Le casse-tête des ex : pourquoi on réagit si différemment
En couple, ce n’est pas Valérie Trierweiler qui le contredira, on n’est rarement que deux. Il y a souvent des ex, ces hommes et ces femmes qui, même absents, hérissent le poil. Qu’on en parle ou pas, ils sont là : on évoque des « fantômes », une « présence » ; pour certains, l’ex n’existe presque pas ; pour d’autres, il ou elle rend fou.
Alain Héril, psychanalyste du couple, estime qu’être jaloux d’un ex, c’est plutôt banal :
« A partir du moment où on base la construction du couple sur la fidélité, on veut être la seule personne qui compte et inconsciemment, on veut effacer le passé de l’autre. »
Toujours avoir l’air digne et détaché
En matière de jalousie, les hommes et les femmes auraient des comportements différents, affirme le psychanalyste.
Pour résumer, au risque du cliché, les hommes s’inscriraient dans une « rivalité phallique qui s’exprime au niveau de la sexualité, et donc dans la sphère intime » tandis que les femmes s’installeraient plutôt dans une compétition sur la relation, à une contre une. Les premiers voudraient être les meilleurs ; les secondes, les seules.
« Il y a une volonté d’être l’élue de son partenaire, seule sur son piédestal. On veut être dans l’illusion qu’il n’y a rien eu avant nous, que l’autre, on le prend vierge dans ses sentiments. »
Avec les ex, la règle de base, celle qui fait consensus, est pourtant simple : il faut toujours avoir l’air digne et détaché. Mais tout le monde, y compris la première dame de France, ne semble pas maîtriser parfaitement cette conduite.
Pourquoi réagit-on si différemment ? Au-delà des degrés de jalousie propres à chacun – tout le monde n’a pas la même confiance en soi ou la même histoire –, c’est certainement le statut des ex qui détermine les jalousies.
- L’ex parent des enfants (presque intouchable)
- L’ex mystère qui fascine
- L’ex qui ne fait pas peur
- L’ex marionnette
- L’ex qui a trop compté
- L’ex mort(e) (intouchable)
Il y a des ex qu’on ne peut pas ignorer. Par exemple : impossible d’éviter la mère des enfants de son compagnon. C’est une place de choix que personne ne peut nier (« Je fais avec », a écrit Valérie Trierweiler) et il est facile d’en être jalouse.
Hélène – tous les prénoms ont été changés –, la quarantaine, sans enfant, a longtemps vécu avec un homme qui avait un fils d’une première union :
« J’étais très jalouse de son ex. C’était la mère de son enfant et il mettait la priorité sur elle. Tu romps avec la femme mais pas avec la mère de tes enfants. Dès que j’avais l’occasion de lui monter la tête contre elle, je le faisais. Je voulais qu’il la prenne en grippe pour redevenir la plus importante. »
Comportement risqué. Hélène s’est mise en danger en s’attaquant à un bon gros poisson : celle qui a « offert » un enfant à son compagnon. Lui aurait pu finir par s’en agacer. Pire même : le gosse en question aurait pu s’énerver aussi.
Or la règle d’or est plutôt de ne pas se mettre les enfants à dos. Car ça peut constituer une vraie petite armée au service des ex, ces choses-là.
- Sur lefigaro.frUn Français sur cinq espionne son conjoint
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Piment d'oisif
Piment d'oisif
Les filles dans nos cœurs
Font des travaux d’aménagement
Souvent au marteau piqueur
Et sans ménagement
Si vous voyiez dans ma poitrine le chantier
Il se peut que par déprime comme moi vous chantiez
Caterpillar dans la lingerie fine
Dans l’eau de Shalimar les barres à mines
Pour tout démolir de nos anciens braseros
Effacer les souvenirs et repartir à zéro
Les filles dans nos coeurs
Font leurs grands travaux
Pour qu’on redevienne enfants d’cœurs
Des p’tits nouveaux
Alors bulldozers grosses machines pelleteuses
Regardez dans ma poitrine le trou qu’elles creusent
Les filles nous font pas peur
Parce qu’elles sont toutes petites
Mais elles nettoient dans nos cœurs
A la dynamite
Pour ôter les anciennes douceurs de cousines
Qui nous avaient demandé l’heure un soir en cuisine
(Alain Souchon)




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