Cerveaux roses et bleus 16/06/2012 à 12h45

Hommes-femmes : pour Vidal, aucune différence dans le cerveau n’est innée

Renée Greusard | Journaliste Rue89

Une personne s'apprête à manger un cerveau rose, puis bleu (Tristen West/Flickr/CC)

Une personne s’apprête à manger un cerveau rose, puis bleu

Photo : Tristen West/Flickr/CC. Montage : Leonardo da Cerdan.

Les hommes et les femmes ont-ils le même cerveau ? L’interview que nous avons publiée de Susan Pinker, le 10 juin, a fait débat aussi bien parmi vous, riverains, que dans la rédaction de Rue89.

Psychologue et chroniqueuse – au quotidien canadien The Globe and Mail –, Pinker évoque notamment des différences entre les cerveaux des hommes et ceux des femmes. « Des différences subtiles dans l’architecture neuronale et la connectivité cérébrale. »

Catherine Vidal, neurobiologiste et auteure de « Hommes, femmes : avons-nous le même cerveau ? » a accepté de réagir à cette interview.

Rue89 : Qu’avez-vous pensé des propos de Susan Pinker dans l’interview publiée sur Rue89 sur les différences hommes-femmes ?


Catherine Vidal (DR)

Catherine Vidal : Susan Pinker fait référence à des travaux en IRM qui s’intéressent au fonctionnement du cerveau, chez les hommes et chez les femmes. Citer ces travaux de façon extrêmement peu explicative et peu détaillée pose problème sur le plan de la réalité scientifique.

Il faut voir que quand on fait une expérience en IRM, le nombre de sujets est toujours faible. Il n’y a souvent qu’une vingtaine de personnes testées, parce que ce sont des expériences qui coûtent cher à mettre en œuvre, et qu’on ne va pas passer 150 personnes dans la machine.

La notion d’échantillon est donc très importante. On ne peut pas, à partir de vingt personnes, généraliser à toute l’humanité. Il faut de la rigueur scientifique.

Ensuite, les tests en IRM posent aussi souvent problème, ils sont très éloignés de la réalité. On prend les personnes, on les met dans une machine IRM. Vous êtes immobile, la machine fait un bruit de mitraillette et on vous demande de faire une tâche de calcul mental, par exemple.

Vous avez un exemple de ce problème de méthodologie ?

Il y a un très bel exemple. C’est celui justement dont parle aussi Susan Pinker sur le langage. Il y a eu une expérience sur cette fonction qui a montré que les hommes activent un hémisphère et les femmes, deux.

Cette expérience a été publiée en 1995, c’est-à-dire il y a longtemps. On était juste au début de l’IRM. Depuis, de nombreux chercheurs ont tenté de reproduire ces expériences.

En sciences, on fait ce qu’on appelle des métaanalyses, des études qui rassemblent tous les travaux qui ont été faits en IRM sur les aires du langage, avec des hommes et des femmes.

La métaanalyse de référence sur ce sujet a été publiée en 2009, elle portait sur 2 000 hommes et femmes testés. On s’est aperçu alors que statistiquement parlant, il n’y a pas de différences dans la répartition des aires du langage dans le cerveau.

Ainsi, quand on utilise un échantillon important, les différences qu’on avait pu voir sur un petit échantillon se trouvent gommées. Et par ailleurs, sur le langage, sur 10 000 expériences faites en dix ans, il n’y a que 2,5% des travaux qui montrent des différences entre les sexes.

Ces résultats s’expliquent par le fait que nous avons tous et toutes des cerveaux différents. C’est bien ce que montrent les expériences en IRM : les différences entre les personnes d’un même sexe sont plus importantes que les différences entre les sexes.

Où en est la recherche sur le cerveau ?

A l’heure actuelle, un des grands problèmes, c’est de comprendre la relation entre la structure du cerveau et son fonctionnement. Il y a ce cas assez exemplaire d’un patient qui est allé consulter à l’hôpital de la Timone, en 2007. Il est venu à cause d’une légère faiblesse à la jambe. On lui a fait passer un IRM et on s’est rendu compte que son crâne était rempli de liquide. Son cerveau était réduit à une mince couche collée sur les parois du crâne.

Il se trouve qu’à la naissance, cet homme souffrait d’hydrocéphalie. Dans ces cas-là, les médecins le voient tout de suite et ils installent un drain pour évacuer le liquide. Là, le drain s’est bouché et au cours des années, la pression du liquide a refoulé le cerveau sur les parois du crâne.


Présentation du cerveau du patient de l’hôpital de la Timone (Catherine Vidal)

Quelles sont les implications de ce cas ?

C’est un très bel exemple de ce qu’on appelle la plasticité du cerveau qui montre aussi la difficulté de faire des relations entre structure et fonction. Comment un tel cerveau peut-il fonctionner aussi bien ? Cette personne était tout à fait normale, c’est simplement à ses 44 ans, alors qu’elle avait une vie ordinaire, qu’on s’est rendu compte que son cerveau avait cette forme invraisemblable.

Nous, neurobiologistes, vivons une révolution conceptuelle dans la façon dont on conçoit le cerveau avec cette plasticité cérébrale. Cette révolution vient de l’imagerie qui nous permet de faire des études chez l’humain. Avant, on n’avait que des cerveaux dans du formol ou des données cliniques. C’était limité.

Aujourd’hui, même si on ne peut pas faire dire trop de choses à l’IRM – comme je vous l’ai dit, il faut de la rigueur scientifique –, on a une vision complètement différente du cerveau.

Qu’on voit des différences entre les cerveaux des hommes et des femmes, pourquoi pas ? Mais qu’est-ce que cela signifie sur le plan des fonctions ?

Qu’englobe-t-on dans cette notion de plasticité du cerveau ?

On sait que le cerveau se modifie en permanence en fonction des apprentissages et de nos expériences de la vie. Des zones peuvent s’épaissir, se rétrécir. Rien n’est jamais immuable. A tous les moments de la vie, on peut développer des nouveaux talents, de nouveaux traits dans nos personnalités.

Dès qu’on stimule le cerveau, il peut se modifier donc ?

Un cerveau ne peut se construire qu’en interaction avec l’environnement. Notre cerveau, à la naissance, n’est pas achevé. Seuls 10% de nos 100 milliards de neurones sont connectés entre eux. Le reste va se connecter en fonction du développement de l’enfant. Sans interaction avec l’environnement, le cerveau ne se fabrique pas.

Un exemple de cette plasticité ?

Il y a le fameux test de rotation mentale d’un objet en trois dimensions. Souvent, statistiquement, les hommes sont meilleurs dans ce test. Mais il faut nuancer. Les différences de capacités dans ce test, on les observe à l’adolescence et pas avant. De plus, quand on fait faire le test pendant une semaine, les scores s’égalisent : à la fin, hommes et femmes progressent au même rythme.

Il y a des expériences encore plus jolies autour de ce test. Si on décide de le faire passer dans une classe et qu’avant le test, le professeur annonce que c’est un test de géométrie, les garçons le réussissent mieux. En revanche, quand le professeur annonce un test de dessin, les filles le réussissent mieux.

On voit bien ici l’importance du contexte dans lequel s’effectue une expérience (les psychologues le savent bien). Les filles ont intériorisé le stéréotype selon lequel elles sont moins bonnes en maths. Elles ont moins confiance en elles et, du coup, vont moins bien réussir.

Dans le sens inverse, on sait que les hommes sont moins bons dans les tests de langage, mais avec de l’entraînement, les scores s’égalisent.

Quand on connaît l’avancée de ces connaissances, le discours présenté par Susan Pinker ne tient pas. Ce qu’elle défend, ce sont des idées qui datent d’il y a cinquante ans. Or, depuis cinquante ans, on a fait des progrès gigantesques.

Susan Pinker parle aussi du rôle déterminant des hormones, et notamment des ocytocines.

L’idée que nos comportements puissent être régis de façon inconsciente par des hormones, c’est-à-dire à notre insu, date aussi d’il y a environ cinquante ans. A cette époque, beaucoup d’études ont été faites pour essayer de comprendre l’action des hormones sexuelles, elles ont notamment mené à la pilule.

Il y a eu aussi des études qui montraient que chez les rats, l’ocytocine avait un rôle dans les soins de la mère au petit. On ne peut pas extrapoler ces résultats chez l’humain. Si on veut dire que l’ocytocine a un rôle dans l’empathie ou encore « l’instinct maternel », il faut pouvoir faire de l’expérimentation.

Le problème, c’est qu’il n’en existe aucune qui soit possible. On ne va pas, chez une femme qui vient d’avoir un bébé, faire une ponction dans son liquide cérébral pour regarder le taux d’ocytocines qui y existe et observer si elle s’occupe bien de son bébé...

Susan Pinker parle de sprays d’ocytocine...

On utilise des sprays parce que l’ocytocine, dès qu’on l’injecte dans le sang, elle est tout de suite dégradée. On fait donc sniffer de l’ocytocine en spray nasal aux gens en se disant qu’elle va se dissoudre dans la muqueuse nasale et peut-être avoir une chance d’atteindre la circulation du cerveau. Mais tout ça, ce ne sont que des hypothèses.

Alors pour mesurer l’empathie, imaginez : on met vingt personnes dans la machine IRM, on leur montre des photos avec des visages gracieux et d’autres plus hargneux. On leur demande si elles ont trouvé les personnes sympathiques ou pas, puis on leur fait sniffer l’ocytocine et là, on s’aperçoit qu’elles ont plus de sympathie.

On est dans des cadres expérimentaux qui sont complètement artificiels par rapport à la vraie vie.

Mais est-ce que les hormones peuvent déterminer des comportements durablement ?

Certains laissent croire qu’on aurait des pulsions impossibles à réprimer. Par exemple, pour « l’instinct maternel », la femme forcément, biologiquement, serait plus attentive à son bébé.

Ce qu’il faut bien réaliser, c’est que chez l’humain, aucun instinct ne s’exprime à l’état brut. Tous les comportements qu’on qualifie d’« instinctifs » sont contrôlés par la culture.

Si on prend par exemple la faim et la soif, qui sont extrêmement programmées, il y a beaucoup d’hormones qui interviennent dans leurs processus de déclenchement. Or, l’être humain est capable de faire une grève de la faim. Il est capable de court-circuiter complètement cette programmation instinctive.

Et si on a faim, ce n’est pas non plus pour ça qu’on va voler une pomme à l’étalage.

Mais si les animaux sont gouvernés par leurs hormones, pourquoi n’est-ce pas le cas des humains ?

Parce que justement, l’être humain a un cerveau unique en son genre, avec un cortex cérébral qui s’est tellement développé qu’il a dû se plisser pour tenir dans la boîte crânienne.

Avec les moyens informatiques actuels, on est capable de déplier virtuellement ce cortex cérébral. Et on se rend compte alors qu’il fait une surface de 2 m2 sur 3 mm d’épaisseur. C’est dix fois plus que chez le singe.

C’est cette extension du cortex cérébral qui, d’après les spécialistes de l’évolution, a permis l’émergence des fonctions cognitives propres à l’homme : le langage, la conscience de soi, aller au-delà du réel, se projeter dans l’avenir, tout ce qui nous confère notre liberté.

L’être humain fonctionne d’abord par des stratégies intelligentes, basées sur des représentations mentales et elles ne sont absolument pas déterminées par les hormones.

Est-ce qu’il a un consensus sur ces questions ?

Neuroéthique contre neurosexisme

En réaction au neurosexisme, un groupe de scientifiques (sociologues, anthropologues, neurobiologistes, etc.) veut s’inscrire dans la neuroéthique. Ils viennent donc de constituer un réseau international, le « Neurogendering network ».

Son but est d’analyser comment les travaux sur les hommes et les femmes sont transmis par les scientifiques, et comment ces travaux sont repris dans les médias. Le réseau tiendra son congrès à Vienne en septembre 2012.

On ne peut pas imaginer qu’il puisse exister une pratique scientifique qui ne soit pas influencée par le contexte social et culturel, ou par certaines idéologies.

Les scientifiques, ce ne sont pas des personnes en blouse blanche enfermées dans leur laboratoire et influencées par rien.

La notion de science doit toujours se comprendre dans un environnement, à un moment donné. On ne peut pas échapper à ça, il faut simplement en avoir conscience et quand il y a des débats, essayer de faire la part des choses.

Aujourd’hui, il y a davantage de travaux sur ces questions-là et il y a des débats. C’est très bien, c’est grâce aux débats qu’on progresse. Néanmoins, il y a aussi un regain des idées du déterminisme biologique.

Dire : « Je vois des différences dans les aires du langage entre les hommes et les femmes, ce qui explique que les femmes sont plus bavardes » n’est pas anodin. Il y a un fossé entre la réalité de l’expérience en IRM et l’interprétation qui en est faite. Il y a des dérives.

Infos pratiques
« Hommes, femmes : avons-nous le même cerveau ? »
de Catherine Vidal
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  • Fantomax
    Fantomax
    génie du mal
    • Posté à 13h10 le 16/06/2012
    • Internaute 157606
      génie du mal

    « Avec les moyens informatiques actuels, on est capable de déplier virtuellement ce cortex cérébral. Et on se rend compte alors qu’il fait une surface de 2 m2 sur 3 mm d’épaisseur. C’est dix fois plus que chez le singe. »

    Et vingt fois plus que chez l’électeur du Front National.

    • Gérard Manhut Aussichot
      • Posté à 13h19 le 16/06/2012
      • Internaute 167544

      chez le rat, aussi, tout pareil

      • Fantomax
        Fantomax répond à Gérard Manhut Aussichot
        génie du mal
        • Posté à 13h54 le 16/06/2012
        • Internaute 157606
          génie du mal

        Et le supporter de foot.

         
        • dan973
          dan973 répond à Fantomax
          dan973
          • Posté à 16h12 le 16/06/2012
          • Internaute 96304
            dan973

          et les fans de tuning

          • degaulle
            degaulle répond à dan973
            france
            • Posté à 18h11 le 16/06/2012
            • 173212
              france

            Celui de N.Morano est désespérément vide.

            • jino83
              jino83 répond à degaulle
              • Posté à 18h33 le 16/06/2012
              • 159282

              Une hydrocéphalie trop sévère qui a évacuer le cerveau par les oreilles : -)

              • dan973
                dan973 répond à jino83
                dan973
                • Posté à 20h41 le 16/06/2012
                • Internaute 96304
                  dan973

                elle s’est évaporée bien avant par les pores

                • jino83
                  jino83 répond à dan973
                  • Posté à 21h06 le 16/06/2012
                  • 159282

                  Une image IRM du cerveau de Morano ?

            • soutenable lourdeur du néant
              • Posté à 16h34 le 17/06/2012
              • Internaute 134590

              Morano n’a pas de « matière grise ». Que de la « matière blanche », tout de même. C’est mieux pour aller chez Minute...

        6 autres commentaires
      • margot
        margot répond à Gérard Manhut Aussichot
        Ne peut plus poster, ne voit (...)
        • Posté à 00h15 le 17/06/2012
        • Internaute 10060
          Ne peut plus poster, ne voit (...)

        Le Rat est peut-être bien plus intelligent que le frontiste.

    • mioumiou
      mioumiou répond à Fantomax
      • Posté à 13h32 le 16/06/2012
      • Internaute 34943

      Donc 30 fois plus que le tien c’est ça ?
      Non sérieux, tu n’avais pas un autre commentaire à faire sur cet article, par ailleurs fort intéressant, que cette remarque ridicule ?

      • Fantomax
        Fantomax répond à mioumiou
        génie du mal
        • Posté à 13h53 le 16/06/2012
        • Internaute 157606
          génie du mal

        Les neurosciences nous informent sur le mode de fonctionnement du cerveau humain. Des études comparatives démontrent des différences statistiquement significatives entre les hommes et les femmes. C’est du moins l’idée véhiculée par la plupart des articles de vulgarisation sur le sujet. Mais d’importantes contradictions sont susceptibles de la remettre en cause.
        Le cerveau est composé de deux hémisphères presque symétriques sur le plan anatomique. Mais son asymétrie fonctionnelle a été mise en évidence par Roger Sperry, prix Nobel de médecine en 1981.

        L’hémisphère gauche ne pense pas de la même façon que le droit.

        L’hémisphère gauche ou « dominant »

        Il possède une légère différence anatomique : une aire spécialisée dans la réception des sons de la parole.

        Il fonctionne de façon analytique, permettant de décortiquer un tout en plusieurs éléments.

        Il est le siège de l’abstraction symbolique qui autorise l’utilisation et l’organisation :
        •des mots parlés ou écrits,
        •des chiffres et nombres.

        On le dit responsable des activités logiques et scientifiques. Spécialisé dans le langage, il inciterait à la communication et à la collaboration.

        L’hémisphère droit ou « silencieux »

        Il fonctionne au contraire de façon globale, permettant de reconstruire le tout à partir d’un élément : c’est grâce à lui qu’on reconnaît un visage ou un objet à partir d’un détail.

        Il est le siège du non-verbal, de l’émotion, de l’intuition et de la créativité qui autorisent :
        •la compréhension spontanée du langage corporel d’un interlocuteur,
        •la réaction immédiate à une situation,
        •la capacité de se repérer dans l’espace sans repères précis.

        Spécialisé dans l’action, il inciterait à la compétition.

        Des cerveaux différents selon le sexe

        Les hormones sexuelles, testostérone et œstrogènes, imprègnent le fœtus et créent des circuits neuroniques différents selon que le bébé est une fille ou un garçon.

        Les femmes utiliseraient d’avantage leur cerveau gauche tandis que, chez les hommes, le cerveau droit serait plus actif.

        On peut ainsi expliquer que la petite Léa, 3 ans, parle plus et mieux que Léo, son voisin du même âge. Léo préfère courir et taper dans un ballon.

        « Dès l’école maternelle, sur 50 minutes de classe, les filles parlent 15 minutes et les garçons 4 minutes, soit 4 fois moins. Tandis que les garçons sont 10 fois plus turbulents. A l’âge de 9 ans, les filles présentent en moyenne 18 mois d’avance verbale sur les garçons », selon Serge Ginger, psychothérapeute.

        Les femmes ne seraient donc pas plus émotives que les hommes mais exprimeraient d’avantage leurs émotions.
        Ce constat dichotomique s’oppose à une autre idée répandue :
        •Les femmes, plus intuitives, sont plus habiles à décoder l’implicite ;
        •Les hommes sont plus doués dans les activités de raisonnement logique et mathématique.

        Cette contradiction peut expliquer la fréquente inversion des données par le grand public, voire par quelques professionnels de terrain, qui affirment que les femmes utilisent plutôt leur hémisphère droit et les hommes le gauche.

        Une erreur liée peut-être à l’oubli de l’essentiel : l’être humain a deux hémisphères.

         
        • Gérard Manhut Aussichot
          • Posté à 14h12 le 16/06/2012
          • Internaute 167544

          sauf que moi, je vis au bord de la mer
          Et au mois d’août, à la plage, on ne peut pas s’empêcher de penser que beaucoup ont deux roustons à la place du cerveau

          Mais bon : -)))

        • soutenable lourdeur du néant
          • Posté à 14h17 le 16/06/2012
          • Internaute 134590

          Sauf que la dame montre bien que les résultats de cette étude sont probablement faux...

        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à Fantomax
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 15h21 le 16/06/2012
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          Dès qu’on parle de différence entre les sexes, l’objectivité disparait et l’on est dans le déni. On veut à tout prix, pour défendre des prises de position essentiellement sociales et politiques, ne voir aucune distinction entre hommes et femmes autre que celle liée directement à leur morphologie, ce qui est une ÉVIDENTE stupidité et fait fi des différences endocriniennes nécessaires aux rôle biologique complémentaires des deux sexes. Un débat a reprendre pus tard quand il y aura un peu de bonne foi et qu’on ne visera pas uniquement a justifier des hommes roses et des femmes amazones

          Pierre JC Allard

          • Cyprien Luraghi
            Cyprien Luraghi répond à pierrejcallard
            ICYP.FR !
            • Posté à 19h48 le 16/06/2012
            • Internaute 101150
              ICYP.FR !

            Dès qu’on parle de sexe, l’humidité apparaît et l’on est dans les fluides. On veut à tout prix, pour défendre ses positions essentiellement anales et de triques, ne voir aucune distinction entre hommes et femmes autre que celle liée directement à leur anatomie, ce qui est une ÉVIDENTE vérité qui fait fi des différences microbiennes nécessaires au rôle comique complémentaire du latex. Un ébat à reprendre plus tard quand il y aura un peu de bon émoi et qu’on ne visera pas uniquement à justifier des osmoses et des mimodrames de seconde zone.

            • pierrejcallard
              pierrejcallard répond à Cyprien Luraghi
              http://www.nouvellesociete.org
              • Posté à 21h37 le 16/06/2012
              • Internaute 3366
                http://www.nouvellesociete.org

              @ CL

              Excellent ! : -))

              PJCA

          • soutenable lourdeur du néant
            • Posté à 16h50 le 17/06/2012
            • Internaute 134590

            un discours que les années 30 utilisaient à foison pour justifier que les noirs n’avaient pas, par nature, les mêmes rôles ni les mêmes statuts que les blancs.

            Vous n’êtes pas sur le Journal de Montréal, ici. Relisez l’article, il s’agit d’un papier pour une fois scientifique et documenté, pas une des diarrhées de votre ami Richard Martineau...

            Aaaaaaaaaaah, ces vieux mononcles frustrés de voir que leur province avance dans l’égalité... vous ne devez pas être très heureux, en ce moment...

        • mioumiou
          mioumiou répond à Fantomax
          • Posté à 15h31 le 16/06/2012
          • Internaute 34943

          Le passage que vous venez de poster n’est pas complet, l’article original se trouve ici :

          Lien

          Indique à la fin justement que les études les plus récentes tendent vers la réfutation de la théorie de la différence entre cerveaux masculins et féminins.

        • valentiane
          valentiane répond à Fantomax
          pendant ce temps les chinois...
          • Posté à 16h15 le 16/06/2012
          • 183102
            pendant ce temps les chinois...

          Toutes « vos » observations sur les différences garçons/filles à l’école ne prouvent en aucun cas qu’il s’agit de différences naturelles.

          On vous a expliqué dans l’article que la CULTURE faisait tout chez les humains. Les gènes eux-mêmes se modifient tout au long de l’existence en fonction de votre environnement, de votre vie, de vos habitudes, de votre alimentation, de vos accidents de parcours... Rien n’est donc fixé par la nature. (heureusement, non ?)

          Des petites filles silencieuses, j’en ai croisé des wagons, à commencer par ma petite soeur, ultra timorée.
          Des petites filles qui aimaient autant monter à des arbres et jouer à la petite voiture et au ballon qu’à la poupée, des wagons aussi, à commencer par moi.
          Des petits garçons qui jouent à la dinette avec les jouets de ses soeurs autant qu’avec son train électrique (qui faisait envie à sa petite soeur), également, à commencer par mon grand frère.

          C’est la société, leurs chefs et leurs industries qui ont intérêt à bien définir qui est qui, afin de bien fixer les rôles histoire de bien déterminer qui fait quoi où quand et comment. Histoire que tout soit « en ordre » et surtout dans l’ordre qu’ils ont décidé dans leurs intérêts.

          Quand on voyage on ne met pas 24h à se rendre compte des choix sociaux : en chine je n’ai vu que des hommes à la couture (et il ne s’agit pas de « haute couture » loin de là) et à la cuisine (pas de grande cuisine non plus), au Laos je n’ai vu que des hommes, et d’ailleurs beaucoup, porter les bébés et les enfants en bas âge dans leurs bras, d’ailleurs avec beaucoup d’attention et de douceur.

          On peut faire des milliers de ces observations dans le monde. Les choix sont différents d’une société à l’autre.

          ______

          Quand on s’intéresse à l’humain on ne tarde pas à se rendre compte que les humains sont tous différents. Pas besoin des scientifiques pour ça. Et qu’en effet, comme ils viennent de le découvrir apparemment (encore que pas tous...) il y a bien + de différences d’un homme à l’autre en particulier que d’un homme à une femme en général.
          Il existe des milliards de combinaisons, c’est une évidence à qui observe un peu l’humain.
          N’importe quelle femme sait que le courage n’est pas une caractéristique masculine. Pour autant les hommes manquent-ils naturellement de courage ? Je n’en crois rien : la société les a faits comme cela. L’éducation, le rôle et le comportements assignés à leurs mères par la société, le fait qu’ils n’ont pas besoin d’en faire trop pour bénéficier de faveurs... Pourquoi s’emmerder ?

          N’importe qui vous sortira les statistiques mondiales sur les qualités dites féminines : elles remboursent mieux leurs prêts. Elles sont plus disciplinées, font des études + longues, sont + diplômées...
          Naturelles, ces qualités ?
          Je n’en crois rien : les filles intègrent toutes petites qu’elles doivent en faire + que les garçons. Plus tard elles savent bien qu’elles ne pourront pas faire le métier « de leur rêve ». Que donc autant faire des études, s’y attarder le + loin possible, histoire d’obtenir sinon le tiers du quart de ce qu’un homme peut obtenir avec moitié moins d’efforts, au moins pour s’autorécompenser de la satisfaction d’avoir un diplome, de s’etre cultivée et de s’être enrichie intérieurement (au moins ça !) Toute femme sait bien que la suite sera moins glorieuse et moins drôle. Secrétariat, assistanat... Eh oui.

          La nature nous a faits surtout ultra compétents dans de nombreux domaines variés donc « renforçables » les uns les autres, et interchangeables. Un père peut parfaitement remplacer une mère dès la naissance du bébé. Et non les femmes ne sont pas + douces que les hommes (toutes les petites filles le savent) et non leurs règles ne les empêche pas de gouverner. Oubliez les comportements scolaires : ce sont des comportements sociaux hautement controlés et surveillés. Les filles savent toutes dès 3 ans qu’elles sont sous surveillance bien + rapprochée que les garçons. Même si elles ne savent pas encore pourquoi.

          Rappel : les revenus féminins en France atteignent 53% des revenus masculins sur toute une existence (salaire, compléments de salaire, revenus financiers, retraites...) C’est LA que se situent les VRAIES différences, et elles sont 100% culturelles.

          • 1234567890
            1234567890 répond à valentiane
            • Posté à 16h30 le 16/06/2012
            • Internaute 128011

            Merci pour votre commentaire, parmi tout le ramassis de ce qu’on peut lire autour, c’est le seul qui soit sensé.
            Et pourtant, il y a malheureusement fort à parier que la majeure partie de ceux qui le liront s’épargneront la peine de réfléchir en le rangeant dans leurs cases toutes faites : « féministe » « gauchiste », etc.
            C’est une chose réellement désespérante : leur environnement leur a ancré des automatismes qui sont devenus tellement rigides au fil des années qu’ils ne peuvent faire autrement que tout interpréter selon cette « grille » mentale.
            Enfin, quoi qu’il en soit –je laisse tomber ma tonalité désespérée–, merci beaucoup d’avoir pris le temps d’écrire cela, peut être que ça en fera réfléchir quelques uns.

            • valentiane
              valentiane répond à 1234567890
              pendant ce temps les chinois...
              • Posté à 20h43 le 17/06/2012
              • 183102
                pendant ce temps les chinois...

              Oui je suis féministe - et je ne comprends les femmes qui CLAMENT (haut et fort) qu’elles ne le sont pas que ... ben justement exactement ce que j’explique ailleurs : elles répondent ainsi favorablement à une attente sociale. Et elles ont ainsi la paix.

              Etre féministe c’est pour moi une affaire de droit en priorité, puis une affaire politique (choix sociaux).

              Les arguments « physiques » ne m’intéressent pas car ils n’en sont pas : il n’y a là aucun rapport avec l’égalité. Il s’agit simplement de différences et tant mieux si nous sommes différents et tant mieux si tous les humains sont physiquement différents.

              Donc nous avons obtenu le droit de faire des études, de voter, le droit de travailler (quoi que les femmes françaises ont toujours travaillé, mais aux champs), le droit de disposer de son salaire, d’avoir un chéquier, de disposer d’un moyen de contraception, de faire des métiers réservés aux hommes (pilote de chasse...) etc. etc. etc.

              Les femmes anti-féministes bannissent donc ces avancées au nom des différences physiques (j’en ai encore entendu une l’an dernier, une écrivaine... Passons.)

              Et puis nous avons gagné en « possibilités » : de ne pas épouser, de ne pas faire d’enfants. Etc.

              Pour autant ce n’est pas fini : je VEUX que les femmes aient les mêmes possibilités que les hommes sur la fonction, le métier et les revenus.
              Fonction : députée. On est loin d’une égalité n’est-ce pas ?
              Les ump ont des arguments fantastiques pour justifier cela.
              On se marre (jaune en ce qui me concerne).

              Ceux qui ne comprennent pas ou rejettent les revendications féministes (sur les droits et les possibilités réelles) sont des hommes qui ont peur de perdre leur pouvoir (je les comprends) et des femmes qui ont peur des représailles et qui ont surtout envie d’être à la bonne avec la société en général et les hommes en particulier. C’est leur droit.
              Et (en dehors du simple fait d’insulter) ils ont toujours les mêmes arguments physiques inintéressants et bien-sûr généralisateurs.

              Hein ?) J’ai entendu l’argument de l’ump. Il m’a bien fait rire. Ils sont vraiment à la ramasse et d’ailleurs on va voir les résultats ce soir...
              Ca vient, petit à petit, très doucement... En France on est très attardés sur la question.

              gauchiste : ben... désolée, mais là non. Je me méfie terriblement des doxas, des doctrines... Je me balade dans ma tête exactement comme je me suis baladée dans le monde.

          • Fantomax
            Fantomax répond à valentiane
            génie du mal
            • Posté à 00h56 le 17/06/2012
            • Internaute 157606
              génie du mal

            « Toutes “ vos ” observations sur les différences garçons/filles »

            Mais bon sang de bonsoir, vous ne voyez pas que ce commentaire était juste une vanne en réponse à cet abruti de mioumiou ?

            Ah vous avez bien un cerveau de fille, tiens.

            • valentiane
              valentiane répond à Fantomax
              pendant ce temps les chinois...
              • Posté à 17h36 le 17/06/2012
              • 183102
                pendant ce temps les chinois...

              mais si, je vois que vous vous êtes vous-mm qualifié d’ « escroc ».
              donc voilà.

              (vous ne connaissez pas le net et ses particularités ?
              A quoi servent les émoticones d’« apres vous ?
              Bon ben ici y en a pas ;

              Vous êtes peut-etre un poil “ambigu” ?
              (pas relu ce que vous disiez d’où peux pas me rendre compte.)

              Par ailleurs je ne suis pas encore assez habituée à votre équipe et ce forum. Scuzez moi de déranger votre petite monde.

              • Fantomax
                Fantomax répond à valentiane
                génie du mal
                • Posté à 17h47 le 17/06/2012
                • Internaute 157606
                  génie du mal

                You welcome ; -)

        • Omar Delors
          Omar Delors répond à Fantomax
          • Posté à 21h53 le 16/06/2012
          • 184596

          Franchement l’article était pour une fois bien meilleur que votre commentaire laborieux et filandreux, je me demande si vous l’avez lu avant d’écrire ?

        • jino83
          jino83 répond à Fantomax
          • Posté à 00h42 le 17/06/2012
          • 159282

          J’ai l’impression que tous ce que vous expliquez oublie une des choses dont parle l’article , la plasticité du cerveau .

          Pour vous donner un exemple il a quelque semaine je me souviens d’un reportage ou un gamin était opérer du cerveau pour en déconnecter un de ses hémisphères qui était malade ( avec une moitié de cerveau malade le gamin avait des absences , éteint complètement ) .

          Le gosse a grandi et l’hémisphère restant en fonction a pris en charge toute les fonctions normalement effectuer dans l’hémisphère qui a été « déconnecter “ .

          • valentiane
            valentiane répond à jino83
            pendant ce temps les chinois...
            • Posté à 20h49 le 17/06/2012
            • 183102
              pendant ce temps les chinois...

            Oui c’est une chose qui a été observée il y a longtemps avec les accidents qui endommageaient la zone du langage.
            Le cerveau s’adapte, reconstruit, les fonctions se déplacent, contournent les lésions, etc.
            C’est magnifique.

        17 autres commentaires
      • huutaa
        huutaa répond à mioumiou
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 14h26 le 16/06/2012
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        On se demande ce qui t’insulte le plus, la remarque sur les singes ou celle sur les électeurs du fn ?

    • A déménagé le 13 juillet 2012
      • Posté à 17h00 le 16/06/2012
      • Internaute 2907

      Par contre, chez vous on est plutôt dans l’ordre de grandeur du petit pois : 1 neurone pour la haine du FN et 1 neurone pour l’amour des racailles

    • Le Syndicat
      Le Syndicat répond à Fantomax
      [Vieux con]
      • Posté à 20h19 le 16/06/2012
      • Internaute 157392
        [Vieux con]

      Et vingt fois moins chez vous,
      ce qui explique partiellement votre discours limité.

      • Fantomax
        Fantomax répond à Le Syndicat
        génie du mal
        • Posté à 23h57 le 16/06/2012
        • Internaute 157606
          génie du mal

        Les gars vous êtes trop forts au FN, vous avez vraiment le sens de la répartie qui tue, je regrette de m’être attaqué à trop forte partie.

        En même temps on comprend que vous puissiez idolâtrer la murène, évidemment.

         
        • Le Syndicat
          Le Syndicat répond à Fantomax
          [Vieux con]
          • Posté à 08h33 le 17/06/2012
          • Internaute 157392
            [Vieux con]

          Inutile d’extrapoler vous ne savez pas pour qui je vote et il serait surtout utile pour le bien des riverains d’étayer votre discours d’idées concrètes au lieu de nous servir à longueur d’articles votre prose haineuse vis à vis des électeurs de droite.

        2 autres commentaires
    • non renseigné
      non renseigné répond à Fantomax
      ici et maintenant
      • Posté à 16h54 le 20/06/2012
      • Internaute 188652
        ici et maintenant

      Si seulement c’était vrai ! mais non, c’est les mêmes types que vous et moi, avec un habitus différent. Ce qui veut dire qu’ils pourraient s’améliorer s’ils le voulaient, mais ils préfèrent tirer tout le monde dans leur trou : .(

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h24 le 16/06/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « L’idée que nos comportements puissent être régis de façon inconsciente par des hormones, c’est-à-dire à notre insu, date aussi d’il y a environ cinquante ans ».

    Que nos comportement soient régis par nos hormones n’est pas une idée ni une règle immuable, certains hommes étant des femmes, et certaines femmes étant des hommes... au moins au niveau subjectif.

    On a coutume de dire (pour rire bien sûr) que les femmes réfléchissent avec leur cerveau, et que les hommes seraient plus enclins à réfléchir avec leurs couilles.

    Rien de tout cela n’est vrai, bien sûr,
    mais il est certain que la femme possède d’une intelligence plus mémorielle que les hommes - qui sont plus géographiquement cadrés - et qui ont par exemple moins tendance à s’égarer en bagnole, faute de carte crédible.

    La femme se souviendra qu’il faut tourner à droite après une « boutique de », alors que l’homme se fie davantage à son instinc magnétique pour garder le nord.

    Une femme ne sait jamais quel chemin prendre en voiture (par exemple)...
    ...mais elle sait « qu’il ne fallait surtout pas passer par là » - c’est tout !

    Et la boite vocale du GPS est plus sympa que celle d’une femme qui lit la carte.

    Vous allez voir que malgré ma provoc évidente, je vais me faire huer par Renée.
    - Vous pariez ?

    • valentiane
      valentiane répond à Yvon le Zébulon
      pendant ce temps les chinois...
      • Posté à 16h37 le 16/06/2012
      • 183102
        pendant ce temps les chinois...

      « mais il est certain que la femme possède d’une intelligence plus mémorielle que les hommes - qui sont plus géographiquement cadrés - et qui ont par exemple moins tendance à s’égarer en bagnole, faute de carte crédible. »

      Depuis le temps que j’entends ce genre d’âneries, à chq fois je me dis « bon ben alors je dois être un homme » (et je suis une femme)

      C’est marrant mais TOUTES les qualités qu’on accorde aux hommes, je ne sais pas par quel miracle, mais je les ai :
      - j’ai jamais raté un créneau de ma vie (j’ai eu un bon moniteur et j’applique depuis 35 ans à la lettre son astuce simple à appliquer). J
      - je sais lire une carte dans n’importe quels sens (et je m’énerve de mon compagnon incapable de reporter des échelles et de comprendre les directions au 1er regard)
      - j’ai un sens de l’espace très développé (d’ailleurs de grosses facilités dans le dessin depuis toujours, tout comme mon frère, mon père, mon gd-père maternel et mon arr-gd-mère paternelle)... Etc etc etc.

      L’humain est bcp + complexe et la nature bcp + « intelligente » que vous ne croyez : elle nous a faits complémentaires les uns des autres, pas seulement sexuellement, mais dans tous les domaines possibles imaginables, et interchangeables. C’est précisément ce qui fait notre supériorité sur tous les autres animaux.

      Votre histoire de mémoire me fait rigoler, je n’en ai guère. A très court terme disons, ce qui m’a permis d’avoir moultes diplomes. Tout comme ma mère agrégée (de maths, discipline « » » »« masculine » » » » » » » -enfin de moins en moins, comme par hasard) : mémoire nullissime depuis toujours m’a-t-elle dit.

      Et ne me sortez pas une histoire de « moyenne » : votre moyenne s’obtient par la culture qui exige de nous des comportements précis, qui récompense ceux et celles qui répondent favorablement à ses exigences (par ailleurs différentes d’une société à l’autre) et punit ceux qui font dépasser leur tête du lot.

      • Noélie Buisson-Descombes
        Noélie Buisson-Descombes répond à valentiane
        Militante débutante, (...)
        • Posté à 18h27 le 16/06/2012
        • Internaute 167514
          Militante débutante, (...)

        Moi aussi je retiens aucune date et je suis forte en maths... Et en langues, na ! Je retiens aucune date mais j’ai une excellente mémoire logique, esprit de synthèse etc... Ah, et j’ai l’annulaire plus long que l’index. Paraît que c’est parce que j’ai été exposée à de la testostérone dans l’utérus.
        Je me suis longtemps posé des questions, mais aujourd’hui on ne me dit plus que j’écris comme un garçon ou que ce n’est pas bien de taper les filles, et on ne m’offre plus de trucs roses. Ca fait même longtemps qu’on ne m’a pas dit que quand j’écrivais on avait l’impression que c’était un homme qui parlait...
        Alors je me fous de savoir si je suis une femme de genre masculin, ou une femme dopée à la testostérone, ou encore un homme (gay, du coup) dans un corps de femme. Je m’en fous, et je prie tout le monde d’en faire de même. Je sais que n’importe quoi est à ma portée avec assez de motivation, les langues, les maths ou la géographie (et oui, même l’enseignement !), et je pense honnêtement que c’est le cas de la plupart d’entre nous.

         
        • valentiane
          valentiane répond à Noélie Buisson-Descombes
          pendant ce temps les chinois...
          • Posté à 19h23 le 16/06/2012
          • 183102
            pendant ce temps les chinois...

          oui mais les parents s’adaptent à la société dont ils sont issus (et aux industries, puisque vous parlez de jouets).
          imaginez ensuite votre fille à l’école le lendemain de noel :
          - qu’est ce que tu as eu ?
          - un camion de pompier.
          - (stupéfaction). C’est nul ! + moqueries pendant une semaine + je l’invite pas celle-là elle est pas comme nous etc.

          Par ailleurs, j’ai eu dans mon enfance toute la panoplie des jouets pour filles (dont mon père était fan) : poupées, dinettes, et même un vrai grand four électrique ! ! (qui a fondu à la 1ere utilisation). Ma soeur avait un fer à repasser, un chariot à faire les courses...
          bon ben je jouais avec tout ça + avec le train de mon frère et ses bagnoles (et mon frère venait faire des gateaux et jouer à la dinette...)

          Par la suite, nous avons tous été inscrits vers 8 ans de notre pleine demande au cours de cuisine du centre socio-culturel de la ZUP du coin (j’ai noté qu’un garçon se faisait gronder tres fort par l’animatrice, je l’ai cafté à ma mère et ma mère est allée remonter les bretelles à l’animatrice !) Je me suis inscrite également au bricolage (fifille) et au cours de couture car je voulais apprendre à me faire des vêtements. Ajoutons la guitare (classique of course) et le cheval (si féminin !)

          Résultat : je crois que les modèles parentaux (environnement immédiat) sont + forts : je suis nulle en cuisine comme ma mère, sa mère et sa belle-mère. Zéro. J’en suis d’ailleurs très triste. Je n’ai aucune patience pour la couture ni pour quoi que ce soit de minutieux. Et le ménage, ouf, mes compagnons ont tous été du genre à le faire ! Merci la complémentarité naturelle des zumains !

        • valentiane
          valentiane répond à Noélie Buisson-Descombes
          pendant ce temps les chinois...
          • Posté à 19h25 le 16/06/2012
          • 183102
            pendant ce temps les chinois...

          désolée il y a eu beug : sur les parents et les jouets ce n’est pas à vous que je voulais répondre ! Beug.

        2 autres commentaires
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à valentiane
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 22h07 le 16/06/2012
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Valentiane

        « (La nature) nous a faits complémentaires les uns des autres, pas seulement sexuellement, mais dans tous les domaines... »

        C’est bien ce que je pense ... et il faudrait s’en féliciter. C’est ce que veut dire « ’égaux, mais différents » qui est une évidence, je le répète, et ce n’est pas parce que l’expression a été utilisée à mauvais escient par des racistes, des sexistes , des curés et des proxénètes qu’elle cesse d’être vraie. Utiliser des faussetés pour une bonne cause, pour étayer une vérité qu’on juge trop complexe à expliquer, n’est PAS une bonne solution ... et c’est la bonne cause qui tôt ou tard en paye le prix, quand des énoncés absurdes mènent à des culs-de sacs. S’y complaire est l« un des signes des fins de civilisations.

        ... et tout va au diable.

        Pierre JC Allard

         
        • valentiane
          valentiane répond à pierrejcallard
          pendant ce temps les chinois...
          • Posté à 23h40 le 16/06/2012
          • 183102
            pendant ce temps les chinois...

          je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire.

          je ne parlais pas de complémentarité homme-femme (dont la seule et unique pour moi se résume à la fonction reproductrice). Mais à la complémentarité de tous les humains entre eux.
          C’est ce qui est fantastique à mes yeux et je m’en émerveille chaque jour. Mais je comprends aussi que les civilisations et chaque société ait besoin de résumer l’humain, de le réduire à des fonctions simples et identifiables.
          Essayez de changer de profession au cours de votre vie en France : personne n’y comprend plus rien. On n’arrive plus à vous identifier, on vous soupçonne d’anomalie voire de folie (de mal-être, de bêtise...)

          C’est plus facile pour n’importe qui de savoir d’emblée à qui on a affaire quand on croise, quand on rencontre qn de nouveau.
          C’est un homme = avalanche de clichés qui ont pour avantage d’accélérer le processus de la rencontre et d’arriver plus rapidement au but de la rencontre.
          C’est une femme = idem.

          Maintenant essayez de vous représenter dans la situation de rencontrer qn de nouveau, et de n’avoir aucun préjugé à son sujet.
          Le fait qu’il soit un homme ne signifie rien, une femme idem. Blanc idem, noir idem. Etc. Vous imaginez le temps qu’il va vous falloir pour apprendre l’autre, pour reconstituer un minimum du puzzle ? Ajoutez à cela que vous accepteriez qu’il y ait une part de mystère dans cette personne (une énorme part de mystère d’ailleurs).
          Trop compliqué. Trop long.
          Une société ne peut pas s’organiser sur du flou. Les individus se voient dès leur naissance ranger dans des cases. Garçons en bleu, filles en roses (en Belgique c’est l’inverse, tiens !)
          Et le reste suit. Je peux le comprendre ;

          A chacun de voir s’il se contente de ce mythe ou pas. Moi j’ai plus de plaisir à passer ma vie à découvrir les 1001 variétés du monde mais je comprends que d’autres préfèrent la simplicité des clichés. Que les autres, tous les autres, aient un cerveau différent du mien ne me gène pas du tout, au contraire, ça me rassure.

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à valentiane
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 02h13 le 17/06/2012
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            @ Valentiane

            Je suis totalement d’accord avec vous. D’abord sur la notion générale de complémentarité dans laquelle je vois d’ailleurs la clef d’une évolution positive de la société et éventuellement de l’Humanité. Vous pouvez-voi ce que j’en dis au lien ci-dessous, mais ça nous éloigne naturellement du sujet précis de cet article.

            Complémentarité

            D’accord aussi sur l’usage que nous faisons de la catégorisation pour nous simplifier la vie et sur l’impact de cette façon de faire sur les rôles sociaux et professionnels

            Cela dit, que hommes et femmes aient des rôles sociaux complémentaires n’est pas actuellement une idée à la mode. Je crois que ça changera, car cette spécialisation conduira a plus d’efficacité. Il faudra que les PRÉJUGES liés à certaines fonctions disparaissent pour que cette répartition naturelle des tâches réapparaissent, mais ca viendra

            PJCA

            • lilite
              lilite répond à pierrejcallard
              travaille
              • Posté à 14h35 le 17/06/2012
              • Internaute 130498
                travaille

              c’est typiquement l’inverse : la spécialisation des taches entre les hommes et les femmes conduit à beaucoup plus inefficacité...
              parce qu’une société qui attribue des rôles en fonction des stéréotypes passe forcément à côté de compétences et des capacités d’individualités. A forcer les femmes à rester à la maison et à ne pas occuper l’espace publique, on a du passer à côté de milliers de Marie Curie, de Simone Veille, de margarite yourcenar et ce dans tous les domaines. De plus, forcer les gens à rentrer dans un moule, c’est toujours source de frustrations, et contraire à toute forme de liberté et d’épanouissement personnel...
              Acceptons nous comme nous sommes, le courage et la force n’appartienne pas qu’aux hommes, et la douceur et l’empathie aux femmes. Il est beaucoup plus intéressant à titre personnel de trouver un équilibre entre ses deux pôles, que de forcer les hommes et les femmes à ressembler à des schémas classiques, et se rendre compte après que ça ne fonctionne pas toujours dans les relations hommes/femmes. Même si ça fait vendre des bouquins pour nous apprendre à communiquer, comme l’abjecte « les hommes viennent de mars et les femmes de vénus ».

              Et puis il y a une grande incohérence dans votre discours, vous admettez vous-même que la notion de complémentarité (ou d’égalité) est une idée qui peut être « à la mode », qu’elle peut « changer » puisque vous ne doutez pas que « ça changera » .ce serait donc un fait « culturel », mais vous concluez en disant que vous prônez un retour à cette « répartition naturelle ». Y a comme un hic, on dirait. Comme Pinker, vous avez du mal à vous détacher des idées des années 50 qu’on vous a certainement appris depuis tout petit.

              • pierrejcallard
                pierrejcallard répond à lilite
                http://www.nouvellesociete.org
                • Posté à 18h06 le 17/06/2012
                • Internaute 3366
                  http://www.nouvellesociete.org

                @ Lilith

                « qui attribue des rôles en fonction des stéréotypes “ Evidemment. Je ne vous parle pas de distribuer les tâches en fonction des stéréotypes, mais des aptitudes réelles. La mode actuelle est de fuir les steréotypes - ce qui est excellent - mais aussi de nier simplement les différence d’aptitudes, ce qui est ridicule. L’exemple le plus incontournable est que la force physique de l’homme moyen est largement supérieure a celle de la femme moyenne. Le niez-vous ?

                PJCA

                • lilite
                  lilite répond à pierrejcallard
                  travaille
                  • Posté à 21h57 le 17/06/2012
                  • Internaute 130498
                    travaille

                  je ne nie pas que la force physique de l’homme moyen et supérieure (mais largement, qu’est ce que ça veut dire ?), à celle de la femme.
                  Cependant, j’affirme qu’à leur actuelle, TOUT les métiers sont accessibles aux femmes et, qu’après la mécanisation post ère industrielle, la force physique n’est plus un critère de répartition des tâches dans la société. On a fait des machines pour faire le travail ingrat pour porter les charges les plus lourdes. C’est bénéfique aux femmes et aussi aux hommes, car, si on a pas à porter des charges lourdes pendant toute sa carrière, ça esquinte moins le dos et les articulations.
                  Si l’on prend les individus, vous ne nierez pas non plus que certaines femmes sont plus fortes que certains hommes, mais comme la pratique du sport est essentiellement masculine (statistique des inscrits dans les clubs), je pense qu’on a aussi un peu de marge pour augmenter nos performances physiques, sans pour autant arriver au même niveau (en force physique pure), je pense qu’il est néanmoins possible de limiter l’écart.
                  Quels sont les autres exemples de différence d’aptitude entre les hommes et les femmes auxquels vous pensez ?

            • valentiane
              valentiane répond à pierrejcallard
              pendant ce temps les chinois...
              • Posté à 17h53 le 17/06/2012
              • 183102
                pendant ce temps les chinois...

              ok/ Mais je ne vois pas quelles « taches naturelles » vous évoquez.

              je ne connais pas de taches naturelles, seulement quelques fonctions (hommes/femmes) comme les fonctions reproductrices respectives et la fonction nourricière de la femme allaitante.

              à part ça, tout est culturel et les taches sont réparties de manière différentes d’une société à l’autre. Ce sont des choix humains culturels.

              En syrie, pas de vendeuses en boutique. Vous achetez vos petites culottes affriolantes au souk à un monsieur moustachu et bourru. (pas pu, j’ai eu un bloquage.)

              A Shanghai, un jour un collègue s’effondre sur mon canapé, à la limite de la crise de nerf et s’épanche : « j’en peux plus je fais tout : le ménage, amener ma fille à l’école, les courses, m’occuper de la gamine le week-end, lui faire faire les devoirs, sans parler de la cuisine etc etc. » (en + du travail donc).
              Heu... J’hallucine... Un moment et je lui réponds : » c’est marrant, j’ai déjà entendu ce discours.... mais c’était toujours des femmes. Dans mon pays. »

              On m’a expliqué que Shanghai était une société fortement teintée de matriarcat. (En chine il y a encore des sociétés vraiment matriarcales dans le Sud). Les tâches dites féminines en France sont masculines à Shanghai.
              Par ailleurs les hommes pleurent beaucoup et en public, ils ne cachent pas leur ultra sensibilité (très chinoise par ailleurs).

              Bref, le monde nous fait découvrir l’humain et le retour est un choc : on découvre à quel point nous sommes tous ultra formatés (et super manipulés aussi. Les Français autant que les Chinois. A la différence près que les Chinois le savent et que les Français veulent croire à leur liberté.)

              Je me demande ce qui reste de « moi » dans moi. Je ne trouve rien. Même ma façon de marcher est culturelle. Même la façon de faire l’amour (discutez avec des filles qui voyagent beaucoup et soyez prêts à entendre des choses très marrantes mais aussi pas très agréables (je ne parle pas de nature attention, je parle de culture). J’attends toujours le bouquin sur la question.)

              • pierrejcallard
                pierrejcallard répond à valentiane
                http://www.nouvellesociete.org
                • Posté à 07h53 le 18/06/2012
                • Internaute 3366
                  http://www.nouvellesociete.org

                @ Lilite ( et aussi Valentiane)

                « TOUT (sic) les métiers sont accessibles aux femmes et, qu’après la mécanisation post ère industrielle, la force physique n’est plus un critère de répartition des tâches dans la société »

                Il est clair que nous n’avons pas du tout la même perspective. Vous partez du principe qu’il serait bon que femmes et hommes aient également les mêmes aptitudes et vous alléguez que ce qui permet de rétablir cette égalité est un pas en avant. Or c’est ce que je ne pense pas.

                Bien sûr, on peut, en s’en donnant la peine, faire que hommes et femmes puissent faire les mêmes choses. Comme on peut, avec les bonnes lunettes, donner une vision 20/20 et faire conduire un Airbus à un myope. Comme on peut faire courir le marathon à un unijambiste. Comme on peut stabiliser par des drogues appropriées un anxieux ou un bipolaire et en faire un preneur de décisions, voire un président de la République. Mais est-ce dans cette voie qu’on devrait faire des efforts ?

                Ne serait-il pas plus intelligent d’identifier au contraire les fonctions pour lesquelles chaque sexe a de meilleures aptitudes physiques, psychologiques et mentales et de viser a une meilleure division du travail en en tenant compte ? Des préjugés nous en empêchent.

                C’est ce changement d’approche qui viendra, je crois, quand on en aura fini avec les séquelles du machisme des derniers siècles. Déjè, il y a plus de femmes que d’hommes en formation au Québec dans la plupart des disciplines universitaires. Faut-il a toute force saupoudrer des femmes dans les branches vers lesquelles spontanément elles ne se dirigent pas ?

                Je n’ai aucun espoir de voir ce changement d’attitude au cours de cette génération et je ne vois pas d’intérêt à en faire un cheval de bataille prioritaire. Je proteste seulement - un peu - quand je constate qu’on veut voir comme des dogmes ce qui me semble des lubies, mais je n’en ferais pas une croisade. Le temps s’en occupera et nous avons d’autres problèmes plus urgents à résoudre.

                Pïerre jC Allard

                • valentiane
                  valentiane répond à pierrejcallard
                  pendant ce temps les chinois...
                  • Posté à 09h29 le 18/06/2012
                  • 183102
                    pendant ce temps les chinois...

                  Donnez-moi un seul exemple : UNE aptitude que TOUS les hommes (ou la plupart des hommes, allez) auraient et que AUCUNE (allez, la plupart) des femmes n’auraient pas naturellement (on ne parle pas de culture là, hein).

                  En dehors de la fonction reproductrice bien-sûr, là, chacun ses « aptitudes » et de la fonction nourricière de la femme qui découle elle aussi de son chromosome X.

                  Bon, alors ?

                  Les différences physiques (bienvenues) n’empêchent pas les uns et les autres de se remplacer en cas de besoin.
                  Une femme peut construire sa maison de A à Z. Pour ce qui est de faire passer une poutre du sol au toit, il existe un système simple connu depuis la nuit des temps : les poulies. Par ailleurs il en existe un encore + simple et connu : l’entraide. (j’ai jamais vu un homme monter une poutre sur un toit tout seul sans poulie).

                  Longtemps on a fait croire à tout le monde que les femmes avec « leurs règles et leurs caractère changeant » ( ?) ne pouvaient pas piloter des avions ; Pendant ce temps des femmes pilotaient au Maroc.
                  Les femmes ne pouvaient pas voter car « elles obéissaient toutes aux curés ». Pendant ce temps les femmes turques votaient (comment ça elles n’obéissaient pas aux mollahs celles-là ?)

                  On ne pouvait pas non plus leur confier la médecine, encore moins la magistrature (leur « caractère changeant »). Mais comme l’accès à ces domaines font l’objet de concours, depuis qu’on a ouvert ces concours aux femmes ce sont les femmes qui soignent et qui jugent. Idem l’enseignement.

                  Moi je ne parle pas d’aptitudes : d’apres mon observation personnelle, hommes et femmes ont les mêmes. L’éducation et les modèles sociaux se chargent de gommer cette évidence.

                  (je me suis fait engueuler vertement par un tout gentil pote syrien quand je lui ai dit que les femmes françaises retapaient de + en + leur maison : maçonnerie, plomberie etc. C’est perçu comme un loisir chez nous. Moi j’ai adoré le faire jeune. Non seulement il ne m’a pas crue, mais il s’est montré presque violent. Je me suis TUE. » (ne fâchons personne, surtout en syrie...)

                  Voilà pour les modèles sociaux et culturels.

                  Pour ce qui est des fonctions reproductrices, on n’a pas encore trouvé le moyen de faire fabriquer des spermatozodes et des ovaires mais ça ne saurait tarder : on peut s’en douter par le seul fait qu’on nous rabache que la qualité du sperme dégringole ; Je parie que la science ne va pas tarder à nous fabriquer des spermatozoides in vitro.

                  Pour ce qui est de l’usine à bébés, le jour où on acceptera que les foetus peuvent se développer, apres avoir été conçus, in vitro, le monde basculera.
                  J’appelle ce moment de mes voeux : libération générale.

                  Des femmes bien entendu (pour celles qui voudront se libérer de la grossesse bien-sur, sempiternel argument bidon pour justifier leur salaire inférieur de 20% à celui des hommes + argument pour les tenir à l’écart de nombreux métiers et fonctions).

                  Pour les hommes aussi : enfin libérés des femmes et de leur toute puissance sur la question (dans nos sociétés occidentales).

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