Cerveaux roses et bleus 16/06/2012 à 12h45

Hommes-femmes : pour Vidal, aucune différence dans le cerveau n’est innée

Renée Greusard | Journaliste Rue89

Une personne s'apprête à manger un cerveau rose, puis bleu (Tristen West/Flickr/CC)

Une personne s’apprête à manger un cerveau rose, puis bleu

Photo : Tristen West/Flickr/CC. Montage : Leonardo da Cerdan.

Les hommes et les femmes ont-ils le même cerveau ? L’interview que nous avons publiée de Susan Pinker, le 10 juin, a fait débat aussi bien parmi vous, riverains, que dans la rédaction de Rue89.

Psychologue et chroniqueuse – au quotidien canadien The Globe and Mail –, Pinker évoque notamment des différences entre les cerveaux des hommes et ceux des femmes. « Des différences subtiles dans l’architecture neuronale et la connectivité cérébrale. »

Catherine Vidal, neurobiologiste et auteure de « Hommes, femmes : avons-nous le même cerveau ? » a accepté de réagir à cette interview.

Rue89 : Qu’avez-vous pensé des propos de Susan Pinker dans l’interview publiée sur Rue89 sur les différences hommes-femmes ?


Catherine Vidal (DR)

Catherine Vidal : Susan Pinker fait référence à des travaux en IRM qui s’intéressent au fonctionnement du cerveau, chez les hommes et chez les femmes. Citer ces travaux de façon extrêmement peu explicative et peu détaillée pose problème sur le plan de la réalité scientifique.

Il faut voir que quand on fait une expérience en IRM, le nombre de sujets est toujours faible. Il n’y a souvent qu’une vingtaine de personnes testées, parce que ce sont des expériences qui coûtent cher à mettre en œuvre, et qu’on ne va pas passer 150 personnes dans la machine.

La notion d’échantillon est donc très importante. On ne peut pas, à partir de vingt personnes, généraliser à toute l’humanité. Il faut de la rigueur scientifique.

Ensuite, les tests en IRM posent aussi souvent problème, ils sont très éloignés de la réalité. On prend les personnes, on les met dans une machine IRM. Vous êtes immobile, la machine fait un bruit de mitraillette et on vous demande de faire une tâche de calcul mental, par exemple.

Vous avez un exemple de ce problème de méthodologie ?

Il y a un très bel exemple. C’est celui justement dont parle aussi Susan Pinker sur le langage. Il y a eu une expérience sur cette fonction qui a montré que les hommes activent un hémisphère et les femmes, deux.

Cette expérience a été publiée en 1995, c’est-à-dire il y a longtemps. On était juste au début de l’IRM. Depuis, de nombreux chercheurs ont tenté de reproduire ces expériences.

En sciences, on fait ce qu’on appelle des métaanalyses, des études qui rassemblent tous les travaux qui ont été faits en IRM sur les aires du langage, avec des hommes et des femmes.

La métaanalyse de référence sur ce sujet a été publiée en 2009, elle portait sur 2 000 hommes et femmes testés. On s’est aperçu alors que statistiquement parlant, il n’y a pas de différences dans la répartition des aires du langage dans le cerveau.

Ainsi, quand on utilise un échantillon important, les différences qu’on avait pu voir sur un petit échantillon se trouvent gommées. Et par ailleurs, sur le langage, sur 10 000 expériences faites en dix ans, il n’y a que 2,5% des travaux qui montrent des différences entre les sexes.

Ces résultats s’expliquent par le fait que nous avons tous et toutes des cerveaux différents. C’est bien ce que montrent les expériences en IRM : les différences entre les personnes d’un même sexe sont plus importantes que les différences entre les sexes.

Où en est la recherche sur le cerveau ?

A l’heure actuelle, un des grands problèmes, c’est de comprendre la relation entre la structure du cerveau et son fonctionnement. Il y a ce cas assez exemplaire d’un patient qui est allé consulter à l’hôpital de la Timone, en 2007. Il est venu à cause d’une légère faiblesse à la jambe. On lui a fait passer un IRM et on s’est rendu compte que son crâne était rempli de liquide. Son cerveau était réduit à une mince couche collée sur les parois du crâne.

Il se trouve qu’à la naissance, cet homme souffrait d’hydrocéphalie. Dans ces cas-là, les médecins le voient tout de suite et ils installent un drain pour évacuer le liquide. Là, le drain s’est bouché et au cours des années, la pression du liquide a refoulé le cerveau sur les parois du crâne.


Présentation du cerveau du patient de l’hôpital de la Timone (Catherine Vidal)

Quelles sont les implications de ce cas ?

C’est un très bel exemple de ce qu’on appelle la plasticité du cerveau qui montre aussi la difficulté de faire des relations entre structure et fonction. Comment un tel cerveau peut-il fonctionner aussi bien ? Cette personne était tout à fait normale, c’est simplement à ses 44 ans, alors qu’elle avait une vie ordinaire, qu’on s’est rendu compte que son cerveau avait cette forme invraisemblable.

Nous, neurobiologistes, vivons une révolution conceptuelle dans la façon dont on conçoit le cerveau avec cette plasticité cérébrale. Cette révolution vient de l’imagerie qui nous permet de faire des études chez l’humain. Avant, on n’avait que des cerveaux dans du formol ou des données cliniques. C’était limité.

Aujourd’hui, même si on ne peut pas faire dire trop de choses à l’IRM – comme je vous l’ai dit, il faut de la rigueur scientifique –, on a une vision complètement différente du cerveau.

Qu’on voit des différences entre les cerveaux des hommes et des femmes, pourquoi pas ? Mais qu’est-ce que cela signifie sur le plan des fonctions ?

Qu’englobe-t-on dans cette notion de plasticité du cerveau ?

On sait que le cerveau se modifie en permanence en fonction des apprentissages et de nos expériences de la vie. Des zones peuvent s’épaissir, se rétrécir. Rien n’est jamais immuable. A tous les moments de la vie, on peut développer des nouveaux talents, de nouveaux traits dans nos personnalités.

Dès qu’on stimule le cerveau, il peut se modifier donc ?

Un cerveau ne peut se construire qu’en interaction avec l’environnement. Notre cerveau, à la naissance, n’est pas achevé. Seuls 10% de nos 100 milliards de neurones sont connectés entre eux. Le reste va se connecter en fonction du développement de l’enfant. Sans interaction avec l’environnement, le cerveau ne se fabrique pas.

Un exemple de cette plasticité ?

Il y a le fameux test de rotation mentale d’un objet en trois dimensions. Souvent, statistiquement, les hommes sont meilleurs dans ce test. Mais il faut nuancer. Les différences de capacités dans ce test, on les observe à l’adolescence et pas avant. De plus, quand on fait faire le test pendant une semaine, les scores s’égalisent : à la fin, hommes et femmes progressent au même rythme.

Il y a des expériences encore plus jolies autour de ce test. Si on décide de le faire passer dans une classe et qu’avant le test, le professeur annonce que c’est un test de géométrie, les garçons le réussissent mieux. En revanche, quand le professeur annonce un test de dessin, les filles le réussissent mieux.

On voit bien ici l’importance du contexte dans lequel s’effectue une expérience (les psychologues le savent bien). Les filles ont intériorisé le stéréotype selon lequel elles sont moins bonnes en maths. Elles ont moins confiance en elles et, du coup, vont moins bien réussir.

Dans le sens inverse, on sait que les hommes sont moins bons dans les tests de langage, mais avec de l’entraînement, les scores s’égalisent.

Quand on connaît l’avancée de ces connaissances, le discours présenté par Susan Pinker ne tient pas. Ce qu’elle défend, ce sont des idées qui datent d’il y a cinquante ans. Or, depuis cinquante ans, on a fait des progrès gigantesques.

Susan Pinker parle aussi du rôle déterminant des hormones, et notamment des ocytocines.

L’idée que nos comportements puissent être régis de façon inconsciente par des hormones, c’est-à-dire à notre insu, date aussi d’il y a environ cinquante ans. A cette époque, beaucoup d’études ont été faites pour essayer de comprendre l’action des hormones sexuelles, elles ont notamment mené à la pilule.

Il y a eu aussi des études qui montraient que chez les rats, l’ocytocine avait un rôle dans les soins de la mère au petit. On ne peut pas extrapoler ces résultats chez l’humain. Si on veut dire que l’ocytocine a un rôle dans l’empathie ou encore « l’instinct maternel », il faut pouvoir faire de l’expérimentation.

Le problème, c’est qu’il n’en existe aucune qui soit possible. On ne va pas, chez une femme qui vient d’avoir un bébé, faire une ponction dans son liquide cérébral pour regarder le taux d’ocytocines qui y existe et observer si elle s’occupe bien de son bébé...

Susan Pinker parle de sprays d’ocytocine...

On utilise des sprays parce que l’ocytocine, dès qu’on l’injecte dans le sang, elle est tout de suite dégradée. On fait donc sniffer de l’ocytocine en spray nasal aux gens en se disant qu’elle va se dissoudre dans la muqueuse nasale et peut-être avoir une chance d’atteindre la circulation du cerveau. Mais tout ça, ce ne sont que des hypothèses.

Alors pour mesurer l’empathie, imaginez : on met vingt personnes dans la machine IRM, on leur montre des photos avec des visages gracieux et d’autres plus hargneux. On leur demande si elles ont trouvé les personnes sympathiques ou pas, puis on leur fait sniffer l’ocytocine et là, on s’aperçoit qu’elles ont plus de sympathie.

On est dans des cadres expérimentaux qui sont complètement artificiels par rapport à la vraie vie.

Mais est-ce que les hormones peuvent déterminer des comportements durablement ?

Certains laissent croire qu’on aurait des pulsions impossibles à réprimer. Par exemple, pour « l’instinct maternel », la femme forcément, biologiquement, serait plus attentive à son bébé.

Ce qu’il faut bien réaliser, c’est que chez l’humain, aucun instinct ne s’exprime à l’état brut. Tous les comportements qu’on qualifie d’« instinctifs » sont contrôlés par la culture.

Si on prend par exemple la faim et la soif, qui sont extrêmement programmées, il y a beaucoup d’hormones qui interviennent dans leurs processus de déclenchement. Or, l’être humain est capable de faire une grève de la faim. Il est capable de court-circuiter complètement cette programmation instinctive.

Et si on a faim, ce n’est pas non plus pour ça qu’on va voler une pomme à l’étalage.

Mais si les animaux sont gouvernés par leurs hormones, pourquoi n’est-ce pas le cas des humains ?

Parce que justement, l’être humain a un cerveau unique en son genre, avec un cortex cérébral qui s’est tellement développé qu’il a dû se plisser pour tenir dans la boîte crânienne.

Avec les moyens informatiques actuels, on est capable de déplier virtuellement ce cortex cérébral. Et on se rend compte alors qu’il fait une surface de 2 m2 sur 3 mm d’épaisseur. C’est dix fois plus que chez le singe.

C’est cette extension du cortex cérébral qui, d’après les spécialistes de l’évolution, a permis l’émergence des fonctions cognitives propres à l’homme : le langage, la conscience de soi, aller au-delà du réel, se projeter dans l’avenir, tout ce qui nous confère notre liberté.

L’être humain fonctionne d’abord par des stratégies intelligentes, basées sur des représentations mentales et elles ne sont absolument pas déterminées par les hormones.

Est-ce qu’il a un consensus sur ces questions ?

Neuroéthique contre neurosexisme

En réaction au neurosexisme, un groupe de scientifiques (sociologues, anthropologues, neurobiologistes, etc.) veut s’inscrire dans la neuroéthique. Ils viennent donc de constituer un réseau international, le « Neurogendering network ».

Son but est d’analyser comment les travaux sur les hommes et les femmes sont transmis par les scientifiques, et comment ces travaux sont repris dans les médias. Le réseau tiendra son congrès à Vienne en septembre 2012.

On ne peut pas imaginer qu’il puisse exister une pratique scientifique qui ne soit pas influencée par le contexte social et culturel, ou par certaines idéologies.

Les scientifiques, ce ne sont pas des personnes en blouse blanche enfermées dans leur laboratoire et influencées par rien.

La notion de science doit toujours se comprendre dans un environnement, à un moment donné. On ne peut pas échapper à ça, il faut simplement en avoir conscience et quand il y a des débats, essayer de faire la part des choses.

Aujourd’hui, il y a davantage de travaux sur ces questions-là et il y a des débats. C’est très bien, c’est grâce aux débats qu’on progresse. Néanmoins, il y a aussi un regain des idées du déterminisme biologique.

Dire : « Je vois des différences dans les aires du langage entre les hommes et les femmes, ce qui explique que les femmes sont plus bavardes » n’est pas anodin. Il y a un fossé entre la réalité de l’expérience en IRM et l’interprétation qui en est faite. Il y a des dérives.

Infos pratiques
« Hommes, femmes : avons-nous le même cerveau ? »
de Catherine Vidal
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  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 17h18 le 16/06/2012
    • Internaute 134590

    Aaaaaaah, les doux noms des bleds gaspésiens...

    ça doit faire petit, la Tourraine, quand on y reviens ! ! !

    • Le Gaspésien
      • Posté à 17h21 le 16/06/2012
      • Internaute 119587

      J’y suis depuis qq mois seulement. 3ème circo d’Indre & Loire (députée sortante Marisol Touraine) demain je vote Mélenchon, j’avais gardé un bulletin.

  • Pili pili
    Pili pili
    Piment d'oisif
    • Posté à 15h22 le 16/06/2012
    • Internaute 188535
      Piment d'oisif

    On pourrait tenter un épandage d’ocytocine sur Hénin-Beaumont, ça ferait un paquet de cobayes d’un coup.

  • bullor
    bullor
    observateur
    • Posté à 15h28 le 16/06/2012
    • Internaute 105760
      observateur

    Beaucoup de parti pris et peu d’argument vraiment scientifique dans cette interview, de plus une neurobiologiste n’est pas la mieux placée pour discuter des conséquences comportementales de structures cérébrales de bas niveaux. C’est un peu comme de vouloir apprécier les qualités d’un danseur à partir de la conformation de ses cellules.
    Bref, de l’idéologie pro-genre sous couvert d’objectivité scientifique.

    • Lionel06
      Lionel06 répond à bullor
      Dessoucheur
      • Posté à 16h19 le 16/06/2012
      • Internaute 30683
        Dessoucheur

      Le pauvre Bullor n’aime ni les bobos, ni les femmes, ni les musulmans.

      De là à en déduire que Bullor est un homme aigri avec le poignet droit hypertrophié, c’est un peu facile...

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 17h15 le 16/06/2012
      • Internaute 134590

      Il est hors de doute que votre fine analyse est, quant à elle, hautement objective et scientifiquement d’une tenue impeccable, hein...

      D’ailleurs, un troll est tellement plus pertinent qu’une neuro-biologiste pour parler du cerveau... un organe fait... de nerfs. Quelle conne, dis donc !

      Bref.Je rejoins Lionel06 dans son diagnostic : par de cerveau, mais une groooooooooooooosse misère affective et sexuelle.

      Trouvez vous des amis, vous verrez, c’est tellement plus efficace que la haine conne pour se sentir bien !
      Ou fumez des joints. Non, mieux ! Fumez des joints avec des amis : vous NOUS et vous VOUS ferez des vacances...

  • tasmania-
    tasmania-
    actif
    • Posté à 15h37 le 16/06/2012
    • Internaute 187067
      actif

    Catherine Vidal ou le néolyssenkisme.

    « Cette personne était tout à fait normale »

    On est sensé gober cette niaiserie sur la foi de son titre de « neurobiologiste » ?

    • Lionel06
      Lionel06 répond à tasmania-
      Dessoucheur
      • Posté à 16h15 le 16/06/2012
      • Internaute 30683
        Dessoucheur

      Tiens, vl’a les machos bas du front qui rappliquent !

      Leur slogan : « Ne touchez pas à nos stéréotypes ».

      Un conseil : prenez votre Bible ou votre Coran sous le bras et foutez-nous la paix.

      • soutenable lourdeur du néant
        • Posté à 16h52 le 16/06/2012
        • Internaute 134590

        Les mêmes qui, dans l’article faussement scientifique de la canadienne idéologue, nous parlaient hormones, gènes et sciences dures...

        Soudain, la neurobiologie devient une charlatanerie et la scientifique une méchante sorcière féministe.

        Bref. Comme les moustiques et les mouches à merde, et pour paraphraser Hortefeux, des trolls, « quand y’en a un, ça va, c’est quand ils sont plusieurs que les soucis commencent ».

        Avant Internet, savait-on seulement que ce genre de psychose existait ?

         
        • A déménagé le 13 juillet 2012
          • Posté à 17h06 le 16/06/2012
          • Internaute 2907

          Toujours l’injure à la bouche : typique des nigauds de la théorie du genre

          • soutenable lourdeur du néant
            • Posté à 17h17 le 16/06/2012
            • Internaute 134590

            On ne peut pas être tous un puits de sciences, de références pertinentes et de démonstrations brillantes comme vous !

            Que voulez-vous, je ne suis qu’une faible femme, pas un grrrrrrrrrrrrand penseur de votre genre, l’auteur génial des plus belles réflexions étant sorties de l’esprit d’un être supérieur, comme vous...

            PS : insultes ? J’en vois une dans votre commentaire (comme dans quasi tous, c’est le propre du troll)... pas dans le mien.

            Le bonjour chez vous, et fermez bien la porte en sortant.

            • A déménagé le 13 juillet 2012
              • Posté à 17h50 le 16/06/2012
              • Internaute 2907

              Exemple d’insultes : traiter les gens de mouche à merde, de troll, de frustré et de bas du front simplement parce qu’ils laissent une critique mesurée de l’article

              • soutenable lourdeur du néant
                • Posté à 17h57 le 16/06/2012
                • Internaute 134590

                C’est pas des insultes, ce sont des qualificatifs mesurés (vous qui considérez les petites éructations des trolls comme des « critiques mesurées »... vous laissez la porte ouverte à toutes les fenêtres).

                Quant à « frustré » et « bas du front », il ne s’agit pas de mes mots mais de ceux de Lionel06, avec lesquels je suis en parfait accord, d’ailleurs.

                Et vous n’avez qu’à ne pas le prendre pour vous... ce ne vous était pas nominalement destiné, que je sache.

                • A déménagé le 13 juillet 2012
                  • Posté à 19h51 le 16/06/2012
                  • Internaute 2907

                  Relisez le message de Bullor : aucune insulte

                  Relisez le message de Tasmania : pas d’insultes si ce n’est le qualificatif de néolyssenkisme.

                  Relisez les horreurs postées en réponse par Lionel06 et vous-même

                  • Lionel06
                    • Posté à 20h26 le 16/06/2012
                    • Internaute 30683
                      Dessoucheur

                    « niaiserie » ce n’est pas insultant pour qualifier le travail de recherche de cette neurobiologiste ?

                    Même s’ils ne contiennent pas de gros mots, vos commentaires comme ceux de Tasmania sont souvent une insulte à l’intelligence. Je n’ai pas la mémoire courte, désolé pour vous...

        • tasmania-
          • Posté à 20h59 le 16/06/2012
          • Internaute 187067
            actif

          Tu savais que chez l’homme de Neandertal (extrêmement proche d’homo sapiens, il y a un débat pour savoir s’il s’agissait d’une espèce différente ou d’une sous-espèce), la capacité crânienne des hommes était en moyenne de 1600 centimètres cubes, contre 1300 cc pour les femmes ?

          Mon petit doigt me souffle que s’ils avaient joué aux échecs, les hommes de Neandertal auraient mis la branlée aux femmes de Neandertal, exactement comme chez homo sapiens.

          Sur les 800 meilleurs joueurs d’échec au monde, en ce moment,, il y a douze femmes.

          Si comme le fabule Catherine Vidal, le cerveau est une matière infiniment malléable, il serait temps que les femmes découvrent les vertus magiques de « la plasticité ».

          • Lionel06
            Lionel06 répond à tasmania-
            Dessoucheur
            • Posté à 00h40 le 17/06/2012
            • Internaute 30683
              Dessoucheur

            Arf ! Les jeux d’échec comme critères d’intelligence maintenant.
            Et pourquoi pas le QI tant qu’à faire (une grosse fumisterie) ?

            Si tu prenais la peine de te servir de ton cerveau, tu aurais compris le fond de l’article et cela t’aurait servi de bonne leçon.
            Pour faire bref : si l’entourage culturel (famille et société) incitait tous les enfants, garçons comme filles, à jouer aux échecs dès leurs plus jeunes âges, et s’il y avait autant d’acceptation sociale pour les joueuses que pour les joueurs d’échecs, les quotas observés aujourd’hui seraient complètement balayés.

            • tasmania-
              tasmania- répond à Lionel06
              actif
              • Posté à 16h13 le 17/06/2012
              • Internaute 187067
                actif

              Oui je sais, les personnes à petit QI ont tendance à penser que les tests de QI sont bidons.

              Les médecins de l’hôpital de la Timone qui ont pris en charge le patient hydrocéphale évoqué dans l’article ont l’air d’accorder un certain crédit à ces tests, puisqu’ils les ont fait passer à cette personne.

              Catherine Vidal a raison : avec 75 de QI, on a affaire à un débile léger harmonieux « tout à fait normal » et « sans aucune anomalie du fonctionnement du cerveau ! ».

              Je suis certain que si on lui faisait passer une batterie complète de tests divers et variés, on découvrirait une foultitude de déficits.

            • tasmania-
              tasmania- répond à Lionel06
              actif
              • Posté à 16h17 le 17/06/2012
              • Internaute 187067
                actif

              J’ai oublié le lien :

              Lien

          • soutenable lourdeur du néant
            • Posté à 14h20 le 17/06/2012
            • Internaute 134590

            Oh, tu sais mon gros Nénderthalien, il faudrait que tu te rappelles de deux choses. Deux petites choses, ce ne devrait pas être trop compliqué.

            1. Néanderthal avait un plus gros cerveau que toi, petit sapiens... Il était pourtant moins intelligent que Sapiens Sapiens... (pas forcément que toi, hein...)
            Lien

            2. Tu te sers d’environs 3%à 10% de ton cerveau (toi, probablement autour de 2%). Du coup, qu’il fasse 2 ou 200 kilos, tu ne te serviras que d’une fraction.
            Une femme peut donc se servir PLUS de leur cerveau qu’un homme et l’intelligence n’est pas une question de taille, mais de qualité d’usage.

            Une« fée » plasticité dont tes commentaires de troll fatigué montrent à quel point elle n’est pas souvent passée par chez toi.

            Tasmania, l’autre cauchemar de Darwin.

            • tasmania-
              • Posté à 07h27 le 18/06/2012
              • Internaute 187067
                actif

              « Tu te sers d’environs 3%à 10% de ton cerveau. »

              Tu as lu ça dans Jeune et jolie ?

              • soutenable lourdeur du néant
                • Posté à 13h33 le 18/06/2012
                • Internaute 134590

                Vous n’avez jamais entendu parler du « mythe des 10% » ? Il semble que seul un faible pourcentage du cerveau soit en permanence actif et qu’on utilise JAMAIS sa pleine capacité.

                Lien
                Lien

                en tout cas, ils ont pas dû en parler dans « vieux, moche et con », sinon vous seriez tombé dessus...

                PS : Vous avez laissé tomber votre fameux argument Néanderthalien bien piteusement, je trouve... Dès qu’on vous surprend le nez dans vos petites inventions farfelues, vous faites comme si de rien était en passant subitement à autre chose ! Vous nous croyez aussi peu doués que vous ?

                Morale de tout ça ? Arrêter votre abonnement à Chasse, pêche, Foot et Bière et commencer à vous renseigner, vous semblez avoir pas mal de trucs à rattraper.

                • tasmania-
                  • Posté à 19h10 le 18/06/2012
                  • Internaute 187067
                    actif

                  Tes liens disent le contraire de ce que tu affirmes. Tu ne serais pas aussi blonde que Vidal ?

                  Ce n’est pas moi qui suis responsable de la supériorité intellectuelle des hommes. Je ne fais que la constater, dans à peu près tous les domaines. Ca ne sert à rien de m’engueuler.

                  Il y a des raisons évolutives profondes à cela. Les mâles sont soumis à une sélection sexuelle que ne connaissent pas les femelles. Dans les espèces polygynes (dont fait partie homo sapiens) ils doivent s’affronter pour devenir dominant.

                  Pour cela ils développent des traits hypertéliques qu’on ne retrouve pas chez les femelles : les plumes du paon, les bois du cerf, les pinces du lucarne cerf volant.

                  Celui qui gagne la compétition inter-mâles est aussi celui qui gagne les faveurs des femelles. C’est lui qui jouit des honneurs de niquer.

                  Les hommes se battent aussi entre eux, avec leurs armes cognitives. De même que les cerfs ont développé d’énormes bois, les hommes ont développé de grosses capacités cognitives pour s’affronter. Les femmes n’ont aucun besoin d’investir autant de ressources dans cet organe de combat qu’est le cerveau. Elles peuvent se focaliser sur leur mission procréatrice.

                  Et les gagnants de ces joutes cognitives sans pitié sont aussi ceux qui accèdent le plus facilement aux femelles.

                  C’est de votre faute si nous sommes plus intelligents, plus créatifs, plus drôles que vous.

                  Le jour où les femmes préféreront baiser avec un crétin plutôt qu’un génie, ce sera le premier pas vers la parité.

                  Une compréhension basique de la théorie de l’évolution suffit à savoir que cela n’arrivera jamais et que la supériorité intellectuelle de l’homme sur la femme tend vers l’éternité.

                  D’ailleurs j’ai l’impression que les féministes se fichent pas mal de rivaliser avec les hommes. Ce qu’elles veulent, c’est simplement de l’argent. Elles veulent rivaliser avec les hommes sur le plan des revenus, pas celui de la production.

                  Elles se contenteraient parfaitement de produire des oeuvres artistiques médiocres par rapport à celles des hommes, si elles parvenaient à obtenir les récompenses financières qui sont souvent le corrolaire du talent.

                  Les hommes sont davantage focalisés sur la qualité foncière de leur travail. Les féministes parviennent très bien à se consoler de la médiocrité de leur performance, pourvu qu’il y ait parité de revenu avec les hommes - même si la production de ces dernier est très supérieure.

                  Bref, ce sont deux mondes à part.

        15 autres commentaires
      • tasmania-
        tasmania- répond à Lionel06
        actif
        • Posté à 21h24 le 16/06/2012
        • Internaute 187067
          actif

        L’intelligence et le savoir permettent de contrôler l’environnement pour son profit personnel.

        Quand on se classe avec enthousiasme parmi les « opprimés » de ce monde, c’est qu’on n’a pas l’impression de contrôler grand-chose à son environnement. C’est un aveu d’impuissance du cerveau.

        Moi j’ai plutôt tendance à me ranger dans le camp des oppresseurs. Mes « stéréotypes » m’ont toujours paru constituer d’excellents outils de maitrise et de domination.

        C’est tout ce que je leur demande. Si ça marche, c’est que c’est vrai.

         
        • soutenable lourdeur du néant
          • Posté à 13h36 le 18/06/2012
          • Internaute 134590

          « Moi j’ai plutôt tendance à me ranger dans le camp des oppresseurs. Mes “ stéréotypes ” m’ont toujours paru constituer d’excellents outils de maitrise et de domination. »

          Vous avez donc été au pays des cons ? Parce que je vois mal comment un frustré collé à la journée longue derrière son ordi à répandre des commentaires trollesques, stupides et haineux sur les forums... peut sérieusement se sentir Winner, en « maîtrise et domination de son environnement »... ou alors, c’est que vous êtes en plein délire...

          Sympa, les petits trips de puissance, mais faudrait voir à voir un psy, parce que si ça dégénère, vous risquez de devenir sacrément dangereux pour la société.

          • tasmania-
            • Posté à 19h21 le 18/06/2012
            • Internaute 187067
              actif

            Il me reste à pondre 2700 commentaires avant de te rattraper.

            Certaines personnes font des poses cigarettes pour se détendre entre deux heures de travail. Ils discutent avec leurs collègues.
            Moi je fais des poses ’actu et je papote avec les internautes. En plus c’est pas inutile pour mon travail.

          • tasmania-
            • Posté à 19h23 le 18/06/2012
            • Internaute 187067
              actif

            Hier tu m’avais accordé un rond rouge pour la qualité de mon commentaire. Mais depuis - je le constate - je suis parvenu à te vexer et tu m’as sanctionné en me retirant ton approbation.

            J’essaierai de faire plus attention à l’avenir.

        4 autres commentaires
  • Noélie Buisson-Descombes
    Noélie Buisson-Descombes
    Militante débutante, (...)
    • Posté à 17h59 le 16/06/2012
    • Internaute 167514
      Militante débutante, (...)

    Il serait intéressant d’intégrer dans les études de ce type des questions sur l’éducation notamment, ou les variantes culturelles (selon les cultures, des traits de caractère différents peuvent considérés comme virils ou féminins). Par exemple on peut imaginer des questions du type : « pensez-vous avoir été élevé(e) comme vos frères/soeurs de l’autre sexe ? » ; « vos parents se considéraient-ils comme féministes ? », portiez-vous du rose/du bleu ? », « jouiez-vous avec les jouets généralement considérés comme étant ceux du sexe opposé ? » ; aidiez-vous vos parents/votre mère à faire le ménage, gardiez-vous vos petits frères et soeurs ? »
    Ca permettrait peut-être de dégager des différences au niveau de l’éducation...

    Ceci dit, il est évident que les hormones peuvent avoir une influence, sur le moral, la libido... sans doute sur l’agressivité. Alors pourquoi pas sur le comportement notamment social ? Je pense que les deux positions dénotent d’un biais : l’une en faveur de l’essentialisme du genre, l’autre antisexiste (et surtout anthropocentriste).

    Pourtant, on peut reconnaître que bien que statistiquement, les Africains courent plus vite, pour de vraies raisons anatomiques et physiologiques, tous ne doivent pas forcément devenir athlètes, loin de là. De même quand admettra-t-on que si différence essentielles il y a entre hommes et femmes, nom de Dieu, ON S’EN FOUT ! Et laisser les enfants et les adultes être ce qu’ils sont... En veillant à ce qu’ils soient traités à la même enseigne quels que soient leur sexe ou leur genre, ce qui exclut les préjugés non fondés, le sexisme et la discrimination... mais aussi la discrimination positive et donc les quotas paritaires

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 18h01 le 16/06/2012
    • Internaute 121073
      geek

    pour le langage c’est bien normal ,les femmes parlent entre 2 et 4 fois plus que les hommes ,donc l’utilisent beaucoup plus à cet usage , les hommes se servant beaucoup plus d’autres zones comme la mémoire spatio temporelle ,l’apprentissage ,données qui étaient nécessaires pour la chasse ,mais le cerveau s’adapte en fonction des sollicitations rien n’est figé ,il n’a pas réellement de sexe ,c’est comme un ordinateur sans logiciels ,il attend données et programmes.

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 18h26 le 16/06/2012
      • Internaute 134590

      Lien

      on dirait que ces fameux usages différenciés du cerveau sont aussi des mythes, et que femmes et hommes s’en servent sensiblement de la mème manière, c’est-à-dire, comme vous le mentionnez, en s’adaptant à leur environnement !

      On dirait que la neuroscience n’a pas fini de surprendre !

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 18h33 le 16/06/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    .

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 18h40 le 16/06/2012
      • Internaute 134590

      Mettez donc la seconde image, celle où le noir tient le petit cerveau !

      Elle est très drôle aussi.

      Mon ami Adolf a la mème avec un juif, elle est géniale.

      Sinon, moi, j’ai la mème avec les racistes, tous les racistes, ceux envers les noirs, les juifs... et les femmes. Et c’est vous qui y tenez le petit cerveau.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à soutenable lourdeur du néant
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 20h31 le 16/06/2012
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        ►« On peut faire de l’humour avec n’importe quoi,
        mais pas avec n’importe qui »

        ..Votre commentaire est minable, insoutenable, lourd et nullissime.

         
        • Karavi
          Karavi répond à Pierrrrre
          obsolescence programmée ((
          • Posté à 22h43 le 16/06/2012
          • Internaute 113192
            obsolescence programmée ((

          Si c’est tout ce que vous inspire l’article, vous feriez mieux de la boucler.

          Je ne vois pas où est l’humour là-dedans ! C’est vraiment de bas étage.

          Heureusement que tous les mecs ne vous ressemblent pas, parce que là, vous êtes plutôt en train de leur faire du tort...

        • soutenable lourdeur du néant
          • Posté à 14h21 le 17/06/2012
          • Internaute 134590

          « ..Votre commentaire est minable, insoutenable, lourd et nullissime. »

          Merci, toi aussi !

        2 autres commentaires
  • jino83
    • Posté à 18h40 le 16/06/2012
    • 159282

    Ça fait plaisir de lire cet article pour remettre a leur place les propos puant de la Susan Pinker .

  • ni soumise ni rebelle
    ni soumise ni rebelle
    sans profession
    • Posté à 18h56 le 16/06/2012
    • Internaute 60828
      sans profession

    l’important ,comme le dit vidal,est de debattre.
    perso,il me semble evident que depuis qu’on connait la plasticite du cerveau, on doit rajouter un 3eme element au debat inne/culturel c’est la volonte ou plutot l’apport personnel.
    et puis il me semble que logiquement plus les moyens d’echanges culturels se developpent et s’intensifient plus le role de l’inne s’affaiblit.
    ce qui m’inquiete moi c’est que pour eviter des conflits de valeurs irrespectueux envers les uns ou des autres on a tendance a vouloir uniformiser.
    les differences c’est notre richesse et doivent etre « soutenues » culturellement,notre pauvrete c’est notre difficulte a echanger avec l’autre et le respecter.
    ceci dit, je comprends bien que la pleine expression de la difference entre chaque etre humain est probablement directement liee a notre capacite personnelle de sortir des « archetypes » qui servent de base a toutes societes.

  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 18h54 le 16/06/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    Des différences subtiles dans l’architecture neuronale et la connectivité cérébrale

    ben ouié , les femmes c du 56k , nous les mâles ont est à 10 giga voir plus

  • bibimbap
    bibimbap
    en travaux
    • Posté à 19h52 le 16/06/2012
    • Internaute 86441
      en travaux

    Ouf, merci Renée !

  • cactusun
    cactusun
    retraité
    • Posté à 21h40 le 16/06/2012
    • Internaute 50486
      retraité

    Article très intéressant. Si je voulais en garder ce qui me semble essentiel, je choisirais ces deux phrases :

    « Ce qu’il faut bien réaliser, c’est que chez l’humain, aucun instinct ne s’exprime à l’état brut. Tous les comportements qu’on qualifie d’“ instinctifs ” sont contrôlés par la culture. »

    Les hommes et les femmes ont des différences notables dans leur développement, dues aux contraintes de l’évolution et concernant la plupart de leurs organes. Le cerveau ne saurait faire exception. Mais on sait aussi que la culture, le mode de vie, modifient très fortement ces différences. La plasticité extraordinaire du cerveau en fait un organe certainement encore bien plus sensible aux contraintes extérieures. Comparer des cerveaux masculins et féminins revient alors à comparer principalement l’effet de modes d’adaptations acquis, conséquences de nos modes de fonctionnement culturels.

  • Capitaine Lama
    Capitaine Lama
    Demain dès l'aube
    • Posté à 22h11 le 16/06/2012
    • 178822
      Demain dès l'aube

    A la lecture de cet article, ma copine m’a dit : ’’on a peut être le même cerveau que les hommes, mais dieu merci ! on ne l’utilise pas pareil.’’

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 14h23 le 17/06/2012
      • Internaute 134590

      votre copine devrait relire l’article, puis acheter le livre. Et si après ça elle n’a toujours pas compris, larguez-là parce qu’il n’y aura plus rien à faire ! ! !

      Ce genre de phrase est aussi insultante pour les femmes que pour les hommes. Il est vraiment désespérant que les nanas l’aient reprise à leur compte...

      • Capitaine Lama
        Capitaine Lama répond à soutenable lourdeur du néant
        Demain dès l'aube
        • Posté à 16h09 le 17/06/2012
        • 178822
          Demain dès l'aube

        Pff, le cureton, on se calme et on apprend le second degrés.
        Et non, ma phrase n’a rien d’insultant pour personne : nous naissons libre et égaux en droit. La question des différences femmes/hommes n’est que scientifique. Cela signifie que, qt bien même les femmes naîtraient avec un cerveau rose à pois et les hommes avec un cerveau bleu à rayure, ils restauraient libre et égaux en droit. De l’altérité, réelle ou supposée, ne devraient découler aucune inégalité. C’est qd même un point centrale dans nos sociétés.
        Donc, l’argument biologique, qu’il aille dans un sens ou l’autre, est nulle et non avenue (et je dirai même puant).

         
        • soutenable lourdeur du néant
          • Posté à 16h15 le 17/06/2012
          • Internaute 134590

          « Pff, le cureton, on se calme et on apprend le second degrés. »

          je vous retourne le compliment.

          C’est de la sortie de votre copine que je me moquais. pas de vous. Il ne me semble pas que votre commentaire soit insultant pour qui que ce soit, en revanche celui de votre copine, je le prendrais mal si j’étais vous...

          bref. Faites de l’humour, qu’ils disaient, c’est le meilleur moyen de faire passer un message...

          • Capitaine Lama
            Capitaine Lama répond à soutenable lourdeur du néant
            Demain dès l'aube
            • Posté à 16h15 le 17/06/2012
            • 178822
              Demain dès l'aube

            ’’C’est de la sortie de votre copine que je me moquais. pas de vous.’’
            Cela ne vous rends pas plus sympathique...

            • soutenable lourdeur du néant
              • Posté à 16h22 le 17/06/2012
              • Internaute 134590

              mais je ne suis pas ici pour me faire des amis.

              Faites donc lire l’article à votre copine, ça lui évitera de dire des bêtises. Si ça vous froisse qu’on vous le fasse remarquer, ne citez pas ce genre d’affirmation à la suite d’un article qui montre justement que ce genre de phrases est... au minimum fort questionable.

              CQFD, et vivent les conversations de sourds.

              • Capitaine Lama
                Capitaine Lama répond à soutenable lourdeur du néant
                Demain dès l'aube
                • Posté à 17h31 le 17/06/2012
                • 178822
                  Demain dès l'aube

                Le problème est que c’est vous qui affirmez des bêtises et, comme souvent en France, vous avez 20 ans de retard sur ces questions. Ma copine, qui vient du Nord de l’Europe (et ne parle pas français) vous dirait, comme moi, que faire un lien entre le biologique et le social est une connerie malsaine.
                La question qui se pose est de savoir si il faut travailler à supprimer l’altérité homme/femme ou, au contraire, la maintenir voire la transformer. Or, un grand nombre de femmes sont pour la deuxième alternative. Que voulez-vous, la différence et la diversité plaisent encore à pas mal de monde sur notre planète. De nombreuses femmes sont très heureuse de ne pas ’’penser’’ comme les hommes, même si ce n’est que de l’acquis.

                • soutenable lourdeur du néant
                  • Posté à 19h10 le 17/06/2012
                  • Internaute 134590

                  « faire un lien entre le biologique et le social est une connerie malsaine. »
                  Certain.

                  Le truc, c’est que cet article nous livre un constat : ces différences biologiques dont vous parlez sont bien moins importantes qu’on le pensait.... Ce que conclut cet article, à la lumière de 20 ans de recul sur la neuroscience, c’est que les différences observées entre les cerveaux humains doivent plus à l’acquis qu’à l’inné et que les différences entre sexes sont en fait minimes.

                  L’article le dit précisément :
                  « C’est celui justement dont parle aussi Susan Pinker sur le langage. Il y a eu une expérience sur cette fonction qui a montré que les hommes activent un hémisphère et les femmes, deux.

                  Cette expérience a été publiée en 1995, c’est-à-dire il y a longtemps. On était juste au début de l’IRM. Depuis, de nombreux chercheurs ont tenté de reproduire ces expériences.

                  En sciences, on fait ce qu’on appelle des métaanalyses, des études qui rassemblent tous les travaux qui ont été faits en IRM sur les aires du langage, avec des hommes et des femmes.

                  La métaanalyse de référence sur ce sujet a été publiée en 2009, elle portait sur 2 000 hommes et femmes testés. On s’est aperçu alors que statistiquement parlant, il n’y a pas de différences dans la répartition des aires du langage dans le cerveau.

                  Ainsi, quand on utilise un échantillon important, les différences qu’on avait pu voir sur un petit échantillon se trouvent gommées. Et par ailleurs, sur le langage, sur 10 000 expériences faites en dix ans, il n’y a que 2,5% des travaux qui montrent des différences entre les sexes.

                  Ces résultats s’expliquent par le fait que nous avons tous et toutes des cerveaux différents. C’est bien ce que montrent les expériences en IRM : les différences entre les personnes d’un même sexe sont plus importantes que les différences entre les sexes. »

                  Avez vous seulement lu ?

                  PS : personne ici ne dit qu’il faille gommer les différences entre qui que ce soit. Il CONSTATE que les différences entre les cerveaux humains et la manière dont ils marchent n’a pas grand chose à voir avec le sexe... Je ne vois pas en quoi il force qui que ce soit à faire quoi que ce soit, au contraire.

                  PPS : « un grand nombre de femmes » Sources ?

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