Reconversion 28/08/2012 à 13h02

Les militaires, ces garçons de joie prisés à Paris il y a un siècle

Sarah Pinard | Rue89


Sem (1863-1934), lithographie provenant de l’album « White Bottoms », 1927, dans « Hôtels garnis : garçons de joie » (Collection Raimondo Biffi)

Que faisaient à Paris les militaires quand ils revenaient du front ? Certains rejoignaient leur famille, d’autres allaient voir des prostitué(e)s, d’autres, encore, se prostituaient.


« Hôtels garnis : garçons de joie » de Nicole Canet

Nicole Canet est allée fouiner dans les archives de la préfecture de police de Paris pour restituer l’histoire des prostitués masculins de la capitale, de 1860 à 1960.

« Hôtels garnis : garçons de joie », fruit d’une patiente recherche iconographique et historique, nous plonge dans les entrailles du Paris des amours entre hommes. Il y avait mille entrées pour vous donner envie de lire cet ouvrage magnifique. Nous avons opté pour les prostitués militaires.

Le fantasme du militaire

Certains militaires homosexuels revenaient sur la capitale pour profiter des garçons mis à leur disposition, quand ce n’étaient pas eux qui se prostituaient pour arrondir leurs fins de mois. D’après Nicole Canet, « les soldats gagnaient en une heure ce que l’Etat leur accordait en un mois ».

L’hygiène des militaires était particulièrement prisée :

« Les militaires étaient très demandés dans les bordels d’hommes. Leur vigueur y était appréciée. Les risques sanitaires étaient limités : les médecins-majors faisaient passer des visites régulières à la troupe et une infirmerie avait été créée dans chaque régiment. »

Edward Prime-Stevenson écrivait en 1909 dans son livre « The Intersexes » :

« Le travail de prostitué civil souffre de la rivalité des marins et des soldats dans toutes les villes où il s’en trouve. La plupart des clients préfèrent en effet les prostitués militaires. »

Les hôtels de passe

Quelques hôtels de la ville étaient connus pour recevoir des prostitués masculins et, dans certains d’entre eux, la clientèle était essentiellement composée de militaires : des prostitués ou des couples amoureux qui s’y retrouvaient sans avoir peur d’être dénoncés.

  • L’hôtel de l’Alma (1864)

Au 25 passage de l’Alma, dans le VIIe arrondissement de Paris, cet hôtel avait pour habitude de recevoir « un grand nombre de militaires » qui se livraient alors à « toutes sortes d’orgies ». A cette époque, le quartier de l’Alma était entouré « de plusieurs casernes militaires : Dupleix, Lowendal, Fontenoy, Ecole militaire... ».

  • L’hôtel de Madrid (1913-1915)

Détail d’un dessin de Jean Boullet (1921-1971) tiré de « Hôtels garnis : garçons de joie » de Nicole Canet (Galerie Au bonheur du jour)

Pendant la Première Guerre mondiale, l’hôtel de Madrid, situé au 6 rue de la Bourse dans le IIe arrondissement de Paris, était géré par un certain Paul, qui « procurait à ses clients des militaires et des jeunes hommes ».

D’après les documents d’archives sur lesquels sont inscrites les délations des voisins, l’hôtel exerçait également la prostitution de mineurs « qui ne seraient pas plus âgés de 12 à 14 ans ». Sur une note dénonçant le bordel, on peut lire :

« Vous y trouverez un bataillon de mineurs, les soldats et les messieurs dont ils font le bonheur sont en âge de servir autrement le pays. »

  • L’hôtel Marigny (1917)

Albert le Cuziat, un ami de Marcel Proust, décide de créer en janvier 1917 un « hôtel de plaisir pour les homosexuels », à savoir l’hôtel Marigny.

Situé au 11 rue de l’Arcade, dans le VIIIe arrondissement de Paris, les pédérastes (mot d’usage de l’époque) pouvaient y croiser des militaires et quelques personnalités connues telles que Marcel Proust, qui s’y laissait aller à ses activités sadomasochistes.

Après une dénonciation, la police y fait une descente le 11 janvier 1918 et y trouve Marcel Proust, attablé autour d’une bouteille de champagne, en compagnie de trois autres hommes : Léon Pernet, soldat de première classe au 140e régiment d’Infanterie ; André Brouillet, caporal au 408e régiment d’Infanterie ; Albert le Cuziat, gérant du lieu.

Le 2 février 1918, quelques mois avant l’armistice de la Première Guerre mondiale, « l’hôtel est consigné aux militaires des troupes alliées ». La consigne fut levée le 17 décembre 1918.

En dehors des hôtels, les prostitués militaires ont aussi exercé dans les lieux publics.

Dans les lieux publics aussi

  • Le bal musette

Détail d’un dessin de Roland Caillaud (1905-1977) tiré de « Hôtels garnis : garçons de joie » de Nicole Canet (Galerie Au bonheur du jour)

Situé au 46 rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, dans le Ve arrondissement de Paris, ce bal, connu des autorités, était surnommé le « bal des lopes ». Dans un rapport en date du 25 août 1931, il est fait état d’une clientèle « composée de marins et de soldats des bataillons d’Afrique ».

  • Les « vespasiennes » (1834 à 1980 environ)

Nicole Canet écrit :

« Un de mes amis qui avait chez lui un cadre suspendu au mur m’en expliqua la provenance. Un jour, dans une pissotière du boulevard Haussmann, il rencontre un beau marin ; il le suce et, au moment où cet ami s’apprête à partir, le marin lui saisit le bras : “Ne pars pas comme ça !” Il fouille dans sa poche et lui remet un billet de 100 francs. »

Un billet qui s’est retrouvé encadré.

Les célèbres pissotières mises à disposition des passants furent le lieu d’une intense activité homosexuelle, mêlant soupeurs, prostitués, exhibitionnistes et voyeurs. Jean Genet le raconte dans « Le Journal du voleur ».

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
Infos pratiques
« Hôtels garnis : garçons de joie » de Nicole Canet
Editions Nicole Canet

L'édition originale du livre est limitée à 1 000 exemplaires numérotés à la main, dont 20 exemplaires hors commerce.

Une exposition sur le livre aura lieu du 12 septembre au 27 octobre 2012 à la Galerie « Au bonheur du jour », 11 rue Chabanais, 75002 Paris.

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  • 43 réactions
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  • lapinot
    lapinot
    chômiste
    • Posté à 13h19 le 28/08/2012
    • Internaute 77334
      chômiste

    Respectez la clôture
    Rafraîchie tous les ans
    D’une verte peinture
    Par ce rhumatisant
    Ce doux vieillard qui taille
    Ses roses en espalier
    Il a mené bataille
    Et si vous le vouliez
    Sortirait de sa housse
    L’uniforme fatigué
    D’un ancien petit mousse
    Qu’a beaucoup navigué
    Qui en a vu de raides
    De vertes et de salées
    Laissez, laissez Alfred
    Soigner ses azalées
    Car la profonde France
    Pourrait juger vilain
    Comment dès Recouvrance
    L’enfant vêtu de lin
    S’épargnait les tortures
    De la dèche, dit-on
    En forçant sa nature
    De fier marin breton
    Comment lui vint des filles
    Les courbes et la diction
    Et comment à la quille
    Lui vint la vocation
    Comment en fin de semaine
    Ils se pressaient chez Graff
    Les parrains par dizaines
    Du cher petit mataf
    Qu’était plus de la Royale
    Bien qu’il eût un hamac
    Entre Blanche et Pigalle
    Tendu entre deux macs
    Quand la nuit parisienne
    Installait des tropiques
    Autour de la vespasienne
    Du bas de la rue Lepic

    Jean Guidoni
    Alice Et Alfred (Retraités)

    Album : Putains... (1985)

  • lecteur-liseur
    lecteur-liseur
    lecteur
    • Posté à 13h31 le 28/08/2012
    • Internaute 168212
      lecteur

    Cocteau a fait des dessins sur le sujet.

    Lien
    Lien

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 16h14 le 28/08/2012
    • 49273
      Petit agité

    L’hôtel Marigny [...] Situé au 11 rue de l’Arcade, dans le VIIIe arrondissement de Paris

    C’est donc ça le fameux Madeleine de Proust.

  • .Autruchette.
    .Autruchette.
    Mort aux cons
    • Posté à 14h02 le 28/08/2012
    • Internaute 191793
      Mort aux cons

    Moi j’veux toucher l’pompon ! Mmmmmm...

    • LuLabY
      LuLabY répond à .Autruchette.
      Putain immaculée
      • Posté à 22h32 le 29/08/2012
      • Internaute 105890
        Putain immaculée

      Moi ca m’excite tous ces mecs qui se lèchent entre eux...

      (c’est vrai et c’est drole parce que mon com va sauter dans 5.....4.....3.....2..... ___

  • bender1980
    bender1980
    wassup
    • Posté à 14h08 le 28/08/2012
    • Internaute 187770
      wassup

    Dans le marais d’aujourd’hui, nombreux sont les hommes aux cheveux rasés qui se trémoussent en rangers

  • Timon
    Timon
    Etudiant
    • Posté à 14h10 le 28/08/2012
    • Internaute 53017
      Etudiant

    J’ai 24 ans et j’aurai adoré être à cette époque là !
    Il devait y avoir une atmosphère si particulière, une jouissance sans retenue, que la prohibition, la peur du SIDA et l’arrivée de Grindr a détruit.

    • bender1980
      bender1980 répond à Timon
      wassup
      • Posté à 14h36 le 28/08/2012
      • Internaute 187770
        wassup

      Sans oublier la joie d’aller au front

      • Deamon7
        Deamon7 répond à bender1980
        Petit agité
        • Posté à 14h55 le 28/08/2012
        • 49273
          Petit agité

        Et la syphilis.

         
        • fringale
          fringale répond à Deamon7
          Vintage victime..
          • Posté à 21h17 le 28/08/2012
          • 181823
            Vintage victime..

          Quelle déception ! Vous êtes passé de « Deamon7 enculeur de sergent » à « Deamon7 Petit agité ». Dommage. Voilà donc pour vous 3 marins. Je ne connais pas le grade des garçons, ils n’ont plus le haut et je n’ai regardé que le bas, enfin le milieu. Et n’oubliez pas d’aller à l’exposition du 12 septembre au 27octobre. Bye.

          • Deamon7
            Deamon7 répond à fringale
            Petit agité
            • Posté à 08h49 le 29/08/2012
            • 49273
              Petit agité

            Ah j’suis con, je n’avais même pas vu le rapport avec le sujet de l’article.

        2 autres commentaires
    • fringale
      fringale répond à Timon
      Vintage victime..
      • Posté à 18h16 le 28/08/2012
      • 181823
        Vintage victime..

      J’aurais adoré aussi !
      Evidemment bender1980 et Deamon7 (Enculeur de sergent...hum..) ont tué notre fantasme en deux commentaires ! Pas grave, et continuons à imaginer comment cela pouvait être...

    • Axis7
      Axis7 répond à Timon
      Attaché
      • Posté à 19h49 le 28/08/2012
      • Internaute 47590
        Attaché

      La verole (syphillis) faisait des ravages. Et on en mourrait.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 14h27 le 28/08/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Toucher le pompon d’un marin, ça porte vraiment toujours bonheur ?
    ( après tout, le pompon c’est un bout rouge comme un autre )

    Avant c’était « une femme dans chaque port »,
    ...et parfois c’était un mec aussi donc !

    Si chaque flic, fliquette ou militaire, devait porter un insigne ou un badge indiquant
    sa préférence sexuelle authentique, je suppose qu’on serait surpris des résultats.
    - Mais pour que cela puisse marcher, il faudrait bannir l’homophobie des esprits

    • bender1980
      bender1980 répond à Yvon le Zébulon
      wassup
      • Posté à 14h37 le 28/08/2012
      • Internaute 187770
        wassup

      Hétérophobie signalée !

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à bender1980
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 14h42 le 28/08/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Si tu as perçu de l’hétérophobie ou de l’homophobie dans mon post,
        je n’ai qu’un conseil à te donner : retourne en classe et apprend à lire
        ....ou au moins, essaye d’apprendre à comprendre ce que tu lis.
         ; -)

         1 autres commentaires
  • Autist°°Reading
    • Posté à 14h56 le 28/08/2012
    • Internaute 191907
      H2G2

    C’est plus comme ça, maintenant, les militaires ?

  • Gust'
    Gust'
    Homme
    • Posté à 15h26 le 28/08/2012
    • 177415
      Homme

    « situé au 6 rue de la Bourse »

    Bien entendu !

  • machete
    machete
    hlm
    • Posté à 15h42 le 28/08/2012
    • Internaute 137890
      hlm

    pas d’abolisionniste pour nous parler d’esclavage, de perte de dignité, de « prostituteur » , de victime ? arf...

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 17h58 le 28/08/2012
      • Internaute 134590

      Vous avez lu le texte ? Il s’agit d’un livre d’Histoire qui traite d’une époque ou les bordels féminins étaient monnaie courante !

      Remarque parfaitement anachronique... et hors sujet.

      • Claire Dutrieux
        Claire Dutrieux répond à soutenable lourdeur du néant
        artiste precaire
        • Posté à 03h10 le 29/08/2012
        • Internaute 189233
          artiste precaire

        Merci.

      • machete
        • Posté à 09h27 le 29/08/2012
        • Internaute 137890
          hlm

        simplement mon post était ironique par rapport aux donneurs de leçons dès qu’on parle de pross féminine, mais étrangement absents quand c’est au masculin... En aucun cas une critique de l’ouvrage.

        Enfin on parle de prostitution donc pour le « hors sujet » c’est un peu raté... allez next !

         
        • Mokuren
          Mokuren répond à machete
          • Posté à 17h14 le 30/08/2012
          • Journaliste 160407

          C’est marrant parce qu’en général, j’ai plutot l’impression que ce sont les personnes qui prônent la légalisation de la prostitution qui ont tendance à n’employer le mot « prostitué » qu’au féminin ! Comme par hasard.
          Oui car quand il s’agit de confrondre le droit élémentaire à de chacun disposer de son corps avec la prostitution, non seulement il y a beaucoup de monde tout d’un coup, mais en plus ces personnes font complètement l’impasse sur la prostitution masculine. A croire que ça n’entre tout simplement pas dans le débat. Ne défendent-elles pas en réalité le « droit des hommes à disposer de certaines femmes » ?

          Si vous ne me croyez pas, relisez l’article « Oui, on peut être féministe et non absolitionniste », récemment paru sur Slate... A la lecture de ce torchon, qui n’est pas à une contradiction près, on se demande tout d’abord si les auteures ont compris le sens du mot « féminisme ». Vous pourrez vérifier : dans cet article, le mot « prostituée » ne semble pas avoir de déclinaison masculine...
          J’aurais mieux aimé un article intitulé : « Oui, on peut être féministe et soutenir le droit des femmes à se soumettre sexuellement aux hommes, en toute liberté bien sûr ».

          Sinon, vous pouvez toujours pointer du doigt ceux qui plaisantent sur ces militaires, mais on parle quand même d’une autre époque. L’article nous apprend quelque chose que, personnellement, je ne savais pas. On a toujours l’image des militaires qui profitent des prostituées, mais pas des militaires prostitués.
          Pour recentrer le débat sur l’actualité, je vous conseille un petit détour en soirée dans le bois de Boulogne. Allez sur le rond-point situé juste à côté de l’Université Paris-Dauphine, ou même prenez la rue qui mène au périph extérieur - je ne sais plus son nom. Au lieu de prendre le périph, continuez tout droit et regardez autour de vous. Vous en verrez, des prostitués hommes bien d’aujourd’hui. Ils sont d’origine étrangère, comme par hasard. Et ils restent dehors par tous les temps, même en plein hiver, bien qu’ils soient toujours habillés en tenue d’été... Mais je suppose qu’ils font ça parfaitement volontairement, en toute liberté !

        1 autres commentaires
  • tArTeLaRt
    tArTeLaRt
    sans modération
    • Posté à 16h26 le 28/08/2012
    • Internaute 191681
      sans modération

    tiens ça a changé rue69, hier encore ça sentait l’ouaille.

  • fringale
    fringale
    Vintage victime..
    • Posté à 18h06 le 28/08/2012
    • 181823
      Vintage victime..

    « Tiens v’la deux marins.. » Cool !

  • Srgvlt
    Srgvlt
    Twitter @srgvlt
    • Posté à 19h16 le 28/08/2012
    • Internaute 23660
      Twitter @srgvlt

    Pour ne connaître des urinoirs que ces lieux publics qui puent très fort à plusieurs dizaines de mètres à la ronde, la définition des « soupeurs » sur Wikipédia m’a donné la nausée.

    • fringale
      fringale répond à Srgvlt
      Vintage victime..
      • Posté à 19h52 le 28/08/2012
      • 181823
        Vintage victime..

      Je ne pratique pas la soupe à la mie de pain dans les urinoirs même si j’ai déjà essayé la douche dorée, mais il faut accepter les pratiques des autres puisqu’elles ne nuisent à personne. Malgré vos nausées, je pense que vous n’avez rien contre, comme moi ?

      • Srgvlt
        Srgvlt répond à fringale
        Twitter @srgvlt
        • Posté à 20h30 le 28/08/2012
        • Internaute 23660
          Twitter @srgvlt

        Déjà la formulation de votre question résonne comme une intimidation visant à ce que montre patte blanche sur le plan moral, après votre première phrase où vous jurez sur la Bible expérience en prime.

        Mais ce n’est même pas une question d’accepter ou pas, d’être pour ou contre.

        ça n’a rien à voir, c’est une question de nausée.

        Quid de ces réactions physiques de rejet, presque orgasmes à l’envers ? La brave question morale étouffe tout débat, rien de plus (mais oui, j’accepte, je ne vais pas m’en aller pourchasser les soupeurs sabre au clair, et alors ?).

        Un autre point important est une question de représentation, que vous ne semblez pas remarquer : les vespasiennes n’avaient peut-être pas grand-chose à voir avec les pissotières d’aujourd’hui qui puent la pisse froide depuis longtemps (à moins que ce n’était pas le cas et que vous le savez).

         
        • fringale
          fringale répond à Srgvlt
          Vintage victime..
          • Posté à 20h55 le 28/08/2012
          • 181823
            Vintage victime..

          Je ne jure pas sur la bible et je ne me veux pas intimidant. Si je pratiquais la soupe, je le dirais car je peux tout aborder rien n’est gênant pour moi.
          Je voulais simplement savoir si au delà des nausées, vous acceptiez la pratique, dans le sens ou X personnes pourraient écrire « au fou, il faut les enfermer ». Après, la question physique de rejet je l’ai aussi en y pensant tout en l’acceptant pour les autres. Intéressant votre « orgasme à l’envers ». Je vais y réfléchir.
          Les odeurs de pisse froide m’incommodent : aussi bien dans les pissotières (ou je ne vais jamais), que dans les wc des cinémas, que dans les wc des brasseries, parfois les restos, etc. Je l’accepte dans les bordels parce qu’ils y a des gay qui pratiquent.
          Je ne sais pas pour les vespasiennes, voilà un autre temps pour moi.

        1 autres commentaires
  • fringale
    fringale
    Vintage victime..
    • Posté à 20h30 le 28/08/2012
    • 181823
      Vintage victime..

    Je viens de relire l’article et parfois je pense que le milieu gay actuel -à Paris- est d’une tristesse effrayante. Bien sûr, il y a les restos, les bars, les sex-clubs, une grande liberté et bravo. Mais je pense à l’ancien temps que je n’ai pas connu, mais lu et découvert chez des écrivains : aux squares, aux pissotières, aux quais de Seine, aux bordels, aux prostitués, à une certaine excitation du danger, de la drague la nuit, etc. Cela me semble un autre monde avec les descentes de police et le reste. Mais à vouloir être comme tout le monde, je me demande si nous ne nous enfermons pas dans la banalité, si nous ne nous installons pas dans des habitudes avec l’ennui qui nous guette. Je constate sur des sites gay une recherche des plaisirs extrêmes pour aller encore plus loin, toujours plus loin, dans les drogues, les pratiques. Je ne porte pas de jugement. Je sais « le gay » excessif et porté à toujours aller de l’avant dans la recherche de la jouissance. Alors je me pose cette question.

    • bullor
      bullor répond à fringale
      observateur
      • Posté à 21h21 le 28/08/2012
      • Internaute 105760
        observateur

      Ah ! l’heureux temps ou les pd étaient méprisés.Je comprends votre nostalgie. A l’époque ils dégoutaient autant que les soupeurs.

      • fringale
        fringale répond à bullor
        Vintage victime..
        • Posté à 21h51 le 28/08/2012
        • 181823
          Vintage victime..

        Il n’y a pas de nostalgie d’un temps que je n’ai pas connu. Je me pose juste une question en tant que gay parce que je connais relativement bien le milieu. Et les soupeurs ne me dégoûtent pas. Chacun son truc.

  • jeanletanneur15
    jeanletanneur15
    forgeron
    • Posté à 23h09 le 28/08/2012
    • Internaute 187223
      forgeron

    Il y a pas mal de jeunes qui voudraient faire le service militaire,c’était utile.Les jeunes étaient occupés à faire des choses pour eux et la société.

  • alangaja
    alangaja
    éthiopique
    • Posté à 04h26 le 29/08/2012
    • Internaute 93690
      éthiopique

    « tandis que certains vont au front, d’autres vont à la poupe ! »
    censuré deux fois.

    • Autist°°Reading
      Autist°°Reading répond à alangaja
      H2G2
      • Posté à 05h05 le 29/08/2012
      • Internaute 191907
        H2G2

      Et t’as encore ton compte ! ! !

      Y a vraiment des privilégiés sur Rue89...

    • A déménagé le 02.01.2013
      • Posté à 07h15 le 29/08/2012
      • Internaute 74652

      La politique de modération serait elle « Don’t ask, don’t tell » .... ?

    • Sarah Pinard
      Sarah Pinard répond à alangaja
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 10h49 le 29/08/2012
      • 183969
        Rue89

      Alangaja,

      Si votre commentaire est censuré c’est parce qu’il est tout simplement faux et rabaissant. Les militaires par définition allaient tous au front, et lorsqu’ils revenaient certains d’entre eux, qui étaient homosexuels, allaient se détendre dans des lieux de plaisirs ou retrouver leur famille.

      • amarré
        amarré répond à Sarah Pinard
        • Posté à 14h10 le 29/08/2012
        • 174877

        Il y avait quand même à l’époque un grand ressentiment contre les « embusqués » et les « planqués de l’arrière ». Les définitions n’englobent pas toujours les exceptions ! Dans les Etats majors on sablait le champagne après avoir distribué une ration de gnôle à ceux qui partaient à l’assaut des tranchées ennemies !

         
        • Sarah Pinard
          Sarah Pinard répond à amarré
          Auteur(e) de l'article Rue89
          • Posté à 15h34 le 29/08/2012
          • 183969
            Rue89

          Mais qui vous dit que « les planqués de l’arrière » étaient gay ? Vous avez une preuve historique ?

          • amarré
            amarré répond à Sarah Pinard
            • Posté à 16h16 le 29/08/2012
            • 174877

            Je réponds à « Les militaires par définition allaient tous au front ». C’est tout. Pour le reste, merci pour cet article agréable à lire et bien documenté.

        2 autres commentaires
  • Virginie AUGROS
    Virginie AUGROS
    employée
    • Posté à 19h41 le 30/08/2012
    • Internaute 98660
      employée

    Dans l’armée, c’est bien connu, il n’y a pas de gays, il n’y a que des hommes qui s’aiment.

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