à lire sur RTBF.be 28/07/2012 à 12h40

« Salope, pute, pétasse » : le quotidien d’une jeune femme dans les rues (de Bruxelles)

Sofie Peeters est partie de son expérience personnelle : il y a deux ans, elle a déménagé de Louvain vers le centre de Bruxelles, le quartier Anneessens plus précisément. Elle a très vite constaté qu’à chaque fois qu’elle se promenait en rue, elle se faisait siffler, insulter ou draguer. Elle s’est alors demandé si elle était particulièrement provocante dans son attitude, ou dans la façon dont elle s’habillait.

Elle a alors décidé de tourner un documentaire sur ce thème. « Je l’ai fait avec une caméra cachée dans les rues », explique-t-elle à la RTBF :

« C’était intéressant parce que les hommes me parlaient d’un ton sexiste et dénigrant. Mais moi j’avais l’air de dire “oui, continue, pas de problème’”.

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  • yrba
    yrba
    là où il faut pas être
    • Posté à 13h28 le 28/07/2012
    • Internaute 118840
      là où il faut pas être

    Après avoir lu l’article du Soir (pénalisation de l’insulte faite aux femmes à partir du 1er septembre 2012), je pense que nous aurons aussi la clique des imbéciles qui vont hurler à la dictature et au politiquement correct, confondant liberté d’expression et liberté d’insultes...

    Bref ça va donner ! ! !

  • Helene71
    Helene71 répond à yrba
    • Posté à 13h29 le 28/07/2012
    • 183538

    En fait, quand on voit tout le documentaire (passé à la télé flamande la semaine dernière), tout ça est abordé, y compris avec les hommes « concernés » eux-mêmes. C’est vraiment bien foutu (mais c’est en flamand), et ça correspond à une réalité que la plupart des femmes des grandes villes connaissent (rien de typique à Bruxelles en fait).

  • We want a shrubbery
    We want a shrubbery
    Fonctionnaire à chat. Ni!
    • Posté à 13h30 le 28/07/2012
    • Internaute 100046
      Fonctionnaire à chat. Ni!

    Si les prolos belges commencent à se conduire comme des parlementaires français, on est mal barrés.

  • Cow-pox
    Cow-pox
    Assise
    • Posté à 15h24 le 28/07/2012
    • Internaute 188568
      Assise

    Il n’y a vraiment, mais alors vraiment pas que dans les quartiers pauvres qu’on peut avoir droit à des réflexions de merde quand on est une femme. J’ai eu droit, il y a un certain temps, dans un lycée rempli de gosses de riches à bien des remarques merdiques dans ce genre. Entre le mec qui transforme mon prénom en m’appelant « clito », celui qui me regarde droit dans les yeux en se malaxant les parties et qui me lance « je te bouffe la chatte », et bien sûr les « salope » et « sale pute ». Est-ce que je portais des mini-jupes ? Tiens, non, que des pantalons. Est-ce que j’avais couché avec certains élèves de la classe ? Ah, tiens, non, à l’époque, je n’étais même jamais sortie avec personne.
    Mieux vaut ne jamais répondre à ces provocations : les insultes seront encore pires ! La meilleure attitude à adopter est de faire comme si on n’avait rien entendu.

  • Bonnequestion
    Bonnequestion répond à Cow-pox
     ?
    • Posté à 15h34 le 28/07/2012
    • Internaute 64815
       ?

    En réalité, les études menées sur le harcèlement sexuel montrent que le silence entretient l’assurance de l’agresseur d’être dans son bon droit, et fait durer la situation d’agression. Mieux vaut exprimer son refus de la situation.

  • Helene71
    Helene71 répond à Natalye
    • Posté à 17h18 le 28/07/2012
    • 183538

    L’intérêt de ce documentaire, c’est justement cette question là : est-ce que se résoudre à « éviter » tel ou tel quartier ou telle ou telle rue pour éviter de se faire importuner, c’est une « bonne » solution ? Est-ce une solution « normale » ?
    Elle, elle choisit effectivement de déménager (bon, en ayant fait un film pour en parler, quand même, ce qui n’est pas rien). Mais on peut trouver que ça revient à accepter le sexisme comme une fatalité. Personnellement, je persiste à vivre normalement, dans ces quartiers aussi, mais ces comportements me dérangent, et je trouve important qu’ils ne soient pas considérés comme « normaux » (et donc « acceptables »).

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