Enquête 23/01/2012 à 16h27

L'un des pionniers de la photo a-t-il été inventé de toutes pièces ?


Le peintre Charles de Crespy le Prince a-t-il vraiment pris les 185 clichés et 73 négatifs mis aux enchères chez Artcurial ? Acheteurs et vendeur s’affrontent.


Deux étapes d’un tirage (un négatif et son positif) d’une photo de Charles Edouard Le Prince, « Rocher dans une clairières » (Artcurial Deauville)

Commissaire-priseur, experts, acheteurs : sont-ils tous tombés dans le panneau ? Le marché de la photo ancienne est en émoi depuis que les acquéreurs d’un lot de photos s’estiment victimes d’une manipulation.

L’œuvre d’un artiste, présenté comme l’un des premiers photographes, aurait selon eux été créée de toute pièce.

« L’œuvre retrouvée d’un primitif de la photo »

En 1787 naît Charles de Crespy le Prince, futur peintre et « petit-maître » dont l’œuvre se composera de tableaux et de gravures. Il faut attendre 2011 pour que des photographies signées de sa main et datant de 1848 – soit neuf ans seulement après l’invention de la photo – soient proposées à la vente.

Ces photos sont une trouvaille pour le microcosme de la photo ancienne – et son marché : 185 épreuves tirée sur papier salé et 73 négatifs. Pour comparaison, une photo – datée de 1856 – de Gustave Le Gray, photographe phare du XIXe, s’est vendue il y a peu au prix record de 917 000 euros.

Quand le vendeur et son « associé » proposent d’organiser la vente, James Fattori, directeur d’Artcurial Deauville et commissaire-priseur, est très enthousiaste, d’autant que le peintre-devenu-photographe présente la particularité d’être borgne.

Ce détail se ressent artistiquement dans ses clichés : un flou propre à son travail. Me Fattori y est d’autant plus sensible qu’un de ses proches est, lui aussi, borgne.

Artcurial Deauville est une filiale d’Artcurial, première maison française de vente aux enchères. Un des experts de la maison-mère, Grégory Leroy, est désigné pour vérifier l’authenticité et la provenance des photos.

« Trop beau pour être vrai »

La découverte est incroyable : Leroy multiplie les précautions pour s’assurer de son authenticité. Il présente les photos à de nombreux spécialistes, et quand une historienne notoire de la photographie, Sylvie Aubenas, émet quelques doutes, décision est prise de recueillir un autre avis.

Patrick Lamotte, restaurateur travaillant pour la Bibliothèque nationale de France – institution qui envisage d’acquérir certaines des photos – accepte de regarder le lot.

Rien ne permet de conclure que les photographies sont fausses : seul un examen chimique pourrait le faire. Rassurés, expert et commissaire-priseur fixent la vente au 29 mars 2011. La BNF sera présente à la vente mais n’y acquerra aucune photo.

La rumeur d’une arnaque


Une page du catalogue de vente des photos de Charles Edouard Le Prince (Artcurial Deauville)

Immédiatement après la vente, une rumeur se fait jour : toutes les photographies seraient fausses !

Les acheteurs demandent la création d’un collège d’experts, pour obtenir la preuve de leur authenticité, mais Artcurial fait le dos rond.

Un des acheteurs, Jean-Claude Vrain, qui a acquis la moitié des photos, refuse de payer (284 768 euros), mais se propose de faire réaliser à ses frais une première expertise scientifique.

Il écrit au PDG d’Artcurial, Nicolas Orlowski, après avoir reçu une relance de paiement :

« Si votre facture n’a pas été acquittée, c’est en raison de la persistance de ces rumeurs, vous comprendrez que j’ai besoin d’être fixé avec certitude.

La constitution d’une commission d’experts incontestables, qui jugeront de façon scientifique, me paraît seule capable de mettre fin aux ragots. Au-delà de mon cas personnel, il y va de la réputation de votre maison. »

L’expertise est confiée à la société Photoceros. Cette dernière est catégorique : il ne s’agit pas de photographies du XIXe siècle. Extrait des conclusions :

  • « Les auréoles blanches présentes sur les épreuves semblent résulter d’une réaction chimique entre un papier altéré par le vieillissement des fibres et l’application de produits chimiques des années après la production de papier. »
  • « Les bords des épreuves n’ont pas subi le vieillissement attendu. »
  • « Le catalogue de vente propose la date de 1848 pour l’ensemble des images, or l’artiste a utilisé une technique employant la cire qui n’est connue qu’après 1849. »

D’autres acheteurs décident également de faire analyser leurs photos par le laboratoire Paul Messier, situé à Boston et dont l’expertise internationalement reconnue avait déjà permis d’identifier de faux Man Ray. Après plus de trois mois de recherches, le résultat est accablant : tout le lot serait faux.

L’expert de la vente, Grégory Leroy, porte plainte contre X ; le commissaire-priseur James Fattori demande à obtenir le rapport de Boston pour faire annuler la vente, ce qui arrangerait tout le monde.

Un rapport trop « sensible » pour être révélé

A ce jour, il ne l’a toujours pas obtenu, expert et acheteurs refusant de le lui transmettre. Il n’en comprend pas la raison. De l’autre côté, les vendeurs l’assignent en justice car il n’obtient pas le paiement des clients contestataires.

Pourquoi n’annule-t-il pas dès lors la vente ? Il explique :

« Si j’annule la vente sans l’expertise de Boston – qui fera autorité au tribunal bien plus que celle réalisée en France –, mon vendeur va m’assigner pour “atteinte à la présomption d’innocence”. »

Si les acheteurs et l’expert Grégory Leroy refusent de livrer le document, c’est, disent-ils, parce qu’il est trop sensible : ce rapport serait tellement détaillé (30 pages) qu’il pourrait, s’il tombait entre de mauvaises mains – notamment celles des possibles faussaires – leur permettre de comprendre leurs erreurs.

C’est le marché de la photo ancienne qui serait en jeu... Leroy justifie :

« Le travail est magnifiquement fait. En ne transmettant pas ce document, je défends l’intérêt du marché et de mes clients contre d’éventuels faussaires qui se baladent dans la nature. »

La Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) possède également le document classé confidentiel dans le cadre de l’enquête préliminaire. Elle a mandaté une nouvelle expertise, française celle-là.

« Tous ont intérêt à ce que ce soient des faux »

Contacté, le vendeur prétend être victime d’une rumeur infondée. Affirmant sa parfaite bonne foi, il réaffirme avoir acquis les photos dans une brocante à la fin des années 90, dans un lot payé 10 000 francs, et s’être assuré de toutes les garanties nécessaires avant de les mettre en vente : remise au commissaire-priseur plusieurs mois avant la vente, aval pour leurs analyses par l’expert d’Artcurial.

La maison de vente lui a, de plus, versé une avance de 100 000 euros avant l’enchère, preuve de sa confiance.

L’idée que les photos acquises à la brocante puissent-être l’œuvre d’un faussaire lui paraît extravagante. Il s’interroge plutôt sur le comportement des acteurs de cette histoire :

« L’expert qui retourne sa veste tout en refusant de montrer l’expertise attestant le manque d’authenticité...

Je pense plutôt que tous ont intérêt à ce que les photos soient fausses : la majorité des acheteurs sont des marchands qui avaient l’intention de revendre.

La rumeur ayant jeté un discrédit, elles ne pourraient plus être vendues aussi facilement même s’il était démontré qu’elles sont authentiques.

La maison de vente est de plus dans une situation inextricable, bref, plus personne ne veut de ces photos. »

La photo ancienne, marché « empoisonné »

Bien que cette affaire soit encore loin d’être démêlée, le mal est fait sur le marché. Acheteurs et collectionneurs ont suspendu depuis neuf mois leurs ventes en attendant que lumière soit faite.

Grégory Leroy estime que la moitié du commerce de la photo ancienne en France (évalué entre 5 à 10 millions d’euros par an) est touché.

Acheteur de la vente, Jean-Claude Vrain renchérit :

« On sait qu’il y a beaucoup de faux dans l’art mais là, c’est à ma connaissance la première fois que tout le lot est composé de faux.

C’est très inquiétant pour la photographie : c’est aussi la première fois qu’on mettrait à nu une véritable entreprise de faux à grande échelle, opérant pour des sommes aussi importantes.

C’est le plus grand scandale auquel j’assiste depuis que j’achète. »

MERCI RIVERAINS ! asselin
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  • les bulles
    les bulles
    avocat
    • Posté à 16h41 le 23/01/2012
    • Expert 150814
      avocat

    Il semble que ces faussaires soient de vrais artistes ....

    Les spéculateurs de l’art en sont pour leurs frais ... Bien, Bien ...

    • Sixpatte-
      Sixpatte- répond à les bulles
      Sur Mars
      • Posté à 17h27 le 23/01/2012
      • Internaute 77583
        Sur Mars

      Oui Maître, mais c’est de la spéculation autorisée par le Grand Régulateur Financier. Elle repose sur du faux peut-être, mais pas sur du vent.

    • Compet fermé à la demande de son utilisateur
      • Posté à 17h43 le 23/01/2012
      • Internaute 115762
        à l'Ouest du Pécos

      Hors sujet (je sais) :
      comme posté précédemment hier... :
      « Belle réactivité de la part de Rue89 ! »
      Sauf pour fermer les comptes... J’en ai fait la demande hier matin à la rédaction (et oh surprise mon compte est toujours ouvert !), en argumentant d’un petite explication de texte concernant mes motifs :
      -forte baisse du niveau des articles depuis près de 2 ans,
      -média de + en plus mainstream, de - en - alternatif
      - clairement subjectif au niveau politique -> PS PS et encore PS !
      P. Haski (ou un de ses stagiaires ? un samedi...) m’a répondu sans me convaincre en refusant le terme de « mainstream » preuve à l’appui la Une du jour : bd/staline, megaupload,... bref du « inrock » / libé pseudo branchouille pur jus, du comme on voit un peu partout : du MAINSTREAM quoi !

      Donc voilà.
      c’est mon dernier commentaire ici,
      @ciao tuti !

      @Rue89 : c’est quand vous voulez... : -/ ’

      donc c’était mon avant-dernier commentaire... Je vais quand même pas insulter la rédaction de R89 pour me faire lourder ! ?
      @la REDAC : merci de FERMER MON COMPTE
      Schuss !

      • Karveelt
        Karveelt répond à Compet fermé à la demande de son utilisateur
        I would prefer not to
        • Posté à 18h28 le 23/01/2012
        • Internaute 55167
          I would prefer not to

        Si le mainstream c’est rue89/libé/inrocks + allons y gaiement : arte/télérama/gallimard/mk2 et tutti quanti c’est toujours mieux que le mainstream TF1/Figaro/atlantico/RTL/20 minutes/télé7jours... mais ça reste du mainstream et le mainstream est essentiel et n’empêche pas la subversion, la transgression, l’alternatif et l’underground... on peut se passionner le Décaméron de Boccace et adorer la Nouvelle Star, non ?

      • Adam Lèvre
        • Posté à 19h30 le 23/01/2012
        • 178753
          (...)

        Dans la vie, on s’oblige ou on s’interdit. Si il vous faut 2 ans pour prendre une décision, vous devez être dans le gaz. Je vais sur un site une fois, si ça me plait pas je m’inscris pas. Une fois je me suis fait virer pour menaces de mort parce que j’avais écrit révolver virtuel. A part ça, il y’ a un mec qui a écrit 1500 pages et qui a tué 77 personnes en Norvège. Ben moi ça me fait rigoler, je ne suis pas dangereux, Les gens dangereux ne sont bien nulle part. Ni sur le net, ni en dehors.
        Insultez votre chef.

      • Chele
        • Posté à 01h05 le 24/01/2012
        • Internaute 15104

        Réponse à Fanchie au bon endroit.
        Si un modo peut virer le commentaire identique à celui-ci que j’ai placé au mauvais endroit...
        Effectivement, pour moi aussi, rue89 n’est pas précisément un journal d’information. C’est un simple relais d’agence avec un peu d’habillage autour + quelques articles de magazine féminin.

        Si je veux de l’analyse, ce n’est pas ici que je la trouverai, c’est clair.

        Mais je ne demande absolument pas à rue89 de faire ce qu’ils n’ont pas envie de faire ou ne savent pas faire.

        Ils offrent un truc qui occupe mes yeux et qui me permet de communiquer un peu via les commentaires, comme je le faisais il y a 15 ans sur usenet.

        Dans un autre genre, quand j’avais la tété, le seul « journal d’info » que je regardais, c’était le 6 minutes de M6 (il parait que c’est plus long aujourd’hui).
        Ils annonçaient des titres et ne faisaient aucun développement. C’est tout ce que valait l’info à la télé, pas plus. Comme ça, j’évitais au moins le mal de mer que me donnaient les autres « journaux ».

        Disons que rue89 est un édulcorant. Mais c’est très bien comme ça.
        La presse française dans son entièreté est un édulcorant.
        Alors pourquoi le reprocher à rue89 qui, au moins, ne fait aucun effort pour le cacher.
        Car, de toute façon, aucun journal en france de fait d’information.
        J’ai compris ça avec l’affaire clearstream. Quand j’ai vu débouler à la télé un « journaliste d’investigation » du Monde tellement content de lui-même et qu’il a commencé à déblatérer sur les listings et sarko/villepin, j’ai cru que j’allais gerber.
        Le seul sujet journalistique réel à traiter était le fonctionnement des chambres de compensation et rien d’autre. L’importance pour la population d’avoir une information claire sur ce sujet était capitale. Mais rien, que dalle, juste un connard en weston, radieux d’avoir « investigué » sur la guéguerre sarko/villepin dont personne n’avait rien à branler. Pendant ce temps-là aucun journaliste parisien ne soutenait Denis Robert.
        Pire, ils l’ont fusillé pendant des mois. La gerbe totale.
        Aucun n’a refait l’enquête de Denis Robert.
        Le journaliste d’investigation des « grands » journaux, c’est un gars qui décroche son téléphone à partir de son bureau pour appeler la DST et autres organismes afin d’avoir la ligne à suivre. Rien d’autre.
        J’ai cessé de dépenser 1 seul centime en journal de presse.

        Je lis donc rue89 pour ce qu’il est, un magazine gentil qui ne fait aucun traitement de fond (mais lequel en fait ?) avec des couleurs dedans. Et gratuit. Il va sans dire que payant, je ne viendrais pas.

        L’organe qui fait le job qu’aucun journal ne fait, c’est Wikileaks. C’est à peu près le seul endroit où les choses sont dites. Et comme il n’y a aucune analyse, pas de distorsion du champs du réel par la dialectique. Les données brutes parlent d’elles-mêmes. A soi, si on a encore un brin de cerveau de faire le tri et l’analyse.

        Pour avoir des articles dignes de ce nom, à part les blogs, je ne vois pas.
        Maître Eolas comme parangon.
        Pour le reste, je lis la presse étrangère. Ce n’est pas la panacée, mais c’est déjà mieux. Incroyable comme en politique, d’un seul coup, on a moins la gerbe.

         
        • Adam Lèvre
          Adam Lèvre répond à Chele
          (...)
          • Posté à 02h26 le 24/01/2012
          • 178753
            (...)

          Quand vous regardez une vidéo, vous avez une vision virtuelle et lointaine. Quand vous lisez vous avez une vision lointaine.
          La télé est un regard, la lecture est une scopie.
          Ce que vous lisez vous touche de près. Il faut savoir analyser. Tout dépend du nombre de médias vous mettez entre la source et vous.
          Inter Média (ire). Dans la lecture je ne prends que la source, les faits, pas l’analyse de quelqu’un qui ne les connait pas.On ne peut pas parler de ce que l’on ignore, si vous vous le savez, vous savez que le média trompe. On dégraisse.
          L’info est partout, il faut savoir la décrypter. Maitre Eolas, par exemple ne m’ intéresse pas, il ne sait pas ce qu’est la prison, moi si donc je sais des choses qu’il ignore, il ne connait que le bon, moi je connais le mauvais, je suis donc plus à même que lui de juger. Mais je ne peux pas vous empêcher d’aller en prison, c’est une expérience qui n’est pas attrayante, mais elle me profite.
          Je sais comment en sortir, lui à peur d’y entrer.
          Je sais aussi comment ne pas y retourner. Il n’ y aucune application pour ça. Du coup les gens ça ne les intéresse pas, ils préfèrent se croire invincibles. Un modo une charte ou internet c’est de la rigolade pour moi, la justice y est virtuelle, je préfère connaitre la liberté réelle parce que je sais ce que ça veut dire.
          Vous vous la cherchez à l’autre bout du monde. Tant que vous ne serez pas allé au bout de vous même........
          Je ne gerbe jamais, je choisis ce qui est bon pour moi, sachant ce qui ne l’est pas.

        1 autres commentaires
      • Vert_de_Terre
        • Posté à 02h09 le 24/01/2012
        • Internaute 105517
          pirate > robot > ninja

        Dit-il en postant du Renaud (oui, même à l’époque).

  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 17h03 le 23/01/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    c l’appareil qui a déconné sur’ment

  • A déménagé le 05-02-2012
    • Posté à 17h03 le 23/01/2012
    • Internaute 84960
      non connue

    quel était « l’objectif » du faussaire ?

  • hezpaé
    hezpaé
    lui-même
    • Posté à 17h16 le 23/01/2012
    • Internaute 141002
      lui-même

    En même temps, quand c’est Leroy qui expertise Leprince, il doit savoir de quoi il parle !

    • supertoto
      supertoto répond à hezpaé
      post-doc expatrié
      • Posté à 17h25 le 23/01/2012
      • Internaute 100724
        post-doc expatrié

      Aujourd’hui, c’est l’inverse : le prince expertise le roi père Pal Sarkosy. Mais c’est moins grave car personne ne va s’amuser à faire des faux à partir d’œuvres qui ne valent rien sur le plan artistique, surtout lorsque le modèle (le prince lui-même) n’est pas pas un très bon sujet de portrait.

      D’ailleurs le tableau ressemble davantage à une nature morte et aurait plus de chances d’inspirer Georges Romero qu’un nouveau Michel-Ange.

    • kiki le chien
      kiki le chien répond à hezpaé
      observateur
      • Posté à 11h26 le 24/01/2012
      • Internaute 130584
        observateur

      borgne to be alave

  • Piedo
    Piedo
    Assis
    • Posté à 17h22 le 23/01/2012
    • Internaute 43246
      Assis

    Joey Starr demande qui est ce Gregory Leroy, auto-proclamé « expert de la maison mère ».

    Parce que s’agirait pas de la lui faire à l’envers.

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 17h22 le 23/01/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    Il faut attendre les derniers développements sur cette triste affaire, afin de ne pas rester sur un avis négatif sur le marché de la photo ancienne, restons objectifs sur cette affaire en trompe l’oeil, ne cédons pas aux clichés, pour ne pas avoir une vue trop contrastée de ce fondu-enchainé.
    Fo calmer le jeu.

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 17h27 le 23/01/2012
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    « peintre-devenu-photographe présente la particularité d’être borgne. Ce détail se ressent artistiquement dans ses clichés : un flou propre à son travail »

    Heu...

    En général, les « borgnes » ont une acuité surdéveloppée de leur œil restant...

    Et j’en parle en connaissance de cause ; -)

    Le Renifleur

    • Blinky
      Blinky répond à Le Renifleur
      Devious tipiak
      • Posté à 18h22 le 23/01/2012
      • Internaute 83426
        Devious tipiak

      J’ai travaillé sur des ateliers photos avec un détenu qui l’était. C’était assez cocasse de voir les MAP échouer sur le vieil argentique alors que lui est persuadé d’être pile poil au bon endroit. Sûrement le système de visée qui perturbe les personnes n’ayant qu’un seul oeil, quelque soit leur acuité visuelle (peut-être à cause de ce surdéveloppement d’ailleurs). En tout cas, c’est assez surpenant de voir que les tous premiers appareils avait les mêmes défauts qu’aujourd’hui :)

      • Fred24
        Fred24 répond à Blinky
        Rural
        • Posté à 07h30 le 24/01/2012
        • Internaute 89386
          Rural

        Surtout qu’il n’y avait aucun système de visée et de mise au point sur les anciens appareils, l’art des galeristes de raconter n’importe quoi autour d’un concept idiot.

  • Caniveau89
    • Posté à 17h29 le 23/01/2012
    • Internaute 26147

    Quelques commissaires-priseurs de Drouot à Paris sont déjà mis en examen pour avoir vendu des objets volés (en quantités astronomiques) - 5 aux dernières nouvelles, mais il pourrait y en avoir beaucoup plus prochainement d’après les connaisseurs !

    Une très belle profession !

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 17h33 le 23/01/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Dire que la photographie est régulièrement victime d’escrocs est un cliché

    • asselin
      asselin répond à padiran
      • Posté à 18h08 le 23/01/2012
      • Internaute 62896

      Technique très intéressante de photographie au torchon, utilisée malheureusement uniquement à l’époque du Christ !

      • padiran
        padiran répond à asselin
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 18h18 le 23/01/2012
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Technique au torchon parce qu’à l’époque ils étaient à côté de la plaque, comme disait Niepce

         
        • Triple buse
          Triple buse répond à padiran
          Quand on voit ce qu'on voit, (...)
          • Posté à 09h55 le 24/01/2012
          • Internaute 117308
            Quand on voit ce qu'on voit, (...)

          Franchement le meilleur jeu de mot de la page ! Votre commentaire donne l’intérêt à l’article ! Merci ! ! !

        1 autres commentaires
  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 17h32 le 23/01/2012
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    Pareil que Joseph : c’est pas des lumières.

  • goom
    goom
    citoyen désabusé
    • Posté à 17h33 le 23/01/2012
    • Internaute 19294
      citoyen désabusé

    ce ne serait pas un problème de riches tout ça quand même ?

    Quoi qu’il en soit j’aime bien l’explication pour ne pas diffuser le rapport, c’est comme en informatique le code ouvert vs le code fermé.

  • Anton Arfinkel
    Anton Arfinkel
    Encre antipathique
    • Posté à 17h58 le 23/01/2012
    • 179009
      Encre antipathique

    Je connais un pionnier de la photo qui a été inventé de toute pièce, il s’appelait ... ah oui : Photo Maton.

  • asselin
    • Posté à 18h04 le 23/01/2012
    • Internaute 62896

    Précision :
    Contrairement à la légende, l’image d’illustration ne présente pas « 2 tirages différents », mais 2 étape d’un tirage « calotypes », un négatif et son positif.

    Durant les premières années de la photographie, on expose dans une chambre noire une plaque de verre, le « Daguerréotype », qui est un positif. On ne peut pas le reproduire. Ce n’est qu’au début des années 1840 que W.H. Fox Talbot créè une technique de photographie reproductible grace à une inversion négatif>positif, le calotype. Pour ce faire, il utilise pour réaliser sa photo un papier enduit de nitrate d’argent, qui servira une fois développée de matrice à la reproduction en positif par contact direct, sans optique. C’est pour celà que leurs lumières sont rigoureusement inversées, mais aussi qu’elles font la même taille, qu’elles sont symétrique (il faut les mettre face à face, en contact.) et que le positif est toujours de moins bonne qualité, plutôt granuleux à cause de la texture du papier.

    Voilà, c’est ce que vous avez ici, la « matrice » et la reproduction par contact.

    • Administrateur Rue89
      Administrateur Rue89 répond à asselin
      En train de corriger des bugs... Rue89
      • Posté à 18h38 le 23/01/2012
        rédacteur
      • Expert 1
        En train de corriger des bugs...

      Merci pour ces précisions

    • dulconteur
      dulconteur répond à asselin
      de retour
      • Posté à 23h53 le 24/01/2012
      • 177727
        de retour

      si je ne m’abuse niepce produisait des négatifs avant cela.

  • Denard
    Denard
    Consutologue
    • Posté à 18h47 le 23/01/2012
    • Internaute 143905
      Consutologue

    On s’en fout.

    François Pinault s’est fait enfler de plusieurs millions d’Euro pour une merde soit disant Chinois de je sais plus quelle dynastie et c’est bien fait.

    Du fait de ces cons d’acheteur d’« art » et de pièces inestimables des pays entiers sont pillés de leurs trésors culturels pour finir dans des collections privées.

    Si vous avez l’occasion de le voir, le documentaire « l’art s’expose » qui montre bien que les marchands d’arts en tout genre sont des rapaces et chient sur leurs clients.

    • supertoto
      supertoto répond à Denard
      post-doc expatrié
      • Posté à 19h24 le 23/01/2012
      • Internaute 100724
        post-doc expatrié

      C’est clair qu’on se sent moins concernés lorsqu’il s’agit d’œuvres destinées à agrémenter les séjours des collectionneurs. Il faudrait étendre la question du domaine public au-delà d’internet, d’autant qu’une œuvre d’Art reproduite n’est plus l’œuvre d’Art en elle-même contrairement à un film recopié.

      Même si l’État est loin d’être irréprochable en matière d’Art (au hasard : la partie égyptienne du Louvre), je préférerais largement voire les collections exposées dans un musée que de les savoir perdues quelque part. D’ailleurs la traçabilité ne doit pas être complètement exhaustive.

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    VALLSS89
    • Posté à 18h49 le 23/01/2012
    • Internaute 50571
      VALLSS89

    quelle histoire Jesus Marie OSEF

    • dulconteur
      dulconteur répond à tOrDrE L¤RdRe
      de retour
      • Posté à 23h46 le 24/01/2012
      • 177727
        de retour

      ce qui est drôle c’est surtout que ce qui importe c’est l’image pas son prix.

  • Adam Lèvre
    Adam Lèvre
    (...)
    • Posté à 19h37 le 23/01/2012
    • 178753
      (...)

    Dans les années 70 il y’ avait un spécialiste des posters flous : David Hamilton, mais je pense qu’il le faisait pas exprès et ça se vendait bien. C’était des trucs érotiques, mais comme c’était flou c’était pas cochon mais de l’art. Les pions niais eux eux ils achetaient. A 100 francs le poster il a pas laissé de traces mais il doit être tranquille quelque part au soleil.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 19h47 le 23/01/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    La photo d’illustration d’article : « Rocher dans une clairière  »
    lol et relol - tant qu’il y aura des gogos...

    ...ou des gens qui veulent échapper au fisc en achetant des soit-disant oeuvres d’art.

    Que font les spécialistes de Tracfin ? - ils jouent à la belote en ligne ?

  • GaiusMarius
    GaiusMarius
    Latiniste en voie d'extinction
    • Posté à 22h42 le 23/01/2012
    • Internaute 137924
      Latiniste en voie d'extinction

    Où l’on apprend avec stupeur qu’il existe une Brigade de Répression de la Délinquance Astucieuse, reste à savoir si c’est la brigade, la répression ou la délinquance qui l’est.
    Étonnant, non ?

  • Chele
    • Posté à 01h09 le 24/01/2012
    • Internaute 15104

    Je vire ce commentaire de moi-même, il n’était pas inséré au bon endroit.
    Encore heureux que la fonction « Editer » fonctionne car d’habitude, ça tourne dans le vide.

  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 07h33 le 24/01/2012
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    Si ces photos s’avèrent vraies, j’espère que Charles Edouard le Prince est toujours de ce monde pour dénoncer ces scandaleuses tractations autour de ses clichés et exiger que ces sommes faramineuses soient totalement reversées aux victimes des des guerres et des catastrophes naturelles qui font aujourd’hui le bonheur de la presse voyeuriste.

  • Caius Octavius Thurinus
    • Posté à 13h16 le 24/01/2012
    • Internaute 146649
      Censor

    La Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA)

    Le fait marquant de l’article, pour moi, fut la découverte de cette « entité ».
    J’ai à l’esprit la brigade anti-tabac des pieds nickelés, chassant cette fois sans répit les utilisateurs de jouets pif gadget ou picsou magasine.

  • Wasabih
    Wasabih
    Encore un étudiant
    • Posté à 17h28 le 24/01/2012
    • 176927
      Encore un étudiant

    Si les commissaires priseurs ont obtenu des preuves de l’authenticité des photographies, toutes cette affaire est de la faute de ceux qui ont fourni ces preuves (différents experts).
    Si les commissaires priseurs ont eu des preuves douteuses ou n’en ont pas eu : c’est entièrement de leur faute.
    Je crois avoir trouvé le coupable ;)

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