« Detachment » : Adrian Brody convaincant en prof habité

Henry Barthes (Adrian Brody) a tout du professeur rêvé. Parachuté dans un lycée un peu chaud de New York, son style, qui mêle autorité et humanité, prend les élèves de court.
De nombreux films américains plein de bon sentiments se sont déjà cassés les dents sur ce genre de sujet : « Esprits rebelles “ ou ‘Ecrire pour exister . Le topo ? Une classe de perdants se mue en une classe de lycéens brillants, promis à une intégration optimale dans la société.
Sauf que le réalisateur s’appelle Tony Kaye ( American History X’ et des documentaires sociaux comme ‘Lake of Fire ). Ici, Detachment’ propose une plongée dans l’Amérique sous le prisme de l’éducation et de la jeunesse.
Un prof parfait mais pas lisse
Malgré une filmographie importante, on a toujours cru qu’Adrian Brody n’avait fait qu’un film, ‘Le Pianiste .Detachment’ pourrait changer la donne.
Le personnage pourrait frôler le cliché : un quadra charismatique et généreux quand il s’agit de recueillir la jeune prostituée, Erica ; un type au grand cœur avec une histoire pas facile et un costume qui tombe bien. En un mot : le gendre idéal.
Mais Brody réussit à incarner le personnage sans être lisse, sans doute parce que ce fils de prof trouve dans son histoire personnelle de quoi l’incarner.
Sa fragilité le rend vite sympathique aux yeux du spectateur. Il évite la mièvrerie, même si la réalisation parfois trop ‘indé’ et stylisée à l’extrême gêne la lecture du personnage.
Interview à BFM-TV
Autour du prof, Tony Kaye décline les portraits fugaces d’enseignants saisis à des instants marquants : le prof fantomatique, le vieux cynique ou la froide Lucy Liu qui craque sous la pression... Le réalisateur américain brouille les pistes.
Un lycée mal en point
Dans l’Amérique de Tony Kaye, les parents démissionnent, le gouvernement cherche la rentabilité au sein du système scolaire. Les ados, eux, galèrent.
Et c’est cette deuxième partie du film qui surprend : le spectateur aurait pu s’attendre à une énième resucée du courageux prof sauvant ses élèves en quelques mois. Mais non : Henry Barthes n’est qu’un remplaçant parmi d’autres. Aussi vertueux soit-il, il n’est que le boulon d’une machine et ‘Detachment’, une critique finalement assez convaincante de l’enseignement.
Riverains, à vous de nous dire ce que vous pensez du film en commentaires !
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In enculo cum vibro
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« Riverains, à vous de nous dire ce que vous pensez du film en commentaires ! “
Je veux bien, mais où est-ce qu’on peut le télécharger ?




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