dans une langue régionale et il est le seul qui puisse permettre un apprentissage complet d’une langue régionale, qui n’est plus parlée dans la société.
              Quand vous apprenez l’anglais, pour bien le parler, vous devez aller en immersion dans un pays anglophone. C’est ici le principe retenu. Pour bien parler une langue régionales, il faut être en immersion dans un enseignement bilingue.
              Les livres, musique sont importants, mais pas suffisant, car les possibilités d’utilisation de la langue sont trop restreintes.
              Encore une fois, cette enseignement n’étant pas obligatoire, seuls ceux qui le désirent le font. Donc cela ne remet pas en cause le français, ni pour les bilinguises, ni pour les autres. Cela sauve seulement des langues anciennes et rares qui sont en danger d’extinction.

          • EdkOb
            EdkOb répond à PaulTron
            • Posté à 12h54 le 25/02/2012
            • Internaute 85736

            Mais ce n’est pas le débat.

            Je suis stupéfait (mais à moitié seulement) que ressurgisse ce faux débat sur langues régionales VS la langue de la République : le français.

            A croire que tous font semblant de ne pas comprendre.

            C’est ahurissant de mauvaise foi.

            La langue de la République est le français.
            En quoi cette évidence remet en cause les langues régionales ?
            En rien.

            Je pourrais développer sur certains groupuscules occitans un peu énervés et énervants qui réussissent, au nom de leur « Saint Défense de La Langue Régionale » à imposer dès la maternelle des classes bilangues (presque tous les cours sont en occitan) pour... 5 élèves.
            Alors que dans les classes ordinaires, ils sont 25.

            Je parle bien de l’enseignement public.

            Et perso, je me fiche aussi (bouh, ce n’est pas joli joli- je vais encore me faire enfumer par les régionaux ! ...) de l’histoire qui a imposé le français au détriment des langues régionales.

            On ne va quand même pas tout le temps revenir sur ces épisodes alors qu’il y a quand même 10 000 sujets plus importants et urgents.

            D’une certaine manière, les plus mauvais défenseurs des langues régionales sont les intégristes qui, comme leur confrères en religion, n’ont de cesse de nous bouffer tout l’espace dès qu’un politique reprécise l’évidente relation entre la République et SA langue.

            Jamais je ne dis ni n’inventerais une quelconque suppression des langues régionales qui, vous devez quand même le savoir, sont portées à bout de bras par des élus locaux (qui ne veulent pas perdre d’électeurs) et quelques farouches intolérants qui se la jouent « martyrs » de la langue régionale en rappelant sans cesse les mauvais coups réels portés contre leurs langues à marche forcée il y a plus de 100 ans.

            Et alors ?
            Sont-ils persécutés, pourchassés, traqués, enfermés, expulsés ?
            Doivent-ils se réunir au péril de leur vie pour parler régional ?

            • PaulTron
              PaulTron répond à EdkOb
              Ce champ sera visible par tous (...)
              • Posté à 14h24 le 25/02/2012
              • Internaute 168564
                Ce champ sera visible par tous (...)

              Vous avez une connaissance approfondie des défenseurs des langues régionales. C’est frappant. Qu’il y ait des excités, oui, comme partout et vous en êtes un, lorsque vous refusez ces langues.
              Maintenant, la plupart des gens qui parlent et œuvrent pour ces langues le font par intérêt culturel, par tradition familiale, par habitude.
              Personne n’est persécuté, à part la langue elle-même. Plusieurs langues régionales sont en danger d’extinction, comme les animaux. Cela signifie que le patrimoine culturel, historique et linguistique de ces langues va disparaître si rien n’est fait. C’est un pan entier de la culture française qui sera anéanti. C’est cela votre défense de la culture française ?
              Enfin, que peut vous faire, le fait que d’autres puissent vouloir apprendre et parler une seconde langue ? Si elle n’est pas enseignée, ou si peu comme aujourd’hui, il n’est pas possible de l’apprendre. Leur reconnaissance comme langues régionales (et donc pas comme langue nationale) permettrait cela.

              • EdkOb
                EdkOb répond à PaulTron
                • Posté à 15h08 le 25/02/2012
                • Internaute 85736

                « Qu’il y ait des excités, oui, comme partout et vous en êtes un, lorsque vous refusez ces langues. »

                Vous le faite exprès ?

                Je ne réfute rien.
                Et le prétendre reste un propos assez veule.

                Merde, cela se décline comment, dans vos langues régionales ?

        • Veig
          Veig répond à EdkOb
          • Posté à 20h51 le 24/02/2012
          • Internaute 28990

          Dans le même commentaire, lire « Quand les bretons ne sauront QUE PARLER breton, t’auras l’air de quoi ? » et « Vos analyses à 2 balles sont pitoyables. » est d’un comique involontaire rarement atteint.

          Au fait, ça n’a pas l’air de vous déranger beaucoup que la majorité des Français ne sache « QUE PARLER français ». Je suppose que ce n’est absolument pas un signe de « repli sur soi » que JLM et ses copains sont tellement prompts à déceler chez les défenseurs des langues minoritaires...

          • EdkOb
            EdkOb répond à Veig
            • Posté à 13h18 le 25/02/2012
            • Internaute 85736

            Super, vous pouvoirs linguistiques vous ont permis de me percer à jour ; -)))

            Merci pour cette tranche de rigolade, je suggère l’apprentissage obligatoire du breton par tous les français !
            Vive le bilinguisme nationalo-régional : un grand pas vers la compréhension mutuelle des peuples régionaux s’impose avec ce qu’il faut de repentance de la part des pratiquants uniques de la langue française, les vilains colonisateurs des régions et éradicateurs des langues régionales.

            Allez, bonne fin de semaine, hein, c’est toujours cela de dit !

        • Eden
          Eden répond à EdkOb
          Allosexuel polyglotte
          • Posté à 22h51 le 24/02/2012
          • Internaute 14568
            Allosexuel polyglotte

          Ouais c’est génial. Et les Québécois, ils en pensent quoi de votre théorie bidon ? Il faut éradiquer leur culture pour l’indivisibilité du Canada ?

          • EdkOb
            EdkOb répond à Eden
            • Posté à 13h26 le 25/02/2012
            • Internaute 85736

            Non seulement éradiquer les parlers locaux, mais aussi ceux qui les parlent.

            Voilà, le vilain fasciste nazi tueur de parleurs régionaux montre son vrai visage...

            [tentative certes maladroite mais honnête de me situer à la hauteur » - je sais, je rame, ne parlant pas la moindre langue régionale, je reconnais que pour un gosse de migrants, ce débat ainsi posé me semble terriblement stupide de toujours opposer la langue de la République aux derniers des Mohicans défenseurs des langues régionales - ces « derniers » en question n’étant que les plus intégristes, vu qu’ils arrivent - alors qu’ils maitrisent parfaitement le bilinguisme ragionalo-national, à assimiler ceux qui énoncent une évidence (la langue de la République EST le français*) à des fascistes]

            * pourquoi ne pas imposer à rebours l’apprentissage de toutes les langues régionales aux habitants des régions en question, comme autrefois le français le fut aux régionaux, avec obligation d’abjurer le parler régional ?

            Bonne fin de semaine aussi

        • 101.7
          101.7 répond à EdkOb
          Promeneur
          • Posté à 18h27 le 25/02/2012
          • Internaute 59121
            Promeneur

          « Bref, encore un article de la Rue pour discréditer d’une manière malveillante JLM. »

          Après une petite recherche qu’aurait pu faire l’auteur de l’article et qui l’aurait empêché de proférer quelques sottises à propos de Mélenchon (à croire que c’est presque fait exprès...), j’ai retrouvé deux vidéos où il donne bien le fond de sa pensée à ce propos.
          A bien écouter, c’est instructif et remet les choses en place sur ses positions.

          Il est bien plus instructif d’aller à la source que de répéter ce qu’a vu ou entendu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui connaissait un ami d’une concierge qui aurait été témoin de...Lien
          Voir la page avec deux vidéos]

          • EdkOb
            EdkOb répond à 101.7
            • Posté à 21h21 le 26/02/2012
            • Internaute 85736

            1000 mercis pour ces liens ; -)))

        12 autres commentaires
      • jyeden
        jyeden répond à Tibokaya
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 17h51 le 24/02/2012
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        décidement tu ne comprends rien : ce que jlm refuse c’est d’ouvrir le droit à certains locuteurs à être « plus égaux » que les autres.
        et quid des « metis »
        par exemple père alsaciens et mere bretonne : il devrait choisir une identité regionale ? en avoir plusieurs ?
        et le basque né en corse et qui se sentirait corse, il aurait quel droit Hum ? ? ?

         
        • Veig
          Veig répond à jyeden
          • Posté à 21h28 le 24/02/2012
          • Internaute 28990

          « ce que jlm refuse c’est d’ouvrir le droit à certains locuteurs à être “ plus égaux ” que les autres. »
          A part ceux dont la langue maternelle est le français, qui eux ont le droit d’être scolarisés dans leur langue maternelle, auxquels les administrations s’adressent dans leur langue maternelle, nous sommes tous égaux en effet, lol.
          Alors, je ne me plains évidemment pas d’avoir appris une langue véhiculaire commune (et même deux ou trois, tant qu’à faire) mais je trouve simplement stupide de vouloir combattre la scolarisation par immersion dans les langues minoritaires au prétexte du « repli sur soi » et du fantasme du retour au monolinguisme dans ces langues – à l’ère d’Internet, c’est ridicule !

          « par exemple père alsaciens et mere bretonne : il devrait choisir une identité regionale ? en avoir plusieurs ? »
          Lisez un peu des récits de vie d’enfants élevés par des parents de cultures diverses. Ils se débrouillent sans problème de toutes les cultures qu’ils ont héritées, y compris, le cas échéant, de celle de leur pays d’adoption. Ils en conçoivent d’ailleurs souvent une soif de découvrir encore d’autres cultures. Ca ne semble pas être le cas des braves gens monolingues, qui n’aiment pas que, l’on suive une autre route qu’eux...

          « et le basque né en corse et qui se sentirait corse, il aurait quel droit Hum ? ? ? »
          Votre manque d’imagination à ce sujet est confondant. Et au fait, vous vous sentez français ou européen ? Hmm ? Si un jour on propose, pour l’harmonisation d’une Europe républicaine et démocratique, d’apprendre une langue unique qui ne sera pas le français, j’espère que vous suivrez et que vous cesserez de parler français à vos enfants et (éventuels) petits enfants ?
          Ou est-ce que vous préférerez vous replier frileusement sur votre culture provinciale, la culture francophone ?

        1 autres commentaires
      • Leon 777
        Leon 777 répond à Tibokaya
        artiste
        • Posté à 17h55 le 24/02/2012
        • Internaute 128120
          artiste

        Et bravo pour votre titre, nuancé et pas racoleur du tout...

         
        • Tibokaya
          Tibokaya répond à Leon 777
          Auteur(e) de l'article Jeune flegmaticien mayennais
          • Posté à 18h41 le 24/02/2012
          • Internaute 4477
            Jeune flegmaticien mayennais

          Le titre n’est pas de moi, mais de la rédaction. Au moins, il a le mérite de ne pas dire que Mélenchon est un fasciste, puisqu’il précise : « sur les langues régionales ». Mais bon. Ce n’est pas mon titre.

          Socialement,

          • A déménagé le 2 1 2013
            • Posté à 19h02 le 24/02/2012
            • Internaute 108490

            J’allais vous le demander : « je suis sure que le titre n’est pas de vous ? ... »
            Vous aimez Paco donc vous n’auriez pas fait un raccourci aussi grossier ...

          • The Watcher
            The Watcher répond à Tibokaya
            Watching out
            • Posté à 20h25 le 24/02/2012
            • Internaute 150197
              Watching out

            Rue89, malheureusement, est maintenant bien connu pour choyer Hollande et tirer à vue sur Mélenchon.

            Donc le lendemain d’un passage télé dudit Mélenchon, où il était confronté à une vraie fasciste pour le coup, Rue89 publie votre article sous le titre racoleur « Mélenchon est un fasciste » (vous savez que le reste du titre importe peu, l’essentiel étant de choquer) mais ça n’a pas l’air de vous poser trop de problèmes, déontologiquement parlant !

            Il serait plus raisonnable d’assumer votre parti-pris, au lieu d’essayer de vous dédouaner en expliquant que le titre vous a été imposé.

            Bien à vous.

          • Matthieu des bois
            Matthieu des bois répond à Tibokaya
            Forestier
            • Posté à 13h00 le 26/02/2012
            • Internaute 71470
              Forestier

            bonjour le Jeune flegmaticien mayennais... comme disait Georges les cons qui sont né quelque part faut toujours qu’il la ramène. Toi qui te prétend « journaliste » tu n’as pas de dignité, tu ose sortir comme argument à ton « titre caniveau » que tu n’y est pour rien parce que tu ne choisis pas le titre ! t’as pas de figure. Soit on assume soit on se tait. Tu n’est rien qu’un dégonflé. qui doit avoir des relations. Une poule moillée comme on disait à mon époque dans les cours d’école. un poltron, une bille, un naze, une piche, une brelle. Quelle fierté j’affiche quand je me compare à des gars comme toi. moi je signe tout ce que j’écris, tout ce que je dis e et quand je fais ou dit une connerie, je le reconnais je ne me cache pas derrière un « c’est pas moi qui choisi le titre. Allez t’as pas fini ton 4 heures et referme le bouton de ta chemise.

        • A déménagé le 2 1 2013
          • Posté à 19h17 le 24/02/2012
          • Internaute 108490

          Mouah ah aaahhh ! ! ! et c’est vous qui écrivez ceci ...
          Pince-moi je rêve ! ! !

        5 autres commentaires
      • dreadypelicang
        dreadypelicang répond à Tibokaya
        ras
        • Posté à 17h55 le 24/02/2012
        • Internaute 158703
          ras

        « Finalement, tout ce qu’il veut bien concéder aux langues régionales, c’est tout au plus l’apprentissage de celles-ci en LV2 à l’école, quoi (et surtout pas en immersion avec l’intégralité des cours dispensés dans cette langue) »

        et tu dis quoi aux gens qui veulent déménager dans cette région ? qu’ils doivent apprendre la langue et leurs enfants aussi, hop là ? et comment on fait pour se comprendre et discuter avec des gens de régions différentes ? etc, etc, etc.

        sans avoir une confiance immodérée envers le système étatique je préfère encore l’idée républicaine. ou alors, il faut être franchement fédéraliste (avec les risques que cette position comporte communautarisme, inégalités des droits, etc) ou autonomiste (ce qui est une autre paire de manches mais au moins c’est une position cohérente)...

        à ce que je sache, Mélenchon a surtout refusé d’accorder des droits particuliers pour les locutrices et locuteurs des langues régionales, mais a bien reconnu (et encore heureux) la nécessité de lutter contre leur extinction selon les recommandation de l’Unesco concernant les langues. bien sûr que c’est triste que des gens aient été interdits de parler leur langue à l’époque, et que des langues disparaissent aujourd’hui. on se calme là.

        si c’est être fasciste que de dire ça franchement je comprends pas...
        adishatz !

         
        • PaulTron
          PaulTron répond à dreadypelicang
          Ce champ sera visible par tous (...)
          • Posté à 19h20 le 24/02/2012
          • Internaute 168564
            Ce champ sera visible par tous (...)

          La France n’est pas l’Espagne. Lisez au moins les propositions des minoritaires. Ils veulent leur langue en plus du français. On est français et d’une région, et non le contraire comme en Espagne.

          • dreadypelicang
            dreadypelicang répond à PaulTron
            ras
            • Posté à 19h40 le 24/02/2012
            • Internaute 158703
              ras

            moi je veux bien y réfléchir, mais je ne comprends pas pourquoi dire « l’Etat a pour seule langue officielle le français et agit pour la préservation des langues minoritaires » est fasciste.

            que cette idée puisse être améliorée, ok, mais fasciste c’est un peu gros ! alors que quand « ostia » demande un bac en basque...

            que le maximum d’administrations dispose de postes de traducteurs pour les gens qui ne parlent pas français, ok, mais il n’y a pas que les langues régionales qui sont concernées, le but devrait quand même être que tout le monde soit capable de comprendre et de s’exprimer en français sur le sol français. Et de là à ce que tous les fonctionnaires de telle région doivent être bilingues, l’éducation obligatoirement bilingue aussi etc, je ne peux pas être d’accord du tout ! !

            mais c’est vrai que je ne connais pas les propositions des « minoritaires » ! j’ai l’impression d’un débat un peu stérile sur ce que l’on appelle « reconnaissance ».

            • PaulTron
              PaulTron répond à dreadypelicang
              Ce champ sera visible par tous (...)
              • Posté à 19h49 le 24/02/2012
              • Internaute 168564
                Ce champ sera visible par tous (...)

              Ce qui est considéré comme fasciste, c’est l’histoire de la répression de ces langues. Il s’est bien agit de répression, afin d’imposer le français. Le français comme langue nationale est utile et personne ne le remet en cause (en Espagne c’est différent)
              Seulement la reconnaissance des langues minoritaires, leur droit à un enseignement publique et non seulement privé n’est pas autorisé. Ceux qui ont les moyens et vivent au bon endroit peuvent donc apprendre leur langue. Les autres se démerdent. Or le développement des langues régionales permet d’assurer plus d’emplois en région, de développer la culture et économiquement c’est plutôt positif. L’UE le demande d’ailleurs et la France refuse d’adopter cette loi.
              Les minoritaires ne demandent pas que tous les fonctionnaires parlent leurs langues, mais qu’il soit possible de les parler dans une administration. Le français restant la langue nationale et commune.
              C’est le patrimoine de la France, en métropole, comme dans les Dom-Tom. Le refuser, c’est sacrifier la culture française, dont font partie les cultures régionales.

              • dreadypelicang
                dreadypelicang répond à PaulTron
                ras
                • Posté à 20h39 le 24/02/2012
                • Internaute 158703
                  ras

                euh il y a des collèges publics qui proposent l’enseignement des langues régionales en tant que « langue vivante » optionnelle (et non comme langue d’enseignement ou langue obligatoire, ce que je trouve juste). c’est vrai que ça n’est pas partout et ça peut être amélioré, mais là ce n’est pas du tout contradictoire avec la position du Front de gauche/de Mélenchon (au contraire, développer l’offre du service public c’est pile la ligne).

                Quant aux langues des administrations, si le français est la seule langue officielle nationale etc je ne vois pas de raison de réserver un statut spécial aux langues régionales. Personnellement (mais je ne crois pas que ce soit dans le programme de quiconque) je trouverais juste que les administrations et services publics se dotent de traducteurs (ou au moins de brochures explicatives multilingues) au maximum. Mais ça ne concerne pas que les langues régionales, il y a aussi les langues des « primo-arrivants ».

                Ensuite, il y a le problème de l’enseignement e de la reconnaissance de l’histoire particulière des régions. Le problème c’est toujours le caractère obligatoire de tel ou tel « particularisme ». Dans l’idée républicaine on pourrait très bien imaginer un chapitre en plus dans les cours d’histoire qui explique l’histoire de la fondation républicaine de la société, avec la répression des langues régionales donc, et des éléments d’histoire sur les différentes régions de France (et pas seulement celle où on se trouve).

                Après je ne sais pas ce que vous mettez sous le terme de « développer les langues régionales ». Mais oui effectivement je suis opposée à la reconnaissance des langue régionales comme « deuxièmes » langues officielles dans les régions correspondantes et sur ça on ne peut pas être d’accord. C’est pas très grave franchement si ? ? ?

                • PaulTron
                  PaulTron répond à dreadypelicang
                  Ce champ sera visible par tous (...)
                  • Posté à 21h03 le 24/02/2012
                  • Internaute 168564
                    Ce champ sera visible par tous (...)

                  Les collèges publiques proposent aussi l’enseignement de la flûte à bec de manière optionnelle et il y a finalement peu de flûtistes. La langue optionnelle n’est pas un enseignement, c’est une distraction.
                  Les minoritaires n’exigent pas de caractère obligatoire à l’enseignement. Il y a toujours eu des gens qui le refusaient, même en région. Mais si l’enseignement est proposé véritablement et généralisé, il répondra à une demande forte.
                  On peut ne pas être d’accord. Cependant, en Bretagne, le renouveau de l’enseignement du breton, de la culture bretonne a inversé le solde migratoire. Au lieu d’une désertification, la région gagne en population chaque année. Cet enseignement et la renaissance de la culture se sont traduits par la création de milliers d’emplois. Aujourd’hui, rien qu’en musique, la Bretagne est la seconde région en terme de musiciens, de production musicale (de nombreux disques d’or, de platine), héberge les deux plus grands festivals européens, est la deuxième région en nombre de manifestions culturelles et génère une économie culturelle qui dépasse le milliard d’euros, attirant également de nombreux touristes.

                  Pensez-vous, que le résultat soit si mauvais qu’il faille maintenir l’interdiction ?

                  • dreadypelicang
                    dreadypelicang répond à PaulTron
                    ras
                    • Posté à 21h10 le 24/02/2012
                    • Internaute 158703
                      ras

                    quelle interdiction ? déficit oui, pas interdiction.

                    si vous êtes d’accord que cet enseignement (en langue vivante, et/ou en « section bilingue ») ne doit pas être obligatoire, c’est qu’il doit être optionnel... c’est déjà le cas... il n’est juste pas assez développé (peut être par manque de moyens/de profs aussi).

                    quant au renouveau de la culture régionale... la culture est le fait des artistes et acteurs de la culture, ce n’est pas à l’Etat de légitimer telle ou telle forme et pas une autre (même s’il est de son devoir d’assurer un statut décent aux artistes etc.).

                    • PaulTron
                      PaulTron répond à dreadypelicang
                      Ce champ sera visible par tous (...)
                      • Posté à 21h20 le 24/02/2012
                      • Internaute 168564
                        Ce champ sera visible par tous (...)

                      En dehors de Diwan, l’enseignement du breton se réduit à une option, comme le dessin ou la musique.
                      L’allemand, l’anglais, l’espagnol ou l’italien ne sont pas des options, ce sont des langues enseignées, dont une est obligatoire au bac.
                      C’est la différence.
                      Quant le renouveau d’une langue et d’une culture permet l’accroissement de richesses, le développement de l’économie régionale, le devoir de l’état est de l’accompagner, pas de maintenir le déficit, par le refus systématique d’adpoter la charte européenne des langues minoritaires, préférant payer sur nos impôts les amendes auxquelles il est condamné pour son refus de cette charte, obligatoire en Europe.

                      Le choix est simple, soit on paye plus d’impôts pour moins de boulots en région et de richesses économiques et culturelles, soit on change de stratégie au niveau national, comme le font de manière privée, les régions concernées.

                      • dreadypelicang
                        dreadypelicang répond à PaulTron
                        ras
                        • Posté à 21h30 le 24/02/2012
                        • Internaute 158703
                          ras

                        pour l’instant ce qui existe c’est :
                        * il est obligatoire qu’au moins une des LV soit l’anglais au bac et au collège sauf dispense pour les bilingues.
                        * il est obligatoire d’avoir une LV2 parmi celles proposées dans l’établissement : espagnol allemand italien arabe chinois etc
                        * il est optionnel d’avoir une LV3 parmi celles proposées et selon les sections du bac
                        * il est optionnel d’avoir une langue régionale si proposée
                        * il est optionnel d’avoir le latin si proposé

                        il me semble que le problème est plus dans l’offre (rare) que dans le côté optionnel. si les langues régionales passaient dans la même catégories que les « langues vivantes » (LV1,2,3) ça veut dire que certains devraient choisir entre apprendre une langue régional et apprendre l’espagnol par exemple.

                        • PaulTron
                          PaulTron répond à dreadypelicang
                          Ce champ sera visible par tous (...)
                          • Posté à 21h47 le 24/02/2012
                          • Internaute 168564
                            Ce champ sera visible par tous (...)

                          En gros c’est cela. Seulement pour que les langues régionales soient considérées comme LV1, 2, 3, il faudrait qu’elles soient reconnues et pas seulement folklorisées et optionnalisées.
                          C’est tout l’enjeu de la question.
                          Pour exemple, le chinois, il y a 20 ans était une option quasiment inexistante. Quand j’ai passé mon bac, on était 50 sur le nord de Paris. Il est devenu LV dans un certain nombre d’établissements (5eme langue vivante enseignée en France aujourd’hui), le nombre d’étudiants augmente de 30% par an depuis.
                          Faire la même chose avec les langues régionales donnerait le même résultat.

                          • dreadypelicang
                            dreadypelicang répond à PaulTron
                            ras
                            • Posté à 22h01 le 24/02/2012
                            • Internaute 158703
                              ras

                            ok donc déjà on est d’accord que ça n’a rien à voir avec Mélenchon hein.

                            ensuite on est aussi d’accord que ça veut dire que l’offre d’enseignement public devrait dans la mesure du possible être uniforme sur tout le territoire (même si on sait bien que ce n’est pas vrai : quels sont les établissement où on enseigne le latin, l’arabe, l’occitan etc).

                            reste la question de l’organisation plus ou moins incitative des enseignements : option ou langue vivante au même titre que les langues vivantes étrangères. là ok c’est vrai que ça peut se discuter ! mais alors ce serait forcément au détriment de l’apprentissage des langues vivantes étrangères (qui sont de toute façon mal enseignées mais bon)

                            c’est très différent que de proposer un modèle fédéraliste ou de dire que les langues régionales sont interdites dans l’enseignement public !

                            • PaulTron
                              PaulTron répond à dreadypelicang
                              Ce champ sera visible par tous (...)
                              • Posté à 18h16 le 25/02/2012
                              • Internaute 168564
                                Ce champ sera visible par tous (...)

                              Voilà deux points de vue entre JLM et MLP

                              JLM :
                              Lien

                              MLP :
                              Lien

                              Dans les deux cas, il y a la volonté de confondre la langue avec une religion. Dans les deux cas, il y a mélange de la laïcité et du jacobinisme, dans les deux cas, la volonté d’exclure les langues régionales, au nom de la république une et indivisible, avec une belle révision de ce qu’est l’histoire de France au passage, sur le fait qu’il n’y aurait qu’un seul peuple et non un ensembles de peuple adhérant à la même république, ce qui est historiquement le cas (les Calédoniens n’ont pas la même histoire que les Bretons, ni que les Guyannais, même si aujourd’hui ils sont tous français et républicains. Ils ont leur langue, leur histoire, leur culture, et ils ont en commun, l’histoire de France, la langue française et la culture française, dont la leur fait partie - ils sont uns dans le même état et indivisibles dans la république, bien que diverses dans leurs origines).
                              Or, ceux qui veulent promouvoir les langues régionales ne remettent pas en cause cette république une et indivisible.
                              Du FN au FDG (sauf les verts), il y a volonté de ne jamais reconnaitre ces langues et les condamner à l’extinction et ne favorisant jamais leur sauvegarde.
                              Donc, oui, JLM est contre. Son explication est elle absurde. Car il ne parle pas du fond, mais de la forme d’un amendement, condamnant le fond, au nom de la forme. Il voit dans les « ethnicistes » un grand complot nationale et lobbyiste (ne réprésentant que 7% de la population française, sans moyens financiers) visant à envahir et anéantir la langue française, comme MLP le voit pour les étrangers. C’est la même stupidité de raisonnement.

                      • Veig
                        Veig répond à PaulTron
                        • Posté à 21h47 le 24/02/2012
                        • Internaute 28990

                        « En dehors de Diwan, l’enseignement du breton se réduit à une option, comme le dessin ou la musique. »

                        C’est faux. Il faut arrêter de présenter Diwan comme l’unique structure qui propose des enseignements en langue bretonne. Il existe des filières dans l’enseignement public qui font l’enseignement à parité horaire : autant en langue bretonne qu’en français. Par exemple, dans une telle filière, les maths, l’histoire-géo, la biologie seront enseignés en langue bretonne, et tout le reste en français. Ce qui ne dispense pas, lors de ces cours, d’apprendre tout le vocabulaire français lié aux notions nouvelles abordées. Le but est d’acquérir des compétences dans ces matières et d’être capable de composer dans ces matières aussi bien dans les deux langues.

                        • PaulTron
                          PaulTron répond à Veig
                          Ce champ sera visible par tous (...)
                          • Posté à 21h49 le 24/02/2012
                          • Internaute 168564
                            Ce champ sera visible par tous (...)

                          Oui, mais cela représente combien d’élèves ? Quelle est la diversité régionale de l’offre ?

                          • Veig
                            Veig répond à PaulTron
                            • Posté à 22h44 le 24/02/2012
                            • Internaute 28990

                            Les chiffres sont là :
                            http://www.bretagne.fr/internet/jcms/c_13421/transmettre-les-langues-de-bretagne

                            « Zoom sur les effectifs
                            En 2010-2011, 13 445 élèves suivent une scolarité bilingue : 41,7 % d’entre eux sont inscrits dans un établissement public, 33,6 % dans un établissement privé et 24,7 % dans le réseau associatif Diwan. “

                            On le voit, même au nombre des élèves suivant une scolarité bilingue, Diwan est minoritaire. La filière publique est largement en tête.

                            • PaulTron
                              PaulTron répond à Veig
                              Ce champ sera visible par tous (...)
                              • Posté à 00h12 le 25/02/2012
                              • Internaute 168564
                                Ce champ sera visible par tous (...)

                              C’est par un investissement de la région qui donne accès au publique, pas par l’éducation nationale. Cela ne concerne en tout que 13500 élèves quand il y en aurait bien plus qui souhaiteraient suivre l’enseignement.
                              L’offre privée reste largement en tête et diwan ne peut se développer qu’avec des financements, généralement privés, en dehors d’une aide de la région, qui n’est qu’une partie du financement.
                              Pour d’autres langues, l’offre publique est quasiment inexistante. On ne peut pas trop se glorifier de voir le peu de possibilités offertes.

                  • Sissi des bois
                    Sissi des bois répond à PaulTron
                    ...
                    • Posté à 02h51 le 25/02/2012
                    • Internaute 53905
                      ...

                    Bien finalement, ça va alors. Il est donc possible dans le cadre actuel de développer les langues régionales et leurs cultures correspondantes.

                    • PaulTron
                      PaulTron répond à Sissi des bois
                      Ce champ sera visible par tous (...)
                      • Posté à 13h52 le 25/02/2012
                      • Internaute 168564
                        Ce champ sera visible par tous (...)

                      Pas vraiment. Les initiatives sont financées par le privé ou par les régions, si elles le peuvent. Or ces langues appartiennent à la nation et leur reconnaissance comme langues régionales permettrait que l’Education Nationale puisse les enseigner.
                      Ce qu’il faut voir, c’est que si ces langues disparraissent, c’est un pan de la culture française de son histoire qui disparaît.
                      C’est surtout une perte majeure pour la linguisitque, car certaines langues sont uniques et n’ont aucune comparaison possible avec d’autres.
                      Ces langues sont le patrimoine de plus d’un tiers des français, qui même s’ils ne les parlent plus, le plus souvent y tiennent.

        • Yp2
          Yp2 répond à dreadypelicang
          Sale gauchiste d'IEP
          • Posté à 05h12 le 25/02/2012
          • Internaute 71496
            Sale gauchiste d'IEP

          « et tu dis quoi aux gens qui veulent déménager dans cette région ? qu’ils doivent apprendre la langue et leurs enfants aussi, hop là ? et comment on fait pour se comprendre et discuter avec des gens de régions différentes ? etc, etc, etc. »

          La langue nationale est le français. Vous pouvez donc parler le français avec n’importe quel français aujourd’hui. Personne ne demande à ne plus apprendre le français, il faut arrêter avec ces fantasmes ridiculement caricaturaux.
          Ce qui est réclamé aujourd’hui c’est de pouvoir suivre un enseignement dans le public en immersion dans la langue de sa région. Pas une obligation, mais la possibilité de le faire, ainsi que la promotion de ces langues afin de relancer leur usage et d’éviter qu’elle ne meurent.

          C’est pas la fin du monde, non ? Et c’est plutôt loin des fantasmes de dislocation nationale que nous inventent les mao-stals lambertistes de la libre-pensée, les Fhaineux et autres jacobins.

        18 autres commentaires
      • Alankazame
        Alankazame répond à Tibokaya
        jeune chercheur
        • Posté à 17h57 le 24/02/2012
        • Internaute 171426
          jeune chercheur

        Oui il n’y a qu’un seul peuple français, qui est fondé sur des bases politiques ! C’est quoi le problème ? Moi je me conçois comme étant français, je ne me définis pas rapport à une ethnie, un parler ou des coutumes locales, c’est quoi ce délire ? La langue de la République c’est le français et la République c’est les droits de l’Homme, la France c’est ça, et pour que tout le monde puisse se comprendre, la langue de la République est le français.

        Mélenchon ne veut pas interdire de parler les langues régionales, ni réprimer leur usage, c’est quoi ce délire ? En quoi c’est spécifiquement autoritaire de refuser que le pays soit défini sur la base considérations ethniques ? Moi je ne suis issu d’aucune région particulièrement marquée culturellement, du coup je dois me définir comment ? Mon pays c’est pas une addition de particularismes locaux dans mon esprit, et j’ai pas envie de ça change, j’ai envie de pouvoir me considérer parmi mes semblables partout !

        Si on s’amuse à reconnaître des particularismes locaux, on va en arriver à la même situation que celle dans laquelle se trouvent actuellement les belges, avec deux communautés qui s’opposent et se haïssent pour la seule et unique raison qu’elles ne parlent pas la même langue... C’est sûr, ça fait rêver !

         
        • Erka
          Erka répond à Alankazame
          • Posté à 18h42 le 24/02/2012
          • Internaute 5196

          Ca fait parti du pacte republicain, d’ailleurs.
          Bon evidemment il y a eu abus dans le passe, sous la 3eme surtout.

        • Yp2
          Yp2 répond à Alankazame
          Sale gauchiste d'IEP
          • Posté à 05h16 le 25/02/2012
          • Internaute 71496
            Sale gauchiste d'IEP

          Personne ne revendique la fin du français comme langue de la république. Vous n’avez visiblement pas compris où se situe le débat... Mélenchon refuse la possibilité d’un enseignement en langue régionale dans le public, particulièrement en immersion (la seule technique qui marche pour apprendre une langue !). Il y a aussi la possibilité de l’utiliser avec les services publics (un élément présent dans la charte européenne des langues minoritaires, ratifiés par tous sauf la France et la Grèce). Possibilités, pas obligations, notez-le.

          Voilà pour resituer le débat.

          • Pas lolo
            Pas lolo répond à Yp2
            fasciné
            • Posté à 08h04 le 25/02/2012
            • Internaute 29635
              fasciné

            « Il y a aussi la possibilité de l’utiliser avec les services publics “
            Et pour l’étape suivante, cf la Belgique.

            • nevenoe
              nevenoe répond à Pas lolo
              ONG
              • Posté à 12h12 le 26/02/2012
              • Internaute 95578
                ONG

              Parce qu’il est bien connu que les bretons/basques/corses constituent 60% de la population française et peuvent donc diriger le pays grâce à leur poids démographique, comme les flamands... :)

        4 autres commentaires
      • Bjambo
        Bjambo répond à Tibokaya
        oui
        • Posté à 18h33 le 24/02/2012
        • Internaute 100392
          oui

        hé le mainiot evite de voter pour toi meme, sinon on va croire que tous le mayennais sont imbu de leur personne

      • a déménagé le 18 juin 2012
        • Posté à 18h34 le 24/02/2012
        • Internaute 127423
          Sans

        Que ne ferait-on pas pour passer dans la rue ! ! !

        Vos propos sont plus réactionnaires que libertaires.....

        Si vous ne le savez pas encore nous sommes au 21° siècle et pour vivre ensemble il est préférable d’avoir une langue commune et dans le cas qui nous occupe , c’est le Français.
        Rien n’empêche ceux qui le désire d’apprendre leur langue régionale....

        Quant à Paco Ibanez, le libertaire...je m’abstiendrai...

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