
Sexe : quand la Chine batifolera…
Comme le dit un proverbe chinois, entendu dans le film récent « Mille prières » : aujourd'hui encore « il faut 300 prières pour traverser un fleuve avec quelqu'un, mais il en faut 3 000 pour partager un oreiller »… Pourtant, en Chine, les lignes bougent, et avec elles, la sexualité… Un riverain, Panama, a accepté de synthétiser ses lectures, films et rencontres pour répondre à mes questions. Pierre Haski, sur place à Pékin, a tout critiqué… Echanges.
Quelles pourraient être les trois caractéristiques de la sexualité « chinoise » ?
Panama : C'est très simple au niveau du « modèle » : la sexualité chinoise est hétérosexuelle (1) et maritale (2). Donc un partenaire dans la vie, le conjoint. On peut ajouter que la fantaisie n'est pas franchement répandue -disons un rapport par semaine, sans trop de préliminaires. Beaucoup de familles habitent encore dans une seule pièce, parents et enfant dans la même chambre : cela n'est pas forcément propice à la créativité ni à la fréquence des rapports.
Pierre Haski : Il faut en finir avec le misérabilisme : la classe moyenne (environ 200 millions de personnes) vit dans des appartements plus grands que ça, les plus riches dans une moyenne de 300 à 400 mètres carrés (le philosophe que j'ai interviewé il y a quelques jours a 450 mètres carrés pour lui et sa femme, ils ne veulent pas d'enfants).
C'est vrai qu'on parle ici de quelques métropoles, pas de l'ensemble de la Chine. Mais ce sont les villes qui façonnent les évolutions des moeurs.
Panama : Et (3) tout cela change néanmoins très vite. Les jeunes générations urbaines ont des mœurs plus libres que leurs aînés. Sur ce point, je pense qu'on ne peut, de toutes façons, généraliser à l'ensemble de la Chine ce qu'on observe dans ces « vitrines » que sont Shanghaï ou certains quartiers de Pékin.
On peut parler d'une Chine à deux vitesses, dans ce domaine aussi. Le regard de l'observateur change selon qu'on est frappé plutôt par les tendances nouvelles, sensible dans les très grandes villes, ou par l'arrière-plan massif constitué par les mœurs « traditionnelles », qui restent de règle dans les villes secondaires et les campagnes.
Quels sont les tabous/les interdits de la sexualité en Chine ?
Panama : L'homosexualité (masculine et féminine) est largement taboue, la masturbation aussi. Alors tous les trucs en -philie (zoophilie…) , c'est même pas la peine (sauf l'haltérophilie, où ils sont très, très balèzes).
Pierre Haski : L'homosexualité est encore un tabou grand public, mais s'affiche avec de moins en moins de retenue. Le Monde a même publié dans sa série JO un portrait d'une « mère de gay » qui fait campagne sur le thème « comment faire face au coming out de son fils ou de sa fille »…
Et le gouvernement parle ouvertement de l'existence d'une communauté gay dans sa communication sur la prévention du sida par exemple. C'était impensable il y a trois ou quatre ans.
Quel est le mode le plus fréquent de sexualité en Chine ou des schémas fréquents (couple, prostitution, femme et maîtresse, harem) ?
Panama : En Chine ancienne, polygamie et prostitution étaient courantes et même considérées comme normales. Cela a commencé à changer à l'époque moderne et, après 1949, la loi proscrivant les mariages arrangés a imposé le modèle du mariage monogame entre adultes consentants ; la prostitution a été, et reste interdite -la peine de mort est applicable au souteneur, par exemple- mais elle se développe aujourd'hui de façon exponentielle.
Pierre Haski : Le retour des concubines est un phénomène massif lié à l'enrichissement : Tout homme d'affaires qui se respecte a une ou plusieurs maîtresses, à laquelle il paye un appartement, une voiture, etc.
Surtout ne pas oublier ce phénomène, urbain, mais massif. Ça a commencé dans le sud, avec les premières réformes capitalistes, et ça a gagné progressivement Shanghaï puis Pékin.
On observe le développement des « salons de coiffure » [voir photo ci-dessus, ndlr] repérables à leur éclairage rose ou mauve, et qui ne font pas que couper les cheveux. Elles ont été rendues discrètes pour cause de JO, mais pas toutes : il y a trois jours dans le quartier de Sanlitun, à Pékin, une femme élégante s'est dirigée vers moi avec un grand sourire et m'a proposé un « full treatment » [« formule complète“] pour seulement 300 yuans (30 euros) ! Sur la prostitution, il y a, dit-on, autant de prostituées en Chine que de soldats de l'armée de libération (plusieurs millions).
Panama : Ça n'implique pas que les soldats soient les premiers à en profiter : -) On peut supposer que c'est lié à la fois à la pauvreté (pour les filles qui se prostituent) et à l'infériorité numérique des femmes (au-delà de 30 ans, on dit que 9 célibataires sur 10 sont des hommes). Pour la majorité des Chinois, le harem est un rêve impossible — c'est déjà assez dur de trouver une femme…
Y-a-t-il des positions/pratiques qui seraient bannies ou particulièrement appréciées en Chine ? Interdiction de la brouette japonaise pour ne pas servir l'ennemi ?
Panama : On n'a pas besoin de la brouette japonaise quand on a inventé le dragon volant et la tortue des montagnes ! Seulement voilà, s'il est vrai que la Chine a produit des manuels de sexe d'une sophistication ébouriffante (d'inspiration taoïste, avec toutes sortes de considérations sur l'hygiène, le plaisir féminin, etc.), la réalité moderne semble un peu plus terne.
Par exemple, le 69 n'est pas très prisé, et en général les filles trouvent dégueulasse l'idée même du sexe oral -je ne le sais que d'après les études savantes, ndlr ; -)
Quand le film de Ang Lee, ‘Lust, Caution’, est sorti en Chine (en version auto-censurée, mais la version complète a été largement vue, notamment en passant par Hong Kong), des médecins chinois ont mis en garde le public contre la tentation d'imiter les prouesses des amants (en soulignant notamment qu'elles requièrent de la part de la femme une condition physique et une souplesse peu communes).
Après la sortie du film, l'actrice chinoise a été mise sur liste noire en Chine (on a retiré les pubs où elle figure, etc.) mais pas tellement à cause des scènes de sexe : plutôt parce que le film, qui se déroule durant la Seconde Guerre mondiale, a été perçu comme pouvant donner une image positive des Chinois qui ont collaboré avec l'occupant japonais. La politique est partout…
Bon, on passe à la politique. Retrouve-t-on dans la sexualité chinoise le poids de l'histoire politique récente du pays ?
Panama : En fait, c'est même de la politique qu'il faudrait partir pour parler de la sexualité en Chine, car c'est la donnée majeure. Si la sexualité n'est pas une affaire publique là-bas, c'est à coup sûr une affaire politique. Ne serait-ce qu'en raison de la politique de l'enfant unique, instaurée à partir des années 1980 (légèrement assouplie pour les zones rurales : on a droit à deux enfants, si le premier est une fille).
Cette politique fait de la contraception (ainsi que de la stérilisation et de l'avortement) non pas tellement un droit et une liberté, comme chez nous, mais un devoir civique et une responsabilité.
Le phénomène récent le plus important, je crois, c'est le déséquilibre hommes-femmes. On estime qu'il y a aujourd'hui des dizaines de millions de Chinois contraints d'être célibataires à vie. Conséquence heureuse : ce sont les femmes, désormais, qui peuvent choisir. Conséquence malheureuse : on estime que cela explique en partie la recrudescence des viols, des enlèvements et du suicide masculin.
Le communisme a-t-il généré des attitudes ou comportements sexuels particuliers ?
Panama : L'égalité de droits entre hommes et femmes a été proclamée dès la constitution de 1950, et le droit du mariage a été profondément remanié pour instaurer une égalité totale. Mao a promu l'image de la ‘ travailleuse modèle ’, qui n'est pas celle du top model : ouvrière appliquée, compagne fidèle, vêtue de la même tenue asexuée que son ouvrier d'époux.
Mais il est clair qu'il s'agissait plutôt d'une forme de libération, par rapport au modèle patriarcal antérieur. Et la maternité comme telle n'est pas centrale dans l'image de la femme, en tous cas pas au sens d'avoir beaucoup d'enfants.
D'un autre côté, la prohibition de la danse, la réprobation des styles de vie ‘décadents’ (mythe de la courtisane, etc.), et la pauvreté n'ont pas favorisé la coquetterie féminine, et une fille qui s'habille sexy a toute chance de passer pour une ‘danseuse’.
Pierre Haski : Ce discours a dix ans d'âge ! Aujourd'hui, c'est l'opposé, la nouvelle génération est TRES sexy et féminine, et il n'y a aucun tabou à ça, au contraire. Toute la société de consommation qui prend forme en Chine est basée, comme en Occident, sur la séduction, la féminité, la suggestion.
Prohibition de la danse ? Là encore, dépassé : tout le Pékin branché s'est mis à la salsa ! Les choses changent très vite, cinq ans c'est une génération différente, et celle qui monte, celle qui est ‘ née dans les années 80 ’ selon les repères chinois, est beaucoup plus décoincée.
Panama : Oui à Pékin ou dans les grandes villes… En ville, la robe qipao (cette robe moulante sans manche fendue sur le côté) revient à la mode, après avoir été dénoncée comme symbole de l'ère coloniale. Dans la campagne où vit mon informatrice, ça reste encore vrai.
Le sexe est-il censuré en Chine et si oui comment ? Voit-on une évolution de ce côté là ?
Panama : Disons que la censure est moins forte que concernant la politique, mais qu'elle est réelle. La pornographie est théoriquement interdite mais, par exemple, la censure sur l'internet ne s'exerce pas du tout en priorité en direction du sexe. Le mot d'ordre tacite c'est : ‘Vous vivez comme vous voulez, mais nous gouvernons comme nous voulons.’
Il semble que les crimes de nature sexuelle soient en forte augmentation -mais les chiffres fiables n'existent pas. La peine de mort est applicable à certains, et l'est en réalité.
Au-delà des interdictions, la norme sociale est la pudeur, la réserve, la modestie (Confucius et le communisme vont dans le même sens sur ce point). Traditionnellement, on ne se touche pas, on n'exprime pas la tendresse en public, on n'affiche pas une liaison.
Les mots crus sont mal vus. Le vocabulaire pour parler de sexualité est généralement métaphorique et codé (exemple le plus connu : le nuage et la pluie comme symbole de l'acte sexuel, qui se retrouve dans les films, comme dans le langage courant).
Il semble clair que les attitudes envers le sexe se libéralisent (plus grande tolérance et fréquence des relations pré- et extra-maritales, augmentation du divorce, etc.).
Pierre Haski : On voit désormais des jeunes se tenir par la main ou s'embrasser en public, et les lycéens se bécotent dans les parcs après les cours, faut pas exagérer ! Je prends le métro tous les jours à Pékin, et je tombe sans arrêt sur des jeunes couples enlacés ou s'embrassant. Et ça ne choque personne. Là encore, dans les grandes villes, ça a beaucoup changé ces dernières années.
Panama : Spontanément, nous pensons, comme Occidentaux, que ces nouvelles mœurs indiquent la tendance normale et inéluctable. Soit. Mais je suis aussi frappé par l'ambivalence de ces phénomènes.
J'en ai dit un mot à propos de la contraception -signe de libération chez nous, obligation politique là-bas. On peut aussi penser à la diffusion de la pornographie, au commerce florissant des films ‘ jaunes ’ (les pornos bon marché). C'est lié à la libéralisation du marché, et aux profits que cela génère pour les pourvoyeurs, notamment hong-kongais.
Et puis, la situation démographique joue sans doute un rôle important : l'âge légal du mariage est élevé, le célibat forcé est important, etc. Il y a donc beaucoup de facteurs spécifiquement chinois, qui me semblent interdire les prédictions aventureuses.
Photo : des coiffeuses-prostituées dans le quartier de Maquqiao, à Pekin en 2007 (Olivier Culmann/Tendance floue).
A lire aussi :
► Les nuits pékinoises sont calines malgré la psychose sécuritaire
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à brogilo
De brogilo
in angulo | 00H00 | 31/08/2008 |
Lory, vous dites plus loin : « La prostitution n'est qu'un moyen parmi d'autres de dévaloriser, déshumaniser les femmes, et au final de les éliminer. »
Je suis sûr , par conséquent, que le sort de cette jeune femme, ci-dessus, doit vous émouvoir, non ? …
à brogilo
De Quinine
traducteur et amoureux des chats | 23H32 | 30/08/2008 |
Faut pas trop lui en vouloir, elle a dû confondre avec Tintin et le lotus bleu.
à Lorycalque
De Quinine
traducteur et amoureux des chats | 18H44 | 30/08/2008 |
Ah, mais je comprends mieux pourquoi vous accusez tout le monde de bassesse : c'est que vous-même connaissez un sacré rayon sur la question, dites donc.
Vous avez mal choisi votre cible : mon ami Jissé est quelqu'un de bien et il y aura toujours quelqu'un pour pour lui souhaiter son anniversaire. Vous, vous êtes déjà oubliée de tout le monde.
à Quinine
De Lorycalque
21H24 | 30/08/2008 |
Si seulement vous vouliez bien m'oublier, ça me ferait tellement plaisir…
De PhiPoePsy
Etudiant à Strasbourg | 18H32 | 23/08/2008 |
Cela montre, pour faire écho à Virginie, à quel point la culture chinoise a du mal à renouer avec ses socles taoïstes (et bouddhistes), le confucianisme et le communisme ayant asphyxiée ces traditions, le capitalisme achevant de les enterrer… Heureusement, une bonne part de la classe moyenne (ou supérieure) a la possibilité de s'y ressourcer… Je recommande volontiers le même livre qu'Hagalma car il est génial et passionnant (c'est ma Bible ! ) pour tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu à la sexualité mais il est assez difficile d'accès à partir de la deuxième partie…
Quant aux caractéristiques de la sexualité chinoise, j'aurai envie de résumer par : 1. Normative (hétéro-maritale, surtout dans les campagnes), 2. Prostitutionnelle (avec une pute ou solitaire -porno à l'appui ou non-, surtout classes basses ou moyennes), 3. Occidentalisée (ou polygame pour les plus puissants, classes moyenne-hautes ou aisées, jeunes citadins en particulier)…
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 22H21 | 23/08/2008 |
On vous offre un plat savoureux, et il n'y a pas grands amateurs…
Les chinoises au pieds bandés…
Non ? Vous préférez les Geishas ?
De manusan
06H40 | 24/08/2008 |
observation personelle : si la prostitution est plutôt cachée dans les grandes villes, elle est généralisée dans les villes de moins d'1 millions d'habitant, une fois qu'on en connait les codes.
sinon, c'est vrai que pour le service « fellation », entre une indochinoise et une chinoise y a pas photo.
à manusan
De impertinent3
12H16 | 25/08/2008 |
indochinoise ?
Vous n'êtes pas un peu colonialiste ?
L'indochine, c'est fini depuis, au moins 1954, c'est à dire depuis la monumentale dérouillée prise par les français au Vietnam.
Dérouillée qui précédait d'une vingtaine d'années celle que les étatsuniens allait prendre pour avoir voulu remplacer les français.
De JCVION
08H17 | 24/08/2008 |
Monsieur Haski..je lis très règulièrement vos papiers sur la Chine et vous m'avez d'ailleurs souvent un peu « agacé » sur votre hostilité assez ostentatoire envers les dirigeants de ce pays. (Pour mémoire, j'ai également vécu plusieurs années en Chine et je suis également marié avec une Han..) mais je trouve dans vos commentaires ci dessus plus d'optimisme. Je me réfère également à votre papier sur le bilan des JO. Est ce le fait de repasser un peu de temps dans ce pays ou une forme de reconnaissance envers l'ambassade de Chine de vous avoir accordé un visa en dépit de votre hostilité au régime ? ..Je vous taquine mais je vous rejoins enfin. La Chine est un pays complexe, le régime de Hu Jintao est plus que critiquable mais une chose est certaine, le pays va de l'avant. Le peuple Chinois n'est pas aussi « béta » que l'on a bien voulu le présenter. Ce peuple va parvenir à façonner ses dirigeants plus que la réciproque et là, à mon sens est toute la nuance.
Pour conclure je trouve votre ton plus modéré et plus honnête envers ce pays. J'en suis personnellement ravi.
Profitez bien de votre séjour Chinois..Vous savez, la morosité se trouve plus clairement en France où nous avons démocratie, sécurité sociale, assurances chomages, éducation gratuite…mais où tout le monde se plaint…Le peuple Chinois se sait en constante progression, le peuple Français dégringole…Vaste débat..
à JCVION
De jissé
Ingé retraité | 10H40 | 25/08/2008 |
@JCVION
Bonjour, monsieur.
Peut-être serait-il opportun de rappeler, qu'élu UMP, vous partagez avec P. Hask. le privilège d'avoir une épouse « Han'.
Ceci n'est pas un reproche (mon épouse est aussi d'origine étrangère) et devrait rester du domaine privé mais, pour un journaliste, risque de “déteindre” sur l'objectivité de ses opinions émises sur la Chine actuelle, ses habitants et leur régime politique.
Cordialement.
Jissé
De N.MARECHAL
08H29 | 24/08/2008 |
Excellent article.
Si la sexualité est le moteur de la vie, c'est aussi le moteur d'une grosse partie de l'économie. Je constate que la chine s« éveille là aussi.
C'est amusant, car je ne reconnais pas vraiment dans l'article les femmes de Pékin d'il y a seulement 5 ans. Il y avait des bombes très sexy, mais c'était très rare. Au niveau de l'habillement ce n'était pas terrible non plus…
Ce peuple est incroyable, parfois ca donne le vertige car le changement d'identité est “souvent trop” rapide.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 09H12 | 24/08/2008 |
pour le fun
De uppercut
15H27 | 24/08/2008 |
AUCUNE CENSURE EN CHINE LA PREUVE : UN CYBER A PEKIN ,JE SUIS ASSIS JUSTE A COTE(8/25/2005)
à uppercut
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 09H15 | 25/08/2008 |
Et que faites-vous à côté… Bon à rien ! ! !
Cordialement
De wafwaf
urgentiste | 16H48 | 24/08/2008 |
Si des le depart les chinois avaient été « 'homos' » ils ne seraient pas un milliard.
On peut se poser meme la question de savoir si une gay pride chez eux montrerait à la face du monde qu'ils se sont… enfin( ? )modernisés.Mao n'a rien compris.
Il est de bon ton dailleurs depuis un moment de denigrer ce pays en se servant du Tibet où l'on decouvre des problemes qui durent depuis plus de trente ans, ou de tout autre probleme peine de mort etc.
Soit. Les problemes à resoudre ne manquent pas.
Mais sur la sexualité,ils ont apparement reussi… pour etre un milliard et demi en se limitant dejà à un gosse par couple.
J'imagine ce principe en Europe…
Question prostitution ils peuvent venir chercher des idéees chez nous ou à Londres Hambourg ou Amsterdam
jusque sur nos routes (nationale7) où de pauvres nanas tapinent dans de vieilles camionettes..
Pour les Droits de l'Homme,la pauvreté etc on peut leur proposer l'asile politique chez nous.Excitant comme idée non ?
Imaginez un milliard et demi de sans papiers deboulant à Roissy,ce serait le pied non ?
Celà donnerait du boulot à nos petites associations style Education sans Frontieres d'une part puis relancerait l'economie …vu qu'il n'y aurait plus besoin de delocaliser nos usines chez eux.
Celà relancerait le commerce,la vente du riz camarguais,rehabiliterait l'agriculture,boucherait le trou de la secu et gommerait notre deficit chronique puisque parait il la croissance ne s'essoufle pas encore chez eux.
C'est vrai que la pauvreté n'existe pas chez nous qu'il n'y a pas de types dormant sur le periph ou la Francilienne,que les restos du coeur sont vides,qu'on peut facilement se loger,et qu'il n'y a pas de delinquance ni de monde dans nos prisons etc etc
à wafwaf
De Panama
enseignant | 11H30 | 26/08/2008 |
Wafwaf prend un peu le problème à l'envers : les Chinois ne sont pas devenus un milliard « en se limitant à un gosse par couple »… Le gouvernement a imposé l'enfant unique précisément parce que le milliard approchait.
En 1949, le taux de fécondité de la Chine était de 6,2 naissance par femme. Les premières campagnes de « planning familial » d'Etat ont commencé dès les années 50 et n'ont cessé de se renforcer dans les années 60 et 70 : recul de l'âge légal du mariage, espacement des naissances et diminution de leur nombre, jusqu'à la mise en place de « l'enfant unique » dans les années 1980.
De googzz
Pigiste Traduction | 05H47 | 25/08/2008 |
Aux potes « occidentaux » qui font de l'« outsourcing d'épouses » en Chine (ou en Colombie) je me permets de vous aviser que les hommes des pays du Sud (où vous pratiquez l'outsourcing à la Houellebecq)vous en veulent à mort.
Si vous croyez que cela facilite les rapports Nord-Sud, vous vous fourrez le doigt dans l'oeil … jusqu'au troufignon.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 08H38 | 25/08/2008 |
30 euros la complète c'est des tarifs olympique on à des chinoises a belleville qui te la font pour 20 euros
à patrick du 14
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 09H28 | 25/08/2008 |
Ah, la récession ! (Lagarde est une menteuse.)
Cordialement
De rigas
sociologue | 11H29 | 25/08/2008 |
Sur le point 6, panama se trompe quand il réponds que le qipao ne se voit qu'en ville. Dès 1999 j'ai vu de nombreux restaurants un peu « classe » --et quand je dis « classe », on est loin des restaus mode et « in » des grandes villes-- des petites villes du fin fond du Guangdong, où les petites hôtesses à l'entrée étaient habillées en qipao, porté avec de gros bas couleur chair et des chaussons traditionnels. Et pareil dans le nord-ouest, comme le Gansu par exemple que j'ai visité deux ans plus tard. A tel point que le qipao paraissait être l'uniforme standard des restaurants.
à rigas
De Panama
enseignant | 21H50 | 25/08/2008 |
Merci pour l'info et toutes les précisions !
Remarquez, à Paris aussi, le qipao est d'uniforme dans les restaurants chinois…
De chicuelo
12H19 | 25/08/2008 |
Il me semble que Pierre Haski n'a pas commenté les réponses de la question 4…Est-ce possible d'avoir une réaction ?
De uppercut
16H23 | 25/08/2008 |
Que pense Pierre Haski du ciber de PEKIN et de
la Demoiselle EVE..
à uppercut
De jissé
Ingé retraité | 19H51 | 25/08/2008 |
upper
Bonsoir.
Une réponse possible à votre question ?
P. H. ne pense peut-être pas quand il photographie.
Sourire.
Jissé
De googzz
Pigiste Traduction | 00H22 | 26/08/2008 |
Je vois, je vois : certains aiment jouir de leur pouvoir d'achat !
De egide
Littéral | 11H03 | 27/08/2008 |
En résumé, en Chine l'exploitation de la force de travail est impitoyable. On oublie trop que dès le XIX éme siècle, cette force de travail, mobilisable à souhait, obéissante et frugale, discrète et laborieuse, a fourni le gros de la main d'oeuvre pour les grands travaux de d'infrastructure (routes, rails etc …) aux USA et dans tous les parties du monde colonisées par les occidentaux.
On peut conclure que le statut des femmes en Chine est assez horrible, main d'oeuvre encore meilleure marché que la masculine, prostitution galopante, violences conjugales, marchandises pour les mariages arrangés, les jeunes épouses sont denrées assez rares dans ce grand pays, santé féminine en grand péril faute de politique publique de soins, défaut de protection contre les MST et en particulier le Sida.
Seules les jeunes filles des classes aisées, 15 % de la population, semblent bénéficier d'une éducation supérieure souvent dans des universités ou des écoles à l'étranger.
Je ne vois pas pourquoi, on pavoise de constater que le marketing en Chine utilise aussi l'imagerie hypersexualisée du corps féminin pour vendre sinon un certain ordre économique du moins des marchandises.
La révolution culturelle a obtenu en 30 ans ce que l'inquisition catholique a réalisé en 3 siècles,l'acculturation des peuples.
Le sentiment patriotique très vif de la majorité des chinois(es) ne vaut pas pour les cultures millénaires perdues depuis la prise du pouvoir des communistes.
Le joyau de la littérature classique chinoise « Fleur en fiole d'or, censuré toujours en Chine révélait déjà une condition féminine déplorable :
Douce chair rose comme elle vous remue !
Broche provocante de la jupe, comme tu te fais désirer !
… vous ne regretteriez pas les milles pièces d'or qui ne suffiraient à l'acheter !
Quand aux représentations que nous avons du corps des chinoises, si calqués sur nos stéréotypes, elles ne sont produites que pour les étrangers, rangées dans les catégories soft (ou hard) du charme et de la pornographie où l'exotisme se suffit de l'apparence asiatique et des colifichets sinéisants des décors, et rappellent fâcheusement certaines rengaines du temps de l'empire d'outremer.
à egide
De Lorycalque
12H02 | 30/08/2008 |
La limitation des naissances, en Chine, et la politique de l'enfant unique par famille a privilégié la naissance de garçons (avortement systématique en cas de foetus féminin, nombreux infanticides à la naissance dans les campagnes s'il s'agit de filles), ce qui a provoqué un net déséquilibre dans la population, d'où les difficultés pour les chinois de se trouver une femme (phénomène aggravé par la prostitution massive de cette dernière décennie et « l'achat » de concubines de la part des nouveaux-riches.
On pense que dans les pays d'Asie, principalement la Chine et l'Inde, il y a un déficit de 90 millions de femmes.
à Lorycalque
De Lorycalque
22H14 | 30/08/2008 |
http://sisyphe.org/spip.php ? breve360
La prostitution n'est qu'un moyen parmi d'autres de dévaloriser, déshumaniser les femmes, et au final de les éliminer.
De Zhen Li
17H49 | 28/08/2008 |
La femme chinoise est passionnante.Elle vit dans une société encore fermée et conventionnelle. Mais lorsque vous lui donnez la possibilité d'aller jusqu'au bout c'est top. j'ai mis deux années à faire accepter la sodomie (l'attente dans la sexualité c'est génial). une femme amoureuse qui rentre dans la sexualité, c'est explosif. Bon voyage à tous (en Chine ! )