HAUTS ET BAS 05/02/2013 à 08h37

Modèles mathématiques pour gérer votre amoureux

Elsa Fayner | Journaliste Rue89


Un exemple de relation modélisée : la ligne continue représente les sentiments de, les pointillés ceux de Juliette (Radboud University Nijmegen)

Les neuroinformaticiens de l’Université Radoud, de Nijmegen, aux Pays-Bas, ont mis au point un modèle mathématique pour comprendre les relations sentimentales. Ces histoires d’amour peuvent ressembler à une vague sinusoïdale : une oscillation répétitive de hauts et de bas.

Dans certaines couples, ces vagues grossissent jusqu’à devenir incontrôlables, et mènent à des ruptures. Dans d’autres, elles se calment dans un état paisible.

Natalia Bielczyk et ses collègues ont montré que ces « courbes de la relation » dépendent du temps que chaque partenaire prend pour former ses émotions en réaction à celles de l’autre.

En résumé : réagir en prenant du temps peut apporter de la stabilité dans des couples qui sont instables à l’origine.

Ces résultats sont plutôt intuitifs : réagir trop vite ou trop lentement provoque un malaise. Une réaction trop rapide suscite l’instabilité, ce qui montre que la lenteur, jusqu’à un certain niveau, peut être bénéfique pour une relation.

A contrario, réagir trop vite peut mener à la déstabilisation. Autrement dit : faire écho aux humeurs du partenaire n’est pas suffisant pour qu’une relation soit stable. Il faut du temps – et que celui-ci puisse varier – pour que des émotions complexes puissent se former.

Bref, étudier les émotions de l’autre et travailler au bon timing peut améliorer votre relation, sans même avoir à essayer de changer le tempérament de votre partenaire (ce qui se révèle plus difficile et prend plus de temps).

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  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 09h16 le 05/02/2013
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    Il est donc recommandé de tirer la gueule de temps en temps, mais trop longtemps quand même. C’est bien ce que vous voulez dire professeur ?

  • Druuna
    Druuna
    Prout
    • Posté à 09h41 le 05/02/2013
    • Internaute 195244
      Prout

    Moi, je suis impassible.

    La sinusoïde ne grossit jamais à devenir incontrôlable, quand elle pique une crise c’est comme si elle pissait dans un violon, même si elle veut faire grossir la sinusoïde moi je la ramène toujours à plat (la sinusoïde).

    Sauf de temps en temps, j’utilise la technique propre a éteindre le feu de puits de pétrole, je balance un gros paquet de dynamite et frout tout est à plat.

    Je suis un grand psychologue...

  • Mumbly
    Mumbly
    Repos à la montagne
    • Posté à 10h04 le 05/02/2013
    • Internaute 138651
      Repos à la montagne

    Bip. Bip. Bip. Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip. Alerte, la courbe est plate. 200 joules, on dégage.

  • Jean-Luc M.
    Jean-Luc M.
    « Prieur à temps partiel »
    • Posté à 10h08 le 05/02/2013
    • Internaute 81746
      « Prieur à temps partiel »

    ... quelles sornettes, de prétendre pouvoir comprendre l’Amour... on touche le fond là.

  • Taladris
    Taladris
    Ancien observateur
    • Posté à 10h13 le 05/02/2013
    • Internaute 141499
      Ancien observateur

    Est-ce que c’est juste un modèle mathématique ? Ou a-t-il été testé expérimentalement ? Si oui, comment ?

  • Majesté
    Majesté
    ex-spermatozoïde
    • Posté à 10h23 le 05/02/2013
    • Internaute 77564
      ex-spermatozoïde

    C’est fou cette manie de toujours tout analyser scientifiquement, de tout décortiquer, et de tout modéliser mathématiquement.

    C’est la même logique qui a été appliquée à l’économie...

    • radiohead73
      radiohead73 répond à Majesté
      chez oim
      • Posté à 11h29 le 05/02/2013
      • Internaute 198176
        chez oim

      « analyser scientifiquement » si l’on analyse pas scientifiquement... c’est pas une analyse non ?

      « C’est fou cette manie » c’est pas une manie, cela s’appelle de la recherche. Y’a des chercheurs qui s’interressent à détruire la planete ou à la sauver, des chercheurs qui essayent de comprendre ce que mangeaient des animaux morts il y a 80 millions d’années, d’autres qui s’interessent aux sentiments qui régissent 90% de la population comme l’amour et le bien vivre avec sa moitié.

      moi ça me parait normal à partir du moment où c’est fait de façon intelligente. On pourra toujours par la suite le remettre en cause en se basant sur d’autres observations, d’autres modélisations et alimenter le débat « scientifique » plutôt que la discussion de café du commerce.

      • Snarkk
        Snarkk répond à radiohead73
        Sniper et sans reproches
        • Posté à 13h39 le 05/02/2013
        • Internaute 87497
          Sniper et sans reproches

        Bonjour.

        L’analyse est pratiquée en sport, en littérature, en musique, en art, en économie, en chimie, en maths, en sciences sociales, en politique et en psychanalyse. Entre autres...

        De plus, on distingue différents types d’analyse (fonctionnelle souvent, systémique rarement, hélas).

        Donc non. Une analyse n’est pas viable qu’à travers le prisme de la science.

      • emiboot
        emiboot répond à radiohead73
        Mammifère
        • Posté à 18h18 le 05/02/2013
        • Internaute 81944
          Mammifère

        « si l’on analyse pas scientifiquement... c’est pas une analyse non ? “
        Ben si, mais ce n’est pas une analyse scientifique, c’est tout.

  • SweetLou
    SweetLou
    Cynique Pessimiste
    • Posté à 10h29 le 05/02/2013
    • Internaute 168609
      Cynique Pessimiste

    Il manque un prénom :

    « la ligne continue représente les sentiments de , les pointillés ceux de Juliette »

    • Sans-Faction
      Sans-Faction répond à SweetLou
      Salarié non corvéable
      • Posté à 14h36 le 05/02/2013
      • Internaute 59690
        Salarié non corvéable

      Il s’agit de Roméo (j’ai lu l’article original).
      Dire qu’une courbe représente des sentiments, c’est un raccourci abusif, bien sûr.
      Au mieux, il ne peut s’agir que d’un indicateur (unique) des sentiments. Autrement dit, la projection en une dimension d’un vecteur d’état à n composantes, avec n très grand.
      Exemple : le nombre de fois dans une journée où Roméo dit à Juliette : « Tu commences à me gonfler avec ton romantisme de m..., va te foutre un coup de dague ».

  • watashi_baka
    • Posté à 11h00 le 05/02/2013
    • Internaute 47330
      ...

    SOURCE ?
    Histoire de lire le papier..

    • Sans-Faction
      Sans-Faction répond à watashi_baka
      Salarié non corvéable
      • Posté à 11h22 le 05/02/2013
      • Internaute 59690
        Salarié non corvéable

      L’article source est ici :
      Lien
      C’est un journal de maths appliquées. Donc pour répondre à une autre question, les mecs font de la théorie en se tapant royalement de si elle est vérifiée ou non.
      On trouve dans ce papier des modèles aux comportements typiques de Lotka-Volterra et autres modèles d’interactions de population (proie-prédateur, etc.)
      Dans les références biblio de cet article, on en trouve d’autres assez rigolotes :
      « Love affairs and differential equations » (1988)
      « Dynamical models of love » (2004)
      « Hopf bifurcations in love dynamical models with nonlinear couples and time delays » (2007)
      Bonne lecture...

      • Taladris
        Taladris répond à Sans-Faction
        Ancien observateur
        • Posté à 11h58 le 05/02/2013
        • Internaute 141499
          Ancien observateur

        L’article en lien (de Natalia Bielczyka, Marek Bodnarb, et Foryśb) est payant. Par contre, il y a un article sur arXiv de février 2012 de Bielczyk, Foryś et Płatkowski ( ?) : http://arxiv.org/abs/1202.2338 qui semble sur le même thème.

        L’article d’arXiv est un article purement mathématique sur une variante des systèmes différentielles linéaires (les SDL, c’est niveau classe prépa). Je ne suis pas un spécialiste (je ne sais pas ce qu’est un quasi-polynôme) mais cela n’a pas l’air très impressionnant. La partie sur les relations amoureuses n’est que du vernis pour enjoliver l’article.

         
        • Sans-Faction
          Sans-Faction répond à Taladris
          Salarié non corvéable
          • Posté à 14h32 le 05/02/2013
          • Internaute 59690
            Salarié non corvéable

          Un quasi-polynôme, c’est comme un polynôme : une somme de puissances de x (x^1, x^2, x^3, etc.), sauf que les coefficients devant ces puissances de x ne sont pas des constantes comme dans le polynôme classique : ce sont des fonctions périodiques de x.
          Apparemment, c’est un outil bien pratique en analyse combinatoire (il semblerait que ça serve au dénombrement), mais là ça va trop loin pour moi.
          Pour le reste, je vous rejoins, c’est essentiellement du système d’EDO. On peut les rendre quasi-linéaires à la rigueur (par exemple sur le système de Lotka-Volterra d’interaction proi-prédateurs) ; ça permet de gloser longuement sur les attracteurs dans l’espace des phases...
          La morale de l’histoire, c’est que plus un système est réactif, plus il devient facilement instable. Mais ça, on le savait déjà (il n’y a qu’à voir la bourse et les conséquences du trading hyperfréquence par exemple...)
          Par contre, ce type de papier est un exemple assez flagrant de l’invasion généralisé de tous les champs scientifiques par des mathématiciens ou des physiciens théoriciens, qui se foutent complètement de savoir si leur modèle traduit ou non la réalité : pour eux, seule compte la beauté de l’analyse mathématique. Le pire est que les relecteurs et les éditeurs des revues scientifiques s’en tapent également.
          Mais sachant que l’édition scientifique est devenu un business extrêmement rentable, faut-il s’étonner ? (ce qui est une réponse à votre remarque : « larticle en lien est payant ». Eh oui....)

          • Pik
            Pik répond à Sans-Faction
            not that kind of doctor
            • Posté à 16h09 le 05/02/2013
            • Internaute 85476
              not that kind of doctor

            Travaillant en ce moment sur l’équation de Lotka-Volterra (mais en économie, et ils l’appellent modèle de Goodwin pour ne rien faire comme les autres), j’ai réussis à parcourir l’article original assez rapidement.

            Verdict :
            - mathématiquement pas super poussé, utilisant des résultats déjà existant, l’article s’applique à donner une interprétation différente du classique proie-prédateur (qui devient ’fuis moi je te suis, suis moi je te fuis »), en ajoutant du délai, ce qui a déjà été fait moultes fois.
            - A noter que les auteurs ne se foulent pas pour donner un sens physique sérieux aux paramètres : « the coefficients can be negative or positive and describe different psychological traits of the partners ». On est donc dans le plug-and-play du modèle mathématique : OSEF de ce dont on parle, on va vite mettre une variable là dessus, ça lui donnera tout son sens. Je ne suis pas sûr que c’est ce que Feyerabend voulait dire par « whatever works ».
            - Les preuves ont l’air propre mais pas géniales. Voilà un point que Grothendieck a perçu : les maths, c’est devenu de la reproduction sans génie et sans originalité, et ça sert Babylone ; -)

            +1 donc pour le comportement plug-and-play des matheux qui connaissent bien leurs modèles et veulent une publi, alors ils peuvent l’adapter à toutes les sauces : modèle de foule, de biologie, d’économie... Même chose pour dire que tout ça, pour paraphraser Michéa, a le statut actuel équivalent à celui de l’astrologie de la Renaissance. Bref, du bel obscurantisme.

            P.S. : je dis ça, mais je ne fais vraiment pas beaucoup mieux. Je suis juste au moins sûr de me poser des questions épistémologiques (et morales).

            • Sans-Faction
              Sans-Faction répond à Pik
              Salarié non corvéable
              • Posté à 18h51 le 05/02/2013
              • Internaute 59690
                Salarié non corvéable

              Entièrement d’accord.
              Maintenant, il ne faut pas s’étonner non plus. Si on regarde les « aims and scopes » du journal où le papier https : //www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0096300306015062 est paru :
              « Applied Mathematics and Computation addresses work at the interface between applied mathematics, numerical computation, and applications of systems – oriented ideas to the physical, biological, social, and behavioral sciences ».
              C’est devenu la grande arnaque scientifique du siècle : faire du soi-disant transversal.
              Le mécanisme est très simple :
              Soumettez un papier de matheux traitant de sujets sociaux.
              1) les matheux vont traiter ça comme de la merde, mais comme c’est appliqué à de la sociologie, ils vont se déclarer incompétents pour juger de la qualité du papier ;
              2) les sociologues ne vont rien y capter, car ce sont des maths et ils ne sont en général pas armés pour ça.
              Résultat : personne ne va vouloir relire ce papier et émettre un avis motivé (et compétent) dessus. Au lieu des 3 reviewers que réclame classiquement un journal sérieux, il va peut-être y en avoir un pour répondre. Comme les maisons d’édition se livrent une concurrence farouche pour raccourcir au maximum les délais de publication, l’éditeur en chef du journal va mettre la pression pour qu’un avis soit rendu le plus vite possible sur ce papier. Et on va se contenter de l’avis d’un seul relecteur. Il suffit que ce dernier soit intimidé par le sujet (ou qu’il se sente incompétent), et il n’osera pas rejeter le papelard.
              Et le machin va paraître, tout simplement.
              Je sais comment ça marche : je suis moi-même très impliqué dans ce genre d’activité éditoriale. Et je peux vous dire qu’il faut avoir des nerfs pour dire m... à l’éditeur en chef qui vous pressure pour prendre une décision sur un papier qui n’a été relu que par une seule personne.
              Dans l’immense majorité des cas, la merdouille va finir par passer.

              • Pik
                Pik répond à Sans-Faction
                not that kind of doctor
                • Posté à 19h06 le 05/02/2013
                • Internaute 85476
                  not that kind of doctor

                En fait, je me vois tout à fait reviewer un papier comme celui là, ça pourrait être dans mon champs. Maintenant quel argument me retiens de chambouler un tel truc ?
                - les maths sont pas originales ? Je suis 1) super mal placé 2) un peu orgueilleux 3) si on commence comme ça on n’a pas finit 4) c’est arbitraire comme évaluation.
                - le sujet est complètement débile ? Encore plus arbitraire. Et bien non je ne peux pas parce que ce n’est pas le premier article dans ce domaine. En rejetant celui- je rejette un pan entier de production mathématique. Un relativiste plus haut disait qu’il faut bien chercher et commencer par les bases pour trouver quelque chose d’intéressant et « alimenter le débat scientifique ». Heidegger avait raison (car c’est un avertissement) : la science ne pense pas. Je confirme la forme de dialogue scolastique, de forme experte, alchimique.

                Je ne peux donc rejeter l’article parce qu’il fait déjà par sa forme partie d’une production dont, en refusant ou sélectionnant une certaine qualité, je me fais ennemi de facto. Vivement le changement de phase qui abolira les revues sous leur forme actuelle...

                • Sans-Faction
                  Sans-Faction répond à Pik
                  Salarié non corvéable
                  • Posté à 08h38 le 06/02/2013
                  • Internaute 59690
                    Salarié non corvéable

                  On est d’accord : ça se passe effectivement comme ça dans la majorité des cas. D’un autre côté :
                  - « La science ne pense pas ». C’est vrai. Par contre, les scientifiques ont la responsabilité sociale de penser : ce sont tout de même - et avant tout - des citoyens.
                  - En l’occurrence, la publication de tels papiers n’obéit pas à des impératifs scientifiques. Elle est dictée par des impératifs sociaux, économiques et managériaux (*) et, en tant que citoyens (et accessoirement scientifiques), nous avons tous le droit et le pouvoir de dire merde à cela.
                  - La « forme actuelle » des revues n’est pas seule en cause. En 1908 déjà, on trouvait, dans le compte rendu de l’Académie des Sciences, un article sur la confection d’un harmonica chimique (vachement utile comme truc). Ce papier était le voisin immédiat de celui de Langevin, qui confirmait et étendait les calculs d’Einstein sur le mouvement Brownien.
                  - Le fait que de nombreux articles aient été publiés sur le sujet est un argument de plus pour rejeter un article qui n’apporte rien en termes de connaissances et d’originalité. Dans cet ordre d’idée, j’aurais plutôt à coeur de favoriser la rareté que le conformisme.
                  - Enfin, le « discours pour le discours » ou « la recherche pour la recherche » n’enlèvent rien à la nécessité de la logique et du bon sens : appliquer des maths à un objet auquel elles ne sont probablement pas applicables (les sentiments), c’est de l’arnaque. Le minimum serait de prouver (validation par l’expérience) que le modèle d’interaction présenté dans le papier est valable. Si on ne fait pas ça, il est totalement inutile d’en tirer des conclusions.
                  ============
                  (*) Impératif économique : le nombre de revues a explosé depuis les 20 dernières années, en subissant une concentration industrielle et managériale énorme ; regardez le nombre de journaux scientifiques contrôlés par Elsevier par rapport à ce qui était contrôlé il y a seulement 15ans.
                  Impératif managérial : les chercheurs sont évalués en fonction du nombre de leurs publications (et accessoirement de leur « qualité » : en fait, le facteur d’impact des journaux ou leur h-index). Là où quelqu’un aurait lâché une publi par an dans les années 80 et 90, il en produit maintenant 4 ou 5. Le résultat est un recyclage éhonté des idées et une perte d’originalité flagrante.
                  - Impératif social : le nombre de chercheurs a lui aussi explosé. Pour avoir une promotion (passer PR ou DR, passer de la 2ème à la 1ère classe, de la 1ère classe à la classe exceptionnelle), rien de tel que ce qu’on appelle de nos jours « le rayonnement international » ; donc rien de tel que de monter son propre journal, où l’on acceptera à peu près n’importe quelle publication. Je vois beaucoup faire ça autour de moi en ce moment...

                  • Pik
                    Pik répond à Sans-Faction
                    not that kind of doctor
                    • Posté à 15h02 le 06/02/2013
                    • Internaute 85476
                      not that kind of doctor

                    Vos remarques sont très enrichissantes. Et je pourrai débattre à l’infini de sociologie des sciences. Ce que vous dite m’incite en tant que jeune chercheur à me focaliser sur la communication, et à développer pourquoi pas un nouveau type de travail collaboratif. En effet les éditeurs n’ont pas le vent en poupe, et les nouvelles méthodes qui voient le jour (creative commons, PLOS,...) m’incitent à la modernité.

                    • Sans-Faction
                      Sans-Faction répond à Pik
                      Salarié non corvéable
                      • Posté à 20h13 le 06/02/2013
                      • Internaute 59690
                        Salarié non corvéable

                      Merci, mais
                      1) les vôtres aussi ;
                      2) je n’ai aucun mérite : je suis depuis quelques années « Associate Editor » d’un journal international, donc je commence à comprendre un peu comment ça se passe.
                      Je n’ai de conseil à donner à personne en matière de stratégie de communication, car j’appartiens au « monde d’avant » ; celui où le web n’existait pas, Rue89 non plus, pas plus que la médiatisation à outrance des articles débiles. On pensait qu’il était aussi important (sinon plus) de faire le travail (et de savoir le faire) que de le publier.
                      J’ignore si le travail collaboratif tiendra vraiment ses promesses ; pour en avoir fait l’expérience en tant qu’enseignant, j’ai constaté qu’il permettait d’obtenir rapidement d’assez bons résultats, mais souvent au détriment de la compétence individuelle. Est-ce mieux ou mien bien qu’ « avant » ? Je n’en sais rien. La seule chose qui m’inquiète dans ce type d’approche est la spécialisation accrue des individus, leur dépendance croissante vis-à-vis du « réseau » et la perte de vision d’ensemble - donc de mémoire et, partant, d’esprit critique et d’autonomie personnelle.
                      Creative Commons, etc. : il faut voir en effet, nous n’en sommes qu’au début. Mais il ne faut pas perdre de vue que si les revues sont puissantes, c’est par leur pouvoir de légitimation de la chose publiée (la peer review). Et ce pouvoir serait légitime s’il était exercé correctement (et pas en truandant, en n’utilisant qu’un seul relecteur, en en lui donnant pas assez de temps pour faire son boulot, etc.)

        7 autres commentaires
  • evemarie
    evemarie
    informaticienne
    • Posté à 11h27 le 05/02/2013
    • Internaute 42286
      informaticienne

    « sans même avoir à essayer de changer le tempérament de votre partenaire » drôle d’idée et m^me impossible , si qq veut changer de tempérament il le fera seul , personne ne peut rentrer dans l’autre pour le changer . Cette phrase est le fantasme de toute puissance de la journaliste , Elsa on ne change pas les autres , ce sont eux qui décident de changer ou pas , et accepter l’autre comme il est c’est pas mal aussi , mais ca demande plus d’investissement et de regard sur soi .

  • Alenek
    • Posté à 11h49 le 05/02/2013
    • Internaute 158354

    Je suis pas scientifique du tout , mais si je me trompe pas, des graphiques données comme cela ne veulent rien dire , on ne sait pas ce que représentent les valeurs, ce que le mathématiciens considèrent être un sentiment, dans quel cadre cela à été réalisé ... En gros, on a des sinusoïdes avec parfois deux courbes dont l’une s’appelle Juliette ... et ça n’avance pas à grand chose ...
    ( il faudrait les sources de l’étude )

    Après sur un autre plan, ça me fait penser à la question : Toute vérité est elle bonne a dire ?
    Si les scientifiques se mettent à expliquer les relations sentimentales ( et réussissent, ce qui heureusement est loin d’être le cas aujourd’hui ), à part tuer ce qui nous parait parfois magique, il est ou l’intérêt ? Aider les manipulateurs en puissance , aider les publicitaires ? S’aider soit même à enfin survivre à un crash amoureux malgré sa blouse et ses lunettes ? Les motivations de la définition des sentiments et de l’amour sur un plan scientifique m’ont toujours paru totalement tordues ... pour deux raisons :
    La personne qui arrivera à répondre à la question qu’est ce qu’un sentiment de façon détaillé et universelle , tout en correspondant à la réponse de son voisin mais aussi à la réponse d’une personne d’une culture autre que la culture occidentale, sera avant tout un grand philosophe avant d’être un grand scientifique ( même si la plupart du temps pour être l’un il faut être l’autre ... ) tout en étant encore sensiblement proche de l’erreur si on change de milieu social, culturel, et autre...
    Et pour ce qui est de la raison de l’étude : pourquoi faire une étude la dessus ... ça ça me dépasse ... Je sais que les scientifiques cherchent toujours à tout expliquer , et que pour les scientistes tout est explicable ... mais quel tordu faut il être pour chercher à expliquer la seule chose qui peut donner l’impression « de voir son existence justifiée “, au lieu de simplement la vivre ...

    En définitif ... si on ne peut pas mettre thanatos en bouteille, on y mettra pas non plus eros...

    • Sans-Faction
      Sans-Faction répond à Alenek
      Salarié non corvéable
      • Posté à 14h39 le 05/02/2013
      • Internaute 59690
        Salarié non corvéable

      On est d’accord.
      Mais il faut voir les choses du côté des auteurs de l’article : le boulot d’un chercheur, de nos jours, ce n’est plus de faire de la recherche ; ni même de comprendre les choses.
      Le but d’un chercheur, c’est de publier.
      Principe de base dont la première tâche d’un chercheur est de le faire rentrer à coup de masse dans la tronche de ses doctorants, pour qu’à leur tour ils aient plein d’articles sur leur CV, de façon à pouvoir être recrutés dans le monde de la recherche.
      Bourdieu appelait ça : « la reproduction ».

  • salengro
    salengro
    quand le verbe se fait chair, (...)
    • Posté à 12h34 le 05/02/2013
    • Internaute 107017
      quand le verbe se fait chair, (...)

    plutôt que de modéliser les relations sur leur ordinateurs,
    s’ils les plaquaient pour de réelles cherchant à les vivre avec leur cœur ?

    • Artefact75000
      Artefact75000 répond à salengro
      Abonnée au gaz et à l' (...)
      • Posté à 12h51 le 05/02/2013
      • 176003
        Abonnée au gaz et à l' (...)

      C’est d’ailleurs ce qui manque souvent aux chercheurs en sciences dures ^^

  • Qral
    Qral
    Physicien de garde.
    • Posté à 12h54 le 05/02/2013
    • Internaute 147686
      Physicien de garde.

    J’aime bien, essayer de représenter des relations par des solutions d’equa diff de 2e ou 3e ordre ça a quelque chose de poétique.

    Et pour rester dans le ton des rageux, mieux vaut essayer de comprendre que de se complaire dans l’ignorance.

    • salengro
      salengro répond à Qral
      quand le verbe se fait chair, (...)
      • Posté à 13h27 le 05/02/2013
      • Internaute 107017
        quand le verbe se fait chair, (...)

      oh non, il serait vraiment dommage de verser dans la rage, juste passionné cela suffira bien assez
      Et de l’amour s’agissant, il est parfois tant préférable de se dénuder du vêtement de l’intellect pour se retrouver dans la nudité du ressenti...effet garanti ^^

      • Qral
        Qral répond à salengro
        Physicien de garde.
        • Posté à 17h17 le 05/02/2013
        • Internaute 147686
          Physicien de garde.

        Cela dit, l’amour se fait aussi très bien en blouse blanche.

        Ma remarque portait surtout sur le fait que pour une fois qu’on ne représente pas l’amour avec des textes peu inspirés gnan-gnan et des gravures d’épinal mais avec des belles et harmonieuses courbes, il faut que la moitié des commentaires soient là pour dénigrer.

         
        • salengro
          salengro répond à Qral
          quand le verbe se fait chair, (...)
          • Posté à 17h28 le 05/02/2013
          • Internaute 107017
            quand le verbe se fait chair, (...)

          certes, mais je vous ferai remarquer que le simple spectre d’une voix, même dénuée de mots d’amour, est infiniment plus complexe et moins prévisible que ces copies d’écran de courbes dont ce qui me gène le plus est qu’elles possèdent des fréquences...encore des fractales, j’eus pu quelque peu adhérer

          Et pour vous paraphraser quelque peu, j’aime bien à m’essayer de représenter les relations par la magie des mots de 2è ou 3è degré (voire au-delà), ça a quelque chose de...diff (^_-)

          • Qral
            Qral répond à salengro
            Physicien de garde.
            • Posté à 17h35 le 05/02/2013
            • Internaute 147686
              Physicien de garde.

            C’est amusant, car une voix est composée intégralement de sinusoïdes, et son spectre n’est après tout qu’une fonction de la fréquence et du temps.

            Deuxièmement, ces courbes ne sont que des ébauches, des balbutiements, c’est comme écrire un roman d’amour avec deux mots... Après tout, comment comparez-vous la parole, simple assemblage fini de mots et d’intonations, avec l’espace infini des fonctions causales à valeurs réelles ?

            • salengro
              salengro répond à Qral
              quand le verbe se fait chair, (...)
              • Posté à 18h17 le 05/02/2013
              • Internaute 107017
                quand le verbe se fait chair, (...)

              euh...voulez-vous vraiment découvrir ce que donne le spectre d’une voix via tau analyzer ? Et désolé de vous contredire, mais la sinusoïde pourrait bien s’enrichir de triangles et de carrés entremêlés, sans oublier les formes dites artefact (voyez la création d’une waveform via absynth)

              Secundo, je ne vous parle pas de parole, mais de sémantique...avez-vous un modèle mathématique suffisamment au point pour la représenter fidèlement ? Bien qu’étant très féru de cette science, n’en ai trouvé aucun.
              Quant à cet espace infini que vous évoquez, n’avez-vous donc encore compris que sans les manifestations tangibles de la vie il ne serait rien ? C’est elle qui nous dicte les règles et non l’inverse, ne faisant que la suivre...un minimum de respect serait de la saluer en tant que créatrice de phénomènes dont nous, scientifiques de tous horizons, en induiront les noumènes, car l’empirisme est Muse reine

              • Qral
                Qral répond à salengro
                Physicien de garde.
                • Posté à 19h14 le 05/02/2013
                • Internaute 147686
                  Physicien de garde.

                Et qu’est-ce qu’une fonction rectangle ou triangle sinon une somme de sinusoïdes ?

                Secundo, je ne vous parle pas de parole, mais de sémantique...avez-vous un texte suffisamment au point pour la représenter fidèlement ? Bien qu’étant très féru de littérature, n’en ai trouvé aucun.
                Quant à cette voix que vous évoquez, n’avez-vous donc encore compris que sans les manifestations tangibles de la vie il ne serait rien ? C’est elle qui nous dicte les règles et non l’inverse, ne faisant que la suivre...un minimum de respect serait de la saluer en tant que créatrice de phénomènes dont nous, littéraires de tous horizons, en induiront les noumènes, car l’empirisme est Muse reine

        4 autres commentaires
  • Tadorne
    Tadorne
    Ingénieur
    • Posté à 22h49 le 05/02/2013
    • Internaute 52463
      Ingénieur

    Cet article est nul !
    C’est quoi ces graphiques ? quelles sont les mesures représentées sur les axes ? Comment ça a été mesuré ? Dans quelles conditions ? Quels sont les paramètres de mesure ?
    Je crois qu’ils sont plutôt destinés à faire de l’esbroufe pour attirer sur un article complètement creux et bourré de lieux communs sur les relations comme p. ex : « réagir en prenant du temps peut apporter de la stabilité dans des couples »
    Comme si on avait besoin d’un modèle mathématique pour dire ça !

    Si l’auteure de cet article avait été un peu sérieuse, elle aurait renvoyé sur les publications de l’Université Radoud car je pense qu’il y a dû y en avoir.

  • nicolas.boulay
    • Posté à 15h16 le 07/02/2013
    • Internaute 94389
      ingé

    En électronique, on met souvent un condensateur dans les boucle de rétroaction pour ne pas tenir compte des signaux les plus rapide et éviter les oscillations :)

  • Voynich
    Voynich
    Dilettante
    • Posté à 12h02 le 09/02/2013
    • Internaute 168958
      Dilettante

    Franchement, ça aurait été si difficile de mettre « relation de couple » au lieu de « amoureux » dans le titre ? A moins qu’effectivement il ne concerne ni les lesbiennes, ni les hommes hétéros...

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