Aujourd'hui la Chine 18/12/2011 à 10h30

The Flowers of War, Christian Bale et les travers du cinéma chinois

Aujourd'hui la Chine"
Claude Lely | Aujourd'hui la Chine


Christian Bale dans « The flowers of war »

(De Pékin) Un budget colossal, des stars internationales, une histoire mêlant amour, guerre et héroïsme... The Flowers of War a toutes les cartes en main pour être un succès mondial, mais une tare de taille : c’est un film chinois au parfum officiel.

La nouvelle réalisation de Zhang Yimou, sortie vendredi sur les écrans chinois, est une première de plusieurs points de vue.

  • C’est la première fois qu’on investit tant dans une production en Chine : 94 millions de dollars, un record absolu pour le pays.
  • Première fois aussi qu’un film chinois se paye les services d’une star occidentale majeure, avec Christian Bale dans le rôle d’un croque-mort dans la Chine des années 30.

Adapté du roman Les 13 fleurs de Nanjing, de Geling Yan, le blockbuster raconte l’histoire de John Miller, un Américain plongé dans les horreurs du « Massacre de Nankin ».

Le film montre les troupes japonaises qui tuent et violent avec engouement. Le héros devenu prêtre cherchera à sauver de jeunes filles choisies par les Japonais pour servir de prostituées aux soldats, trouvant au passage amour et rédemption.

Bande annonce de The Flowers of war

Le plus célèbre réalisateur chinois compte sur ce scénario hollywoodien et sur le rôle phare de Christian Bale pour signer une autre première : rapporter un oscar au pays. Le film est le candidat officiel de la Chine dans la course à la statuette et sortira la semaine prochaine de l’autre côté du Pacifique. Problème : les premières projections y ont eu lieu, et les réactions sont plus que froides.

Rien à redire sur le jeu de l’acteur principal, récompensé l’année dernière d’un oscar, ni même sur la réalisation « somptueuse “ de Zhang, dont les films précédents, ‘Hero’, ‘Sorgho Rouge’, ou ‘Vivre !’ ont séduit le public comme la critique.

Pour les commentateurs américains, le film pèche en revanche par son scénario ‘ artificiel et peu convaincant ’, et son ‘ message de propagande ’.

Niaiserie patriotique

Le quotidien professionnel Hollywood Reporter assassine le film :

‘ Si Warner Bros avait produit un film avec ce scénario en 1942, ils en auraient fait une propagande anti-japonaise efficace, et au passage un drame absorbant. Aujourd’hui, cela passe tout juste pour une niaiserie ’.

On reproche au film d’être une autre de ces productions aussi épiques que patriotiques ‘ commandées ’ ou du moins très encouragées par le gouvernement.

Pékin a en effet pris l’habitude d’investir de grosses sommes dans des films à thème politique et historique qui soignent son image. La fondation d’une République rassemblait une pléthore de stars pour les 60 ans de la Chine communiste en 2009, et le recent Début d’une nouvelle renaissance accompagnait le 90ème anniversaire du Parti.

La sortie de The Flowers of War concorde quand à elle avec la semaine de commémoration du ‘ Viol de Nankin ’, un des épisode les plus sanglants de l’histoire chinoise, dont les commémorations et l’enseignement appuyé soudent encore aujourd’hui la nation.

Au fil des interviews, Christian Bale est sommé de se justifier pour sa participation au film, des cinéphiles se font historiens et déterrent les débats sur les chiffres du massacre et les rêves d’oscars paraissent bien loin.

Est-ce pour répondre à ses détracteurs ? Christian Bale s’est rendu jeudi dans la province du Shandong pour tenter de ‘ serrer la main ’ à l’activiste aveugle Cheng Guangcheng, sorti de prison il y a plus d’un an, mais retenu à domicile par des gardes en civil. Mais l’acteur, comme tous les visiteurs, n’a pas pu approcher : il a été bousculé et repoussé par une douzaine de vigiles. Christian Bale était accompagné d’une équipe de télévision de CNN, qui a ainsi pu filmer les gardes qui bloquent la route et repoussent violemment les intrus à quelques kilomètres de la maison de Cheng, près de Linyi, dans l’Est de la Chine.

Zhang Yimou garde le silence sur ces critiques, auxquelles il est habitué. En 1999, son film The Road Home est critiqué pour sa fin pro-gouvernementale. Il réagissait alors dans le Beijing Youth Daily :

‘ Quand il s’agit de film chinois, l’Occident a une lecture uniquement politique : si ce n’est pas contre le gouvernement, c’est pour le gouvernement . Ces critères de jugement sont naïfs et manquent de perspectives.’

Pour beaucoup pourtant, la patte de Pékin est plus que visible dans The Flowers of War. Le film est ‘ très appuyé sur le nationalisme, et saturé de fierté patriotique typique de la vision par le cinéma chinois des périodes émotives de l’histoire nationale ’, commente Reuters.

Et le constat du ‘ très faible potentiel commercial ’ en Occident, peut être étendu à la plupart des grosses productions chinoises.

‘ Soft power ’ et bénéfice commercial

A Pékin, les autorités ne cachent pas leur implication dans l’industrie cinématographique. L’explosion du box-office domestique, 1,5 milliards de dollars en 2010, soit 64% de plus que l’année précédente, a fait comprendre que l’industrie culturelle pouvait rapporter gros, financièrement, mais aussi politiquement.

Le développement du ‘ soft power ’ chinois, un des sujets phares du gouvernement ces derniers mois, met en première ligne l’industrie du film pour faire entendre la voie du pays à l’international.

Afin d’assurer la bonne promotion de la ‘ culture et du peuple chinois à l’étranger ’, la production domestique est mise sous surveillance. Censure des contenus subversifs, bien sûr, mais aussi droit de regard sur les scénarios, les sujets abordés, et les messages véhiculés par ces films devenus éclaireurs commerciaux et diplomatiques.

Plus le sujet se rapproche du Parti plus l’ingérence est forte. Les scénarios des films politiques ou militaires font la navette entre les administrations chinoises pour approbation ou rectification. De façon générale, la marge de manœuvre artistique sera réduite pour les films au contexte contemporain.

Pour un polar, par exemple, impossible de jouer sur des antagonismes forts. ‘Sans un méchant, un gentil n’a plus aucun rôle à jouer’, se plaint Chen Daming, réalisateur à succès en Chine.

C’est ainsi que beaucoup des blockbusters chinois soulèvent les mêmes critiques que celles de Flowers of War : ‘ un mélange de vulgarité commerciale et de message de propagande ’, à l’‘ histoire pauvre ’, et aux personnages ‘ comme des récipients vides ’.

Les films d’époque sont réputés plus libres, mais les autorités peuvent aussi vouloir y faire passer un message. L’année dernière la sortie de Confucius répondait aux discours de réhabilitation du philosophe, nouveau ciment désigné du sentiment national.

Le film est comme beaucoup de superproductions chinoises piloté à distance par l’administration, qui brille plus par ses calculs économiques que par sa sensibilité artistique. Résultat, une diffusion anecdotique à l’étranger, et une humiliation au box-office nationale contre Avatar, qui sera finalement déprogrammé pour faire de la place.

Une camisole aux artistes

Les films hollywoodiens sont en moyenne deux fois plus rentables sur le marché intérieur que les productions locales. La preuve que les échecs récurrents des films chinois à l’étranger ne sont pas le fruit d’une différence de culture, mais bien d’un manque de lucidité des autorités chinoises sur les attentes du public.

‘Vous ne pouvez pas imposer une camisole aux artistes et les faire concourir comme des athlètes.’ ironise le critique culturel Zhou Liming.

Pour ceux qui refusent la camisole, c’est l’exil ou le banissement temporaire. Les chefs-d’oeuvre indépendants de Chen Kaige ou de Tian Zhuangzhuang sont chinois même si ils ont été interdits en Chine, Lu Yue produit ses films à l’étranger. Les cinéphiles du monde en entier le savent : quand Pékin n’est pas là, les Chinois font des leçons de cinéma.

En attendant de trouver une solution à ses problèmes d’export, l’industrie cinématographique chinoise pourra profiter de plus de place sur son marché domestique.

Jeudi, le gouvernement a révélé un projet de loi visant à bannir les films étrangers qui ‘ incitent à la haine ’, ‘ propagent le jeu, l’obscénité, la drogue, la superstition, la violence et la terreur ’ ou sont, plus simplement, contraires aux ‘ intérêts nationaux ’.

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Aujourd'hui la Chine
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  • HSEHNAMAP
    HSEHNAMAP
    Votre commentaire a été (...)
    • Posté à 11h27 le 18/12/2011
    • Internaute 132226
      Votre commentaire a été (...)

    « Pour les commentateurs américains, le film pèche en revanche par son scénario “ artificiel et peu convaincant ”, et son “ message de propagande ”. »

    Ben y manquent pas d’air... Ils n’ont jamais du voir un blockbuster américain alors.

  • anarkia
    anarkia
    pour une revolution pacifiste
    • Posté à 11h27 le 18/12/2011
    • 177709
      pour une revolution pacifiste

    Quelle hypocrisie, comme si Avatar n’était pas une tartine pro-guerre dégoulinante de patriotisme américain...les occidentaux feraient bien de s’occuper de la poutre qu’ils ont dans l’oeil....

    • HSEHNAMAP
      HSEHNAMAP répond à anarkia
      Votre commentaire a été (...)
      • Posté à 12h16 le 18/12/2011
      • Internaute 132226
        Votre commentaire a été (...)

      Ha bon ? On n’a pas du voir le même avatar alors, parce que moi justement je trouvais ce film anti-colonial.
      Pro-guerre peut-e^tre mais dans ce cas pro-« guerre de résistance anti-coloniale ».

      • trouble fêtes
        trouble fêtes répond à HSEHNAMAP
        aconforme
        • Posté à 12h36 le 18/12/2011
        • Internaute 156689
          aconforme

        anti-colonial.
        Pour se donner bonne conscience alors que combien de pays sont envahis par leur troupe officielles ou privées en même temps ?

        « Dans la vie politique américaine, il y a peu de routes aussi fréquentées que celle qui mène de Washington à Hollywood, de la capitale du pouvoir à la capitale du glamour »
        Ronald BROWNSTEIN « The Power and the Glitter. The Hollywood connection. New York, Vintage Books, 1992.
        Lien...

         
        • HSEHNAMAP
          HSEHNAMAP répond à trouble fêtes
          Votre commentaire a été (...)
          • Posté à 15h18 le 18/12/2011
          • Internaute 132226
            Votre commentaire a été (...)

          Justement, il me semble que l’invasion et la politique militaire au service du business étaient clairement dénoncés dans ce film, contrairement au lamentable et répugnant « Démineur » sorti à la même époque et qui était alors présenté comme le « concurrent » d’Avatar par les anti-blockbusters primaires..

        • Gyarasa
          Gyarasa répond à trouble fêtes
          • Posté à 15h23 le 18/12/2011
          • Internaute 10186

          Avatar est une version naîve de Pocahontas dans l’espace clairement anti-coloniale. Ce n’est pas un chef d’œuvre de réflexion,certes, mais de là à y voir une œuvre de propagande américaine à la chinoise...voyez plutôt « independance day » ou « armageddon » qui supportent mieux la comparaison.
          En ce qui concerne la bonne conscience, on peut être américain et ne pas être d’accord avec la politique de son gouvernement et l’exprimer. Cameron n’est pas un anarchiste, mais n’est pas Griffith non plus.
          Quand au chemin washington-hollywood, il est réel. Mais le chemin wall street/hollywood est encore plus court, avec du bon sentiment en boîte qui se vend mieux.

        2 autres commentaires
      • anarkia
        anarkia répond à HSEHNAMAP
        pour une revolution pacifiste
        • Posté à 13h02 le 18/12/2011
        • 177709
          pour une revolution pacifiste

        Je pense que c’est difficile d’être un film anti-colonial quand le héros lui-même est un marine, non ?

         
        • HSEHNAMAP
          HSEHNAMAP répond à anarkia
          Votre commentaire a été (...)
          • Posté à 15h14 le 18/12/2011
          • Internaute 132226
            Votre commentaire a été (...)

          Ha d’accord.... Vous n’avez vu que la bande annonce du film, c’est pour ça.
          Non parce que quand même les marines y sont clairement identifiés comme ce qu’ils sont en réalité : des agents de sécurité du business. Ils y apparaissent comme des gros bourrins idiots et violents, et le fameux héros (qui n’est pas vraiment un marine mais plutôt un « sous-marine », inutile à la guerre à cause de son handicap) finit tout de même par renoncer à sa condition de marine mais aussi à sa condition d’humain pour se ranger du côté des décolonisés.

        1 autres commentaires
    • Albatrours
      Albatrours répond à anarkia
      Flâneur
      • Posté à 15h41 le 18/12/2011
      • Internaute 133222
        Flâneur

      Comme l’on déjà écrit les autres commentateurs, soit vous n’avez pas vu le film, soit vous ne l’avez pas compris.

      Outre la relecture du mythe de Pocahontas (mais je préfère revoir Le Nouveau Monde, à ce compte là), Avatar raconte surtout la politisation d’un homme qui prend conscience de la brutalité du capitalisme industriel et de ses effets dévastateurs pour l’environnement et les populations locales, et décide de rentrer en rébellion.

      Le message du film est clairement (certain diront « naïvement ») anti-colonialiste d’une part, comme un mea culpa tardif du sort fait aux amérindiens, et écologiste d’autre part : voyez les références à Koyaanisqatsi ou à Miyazaki.

      Avatar n’est un blockbuster que pour qui veut y voir un blockbuster, gommant tout ce qui en fait un film bien plus subtil qu’il n’y parait.

      • anarkia
        anarkia répond à Albatrours
        pour une revolution pacifiste
        • Posté à 17h30 le 18/12/2011
        • 177709
          pour une revolution pacifiste

        Merci pour ces remarques qui sont très stimulantes. Vous dites que le héros prend conscience de la brutalité du capitalisme industriel, mais que fait-il en retour ? Il apprend aux indigènes à se battre pour exterminer le péril envahisseur, les amenant à répondre à la violence par la violence. On est loin d’une décolonisation pacififiste à la Gandhi. Pour moi aucune cause ne justifie la violence. Que ce soit pour envahir un pays, ou le défendre. C’est la raison pour laquelle je trouve le message d’Avatar particulièrement pervers.

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 11h59 le 18/12/2011
    • Internaute 156689
      aconforme

    Christian Bale retour en 1987 : L’Empire du Soleil version Chinoise plutôt qu’américaine ?
    Propagande pour propagande ?

  • Charles_Marx
    Charles_Marx
    huh ?
    • Posté à 12h44 le 18/12/2011
    • Internaute 160590
      huh ?

    @ l’auteur :

    Pourquoi mettez-vous des guillemets autour du massacre de nankin ?

    Considérez-vous que cette épisode de l’invasion japonaise en Chine n’en fut pas un ?

    Pour des Chinois, dans un contexte de révisionisme historique japonais, j’imagine que lire « Massacre de Nankin » avec des guillemets, ce serait un peu comme pour un juif de lire « Génocide » avec des guillemets ...

    • franco-chinois
      franco-chinois répond à Charles_Marx
      chercheur
      • Posté à 14h04 le 18/12/2011
      • Expert 45793
        chercheur

      « ..j’imagine que lire “ Massacre de Nankin ” avec des guillemets, ce serait un peu comme pour un juif de lire “ Génocide ” avec des guillemets ... »

      La balle perdue sur la hanche de ma mère octogénaire – petite fille de 10 ans au moment des faits – qui, avec des béquilles, marche péniblement aujourd’hui -, vous assure que ce n’est pas une imagination.

  • loloetalex
    loloetalex
    De plus en plus en colère
    • Posté à 18h43 le 18/12/2011
    • Internaute 79845
      De plus en plus en colère

    Hier soir, j’ai regardé NCIS Los Angeles, j’y ai trouvé un très bon exemple de cette propagande insidieuse réalisée par les républicains américains : droit de la défense bafouée en permanences, preuves plus ou moins frauduleuses, invention d’un risque terroriste omniprésent (avec des méchants bien typés moyen orient).
    Mais bon, les ricains ont plus de pratique que les chinois dans cette exercice.

  • Antoine Hervé
    Antoine Hervé
    étudiant
    • Posté à 07h51 le 19/12/2011
    • 175493
      étudiant

    Dans la « version officielle » de cet article paru dans Aujourd’hui la Chine, Claude Lely écrivait « une tare de taille : c’est un film chinois », merci rue89 d’éviter des généralités de ce type en remplaçant cette phrase par « une tare de taille : c’est un film chinois au parfum officiel ».
    De plus « Pour ceux qui refusent la camisole, c’est l’exil ou le banissement temporaire. Les chefs-d’oeuvre indépendants de Chen Kaige ou de Tian Zhuangzhuang sont chinois même si ils ont été interdits en Chine, Lu Yue produit ses films à l’étranger ». Si l’on s’en tient à cette phrase, à en croire le journaliste, les films indépendants sont soit interdits, soit distribués seulement à l’étranger. Ce qui n’est en réalité pas vrai, pourquoi donc oublié les réalisateurs indépendants qui se battent en Chine continentale pour faire des films de qualité ?
    Fenêtre sur le festival de cinéma indépendant de Nankin
    Par ailleurs peut-on encore considérer Chen Kaige comme un réalisateur indépendant ?

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 08h22 le 20/12/2011
    • 49273
      Petit agité

    C’est l’hôpital qui se fout de la charité.

  • charly_the_kid007@yahoo.fr
    charly_the_kid007@yahoo.fr
    étudiant - M1 économie appliquée (...)
    • Posté à 14h05 le 21/12/2011
    • Internaute 111588
      étudiant - M1 économie appliquée (...)

    Incroyable... avez-vous vu Pearl Harbor ? ?
    Récompensé de nombreuses fois, dont un oscar... :
    Lien

    Ce film est une merde incontestable, un scénario d’une niaiserie incommensurable, et des acteurs plus que nuls à chier...

    Hollywood est une industrie dans laquelle le « soft power » américain est ultra impliqué : l’armée et le pentagone investissent dans les écoles de scénariste, mais ça ne choque personne... le box office accueille tous les ans bon nombre de merdes patriotiques avec des scénars merdiques et des acteurs à chier, personne ne dit rien... on leur donne des oscars et autres récompenses... pas de problème...
    Un réalisateur chinois fait un film sur un sujet comparable à Pearl Harbour pour la société chinoise, il est évident que le film aura quelques sentiments patriotiques ! C’est un sujet qui touche tous les chinois très profondément (surtout ceux de Nankin qui ont perdu de nombreux membres de leurs familles dans des massacres comparables à ce qu’ont fait les nazis à Ascq dans le Nord près de chez moi par exemple, mais multiplié par 1000...)

    Quand est-ce qu’on arrêtera de lécher la raie des américains systématiquement contre la Chine ?

    Vu Hollywood et le Patriot Act, aucun reproche à faire à l’Empire du Milieu...

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