Nécro 14/12/2011 à 19h05

Bibliosurf, librairie en ligne tuée par Amazon, Google et autres

Hubert Artus | Rue89


Capture d’écran de Bibliosurf.com, le 14 décembre 2011 (Bibliosurf.com)

La librairie en ligne Bibliosurf cessera toute activité à la fin de l’année. Son fondateur Bernard Strainchamps, 44 ans, ancien bibliothécaire dans l’Essonne qui œuvre sur Internet depuis 1999, doit se résoudre à arrêter l’aventure. Il avait déjà créé MauvaisGenres.com, portail tout public tourné également en direction des auteurs et des bibliothécaires, vite devenu la référence française en polar et en science-fiction, avant de cesser prématurément en 2005.

« 7 millions de visiteurs en cinq ans »

Dès l’année suivante, il s’était lancé dans l’aventure Bibliosurf, avec comme idée de base « de greffer de la vente sur un site de médiation, en croisant présentation des éditeurs, avis de lecteurs et articles repérés sur le Net ».

La librairie en ligne avait un catalogue de 25 000 titres en papier et 70 000 en numérique.

A l’heure de tirer le bilan, il constate :

« Seul, j’ai expérimenté de nombreuses pistes de scénarisation de catalogue, avec une indexation parfois très originale. Un polar pouvait être indexé avec une latitude et une longitude, ce qui permettait de localiser les intrigues sur une carte. En cinq ans, le site a connu un succès incroyable : 7 millions de visiteurs. »

Tout en avouant :

« Je n’ai pas su traduire ces visiteurs en clients, au moins dans un volume assez important. Le dernier chiffre d’affaires de Bibliosurf est de 100 000 euros, ce qui est très faible par rapport à l’investissement en temps. »

La vente de livres papier a fourni 72 000 euros à Bibliosurf ; les livres numériques, 15 000 euros.

Des visiteurs mais pas de clients

La librairie en ligne cessera de vendre des livres papier ce week-end et « fermera » définitivement le 29 décembre.

Les raisons d’une cessation inattendue ? Une activité insuffisante, et des difficultés qui allaient croissant depuis l’été. Le trafic oscillait entre 5 000 et 6 000 visiteurs par jour, mais n’engendrait pas une clientèle pérenne.

Amazon, pire qu’Apple

Le 27 octobre, Strainchamps a lancé une pétition demandant l’interopérabilité de toutes les liseuses (afin que le client ne soit pas captif d’un seul système) et « une égalité de traitement sur le plan fiscal » de tous les acteurs opérant sur le marché français :

« [Amazon et Apple] sont toutes les deux basées au Luxembourg et ne paient par conséquent ni taxes ni impôts en France. Mais elles bénéficient de tout le savoir produit en France.

C’est de la prédation. La pire des deux est Amazon, qui propose un Kindle lié à un seul catalogue avec des fichiers et DRM propriétaires. Qui auraient acheté il y a dix ans un poste de radio crypté qui ne se connecterait qu’à une station de radio ? »

Un ennemi nommé Panda

Le coup de grâce fut porté par Google qui lança, à la mi-août, son changement d’algorithme, nommé Panda. Destiné à améliorer les résultats de recherche, il a considérablement affaibli la visibilité de l’entreprise Bibliosurf :

« Il a pour fonction de chasser le contenu dupliqué. Les notices des nouveautés sur Bibliosurf disparaissent très rapidement des premières pages de Google.

C’est redoutable pour le chiffre d’affaires de la librairie, qui accusait une baisse de 20% dès septembre et certainement de plus de 30% en octobre. »

Fondateur et directeur de la librairie en ligne Nabbu, née en mars 2011 et partenaire de Rue89, Grégory Delannes regrette la fin d’une aventure qui procède de la même manière que la sienne : contenu et vente.

« C’est angoissant pour les autres acteurs. D’autant plus regrettable que Bibliosurf vendait des livres et des livres numériques. »

Nabbu, lui, avait jeté l’éponge pour la vente de livres papier qu’il redirige temporairement vers... Amazon, en attendant de rediriger vers des (vrais) libraires en début d’année 2012 (négociations en cours). Depuis août, il ne vend plus que des livres numériques.

Libraire, informaticien, e-commerçant, etc.

L’arrêt de Bibliosurf pose la question de l’existence, et de la viabilité, de marchands autres qu’iTunes et Amazon pour acheter des livres, réels ou dématérialisés. Etre libraire indépendant, sur le Web des années 2010, est-ce possible ? « Oui », répond Strainchamps, mais « si on accepte que le libraire soit aussi informaticien, e-commerçant, médiateur du livre... Qu’il s’appuie sur les lecteurs en utilisant son savoir propre et des codes informatiques. »

« Par exemple, il affiche une sélection de livres, mais c’est le nombre de visiteurs ou l’interaction avec des chroniques postées ou des articles repérés sur le Net qui change l’ordre d’affichage... »

Strainchamps a lancé, le 14 octobre, une nouvelle version de sa librairie numérique. Baptisée EBookSurf.com, elle propose un catalogue de 71 000 titres environ, scénarisé et restructuré en fonction des besoins des internautes. Une reprise d’EBookSurf par ePagine est en négociation.

  • 12936 visites
  • 16 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • mioumiou
    • Posté à 20h32 le 14/12/2011
    • Internaute 34943

    hé ben je ne connaissais même pas ! Dommage il a l’air sympa le site

    • XavXav
      XavXav répond à mioumiou
      • Posté à 10h03 le 15/12/2011
      • Internaute 28444

      Moi je connaissais, et j’ai acheté pas mal de bouquins sur son site.
      Je ne suis malheureusement pas étonné de sa fermeture, par contre je diffère sur l’analyse des causes de cet arrêt.

      Déjà, un premier commentaire : B. Strainchamps a mauvais caractère. je l’ai connu virtuellement via ses billets sur un des blogs de libé. Tous ceux que j’ai lu, sans exceptions, étaient des récriminations contre l’existence d’amazon de fnac.com ou du piratage. Je suis loin d’être un cynique, mais penser un seul instant qu’un libraire seul pourrait, fut-ce via Libé, mobiliser contre Amazon, la vente en ligne ou le piratage des données, c’est de la folie furieuse.

      Deuxième point : B. Strainchamps déplore ici que son modèle économique le conduit à devoir assumer tous les rôles de la vente en ligne. S’est-il un instant posé la question de savoir si d’autres libraires physiques (en particulier en province) ne seraient pas intéressés par un partage de catalogue ?
      Amazon est construit sur ce modèle, qui n’est rentable que pour des vendeurs occasionnels vu leurs tarifs. Pourtant des professionnels se sont mis sur amazon. Bibliosurf aurait peut-être pu proposer un service alternatif payant à d’autres libraires pour rendre leur stock disponible en ligne sans avoir à assumer les coûts de création de leur propre site web. Par exemple via un système de « ring » : des sites techniquement identiques, visuellement similaires, avec des thématiques différentes selon le libraire, tout en séparant la logistique.

      Dernier point, on sait depuis la crise des dotcom en 2000 qu’il n’y a la place que pour un seul acteur 100% virtuel dans chaque domaine (un seul google, un seul facebook, un seul amazon). Par contre il y a de nombreux sites qui existent en s’appuyant sur un lieu « réel », et réciproquement : c’est le cas d’à peu près toutes les PME de France, et même de vendeurs d’artisanat ou de sextoys.
      Bibliosurf a un site lisible, avec des notices bien faites. Mais pas de librairie physique associée. Il eût été intéressant de voir ce que cela aurait donné en partageant avec d’autres libraires, physiques, à défaut d’avoir sa propre boutique.

      Mais est-ce que l’égo de son fondateur aurait permis ces collaborations ? Vu le ton de ses billets sur Libé, je me permets d’avoir des doutes.

      PS : j’ajoute, parce que je vois M. Strainchamps se lance dans la vente de livres numériques, que je ne comprends pas l’enthousiasme des libraires pour ce genre de produits. OK, le fichier numérique est vendu neuf à 7 ou 8 euros, avec 90% de marge (à répartir sur toute la chaine d’édition), le tout protégé par DRM. Mais sérieusement, les gars, vous croyez que vos DRM vont tenir combien de temps ? Trois mois ? Six mois ? Et après, vous faites quoi ?

      • LienRag
        LienRag répond à XavXav
        • Posté à 15h24 le 15/12/2011
        • Internaute 34767

        Effectivement, il est d’ailleurs assez étonnant qu’il ferme les sites en question plutôt que de proposer de les remettre à la communauté en limitant son investissement et en redéfinissant le périmètre du site autour de ce qui peut être géré par les lecteurs et quelques bénévoles...

  • Hari-Seldon
    Hari-Seldon
    Favet Neptunus eunti
    • Posté à 21h25 le 14/12/2011
    • Internaute 167715
      Favet Neptunus eunti

    N’hésitez pas à aller sur d’autres sites que Amazon. C’est souvent plus vite livré à un tarif aussi intéressant. Je pense au site de la librairie Dialogues de Brest, qui propose un choix énorme (pour info c’est aussi l’éditeur d’Irène Frachon sur l’affaire du Mediator)

    • A déménagé en novembre 2012
      • Posté à 21h40 le 14/12/2011
      • Internaute 60079

      Au moins, Dialogues fait des efforts autres que la vente : ils travaillent avec moccam qui met les notices bnf en ligne et ils fournissent des résumés (en général les quatrièmes de couverture) précieux pour les bibliothécaires.

  • A déménagé en novembre 2012
    • Posté à 21h47 le 14/12/2011
    • Internaute 60079

    C’est bien dommage mais monsieur Strainchamps s’est trompé de combat. Avec sa vente en ligne, il est parti en guerre contre les petits libraires qui essayaient de faire de la qualité et qu’il se soit fait bouffé par plus gros que lui ne me dérange pas plus que ça.

    En temps que responsable, avec d’autres bénévoles, d’une petite bibliothèque d’une petite ville nous préférons acheter nos livres chez un libraire qui fait des efforts pour la lecture dans sa région. Et il y a du travail car il s’agit du Pas-de-Calais et plus particulièrement des mines.

    Monsieur Stainchamps aurait du savoir que la proximité et le dialogue en direct étaient importants pour les amoureux de la littérature (sur papier) qui préfèrent discuter un heure ou plus avec leur libraire que donner leur avis sur un « chat » impersonnel.

    Le livre n’est pas un jeu vidéo que l’on peut acheter en ligne que se soit amazon ou bibliosurf.

    • clanfa
      clanfa répond à A déménagé en novembre 2012
      media culpa
      • Posté à 02h22 le 15/12/2011
      • Internaute 88606
        media culpa

      « Le livre n’est pas un jeu vidéo que l’on peut acheter en ligne que se soit amazon ou bibliosurf. »

      pour un professionnel je ne sais pas.
      Autrement je ne trouve pas cette remarque pertinente du tout. Je n’ai jamais été dans la situation ou je discutais pendant une heure avec le libraire du coin. Visiblement les miens sont plus occupés que les vôtres. Il n’y a donc pas de différence pour moi entre acheter en librairie plutôt qu’en ligne sinon soutenir le petit commerce..

      Votre allusion aux jeux vidéo est juste hors sujet et clichée. Vous défendez un simple support en critiquant une forme d’art (oui j’ose le dire)
      Le livre en lui même n’a rien de sacré, de sensuel ou que sais je encore Je pourrais très bien vous sortir « Novembre des amours » de Michel Drucker et vous dire : « c’est de ça que vous parlez ? ».

  • J-BILLAUDEL
    J-BILLAUDEL
    Retraité - Athée pratiquant
    • Posté à 23h26 le 14/12/2011
    • Internaute 39492
      Retraité - Athée pratiquant

    C’est une mauvaise nouvelle.
    Au moment où on nous bassine - par pur électoralisme - de produire en France ou d’acheter français... il serait temps de voir ce que les prédateurs américains pillent sur notre territoire.
    Il faut d’urgence prendre des mesures contre cette concurrence déloyale.
    La manne publicitaire générée sur le NET par les sociétés étrangères n’est pas redevable des impôts sur notre pays.
    Quand vous commandez un produit sur Amazon vous n’avez aucune assurance que le produit est en stock. C’est à la livraison que cette société vous fera un courriel - auquel vous ne pourrez pas répondre (no reply) - qui vous annoncera qu’un ou des produits commandés n’étaient pas disponibles chez leur fournisseur. Cette société « honorable » vous annoncera aussi que vous pouvez vous faire rembourser. C’est là qu’est le défaut car la seule adresse commerciale connue de cette société est rue Mercoeur à Paris XI pour traiter les commandes et recevoir les chèques quand vous payez par ce moyen. N’espérez pas plus.
    Au sujet de Google. Cette société se déclare PHILANTROPIQUE et vous invite en cette période de fêtes à contribuer « à son soutien d’oeuvres caritatives ». Cette société déclare avoir versé 100 millions de $ US à des oeuvres « aux quatre coins du monde ». Le geste peut paraître BEAU mais toutes les oeuvres caritatives « pour recevoir vos dons » sont basées aux Etats-Unis.
    Pourquoi aiderions-nous Google à soulager la misère dans le pays le plus riche et le plus puissant du monde ? J’ai vu en 1990 sur le front de mer de Santa-Monica (Californie) les « homeless » qui vivaient sur la pelouse qui borde la rue où passent des limousines. Les rares passants étaient indifférents à cette misère extrême. D’autres pauvres « plus chanceux » - façon de parler - travaillaient quelques heures par mois pour « une poignée de dollars ». Ils vivaient dans leur voiture faute de pouvoir payer un logement.
    A cette époque nous n’avions pas beaucoup de pauvres qui vivaient dans la rue en France.
    La crise qui fait l’actualité est venue des Etats-Unis. Déjà en 1989 ils ont eu le scandale des Caisses d’Epargne et ensuite Enron et les faillites bancaires de 2007 à cause des fameuses « subprimes ».
    Pour sortir de la crise capitaliste il faut combattre la dictature économique U.S. en définissant un nouvel ordre monétaire mondial.
    Le dollar U.S. ne doit plus être la monnaie de base des échanges commerciaux de la planète.
    Une librairie qui ferme est un évènement triste. Il est naturel d’exprimer de la colère.

    • TidiusFF
      TidiusFF répond à J-BILLAUDEL
      Quelqu'un
      • Posté à 23h54 le 14/12/2011
      • Internaute 83443
        Quelqu'un

      Je ne sais pas pour vous, mais moi je vois un gros mot vert « en stock » sur les pages d’Amazon.fr.

      Pour le reste, vous êtes au mauvais endroit.

      • J-BILLAUDEL
        J-BILLAUDEL répond à TidiusFF
        Retraité - Athée pratiquant
        • Posté à 10h31 le 15/12/2011
        • Internaute 39492
          Retraité - Athée pratiquant

        Monsieur Tiedus de Rehaincourt

        je ne vais plus sur le site Amazon depuis 2008. En stock (le mot vert) ne veut pas dire grand chose. Quand j’ai commandé en 2008 environ 100 € de DVD il y avait probablement la mention en stock.
        Résultat depuis trois ans j’ai un reliquat de 10 € qui traîne chez eux. J’avais pris soin de commander des articles en promotion donc réputés en stock. J’ai les documents et leur courriel.
        Quant au « reste » cher Monsieur « Quelqu’un » allumez votre ordinateur et affichez la page Google pour faire une recherche. Donnez votre argent aux « Scouts Girls » de Californie si bon vous chante.
        Je peux vous citer d’autres grandes sociétés américaines dont les méthodes sont peu élégantes... Apple en particulier (avec leur tablette iPad) voir votre quotidien habituel.
        Enfin quant à Bibliosurf c’était un concurrent d’Amazon... Que pensez-vous de la concurrence non faussée chère aux technocrates de Bruxelles et à notre SarkoRicain ?
        Bonne journée

  • npay97
    npay97
    Lectrice
    • Posté à 09h51 le 15/12/2011
    • 177559
      Lectrice

    C’est dommage qu’une librairie comme BiblioSurf ferme ses portes.

    Néanmoins c’est un peu facile de tirer à boulets rouges sur Amazon et Google. Utilisatrice régulière d’un Kindle depuis près d’un an, je constate que cette liseuse est loin d’être aussi fermée qu’on le dit. Avec le logiciel Calibre il est tout à fait possible de transférer des classiques ou autres sur l’appareil.

    Quant à la question des DRM, je pense que c’est juste une question de temps pour que cette technologie soit abandonnée comme ce fut le cas pour les morceaux musicaux... Amazon ne vend-il pas des MP3 sans aucune protection ?

    Une vision trop manichéenne du problème peut nous faire oublier que tôt ou tard la loi de l’offre et de la demande reprend ses droits.

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à npay97
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 15h48 le 15/12/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      Et même sans Calibre il est possible de télécharger, pour un prix allant de 0.99 à 3.99 € des oeuvres récentes à partir de sites comme publie.net dont une bonne partie du catalogue est disponible au format mobipocket, compatible avec amazon. Et l’auteur perçoit 50 % de droits.

  • fredpop
    fredpop
    referenceur
    • Posté à 10h28 le 15/12/2011
    • Internaute 96355
      referenceur

    La politique de Google avec Google Panda avait été dévoilée bien avant son application. Si Bibliosurf avait consulté un expert en référencement , il ne serait pas tombé des nues. Mais dans un domaine où un même produit est présenté de la même manière dans des centaines de sites différents, il est clair qu’il devient de plus en plus difficile de se mettre en avant face aux très gros déjà en place, mais il y a toujours moyen de limiter les dégâts, voire d’exploiter les nouveautés des algorithmes. Malheureusement pour les actuers du e-commerce, cela demande un minimum de temps (donc de l’argents) pour acquérir ou louer les compétences nécessaires, ce qui n’est pas donné à tous. Et c’est là sans doute l’un des principaux avantages des « grosses boîtes » comme Amazon.

  • fredpop
    fredpop
    referenceur
    • Posté à 10h29 le 15/12/2011
    • Internaute 96355
      referenceur

    La politique de Google avec Google Panda avait été dévoilée bien avant son application. Si Bibliosurf avait consulté un expert en référencement , il ne serait pas tombé des nues. Mais dans un domaine où un même produit est présenté de la même manière dans des centaines de sites différents, il est clair qu’il devient de plus en plus difficile de se mettre en avant face aux très gros déjà en place, mais il y a toujours moyen de limiter les dégâts, voire d’exploiter les nouveautés des algorithmes. Malheureusement pour les acteurs du e-commerce, cela demande un minimum de temps (donc de l’argent) pour acquérir ou louer les compétences nécessaires, ce qui n’est pas donné à tous. Et c’est là sans doute l’un des principaux avantages des « grosses boîtes » comme Amazon.

  • yt75
    • Posté à 13h37 le 15/12/2011
    • 172880

    Il serait quand même important de rappeler que ces histoires d’achats de publications ou œuvres liés à certains appareils ou magasins en ligne ne sont en rien une fatalité, qu’autre chose serait possible, et qu’il ne s’agit même pas d’histoire de formats(–cf web–), mais avant tout de structure entre acteurs et du besoin d’une nouvelle fonction, un peu plus développé ci dessous :
    Lien

    Approche « verticale » qui était déjà celle d’un J2M par exemple. Avec tout ce que cela veut dire en termes de positions dominantes (propres règles de censure(apple), pourcentages obligés vis à vis des créateurs/éditeurs(aple, amazon), gg se positionnant sur le contenu payant et commençant à retirer les les liens MU et autres des résultats de recherche, compte fb obligatoire pour service spotify..) Ce qu’il manque aujourd’hui uniquement la fonction « tiers de confiance » pour les « licences/contrat »

    Et aussi lié à la bataille actuelle autour de l’identité sur le net (utilisation compte fb, gg, twitter ou autre pour se logguer sur quasi tous les sites) :
    Lien

  • Clément Bourgoin
    • Posté à 20h49 le 15/12/2011
    • Internaute 160909
      Lecteur

    Ex-libraire et aujourd’hui développeur web spécialisé dans le livre et en charge de plusieurs sites de librairies, j’ai constaté que les visites et le CA des sites que je gère ont plutôt augmenté depuis le lancement de Panda en août. Je ne crois pas que Google piège ou privilégie qui que ce soit, mais ce qui est sûr, c’est qu’un bon référencement nécessite une optimisation de son site et un travail constant de veille technologique. Développeur web est un véritable métier, libraire en est un autre...

Verbes thématiques