Cannes : avec Bérénice Bejo, le sexisme monte les marches
Bérénice Bejo, maîtresse de cérémonie à Cannes, a répondu à la polémique sur Cannes et les femmes ce mercredi matin sur France Inter. Le collectif féministe La Barbe a reproché au Festival de n’avoir sélectionné aucune femme cette année.
Mais pour l’actrice de « The Artist », « la polémique est injuste » :
« Il y a eu beaucoup de femmes qui ont été sélectionnées l’année dernière à Cannes, comme Maïwenn et Valérie Donzelli. On en a beaucoup parlé. Elles ont gagné des prix, elles ont eu une reconnaissance incroyable. »
Sur son rôle de maîtresse de cérémonie, elle affirme :
« Il y a des choses que les femmes font mieux, peut-être, que les hommes. Il y a beaucoup plus d’infirmières que d’infirmiers. C’est le côté, je pense, maternel, la douceur d’une maman. Maîtresse de cérémonie, il y a un côté comme ça, contes de fée. »
Il faudrait peut-être que quelqu’un la briefe sur les questions de genre. Virginie Despentes par exemple.
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en boule
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« Le collectif féministe La Barbe a reproché au festival de n’avoir sélectionné aucune femme cette année. »
La réponse de Bérénice Béjo est désarmante de nunucherie.
En même temps, cette polémique est stupide : doit-on sélectionner des films de réalisatrices *parce que* ce sont des femmes, au lieu de les considérer d’abord pour leurs qualités artistiques ? Je ne suis pas sûre, compte tenu du sex-ratio chez les réalisateurs, que de faire une sélection cannoise paritaire (ou même plus équilibrée) aille dans le sens de la crédibilité professionnelle. C’est un peu comme si on sélectionnait d’office un film kazakh nul au motif qu’on manque de films kazakhs. Il y a peut-être eu Jane Campion (co-palme d’or), mais il y a eu aussi des sélections complaisantes (je ne désignerai personne mais bon) qui me font dire : l’important c’est que le film soit bon. Je suis une femme, mais *surtout* une cinéphile à qui on ne la fait pas.
Le problème de Cannes c’est avant tout que les mêmes noms s’y retrouvent sans cesse (on peut prévoir avec une quasi-certitude que le « dernier film », même médiocre, de certains grands noms se retrouvera en sélection) et que ça asphyxie la prise de risque, la découverte (souvent reléguée dans les sections parallèles, ou boudée lors du palmarès si par extraordinaire elle concourt pour la palme).




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