Cinéma : 5 credos qui font que le festival de Sundance reste un must
Indépendant, sociétal, politique, ancré dans la vie réelle : depuis 1978, le Festival de Sundance promeut ce cinéma dit « indépendant », de fiction ou documentaire.
La fiction de crise est l’invité de la 28e édition qui se tient, comme toujours, chez les mormons, dans la station de sport d’hiver de Park City (Utah).
Sundance, en chiffre, ça donne 117 longs métrages et 64 courts-métrages, allant du documentaire « The Invisible War » au court « Robots in Brixton ». Revue du festival en cinq points.
C’est la vitrine du cinéma indépendant
Pour ouvrir les festivités sur une note chaleureuse, l’acteur américain Robert Redford, qui préside le festival depuis plus de vingt ans, a raillé la primaire républicaine :
« Lorsqu’on regarde les débats qui ont lieu, on voit ce champignon atomique d’ego flotter au-dessus de tout le monde. C’est assez idiot, stupide, et ça me désole. »
Le président s’est aussi félicité de la bonne santé du cinéma indépendant. D’après lui, c’est une bonne chose que des stars du cinéma grand public, comme Bruce Willis et Richard Gere pour cette édition, se tournent vers un cinéma plus pointu.
Les films y traitent de sujets politiques et sociaux
Par rapport aux éditions précédentes, la thématique de la guerre, notamment celles en Irak et Afghanistan, est moins présente.
Le printemps arabe est analysé sous les angles égyptien (« 1/2 Revolution ») et israélo-palestinien (« 5 Broken Cameras »). « The Law in These Parts » décrit l’occupation militaire des territoires palestiniens par Israël.
Pour ce qui est des sujets de société, le système de santé américain est notamment abordé grâce à « Escape Fire », ainsi que la relation particulière entre l’Eglise et l’homosexualité mise en image par « Love Free Or Die ».
Mais le documentaire le plus attendu, c’est « The Invisible War ». Il traite de la condition des femmes militaires dans le corps de l’armée américaine, violées par leurs collègues masculins. Dans le jargon militaire, ce sont des MST ou « Military Sexual Trauma ».
Des fictions sur la crise sont présentes
« Red Hook Summer » de Spike Lee et « Lay The Favorite » de Stephen Frears sont les deux plus grosses productions proposées au Festival de Sundance.
A leurs côtés, « Arbitrage », une comédie cynique, représentera l’actualité économique. Le film raconte l’histoire d’un magnat (Richard Gere) essayant de se débarrasser d’un fonds de pension malmené par la crise des subprimes.
Puis, « The Queen of Versailles » (« La Reine de Versailles ») expose vie de Jackie et David Siegel, deux milliardaires mégalo. Investissant dans la construction de la plus grande maison des Etats-Unis, ils sont alors rattrapés par la crise.
Le festival propose aussi des films sortant de l’ordinaire dont « I am not a hipster », réalisé par Destin Daniel Cretton. Cette production fait le portrait d’un jeune chanteur misanthrope qui voit sa vie changer à la mort de sa mère. (Voir la bande-annonce)
Neuf films français sont sélectionnées cette année
On retrouve neuf productions françaises déjà sorties dans l’Hexagone comme « La Guerre est déclarée » de Valérie Donzelli et « Et maintenant on va où ? “ de Nadine Labaki.
Sur place aussi, Julie Delpy s’attaque à la Grande Pomme. Après ‘2 Days in Paris’, la cinéaste et actrice française propose ‘2 Days in New-York’ avec, côté casting, le comédien américain Chris Rock.
Mais tous les yeux devraient être rivés vers Quentin Dupieux alias Mr Oizo. ‘Wrong’, c’est le titre du nouvel objet non identifié du réalisateur de ‘Steak’ et ‘Rubber’. Le cinéaste s’est à nouveau entouré de Eric Judor tout en s’offrant l’acteur William Fichtner.
Le court métrage n’est pas oublié
Le Festival de Sundance est aussi une vitrine des meilleurs courts-métrages de l’année. Sur les 7 675 vidéos soumises à une équipe de huit programmateurs, seuls 64 ont été retenus pour être en lice.
Des poids lourds du milieu seront présents, comme l’oscarisé Don Hertzfeld, l’australien Nash Edgerton ou encore Lucy Walker, la réalisatrice de ‘Waste Land’, récompensée à Sundance et à la Berlinale.
La particularité de cette compétition de courts-métrages, c’est que certains sont déjà disponibles sur la toile. Parmi eux, ‘Aquadettes’, un reportage sur Margo Bouer, une américaine âgée de 74 ans qui lutte contre une sclérose en plaques en pratiquant la natation synchronisée.
‘Robots of Brixton’, quant à lui, raconte, dans un futur proche, le quartier de Londres devenu un repère de machines acculées à n’être qu’une main d’oeuvre obéissante. Le court suit de jeunes robots essayant d’échapper au chômage et à la pauvreté, en écho aux émeutes de Brixton de 1981. (Voir le court-métrage ci-dessous)
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Rêveur
Rêveur
J’ai tellement envie d’être sur place !
La programmation est alléchante, par contre le court-métrage avec les robots n’est pas au top !




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