Tribune 14/01/2013 à 11h16

Homophobie, putophobie, même combat ?

Minorités"
Morgane Merteuil | Travailleuse du sexe

Tribune

Jambes de femme (Akk_rus/Flickr/CC)

Avant de commencer ce texte, je tiens à préciser que si je ne me définis pas forcément comme hétéro, je ne me reconnais pas forcément non plus dans une identité « LGBT » ; je m’y reconnaîtrais peut-être le jour où on parlera, comme certainEs le font déjà, de « LGBTAPSW » (LGBT + asexuelLEs, aan/polysexuelLes, sexworkers).

Si une telle accumulation de lettres peut paraître un peu lourde, elle n’en fait pas moins sens ; en tant que pute, je me sens concernée et liée aux luttes LGBT, parce que lorsque je vois ce qu’on vous balance dans la gueule, bien souvent, je crois reconnaître les mêmes phrases qu’on nous balance dans notre gueule à nous, putes, qui réclamons nos droits. .

Lors des auditions à l’Assemblée nationale des familles homoparentales et de leurs enfants, Modelène Daniel, témoignant de son adoption par un couple de lesbiennes, finit son intervention en déclarant : « Personne ne peut dire à ma place si je suis heureuse ou malheureuse ». En écoutant ça, j’ai tilté.

Parce que s’il y a bien UNE phrase que l’on doit répéter à longueur de journée en tant que putes, c’est bien celle-là (et ses variantes : « Vous ne pouvez définir à ma place si ce que je vis est une violence », « Vous ne pouvez savoir mieux que moi ce qui est bon ou pas pour moi »).

L’auteure
Morgane Merteuil, 25 ans, est travailleuse du sexe depuis trois ans et milite au sein du Strass (Syndicat du travail sexuel). Considérant que la lutte des putes est un combat profondément féministe, elle a notamment dénoncé le féminisme institutionnel anti-prostitution dans un essai-manifeste, « Libérez le féminisme ! » (sortie septembre 2012).

Alors que pour les homophobes de tous bords, il est établi qu’un enfant élevé dans une famille homoparentale est forcément perturbé, malheureux, et ne peut nier que, quand même, avoir des parents non hétéro, c’est une souffrance dont il faudrait pouvoir préserver les autres enfants, de la même manière, pour un certain nombre de personnes (se revendiquant généralement « abolitionnistes », c’est-à-dire qu’elles veulent abolir la prostitution – et les putes qui vont avec), il est impossible de ne pas souffrir dès lors que l’on vend des services sexuels.

Et peu importe les nombreux témoignages disant l’inverse, peu importe les nombreuxSES travailleurSEs du sexe expliquant tous les jours que « Je me prostitue et je vais bien, merci », c’est FAUX, toutes les putes sont censées souffrir de leur condition, de leurs passes, et celles qui DISENT ne pas en souffrir se mentent à elles-mêmes ou alors sont payées par le lobby proxénète pour répandre ces mensonges.

« Vous allez créer l’enfer sur la Terre »

Une autre similitude entre les discours homophobes et putophobes est le recours à la peur de leurs auditeurs/auditrices : la récurrence de la MENACE APOCALYPTIQUE que ferait reposer la reconnaissance de l’homosexualité/parentalité sur « la société ». L’accès aux droits d’une minorité menacerait la majorité déjà détentrice de ces droits.

L’homosexualité menacerait les fondements de la société, entraînerait une perte de repères dangereuse, et constituerait par extension une atteinte directe aux intérêts des hétéros. En parallèle, on dit, du côté des putophobes que la légalisation de la prostitution menacerait la possibilité de l’émancipation de toutes les femmes, donnerait de mauvais repères aux petits garçons qui grandiraient en pensant qu’ils peuvent « acheter le corps des femmes », et constituerait ainsi une atteinte à toutes les femmes, dès lors soupçonnées d’être également potentiellement prostituables.

Alors oui, l’accès aux droits pour les personnes homosexuelles, de même que la reconnaissance des trans, menace le système hétérosexiste, et donc les intérêts de ceux qui profitent de cette domination, ou qui sont traumatisés à la simple idée que l’assignation sexuelle que l’on nous donne à la naissance (soit femelle soit mâle) ne saurait être une donnée immuable de notre épanouissement en tant qu’individuE. Mais au fond, comme le résume très bien ce slogan :

« Le mariage pour touTEs va changer la vie des homosexuelLEs, pas la vôtre. »

Une reconnaissance bénéfique pour toutes les femmes

La prostitution et la loi
Si le fait de se prostituer est officiellement légal, un certain nombre de lois nous pénalise cependant. La loi sur le racolage est une atteinte à notre liberté de circulation. Les lois sur le proxénétisme nous empêchent notamment de louer un appartement (puisque notre propriétaire peut être considéré comme notre proxénète), de bénéficier de tout service qui nous aiderait à exercer notre activité (un ami qui nous emmènerait même gratuitement chez un client en voiture, aussi bien qu’un garde du corps que l’on engagerait, sont considérés comme proxénètes), et même d’avoir une vie privée, puisque toute personne fréquentant régulièrement une ou plusieurs travailleurSEs du sexe sans pouvoir justifier de revenus correspondant à son train de vie est également considéré comme nous exploitant.

De la même manière, j’aurais envie de dire que la reconnaissance des droits des putes va changer leur vie, pas la vôtre ; si elle permettait aux personnes exerçant le travail sexuel de pouvoir le faire légalement, et donc sans avoir à subir la violence et l’insécurité liées à la marginalité, elle ne remet absolument pas en cause les droits des autres femmes.

J’oserais même dire que cette reconnaissance serait bénéfique à l’ensemble des femmes : on sait comme le stigma de pute est une menace qui pèse sur toute femme faisant preuve d’un peu de liberté sexuelle ; si même les putes sont respectées, alors le respect pour les femmes de manière générale aura grandement progressé !

De la même manière que rendre légal le mariage pour les couples de même sexe n’entraîne pas forcément de « mentir aux enfants », mais justement de leur apprendre que la filiation ne saurait se réduire à la génétique. Légaliser la prostitution ne signifie pas dire aux enfants que le consentement d’une personne est toujours monnayable, mais justement à leur apprendre que jamais ils ne doivent tenter de contraindre ou forcer une personne à faire ce qu’elle ne veut pas, notamment dans le domaine sexuel.

Le seul effet néfaste de la reconnaissance du travail sexuel concernerait donc celles et ceux pour qui le simple fait de savoir que des putes existent constitue déjà une agression : mais alors c’est à ces personnes de s’adapter, pas à nous de disparaître.

« Vous défendez les pédophiles ! »

Au milieu de ces discours nous parlant de toutes ces menaces qui planent sur nous dès lors que des personnes se mettent à réclamer des droits dont elles sont privées, il est très fréquent que leurs auteurs atteignent le « point pédophilie ».

Ainsi, reconnaître la légitimité de l’amour de deux personnes de mêmes sexe serait, selon un obscur lien de cause à effet, encourager la pédophilie ; et si vous aimez les personnes de votre sexe, alors vous aimez aussi violer des enfants. De la même manière, légaliser la prostitution encouragerait la prostitution forcée des enfants ; les putes sont elles-mêmes de potentielles pédophiles : j’ai eu droit un jour à « Vous coucheriez avec des enfants si on vous payait pour ! ».

Pourtant, comme nous le chantions l’autre jour à la manifestation, c’est au Vatican qu’on viole, c’est au Vatican, qu’on viole les enfants. Et si la prostitution forcée des enfants est hélas une réalité, celle-ci n’a aucun lien avec les rapports monnayés que peuvent entretenir des adultes entre eux, à moins de considérer alors que les rapports « gratuits » entre adultes encouragent généralement la pédophilie.

« On va t’apprendre à faire bon usage de ton corps »

Les personnes LGBT et les putes sont donc deux minorités stigmatisées, en raison de l’usage qu’elles font de leur corps : un mec qui se fait enculer, c’est plus un mec ; une meuf qui a pas besoin de bite, c’est pas normal ; une meuf ou un mec qui peut baiser avec n’importe qui en échange de fric, horreur suprême, dégoût, perte d’honneur.

Et je n’ose même évoquer la violence qu’endurent les personnes qui refusent de s’en tenir au sexe ou au genre qui leur a été assigné à la naissance. On rappellera également que c’est marquées du même triangle noir que les putes et les lesbiennes furent déportées, en tant que « socialement inadaptées ». Il serait bon que certaines lesbiennes s’en souviennent.

Socialement inadaptées, parce que psychiatriquement malsaines : vous connaissez certainement ces discours qui expliquent que l’on ne devient pas gouine ou pédé par hasard, mais certainement parce que l’on a manqué de repères ou subi des violences sexuelles dans son enfance ; vous avez entendu parler de ces « camps » de rééducation à l’hétérosexualité.

De la même manière, les putes sont des personnes à « réinsérer » ; pas à « réorienter professionnellement », non, mais à « réinsérer » ; l’exercice de la prostitution serait incompatible avec l’appartenance à une société « normale ». D’ailleurs, remarquent les putophobes, la plupart des putes ont subi des violences sexuelles leur enfance ou ont manqué de repères...

Alors je ne vais pas nier que la vie d’une pute est souvent remplie de beaucoup de souffrances. Personne ne nie non plus qu’en tant que LGBT, la vie est plus difficile que pour les hétéros. Mais ces souffrances, ces difficultés, sont-elles imputables au seul fait que l’on couche avec des personnes de notre sexe, ou contre de l’argent, ou résultent-elles de la manière dont cette société si épanouie nous considère ?

« Mais c’est pour votre BIEN et on vous aime ! »

Quoi qu’il en soit, et nous nous en réjouissons, les personnes qui se permettent ainsi de parler de nous, de disséquer nos vies, ne sont ni homophobes, ni putophobes : Frigide Barjot à plein d’amis homosexuels ! Les abolitionnistes également connaissent plein de putes, et peuvent ainsi bien témoigner de leurs problèmes mentaux ; et, si toutes ces personnes se permettent de parler pour nous, c’est qu’elles représentent la majorité silencieuse.

Elles arrivent même généralement à trouver un ou deux pédés ou une ou deux putes ayant intériorisé le stigma et la haine d’elleux-mêmes jusqu’à aller dans leur sens : vous avez Xavier Bongibault, nous avons Rosen Hicher... Des témoignages individuels, toujours des témoignages individuels, cautions pathétiques au refus de l’égalité des droits, et sur lesquels se fondent nos ennemis pour justifier qu’ils connaissent mieux le sujet que nous et savent donc mieux que nous ce qui est bon pour nous.

Je ne pense pas que cette liste soit exhaustive, mais ces quelques éléments vous permettront peut-être de mieux cerner le parallèle entre la situation des personnes LGBT et celle des travailleurSEs du sexe. Alors on me rétorquera que ce n’est pas pareil, car l’homosexualité, ce n’est pas un choix, c’est une orientation sexuelle ; pute, c’est un métier qu’on choisit (plus ou moins ; en tout cas, ce n’est pas une identité).

Certes. Mais si on le choisit, on ne choisit pas de pouvoir ou pas le faire. De même que certaines personnes ne pourraient pas coucher avec quelqu’un du même sexe, d’autres ne peuvent coucher avec quelqu’un en échange d’argent. D’autres le peuvent, sans en sortir nécessairement traumatisées. Et c’est cette possibilité de faire usage de leur corps qui leur est refusée.

Des combats complémentaires

Par ailleurs, on ne peut opposer ces combats, et notamment parce qu’être L,G, B ou T n’est pas incompatible avec le fait d’être travailleurSEs du sexe. Alors certes, de même qu’une partie des femmes de manière générale, une partie des LGBT se prostitue faute d’un meilleur accès au monde de l’emploi, ou parce qu’il faut bien survivre lorsqu’on a été virés de chez « un papa une maman ».

Mais c’est justement pour ça que ces combats ne sont en rien opposables, mais complémentaires. Car en attendant ce monde idéal où seulEs se prostitueront celles et ceux qui ont préféré ce choix à un autre possible, l’absence de droits des putes met des personnes déjà vulnérables encore plus en danger, et la stigmatisation et la violence dont sont victimes les putes s’ajoutent à celles dont sont déjà victimes les personnes LGBT.

Pour une partie du mouvement LGBT, tout ce que je viens de dire est déjà évident. Une autre partie estime que ces deux luttes n’ont rien à voir. J’espère avoir réussi à les convaincre du contraire (si ce n’est pas le cas, vous pouvez également aller voir également ces deux textes de Thierry Schaffauser : « Sortir du placard de la prostitution » et « Sexworkers, a queer perspective ».

Une autre partie, elle, est clairement putophobe, même si elle refuse de le reconnaître et ne prétend agir que pour le bien de la société : en guise de conclusion, j’invite donc celles-ci à expliquer comment il se fait, alors, que leurs discours soient si similaires à ceux des homophobes.

Publié initialement sur
Minorités
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  • vincegf
    vincegf
    Humain
    • Posté à 11h36 le 14/01/2013
    • Internaute 119370
      Humain

    Difficile de ne pas être d’accord.

    • Nemed
      Nemed répond à vincegf
      • Posté à 12h23 le 14/01/2013
      • Internaute 60703

      Pute : De l’ancien français put (« sale »), du verbe latin putere (« puer, sentir mauvais ») ou de putidus (« fétide, puant »), les deux de même racine.

      • Horas
        Horas répond à Nemed
        éternel étudiant
        • Posté à 15h08 le 14/01/2013
        • Internaute 96908
          éternel étudiant

        sinon le vrai mot (non péjoratif) c’est péripatéticienne du verbe grec se promener en discutant. C’est quand même plus joli.

    • Np237
      Np237 répond à vincegf
      Sarcasme malsain
      • Posté à 15h08 le 14/01/2013
      • Internaute 61165
        Sarcasme malsain

      Difficile d’être d’accord avec Rue89 qui donne depuis des années maintenant une tribune ouverte au Strass, qui représente pourtant des intérêts extrêmement particuliers.

      Non, acheter le corps des femmes n’est pas un droit. Cela vaut pour la GPA, et cela vaut aussi pour la prostitution.

      • Horas
        Horas répond à Np237
        éternel étudiant
        • Posté à 15h10 le 14/01/2013
        • Internaute 96908
          éternel étudiant

        oui mais t’as rien compris, vraiment rien compris. Acheter le corps de n’importe qui n’est pas un droit. L’auteure défend le droit de vendre son propre corp dans un cadre légal (donc protégé). Ce qui est sensiblement different.

         
        • Np237
          Np237 répond à Horas
          Sarcasme malsain
          • Posté à 15h24 le 14/01/2013
          • Internaute 61165
            Sarcasme malsain

          Vous cédez à la facilité de considérer la prostitution telle une activité comme une autre. Un métier, quoi.

          Vous connaissez beaucoup de métiers, vous, dont les « travailleurs » ont un taux de mortalité 40 fois supérieur à la moyenne ? Dont une immense majorité de « travailleurs » se drogue pour supporter l’insupportable ? Dont la majeure partie des « travailleurs » sont des mineur(e)s sans papiers ?

          Réglementer ce « droit » (le droit de se suicider à petit feu ?) ne résoudra en rien ces problématiques. Par contre, dans quasiment tous les pays qui l’ont fait, les activités légales servent de couverture à encore plus de trafic d’êtres humains, surtout de mineures, à encore plus de proxénétisme, et à encore plus de vies détruites.

          • Horas
            Horas répond à Np237
            éternel étudiant
            • Posté à 15h52 le 14/01/2013
            • Internaute 96908
              éternel étudiant

            Voila, vous me faites dire ce que je n’ai pas dit. Je rebondissais sur votre propos fort mal tourné. Ce que vous disiez ce serait comme dire que le droit a l’avortement donnerait un droit sur le père de l’enfant a faire avorter la mère... Ce qui n’est pas vrai.

            Ce que je pense, c’est que comme pour le cannabis par exemple, la reglementation permettrait aux autorités de mieux faire leur travail. L’abence de statut met en danger les travailleurs du sexe. Qui peut croire que le « plus vieux métier du monde » soit aboli ? C’est complement utopique de croire qu’on peut interdire la prostitution donc pour moi la reglementation est obligatoire. L’homme est un gros degueulasse ! ! Désolé c’est la vérité.

            • Np237
              Np237 répond à Horas
              Sarcasme malsain
              • Posté à 16h01 le 14/01/2013
              • Internaute 61165
                Sarcasme malsain

              L’absence de statut et de réglementation met les esclaves en danger. Qui peut croire que l’on peut abolir l’esclavage ? C’est complètement utopique de croire qu’on peut interdire l’esclavage, donc pour moi la réglementation est obligatoire.

              • Horas
                Horas répond à Np237
                éternel étudiant
                • Posté à 16h51 le 14/01/2013
                • Internaute 96908
                  éternel étudiant

                J’arrete la, vous faites expres de ne pas comprendre. Je me repete vous êtes utopiste de croire qu’on peut empecher la prostitution. Donc vous êtes pour l’interdiction comme c’est aujourd’hui. Du coup c’est vous qui êtes pour le traffic d’êtres humains (d’esclaves sexuels) en laissant ce secteur aux mafieux.

                • Np237
                  Np237 répond à Horas
                  Sarcasme malsain
                  • Posté à 17h13 le 14/01/2013
                  • Internaute 61165
                    Sarcasme malsain

                  Au risque de me répéter, il est utopiste de croire qu’on peut mettre fin à l’esclavage. La preuve, même dans notre monde moderne il subsiste de nombreux cas d’esclavage de toutes natures. Aussi, en suivant votre raisonnement, plutôt que de l’interdire nous ferions mieux de le réglementer pour protéger les esclaves plutôt que de confier cette activité aux organisations criminelles.

                  • Horas
                    Horas répond à Np237
                    éternel étudiant
                    • Posté à 17h48 le 14/01/2013
                    • Internaute 96908
                      éternel étudiant

                    Ok... Du coup vu qu’il existe des psychopathes je suis pour légaliser le meurtre, vu qu’il existe des pedophiles il faut légaliser la pédophile. Vous dites n’importe quoi c’est dingue. En fait vous pensez qu’il n’existe pas de prostitué pro ?

                    • Np237
                      Np237 répond à Horas
                      Sarcasme malsain
                      • Posté à 21h20 le 14/01/2013
                      • Internaute 61165
                        Sarcasme malsain

                      Savez-vous combien de ces prostitué(e)s « pro », comme vous dites si bien, ont été victimes de violence sexuelles avant de choisir cette activité ?

              • Noélie Buisson-Descombes
                Noélie Buisson-Descombes répond à Np237
                Militante débutante, (...)
                • Posté à 17h20 le 15/01/2013
                • Internaute 167514
                  Militante débutante, (...)

                L’esclavage sexuel existe ? Abolissons la prostitution !
                La souffrance au travail existe ? Abolissons le travail !
                La principale différence entre ces activités est que l’une est honteuse, illégale et cachée, et l’autre, encouragée, légale et... obligatoire !

                • Np237
                  Np237 répond à Noélie Buisson-Descombes
                  Sarcasme malsain
                  • Posté à 17h36 le 15/01/2013
                  • Internaute 61165
                    Sarcasme malsain

                  La principale différence ? Vous plaisantez.
                  La différence, c’est que le travail est nécessaire à la société, alors que la prostitution n’y apporte rien.
                  La différence, c’est que la souffrance extrême au travail ne représente pas 90% des travailleurs.
                  La différence, c’est que le travail n’est pas la principale cause de mortalité des travailleurs (à moins de travailler dans l’amiante, et vous remarquerez que ça a été, à juste titre, interdit).

                  • Cyanure
                    Cyanure répond à Np237
                    Rien
                    • Posté à 18h54 le 15/01/2013
                    • Internaute 145501
                      Rien

                    « La différence, c’est que le travail est nécessaire à la société, alors que la prostitution n’y apporte rien. »
                    Ah bon ? Sans doute parce que vous n´etes pas cliente. En fait, c´est comme si vous teniez le raisonnement suivant : je n´aime pas etre massée. Donc je vais interdire tous les masseurs et les kinésithérapeutes. C´est exactement votre attitude.

                    • Np237
                      Np237 répond à Cyanure
                      Sarcasme malsain
                      • Posté à 20h41 le 15/01/2013
                      • Internaute 61165
                        Sarcasme malsain

                      Ne faites pas exprès d’être obtus. Je n’ai pas parlé de l’apport aux clients, mais de l’apport à la société en général.

                      Avec votre raisonnement, les dealers aussi sont utiles, ainsi que les trafiquants d’armes.

                      • Cyanure
                        Cyanure répond à Np237
                        Rien
                        • Posté à 12h01 le 17/01/2013
                        • Internaute 145501
                          Rien

                        Votre comparaison avec les dealers et les trafiquants d´arme est fallacieuse. Je vous rappelle que faire l´amour fait du bien à la santé, contrairement au fait de prendr ede la drogue ou de tirer sur quelqu´un avec une arme.
                        Une prostituée ou un prostitué apporte un bienfait aux individus et donc à la socitété, puisqu´il permet de procurer aux personnes du plaisir et de l´argent. Quels sont vos arguments pour dire que la prostitution n´apporte rien à la société ?

          • Squall Lionheart
            Squall Lionheart répond à Np237
            Un message que les riverains (...)
            • Posté à 15h53 le 14/01/2013
            • Internaute 103509
              Un message que les riverains (...)

            Ce que j’aime lors de ces débats qui touchent les cordes sensibles de certains riverains, ce sont les chiffres sortis de nulle part. Vous avez des sources ou ce sont juste vos estimations ?

            • Np237
              Np237 répond à Squall Lionheart
              Sarcasme malsain
              • Posté à 15h59 le 14/01/2013
              • Internaute 61165
                Sarcasme malsain

              Ce sont les estimations du Nid. Si vous en avez de meilleures, je suis preneur.

              • lambertine
                lambertine répond à Np237
                Nulle part... ou ailleurs
                • Posté à 08h52 le 15/01/2013
                • Internaute 91509
                  Nulle part... ou ailleurs

                Je me permettrai de prendre les chiffres du Nid avec des pincettes, comme ceux de toutes les associations militantes.

          • Fyf'
            Fyf' répond à Np237
            Etudiant
            • Posté à 17h11 le 14/01/2013
            • 182313
              Etudiant

            A vrai dire, c’est vous qui cédez à la facilité. Car vous amalgamez deux choses :
            - Les travailleur-se-s du sexe, souhaitant vendre leur corps dans un cadre légal
            - Les esclaves du sexe, acheté-e-s et vendu-e-s comme des marchandises

            A votre avis, dans ces deux catégories, qui a un fort taux de mortalité dû aux mauvais traitement de leur maqu’ (a.k.a l’esclavagiste) ? Qui se drogue pour échapper à l’enfer quotidien ? Parmi quelle catégorie trouve-t-on des mineur-e-s immigré-e-s clandestin-e-s forcé-e-s à enchaîner les passes ?

            Dans ce sujet comme dans bien d’autres les amalgames sont légions, mais ce qu’il faut affirmer avec force, c’est qu’il est absolument REVOLTANT que des personnes soit obligées de vendre leur corps pour de l’argent, je pense notamment aux milliers d’étudiantes françaises obligées d’en arriver là, mais qu’à l’inverse, il est ridicule de vouloir gouverner la vie des autres. Vous ne croyez pas que l’on puisse vouloir vendre son corps ? Libre à vous, mais prenez conscience que tout le monde ne pense pas comme vous, et rendez vous compte que parmi les millions de façons de penser différentes, il y en a quelques unes pour lesquelles il n’est ni avilissant, ni tabou de vendre son corps.

            • Np237
              Np237 répond à Fyf'
              Sarcasme malsain
              • Posté à 21h27 le 14/01/2013
              • Internaute 61165
                Sarcasme malsain

              Et si on écoutait ce que les « travailleuses du sexe » ont à dire ?
              Voilà par exemple le témoignage d’une personne qui a choisi d’être prostituée, qui assume ce choix et souhaite la mise en place d’une réglementation (vous voyez que je lis les idées de tout le monde) :
              Lien

              « Je raconterais bien, comment je fais, qu’ est ce qu’ il se passe, mais je sais pas vraiment en fait. Quand j’ y réfléchis, tout est flou. Toutes les images me glacent le sang ou me donnent envie de vomir. »

              Ce genre de témoignage fait partie des choses à lire avant de faire une dichotomie entre « esclaves du sexe » et « travailleurs du sexe ». Vous appelez ça « vouloir vendre son corps ». Pour moi, c’est de l’autodestruction.

          • Mat 77
            Mat 77 répond à Np237
            Bord des Leaks
            • Posté à 17h44 le 14/01/2013
            • Internaute 50039
              Bord des Leaks

            Ben les sportifs de haut niveau (cyclistes, rubgymen, joueurs de foot US, boxeurs), les égoutiers de Paris, les salariés de l’amiante...

        18 autres commentaires
      • Cyanure
        Cyanure répond à Np237
        Rien
        • Posté à 19h05 le 14/01/2013
        • Internaute 145501
          Rien

        Savez-vous qu´il existe des prostitué(e)s volontaires ? Des gens qui sont heureux d´exercer ce métier ? Ce serait bien que vous sortiez de votre votre vision catastrophiste de la prostitution. Alors oui, la prostitution est en effet une filière ou des gens se font exploiter contre leur gré. Il faudrait en effet que le législateur ou l´exécutif se chargent de mettre fin à ces exploitations involontaires. Mais que faites-vous de tous les prostitué(e)s volontaires ? Pourquoi leur dénier ce droit, cette liberté ?

         
        • Np237
          Np237 répond à Cyanure
          Sarcasme malsain
          • Posté à 21h32 le 14/01/2013
          • Internaute 61165
            Sarcasme malsain

          Soit. À partir de la population de prostitué(e)s, commençons par ôter les prostituées impliquées dans les trafics. Des autres, retranchons les personnes arrivant là forcées par la misère, celles qui sont des victimes d’agressions sexuelles parties dans une démarche d’autodestruction, et les drogué(e)s.

          Je veux bien admettre qu’il reste quelques personnes, allez, soyons généreux, quelques centaines de personnes.

          Je n’ai absolument aucun scrupule à interdire l’activité de ces personnes (qui, soyons réalistes, continuerait sous le manteau sans aucune difficulté pour les activités les plus « glamour » type escort de luxe), pour aider les dizaines de milliers d’autres personnes que je viens de citer. C’est une question d’intérêt général qui prime sur l’intérêt particulier.

          Mais l’intérêt général semble un concept hermétique à certains libéraux qui pondent des commentaires.

          • Cyanure
            Cyanure répond à Np237
            Rien
            • Posté à 18h52 le 15/01/2013
            • Internaute 145501
              Rien

            Vos arguments ne sont pas clairs du tout. Nous sommes d´accord sur un point : il y a des personnes exploitées par la prostitution. Il serait en effet bon d´aider ces personnes, auxquelles ce métier ne convient pas, à en trouver un autre.

            « Je n’ai absolument aucun scrupule à interdire l’activité de ces personnes (qui, soyons réalistes, continuerait sous le manteau sans aucune difficulté pour les activités les plus “ glamour ” type escort de luxe), pour aider les dizaines de milliers d’autres personnes que je viens de citer. “

            Vous pouvez très bien d´un coté, aider les personnes qui sont victimes de la prostitution à en sortir, et de l´autre, règlementer ce métier - car c´en est un comme les autres ! - pour les personnes qui aiment l´exercer, et elles sont beaucoup plus nombreuses que votre estimation, croyez-moi.

        2 autres commentaires
      • csegi
        csegi répond à Np237
        • Posté à 21h25 le 14/01/2013
        • Internaute 138793

        Je suis bien d’accord, acheter le corp des femmes n’est pas un droit !
        personne ne le revendique ici.
        par contre vendre des services sexuel en est un

      • Señor Oulqo
        Señor Oulqo répond à Np237
        Gros con de droite
        • Posté à 23h26 le 15/01/2013
        • Internaute 195938
          Gros con de droite

        Elle ne vend pas son corps, vu qu’il lui appartient toujours après la transaction. Vous racontez n’importe quoi.

        Elle vend un service, ça n’a rien à voir.

  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 11h49 le 14/01/2013
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    ..

    • Bernardo Z
      Bernardo Z répond à DiaboloSatanas
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
      • Posté à 12h28 le 14/01/2013
      • Internaute 196411
        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

      « ... et moi et moi et moi, comme un con de parisien, j’attends mon chèque de fin de moi(s). »

    • asozial
      asozial répond à DiaboloSatanas
      Bobo Hipster from Gentrified (...)
      • Posté à 12h45 le 14/01/2013
      • Internaute 2273
        Bobo Hipster from Gentrified (...)

      oh, un fan d’Elisabeth Levy... on voit mieux de où tu parles, camarade...

      • DiaboloSatanas
        DiaboloSatanas répond à asozial
        Fou du volant
        • Posté à 13h42 le 14/01/2013
        • Internaute 79165
          Fou du volant

        Si ça te rassure de me mettre dans tes petites cases depuis tes bornes hein te gène pas qu’est ce que tu veux que ça me foute ? ..
        Pour ta gouverne d’enquête j’ai lu le Marquis de Sade et Tintin au Congo aussi comme littérature de droite ..

         
        • diviendres
          diviendres répond à DiaboloSatanas
          ex-tradé
          • Posté à 13h49 le 14/01/2013
          • Internaute 75133
            ex-tradé

          Et même pas Céline ?

          Pseudo-réac va !

          • DiaboloSatanas
            DiaboloSatanas répond à diviendres
            Fou du volant
            • Posté à 14h11 le 14/01/2013
            • Internaute 79165
              Fou du volant

            Ha si zut oui Céline aussi j’oubliais .
            Cette fois je suis bien catalogué a mort et a crédit vis a vis de l’autre abruti..

            • Gibert Because-Youno
              Gibert Because-Youno répond à DiaboloSatanas
              Kaléïdoscopique
              • Posté à 16h15 le 14/01/2013
              • Internaute 68955
                Kaléïdoscopique

              Allez, on ajoute un zeste de Léon Bloy et une pincée de Bernanos pour achever d’énerver tout le monde.

            • Chérimimie
              Chérimimie répond à DiaboloSatanas
              bacchante
              • Posté à 17h40 le 14/01/2013
              • Internaute 148166
                bacchante

              Les curés, les bigots, les torquemada, c ’est la majorité, faut pas se leurrer.

        • asozial
          asozial répond à DiaboloSatanas
          Bobo Hipster from Gentrified (...)
          • Posté à 16h19 le 14/01/2013
          • Internaute 2273
            Bobo Hipster from Gentrified (...)

          je constate juste quelles sont les références que tu exposes, fais pas ton martyr politiquement incorrect, c’est redondant.

          • DiaboloSatanas
            DiaboloSatanas répond à asozial
            Fou du volant
            • Posté à 17h44 le 14/01/2013
            • Internaute 79165
              Fou du volant

            Si. Je réclame le statut de victime de tes allégations et ça va chier.

            • asozial
              asozial répond à DiaboloSatanas
              Bobo Hipster from Gentrified (...)
              • Posté à 18h02 le 14/01/2013
              • Internaute 2273
                Bobo Hipster from Gentrified (...)

              ben, je n’ai pas besoin d’alléguer beaucoup, c’est toi qui poste une couv d’un bouquin de Lévy !

            • asozial
              asozial répond à DiaboloSatanas
              Bobo Hipster from Gentrified (...)
              • Posté à 18h05 le 14/01/2013
              • Internaute 2273
                Bobo Hipster from Gentrified (...)

              tiens, je suis grand seigneur, voilà un livre de gauche qui réfléchit sur l’individualisme :

        • Youri Gagarine
          Youri Gagarine répond à DiaboloSatanas
          appesanti
          • Posté à 16h37 le 14/01/2013
          • Internaute 164345
            appesanti

          il y a un nouvel auteur, Laborit son nom je crois, qui a écrit un book, Eloge de Laffite, je crois. C’est de gauche, tu peux lire.

        • Señor Oulqo
          Señor Oulqo répond à DiaboloSatanas
          Gros con de droite
          • Posté à 22h21 le 15/01/2013
          • Internaute 195938
            Gros con de droite

          Note bien qu’un mec qui en lisant cette couverture en déduit que tu es un fan de la Lévy, tu as probablement mieux à faire que perdre ton temps à lui causer...

        11 autres commentaires
    • Darknono
      Darknono répond à DiaboloSatanas
      « par exemple : (médecin) » (...)
      • Posté à 13h53 le 14/01/2013
      • Internaute 127126
        « par exemple : (médecin) » (...)

      Elisabeth Lévy : celle avec qui je ne suis d’accord sur rien : fond et forme.

      De ses prises de position et paroles dans les médias.
      Je ne sais pas en ce qui concerne les livres mais je présume... Je remets à l’ordre du jour la présomption d’opinion (très utile pour comprendre le traité constitutionnel européen ) !

      • DiaboloSatanas
        DiaboloSatanas répond à Darknono
        Fou du volant
        • Posté à 14h19 le 14/01/2013
        • Internaute 79165
          Fou du volant

        Je parlais de Philippe Muray bien entendu , pas de sa groupie qui n’a rien compris....

         
        • asozial
          asozial répond à DiaboloSatanas
          Bobo Hipster from Gentrified (...)
          • Posté à 16h21 le 14/01/2013
          • Internaute 2273
            Bobo Hipster from Gentrified (...)

          il n’y a que les autres qui se trompent !

        • Nzrad
          Nzrad répond à DiaboloSatanas
          Remboursez !
          • Posté à 17h48 le 14/01/2013
          • Internaute 192590
            Remboursez !

          Faut dire qu’elle est gonflante, à glavioter n’importe comment ce qui a été dit d’intéressant par plus malin qu’elle...

          • DiaboloSatanas
            DiaboloSatanas répond à Nzrad
            Fou du volant
            • Posté à 17h58 le 14/01/2013
            • Internaute 79165
              Fou du volant

            Mais oui enfin , elle est totalement insupportable .
            Par contre, Philippe Muray lui s’est bien gardé de ne jamais faire de télé, surtout avant sa mort..

            • inspecteur crouton
              inspecteur crouton répond à DiaboloSatanas
              modéré
              • Posté à 19h08 le 14/01/2013
              • Internaute 118828
                modéré

              Ouf, tu as failli perdre 3 groupies.

            • Via89
              Via89 répond à DiaboloSatanas
              Paranologue
              • Posté à 14h17 le 15/01/2013
              • Internaute 91289
                Paranologue

              Ou presque.
              Je crois que sa seule apparition télévisée a eu lieu sur Paris Première. Il disait à cette occasion se situer entre Hegel et Desproges.

        5 autres commentaires
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