Ça va couper 13/01/2012 à 17h53

Faire financer son film d'horreur par les internautes, un bon scénario ?

Alexandre Hervaud | Journaliste

Pour éviter le circuit de production tradi, des réalisateurs s’adressent directement au public. Le cinéma d’horreur français en profite, mais le système reste incertain.

1979, Etats-Unis, Etat du Michigan. Samuel Marshall Raimi, 20 ans, vient d’abandonner la fac pour tourner son premier long métrage, un film d’horreur. La réalisation d’un court métrage, sorte de brouillon de son projet, convainc un canevas restreint d’investisseurs : famille, amis et quelques notables du coin.

Tourné dans des conditions précaires, « Evil Dead » devient culte. Sam Raimi gagne sa place à Hollywood et enchaîne des productions prestigieuses, comme la trilogie « Spider-Man ». Cette « successstory », les jeunes réalisateurs français férus de cinéma de genre la connaissent et l’envient. Mais rares sont ceux pouvant y prétendre, malgré l’exode hollywoodien de certains élus comme Alexandre Aja (« Piranha 3D ») ou Xavier Gens (« Hitman »).

Bande-annonce de « Evil dead »

De la débrouille entre potes au « crowd-funding »

Trois décennies après l’exploit de Raimi, la débrouille entre potes et le soutien financier de proches restent la norme pour les aspirants réalisateurs, mais de nouvelles pistes sont à leur disposition pour étayer leur budget.

Propulsées par les réseaux sociaux, les plateformes de « crowd-funding » proposent aux créateurs moyennant un pourcentage (10% en général), de faire financer tout ou une partie de leur projet par les internautes.

Le principe est le même, à quelques nuances près, sur tous les sites de ce genre (Kiss Kiss Bank Bank, Ulule ou Touscoprod) :

Un créateur présente son projet à grand renfort de résumé du script, références et éventuellement storyboards ou photos de repérage. Il choisit ensuite le montant espéré (les sommes peuvent varier de 1 000 à 150 000 euros), et les « retours » réservés aux donateurs selon la somme versée :

  • citation au générique,
  • envoi du DVD collector du film,
  • retours financiers sur les recettes du film...

Le principe est simple : plus on donne, plus on reçoit de contreparties. Du moins en théorie.

Les limites du modèle

Raphaël Rocher a produit « La Horde », film de zombie sorti en 2010, coréalisé par son frangin Benjamin Rocher et le journaliste Yannick Dahan. Pour ce premier film, le Net est d’abord mis à contribution pour trouver, via MySpace, des figurants morts vivants bénévoles. Le bouche-à-oreille fonctionne au sein de la communauté geek française. La participation dépasse leurs espérances.

Une société à peine créée, Motion Sponsor, propose alors aux producteurs de mettre en avant « La Horde » sur son site de crowd-funding.

Objectif : 150 000 euros. Au final, 47 000 euros seront versés par 470 internautes (dont l’auteur de ces lignes qui racontait son expérience de « coproducteur » en 2010 dans Libé), sans qu’un euro ne soit reversé aux producteurs. Pas d’arnaque dans l’histoire : le film n’ayant attiré qu’un peu moins de 60 000 spectateurs, il n’est toujours pas amorti en France.

Bande-annonce de « La Horde »

« On n’a rien touché non plus », assure aujourd’hui Raphaël Rocher, qui ne retentera pas l’expérience pour sa prochaine production. Il pointe deux limites à ce type d’opération :

« Sur l’aspect “accès exclusif aux coulisses de tournage”, les internautes concernés veulent souvent partager avec leurs amis, donc c’est frustrant d’avoir ce genre de barrière. Quant à l’intéressement sur les recettes, ce n’est pas très transparent et le SAV est décevant. »


Une image de « La Horde »

On confirme : Motion Sponsor n’a envoyé qu’un seul mail aux coproducteurs une fois le film sorti. Le site n’est désormais plus en ligne et son fondateur, Rafik Benhammou, reste injoignable.

Dans la série « déception et conditions louches », la parodie porno des tribulations de DSK, elle aussi ouverte aux contributions des internautes, avait également semé le doute parmi les observateurs du milieu, comme le site Le Tag Parfait.

Plutôt que de miser sur un partage de recettes alambiqué et difficile à vérifier, Raphaël Rocher plébiscite le modèle de « l’ultra pré-commande », autrement dit l’achat anticipé de places de cinéma, DVD et autres produits dérivés.

Ne pas tout miser sur les deniers des fans

Romain Basset est d’accord. A 28 ans, il prépare son premier long métrage, « Fièvre ». Sur Kiss Kiss Bank Bank, ce film fantastique (tourné en avril prochain) annonce un objectif de 5 000 euros.

« Je ne considère pas les internautes comme des coproducteurs », assure-t-il. Des mécènes, alors ?

« Non plus, car ils préachètent quelque chose. Et si le film ne se fait pas, ils sont remboursés. »

Comme la plupart des projets de crowd-funding sérieux, Romain et son équipe ne misent pas tout sur les deniers des fans. Le budget du film (40 000 euros environ) est déjà assuré, notamment par le site spécialisé Oh My Gore qui se lance dans la production.

« Si tu te présentes sans un sou devant les internautes, ça fait pas crédible. Nous, on sait que le film se fera avec ou sans eux, leur argent étant destiné à payer une partie de la post-production, comme la bande-son.

Faire appel aux fans permet avant tout de fédérer une communauté, de générer une attente. »

Romain a choisi de tourner son long métrage en anglais pour ne pas se limiter au marché francophone, qui n’a pas, selon lui, la culture du « direct-to-video » (la production de films uniquement distribués en DVD ou VOD).

En France, ses inspirations en matière de modèle économique sont à chercher du côté du Chat qui fume, une société un temps focalisée sur l’édition de DVD, qui produit aussi des longs métrages inédits en salles, comme « Blackaria », « Ouvert 24/7 » et autre « Last Caress ».

Bande-annonce de « Last Caress »

« La France n’a pas la culture du microbudget »

« On s’est dit : quitte à payer plusieurs milliers d’euros pour les droits d’un film en DVD, sachant que le marché de la vidéo se casse la gueule, autant les investir directement dans un tournage », explique Stéphane Bouyer, cofondateur du Chat qui fume (qui travaille à côté pour boucler ses fins de mois).

Ces productions, peu avares en faux sang, ont toutes coûté moins de 10 000 euros :

« La France n’a pas la culture du microbudget. Pour certaines boîtes, produire un film à moins de 100 000 euros, c’est dévalorisant. »

Avis partagé par Romain Basset, pour qui « on ne trouve pas en France de juste milieu entre les films produits pour trois millions d’euros, et ceux produits pour trois fois rien ».

Son bébé, « Fièvre », sera tourné avec juste assez d’argent pour s’offrir une belle image filmée avec une caméra haute définition et un casting professionnel, avec notamment Catriona MacColl, égérie du gore transalpin des années 80 (« Au-delà », « Frayeurs »).

L’équipe technique sera quasi bénévole, avec un contrat de participation : ils seront payés dès que le film gagnera de l’argent. Romain Basset considère l’expérience « petit budget » comme une stratégie exceptionnelle, un « one shot » :

« C’est n’est pas un modèle viable, les gens qui travaillent sur ces films ne peuvent pas vivre à crédit, sans aucune garantie d’être payés si le truc ne marche pas. »

Pendant deux ans, Romain Basset s’était lancé dans un autre projet de long métrage, avec un système de production traditionnel. Il vivait à l’époque grâce à ses droits de chômeur. Puis le couperet est tombé : Canal+ ne voulait pas aider le film en le pré-achetant :

« Et le système d’aides, c’est comme un engrenage : si ça coince à un niveau, c’est compliqué d’obtenir la suite, du CNC [Centre national de la cinématographie, ndlr] aux régions... »

La chaîne cryptée a d’ailleurs créé il y a plus de cinq ans un label destiné aux projets horrifique français, French Frayeurs.

Des films comme « A l’Intérieur », « La Horde », « Martyrs » et « Frontière(s) » font partie de la quinzaine de longs ayant bénéficié de cette attention.

Canal a le sourire... les producteurs, moins

En septembre 2011, le bilan de Manuel Alduy, directeur cinéma du groupe Canal+, était positif :

« Sur la chaîne, ces films ont fait de très bonnes audiences, même comparés à un film français classique de deuxième partie de soirée. »

Alduy rappelle au passage que les films trop explicites sont privés de prime time. :

« Prenez l’exemple de “Captifs” avec Zoé Félix, sorti fin 2010. En salles, il a été vu par 47 000 personnes. Sur Canal, rien qu’en première diffusion, il a réuni 120 000 téléspectateurs, et avec les redifs, on devrait terminer à 350 000. »

Bande-annonce de « Captifs »

Certains réalisateurs renoncent

Chez les créateurs, l’ambiance est plus morose. Alors que beaucoup rêvaient de succès à la « Saw » ou « The Descent », l’accueil en salles est frileux. Certains ont même juré de ne plus toucher au genre : Richard Grandpierre, emblématique producteur du « Pacte des loups » et de « Martyrs », a été échaudé par une série de flops.

Interrogé sur le manque d’une culture du « très petit budget horrifique » en France, Alduy se veut réaliste :

« On pourrait donner un peu moins d’argent à plus de films, mais préacheter un long, c’est s’engager à le diffuser. Or, nos grilles ne sont pas extensibles à l’infini. »

Le succès de « Donoma “, produit pour 150 euros et véritable carton de bouche-à-oreille 2.0, changera peut-être l’image du film ‘fauché mais malin’ en France.

Plus de trente ans après ‘ Evil Dead ’, les nouveaux fers de lance d’un cinéma de genre intelligemment produits avec l’aide du public vont débarquer dans les prochains mois.

Iron Sky , avec ses nazis de l’espace, est un projet fou venu de Finlande porté depuis 2008 par une brillante campagne web. The Tunnel , film australien, a bénéficié d’une stratégie similaire avec un sacré retournement de situation : malgré sa mise à disposition légale sur les réseaux peer-to-peer, la major hollywoodienne Paramount s’est engagée à distribuer le film en DVD.

Le genre de happy end ’ qu’on voit rarement dans les films d’horreur... surtout français.

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  • LaoJinHu
    LaoJinHu
    ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
    • Posté à 18h20 le 13/01/2012
    • Internaute 161554
      ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

    « En France, ses inspirations en matière de modèle économique sont à chercher du côté du Chat qui fume, une société un temps focalisée sur l’édition de DVD ».
    C’est sûr que le DVD de la perte du triple A, fera pas forcément un blog bustier ... Ou alors, est-ce que je me serais trompé d’article ? On cause pas de Marx et Spencer’s ici ?
    Oups !

    • Bernardo Zorro
      Bernardo Zorro répond à LaoJinHu
      Il était une fois dans le Sud- (...)
      • Posté à 18h25 le 13/01/2012
      • 176980
        Il était une fois dans le Sud- (...)

      C’est pas un sujet sur la bourse ici non plus, enfin vous le faites exprès ou quoi les gars ! : D

      • LaoJinHu
        LaoJinHu répond à Bernardo Zorro
        ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
        • Posté à 18h40 le 13/01/2012
        • Internaute 161554
          ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

        Escuse Msieur ! Jo po fais esprès !
        (/ ; - )

      • LaoJinHu
        LaoJinHu répond à Bernardo Zorro
        ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
        • Posté à 18h54 le 13/01/2012
        • Internaute 161554
          ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

        oups ! doublon

    • Cannibal Ferox-
      Cannibal Ferox- répond à LaoJinHu
      mangeur de chouineur
      • Posté à 18h41 le 13/01/2012
      • Internaute 159072
        mangeur de chouineur

      Euh, c’est quoi un blog bustier ? ; -)

    • Crepitus
      Crepitus répond à LaoJinHu
      Retraité
      • Posté à 19h33 le 13/01/2012
      • Internaute 85789
        Retraité

      En marxisme seule la parole de Harpo Marx est valable.

      • LaoJinHu
        LaoJinHu répond à Crepitus
        ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
        • Posté à 06h53 le 14/01/2012
        • Internaute 161554
          ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

        Je l’entends encore ...
        Mais chez les Marxs, tout est bon camarade !
        (/ ; O)

         
        • Crepitus
          Crepitus répond à LaoJinHu
          Retraité
          • Posté à 07h15 le 14/01/2012
          • Internaute 85789
            Retraité

          Le fait de plaisanter sur la parole de Harpo ne m’empêche pas d’apprécier tous les frères, même Bepo.

        1 autres commentaires
  • Bernardo Zorro
    Bernardo Zorro
    Il était une fois dans le Sud- (...)
    • Posté à 18h22 le 13/01/2012
    • 176980
      Il était une fois dans le Sud- (...)

    Si on veut de la qualité artistique et non des produits pré-crachés hollywoodiens ben faudra bien trouver une solution autre que celle de passer par les majors bien trop frileuses et conservatrices pour financer les gens talentueux : Lien

    • pateris
      pateris répond à Bernardo Zorro
      serial lecteur
      • Posté à 11h37 le 14/01/2012
      • 174584
        serial lecteur

      Il faudrait aussi que le public suive, or il préfère majoritairement la daube prédigérée qu’il se croit obligé de trouver tro kool lol mdr de peur de ne pas être l’homme du XXIe siècle, ou pire encore, d’être taxé d’« intello »…

      • Bernardo Zorro
        Bernardo Zorro répond à pateris
        Il était une fois dans le Sud- (...)
        • Posté à 13h12 le 14/01/2012
        • 176980
          Il était une fois dans le Sud- (...)

        Je pense que le public suivrait, ce sont souvent d’excellents films ne faisant fuir que les curetons parce que abominablement immoraux... : -)

        D’ailleurs je me demande si c’est pas pour ça qu’on voit de moins en moins ces films on peut pas faire plus transgressif !

  • Cannibal Ferox-
    Cannibal Ferox-
    mangeur de chouineur
    • Posté à 18h30 le 13/01/2012
    • Internaute 159072
      mangeur de chouineur

    « La nuit des morts vivants » de George Romero a été réalisé dans des conditions similaires à celles d’« Evil dead », tout comme « Bad Taste » de Peter Jackson.

    • LaoJinHu
      LaoJinHu répond à Cannibal Ferox-
      ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
      • Posté à 18h55 le 13/01/2012
      • Internaute 161554
        ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

      Et là, le Ferox, il nous la joue sérieux !
      Manque pas d’air !
      C’est sans doute un blog qui bouste !
      < ; O )))))))

      • Cannibal Ferox-
        Cannibal Ferox- répond à LaoJinHu
        mangeur de chouineur
        • Posté à 18h56 le 13/01/2012
        • Internaute 159072
          mangeur de chouineur

        Je rigole pas avec ce sujet !

         
        • LaoJinHu
          LaoJinHu répond à Cannibal Ferox-
          ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
          • Posté à 18h59 le 13/01/2012
          • Internaute 161554
            ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

          Salaud d’autocrate !
           ; O)

        • Bernardo Zorro
          Bernardo Zorro répond à Cannibal Ferox-
          Il était une fois dans le Sud- (...)
          • Posté à 19h04 le 13/01/2012
          • 176980
            Il était une fois dans le Sud- (...)

          T’inquiètes Cannibal, d’ici quelques temps ils comprendront pourquoi faut pas rigoler avec les zombies et autres créatures venues là que pour nous faire du mal.

          Ils rigolent pour l’instant. Pour l’instant...

        • Crepitus
          Crepitus répond à Cannibal Ferox-
          Retraité
          • Posté à 19h41 le 13/01/2012
          • Internaute 85789
            Retraité

          Je crois me souvenir que c’est l’état Néo-Zélandais qui a financé la post-production de ce film, la réalisation étant trop fauchée pour la finition.

          • Cannibal Ferox-
            Cannibal Ferox- répond à Crepitus
            mangeur de chouineur
            • Posté à 19h43 le 13/01/2012
            • Internaute 159072
              mangeur de chouineur

            Je ne savais pas :)
            Quand on voit ce que fait Jackson désormais, il y a de quoi être perplexe.

            • Crepitus
              Crepitus répond à Cannibal Ferox-
              Retraité
              • Posté à 20h06 le 13/01/2012
              • Internaute 85789
                Retraité

              Sans pouvoir préciser, le film a été tourné par une bande de copain, d’où les nombreuses fautes de raccord et autres, il fallu deux ou trois ans pour qu’ils en vinrent à bout. Grande époque où avec des bouts de ficelles l’on faisait un film culte.

              • Cannibal Ferox-
                Cannibal Ferox- répond à Crepitus
                mangeur de chouineur
                • Posté à 20h10 le 13/01/2012
                • Internaute 159072
                  mangeur de chouineur

                Dans le même genre, il y a « Street trash » de Jim Muro ; -)

                • Bernardo Zorro
                  Bernardo Zorro répond à Cannibal Ferox-
                  Il était une fois dans le Sud- (...)
                  • Posté à 13h14 le 14/01/2012
                  • 176980
                    Il était une fois dans le Sud- (...)

                  « Brain Dead », n’a pas du couter cher non plus : -)

        • pateris
          pateris répond à Cannibal Ferox-
          serial lecteur
          • Posté à 11h39 le 14/01/2012
          • 174584
            serial lecteur

          Moi non plus. L’ennui, c’est que maintenant, le premier têtard ayant reçu une caméra divX pour noël se croit obligé de faire son film d’horreur. Et lui n’a pas de problèmes pour le sortir, enfin, s’il est né au bon endroit…

        8 autres commentaires
  • Mozra
    • Posté à 18h33 le 13/01/2012
    • Internaute 46006

    Euh vous n’avez pas mis la bande annonce de evil dead, mais le film complet

    • Philippe Emmanuel
      Philippe Emmanuel répond à Mozra
      Libérable
      • Posté à 03h39 le 14/01/2012
      • 174786
        Libérable

      Oui bah chuuuuuut !
      ça permettra à ceux qui l’ont pas vu de le voir peut être
      (le film est sur rentabilisé, et devrait être dans le patrimoine commun de l’humanité du cinéma si je puis dire, depuis le temps....
      donc le balancer en entier comme ça est ce encore un crime ?

  • momo la salade
    • Posté à 19h07 le 13/01/2012
    • Internaute 110276
      foutus

    ,

    • camille bertrand
      camille bertrand répond à momo la salade
      Digital Distribution (...)
      • Posté à 19h38 le 13/01/2012
      • 179282
        Digital Distribution (...)

      Il y a des dinstinctions a faire entre les plateformes mentionnées ici. les modèles les plus risqués, et assez brumeux, impliquent que les internautes achètent une part des droits du film, comme co-producteurs ou co-distributeurs. Prendre une participation minine ne garantie en aucun cas un retour financier, surtout face aux réalités des recettes du cinema français (le producteur est payé en dernier et les blockbusters sont rares). En plus ces plateformes sont impossible a gérer, l’echec de Motion Sponsor était inevitable.
      Par contre les plateformes basées sur des donations contre seuls retour symboliques et aucune prise de participation sont de bons moyens de boucler un petit budget et faire parler du film. Le précurseur, deja inspire par le modele « wiki », est le site US Kickstarter, seulement base sur le soutien gracieux de créateurs en tout genre. Aux US ou il n’y a presque aucun soutien public, le mico-budget filmmaking est la norme et ces plateformes croulent sous les demandes Ulule en France est similaire.
      Le crowdsourcing n’est pas vraiment une solution viable économiquement, pour les films d’horreur ou quoi que ce soit, le vrai objectif est de créer du bouche-a-oreille et d’impliquer les internautes autour de récompenses cools. les problemes de distribution demeurent.
      Lien
      Crowdsourcing on Future of Film

  • Julab
    Julab
    Il était une fois la révolution (...)
    • Posté à 19h26 le 13/01/2012
    • Internaute 77369
      Il était une fois la révolution (...)

    « Cette “ successstory ”, les jeunes réalisateurs français férus de cinéma de genre la connaissent et l’envient. Mais rares sont ceux pouvant y prétendre, malgré l’exode hollywoodien de certains élus comme Alexandre Aja (“ Piranha 3D ”) »
    Je ne vois pas ce que vient faire Alexandre Aja là, fils d’Alexandre Arcady et de Marie-jo Jouan, pour parler des jeunes réalisateurs qui rêvent de cette « successstory ».

  • lionel68
    lionel68
    étudiant
    • Posté à 20h08 le 13/01/2012
    • Internaute 121759
      étudiant

    Faut dire que La Horde est un très mauvais film de zombie.

    • rud_8
      rud_8 répond à lionel68
      Etudiant
      • Posté à 02h20 le 14/01/2012
      • Internaute 102222
        Etudiant

      Il est drôle et geek

  • Mozart
    Mozart
    salarié
    • Posté à 20h33 le 13/01/2012
    • Internaute 114877
      salarié

    C’est de gauche, les films d’horreur ? ?

    • Cannibal Ferox-
      Cannibal Ferox- répond à Mozart
      mangeur de chouineur
      • Posté à 21h00 le 13/01/2012
      • Internaute 159072
        mangeur de chouineur

      Et Mozart était-il de droite ?

      • pateris
        pateris répond à Cannibal Ferox-
        serial lecteur
        • Posté à 11h42 le 14/01/2012
        • 174584
          serial lecteur

        Et si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle. Et manger des frites, c’est un acte de gôche ou de drouâte ? Et de quel côté du lit faut-il dormir ? Fromage ou dessert ? Caleçon ou slibard ? Chaque geste doit être pensé, enfin, dans l’univers des fanatiques…

    • Bernardo Zorro
      Bernardo Zorro répond à Mozart
      Il était une fois dans le Sud- (...)
      • Posté à 13h21 le 14/01/2012
      • 176980
        Il était une fois dans le Sud- (...)

      Non c’est juste transgressif, immoral, impertinent, trash, passionnant, bien souvent hilarant (il y a une scène dans « Zombiland » qui m’a fait rire pendant 20 minutes sans pouvoir m’arrêter ! Ce qu’aucun film français sensé être comique n’a été capable de faire...). C’est frais le film de zombie ou le film d’horreur en fait ça passe comme une lettre à la poste même les plus mauvais sont sympa à regarder... Forcément un bon moment. : -)

  • Cine90.fr
    Cine90.fr
    In Progress
    • Posté à 22h55 le 13/01/2012
    • 179298
      In Progress

    Ah Evil Dead et ce bon vieux Ash ! interprété par Bruce Campbell qu’on voit d’ailleurs dans différents films de Sam Raimi dont Spiderman. Une bonne vieille ganache qu’on aimerait voir plus souvent au cinéma !
    Cine90.fr

    • zygzornifle
      zygzornifle répond à Cine90.fr
      Poussière d'étoiles
      • Posté à 09h05 le 14/01/2012
      • Internaute 160367
        Poussière d'étoiles

      Ah Evil Dead et ce bon vieux Ash

      Trop bon ce film, je me le pète de temps à autre avec une nuit en enfer avec Cloney
      ou Bad Taste au top aussi

  • pierrox
    • Posté à 00h47 le 14/01/2012
    • Internaute 13797

    Faudrait arrêter avec « Donoma le film à 150€ », c’est juste pour le buzz. C’est le point de départ, entre les ardoises non payées et ce qui a été levé par la suite ou offert en matériel, on est dans la fourchette haute des budgets cités par cet article.

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 09h03 le 14/01/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Faire financer son film d’horreur par les internautes, un bon scénario ?

    Le pire scénario : Réélection de Sarkozy en Mai 2012 une catastrophe qui éclipse celle du calendrier Maya.......

  • Caniveau89
    • Posté à 09h15 le 14/01/2012
    • Internaute 26147

    Le mieux, c’est de faire financer son projet à 100 % par un gentil capitaliste, tout en restant 100% indépendant !

    Ecrire à rue89 qui transmettra...

    ps. TRES AMUSANT !

    Hier en fin d’après midi, scène d’horreur sur rue89 : un tragique bandeau noir et rouge indique la perte du triple A français avec un lien vers l’article qui permet d’accéder à l’info... brrrr... on a eu très peur...
    Le lien amenait directement chez Nouvel Obs ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
    Comme quoi, l’esprit collabo, c’est tout à fait compatible avec un rachat à 100% dans l’indépendance...
    Le tragique bandeau a finalement disparu : politiquement incorrect ?

  • pateris
    pateris
    serial lecteur
    • Posté à 11h46 le 14/01/2012
    • 174584
      serial lecteur

    C’est bien joli, mais le problème est double. D’abord le public, qui suit rarement quelle que soit la qualité et préfère aller voir une MichaelBayrie par peur de ne pas être l’homme du XXIe siècle. Ensuite, si le film marche, comme Frontière(s) qui a cartonné au prorata des salles, les distributeurs s’empressent de le virer du circuit. Donc oui, le système est fait pour que les films n’aient aucune chance. Comme ça, ça permet aux philistins salonnards des gazettes de pleurer sur l’absence de films de genre français, merd’ coco, kwâââ…

  • JulianMylo
    JulianMylo
    Lorrain !
    • Posté à 13h28 le 14/01/2012
    • 173713
      Lorrain !

    Celui là s’est fait en 5 jours avec 1500e et le résultat est vraiment très bon
    Echap : De l’autre côté de l’écran

  • surfeur54
    surfeur54
    Toute vérité franchit trois (...)
    • Posté à 15h39 le 14/01/2012
    • Internaute 71320
      Toute vérité franchit trois (...)

    C’est quoi la question au juste parce que là ça part dans tout les sens... Moi j’aime les films d’horreurs et que Evil Dead était excellent dans son genre. Que c’était une autre époque aujourd’hui on ne peut pas faire la même chose ou alors faut élargir plus les donateurs

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 21h04 le 14/01/2012
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    Pourquoi uniquement les films d horreurs ?
    MYDORCEL.com - Devenez producteur de films X Vidéo marc-dorcel sélectionnée dans Cinéma

  • Peopleforcinéma
    • Posté à 11h09 le 15/01/2012
    • 179350
      Pro

    Le site Peopleforcinema (Lien) n’est pas cité dans cet article. C’est pourtant le site de « crowdfunding » cinéma qui fonctionne le mieux en France : en deux ans, près d’1.4 millions d’euros ont été levés auprès d’une communauté de 30.000 internautes pour co financer la distribution d’une trentaine de films ; les internautes ont souvent gagné de l’argent en quelques mois tout en découvrant les coulisses des films. N’hésitez pas à tester ce site et donner votre avis !

  • Thibaut_dby
    Thibaut_dby
    Student
    • Posté à 12h43 le 16/01/2012
    • 179412
      Student

    Le crowdfunding a prouvé qu’il était un moyen fiable et innovant de lever des fonds. Si il se destinait principalement aux domaines du social (typiquement micro-crédit) et du créatif (cinéma, musique, BD) de nouvelles plateformes apparaissent aujourd’hui pour permettre aux internautes d’investir dans des jeunes startups.
    Lien
    Mymicroinvest est l’une de ces plateformes. Sa particularité est de permettre aux internautes de co-investir avec un fond d’investissement et donc de bénéficier de leur expertise et de leur professionnalisme dans l’évaluation des startups candidates pour une levée de fond.

    Je vous recommande d’y jeter un coup d’oeil.