Viol « honnête », « légitime » : comment on ne parle pas du viol
Le contraste est flagrant entre le silence des victimes et la profusion des discours tenus sur le viol. Il y a per exemple une interview bien connue d’Ivan Levaï à propos de l’affaire Strauss-Kahn, puis des citations d’hommes politiques étatsuniens évoquant plusieurs types de viols (« viol honnête », « viol légitime », etc.).
« La raison pour laquelle ces qualificatifs existent – légitime, forcé, “ date ” [viol lors d’un rencard], gris – c’est parce qu’au fond, dire “ viol ” ne suffit pas. Nous ne pensons pas qu’il existe en soi et nous voulons savoir de quel “ type ” d’agression il s’agit afin d’émettre un jugement de valeur à propos de ce qui s’est réellement passé – et de croire que cela ne pourrait pas nous arriver. » écrivait Jessica Valenti dans un article paru dans The Nation.
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Il faut dire qu’aux USA, il peut y avoir viol entre deux personnes consentantes : par exemple si la fille à 17 ans et le garçon de 19 ans ou l’inverse (« statutory rape ». Du coup, on est obligé d’avoir d’autres mots pour décrire le « vrai » viol. Je ne suis pas sûre que ce soit vraiment transposable en France.




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