29/03/2011 à 17h44

Les ados gays sont moins malheureux que les autres

Minorités"
Didier Lestrade | Journaliste, cofondateur d'Act Up Paris, écrivain


Je ressens toujours un attrait maladif pour les news qui ne sont pas reprises par les médias. Ce n’est pas de la paranoïa, mais tout le monde sait comment ça se passe dans les rédactions : il y a trop de news, certaines infos ne sont pas relayées parce que les journalistes ne savent/n’osent pas mettre les données dans leur contexte.

C’est le cas d’un article publié dans l’International Herald Tribune et qui apporte un angle très nouveau sur le narratif de l’homophobie subie par les ados – qui, on le sait, est une des principales explications de nombreux suicides.

Intitulé « Gay or straight, youth are not so different » (Homos ou hétéros, les ados ne sont pas pas si différents), l’article se fonde sur des données récoltées dans une étude qui a suivi des ados dans l’Etat de l’Utah, aux Etats-Unis.

Est-ce que l’homophobie vécue par les ados les mène vraiment au suicide ? Cette étude semble affirmer, contrairement à ce que tout le monde dit, que les effets de harcèlement sont les mêmes chez les jeunes gays que les jeunes hétéros.

Les jeunes gays ont autant d’amis et sont aussi appréciés

Les jeunes gays ont autant d’amis, sont tout autant appréciés par leur entourage que leurs amis hétéros. La directrice de recherche, le docteur Diamond, pense que les effets des discriminations et du « bullying » (harcèlement) sont souvent exagérés dans les médias :

« Je crois que ces messages peuvent entraîner d’autres suicides, davantage de dépression et de consommation de drogue. Je suis inquiète par la contagion du suicide. Parmi ces jeunes, 10% à 15% sont fragiles et sont sensibles aux messages sur le suicide des gays. »

Un autre chercheur développe un point de vue intéressant :

« De la recherche, nous n’attendons que des messages négatifs. On ne parle jamais des ados gays normaux et c’est difficile de publier des études dans lesquelles on ne trouve pas de différences entre les jeunes gays et les jeunes hétéros. Un grand nombre de ces études n’ont pas trouvé de différence entre les gays et les hétéros, mais elles n’ont pas été publiées. »

Je vous rappelle que j’ai fait une TS à 18 ans

Donc, certaines études montreraient qu’il n’y a pas de différence entre les motivations de suicide chez les jeunes gays et les jeunes hétéros. Cela ne veut pas dire que l’homophobie chez les jeunes n’existe pas, arrêtez de vous mettre en colère.

Après tout, s’il faut montrer patte blanche, je vous rappelle que j’ai fait une TS (tentative de suicide) à 18 ans avec 200 aspirines. I’ve been there.

Mais je reste personnellement convaincu que de nombreux ados sont agressés à l’école et ailleurs tout simplement parce qu’ils sont différents, gros ou myopes, à cause de leur look, de leur race ou de leur personnalité.

Et à la maison, il semble établi que la plupart des jeunes gays qui se suicident le font surtout parce que leur famille les rejette. Et ce chercheur de poursuivre :

« Le message négatif que les ados reçoivent, c’est : “Arrangez-vous pour survivre à votre adolescence et la vie sera meilleure après.” Le message devrait être plutôt que la vie peut être formidable tout de suite. De nombreux gays ont des vies productives et heureuses. »

C’est donc une alternative de taille à tout ce qui est dit de nos jours dans les médias gays et les associations LGBT. Le discours principal, c’est que les ados traversent une période de la vie qui est si dangereuse qu’elle mène souvent au suicide.

Les faits divers abondent dans ce sens et c’est vrai, on ne parlait pas de ça avant, c’est un nouveau front de l’activisme LGBT et c’est une bonne chose.

Le truc louche des faits divers gays

Mais la passion pour ces faits divers dans la presse gay ne cesse de s’amplifier. Et, personnellement, j’ai toujours trouvé ça louche. Depuis dix ans, c’est systématique. Tout ça est monté en épingle et la réponse est toujours la même : « Mais les lecteurs adorent ça ! »

De plus, la manière avec laquelle les agressions homophobes sont traitées dans les médias gays n’est pas très différente de celle qui prévaut dans les médias généralistes hétéros. C’est devenu un dérivatif politique qui a pris une part dans la société qui est telle qu’il est forcément suspecte. Il suffit qu’une femme ne revienne pas de son jogging pour que la France le sache en temps réel. Les révolutions arabes ? Non, il faut trouver cette joggeuse avant !

On peut prévoir que les médias gays, sur leurs sites de news, feront des interviews du voisin boulanger du jeune gay agressé en disant : « La ville entière est sous le choc » ou un truc idiot de ce genre. Il n’y a pas de raison pour que les gays ne se mettent pas à suivre une tendance mondiale, me direz-vous.

En Grande-Bretagne, les journaux gratuits comme le Pink Paper faisaient déjà des unes qui ressemblaient au Daily Mirror. Finalement, mettre l’accent sur les agressions homophobes quand on ne montre pas la majorité des ados gays qui traversent très bien ces difficiles années d’adolescence, c’est rater la description de la vie gay d’aujourd’hui.

Ces « kids » sont beaucoup plus heureux dans la société actuelle

Comme le rappelle un autre article du New York Magazine du 25 octobre 2010, les jeunes LGBT font leur coming out beaucoup plus tôt. Le « gaystream » annoncé par Technikart (un média hétéro qui décrit un phénomène gay majeur avant les médias gays, super !) banalise et popularise la folle la plus extrême.

C’est ce que l’on voit dans tous les pays européens (regardez toutes ces folles hystériques sur « Britain’s Got Talent »). Les profs américains racontent de plus en plus des expériences étonnantes dans leurs classes, où de jeunes ados gays et des jeunes lesbiennes de 15 ans suivent les cours en se tenant par la main.

Ces « kids » sont beaucoup plus heureux dans la société actuelle qu’ils ne l’ont jamais été. Ça se voit partout, sur les Tumblr (plateforme de microblogging), avec des kids chiliens ou américains qui ont, à 17 ans, une telle énergie créative qu’ils sont au niveau, culturellement, des hommes de mon âge.

On n’est plus dans le gribouillis de MySpace. On est dans l’art.

Ils ne sont pas séparatistes comme nous l’étions

Dans les pays riches, les modes sont désormais conçues pour le tronçon des 12-20 ans et les jeunes LGBT sont aussi dans ce tronçon commun. Ils ne sont pas séparatistes comme nous l’étions à notre époque et nous étions beaucoup plus isolés dans notre homosexualité adolescente qu’eux.

Ils sont entourés d’amis qui les respectent pour ce qu’ils sont, ce qu’annonçait d’ailleurs déjà la série « Queer As Folk » il y a dix ans. La présence de cette génération montante n’est toujours pas représentée dans les médias gays. On les montre parfois en photo et on les observe avec curiosité en lisant les textes qui leur sont consacrés.

Mais les médias et associations LGBT les regardent toujours sous l’angle de la difficulté à vivre. Comme ces médias et ces associations sont dirigés par une génération de gays et de lesbiennes beaucoup plus âgés, la description est forcément déformée, même sous un regard protecteur.

« It does get better » (oui, ça ira mieux)

C’est pourquoi la campagne « It gets better » (« ça ira mieux ») a suscité des discussions très intéressantes. En gros, cette campagne de pub américaine montre des gays plus âgés qui disent aux jeunes que l’adolescence est un moment à difficile à traverser et qu’il faut s’accrocher parce que ça devient mieux après.

Personnellement, je suis d’accord. J’aurais été très heureux d’avoir un message de ce type à mon époque. Même les ados sentent bien que c’est un moment décisif de leur vie, mais ils veulent souvent le traverser au plus vite.

Quand on est jeune, au lycée, on est pressé de passer à l’étape suivante parce qu’on a l’impression que les cours sont ennuyeux, parce qu’on a pas encore compris que ce que l’on apprend à ce moment si instable de la vie, on s’en rappellera plus tard comme le fondement que ce que l’on est.

Vous allez tomber amoureux pour de vrai, promis

Mais on a l’impression que le temps passe trop lentement, on s’ennuie souvent alors que le corps est bombardé d’hormones. On en envie d’être amoureux, de baiser, de voyager, de quitter la maison.

D’un autre côté, pour les ados, ce message peut être vu comme un conseil trop adulte du genre : « Tu vas voir, après tu regretteras ta dix-huitième année », ce genre de phrase qui n’est pas toujours vraie et dont on se moque de toute manière.

On veut avoir 20 ans, 25 ans, être indépendant, trouver un travail, sortir en boîte, draguer non-stop sans le regard des parents. Donc « It gets better » peut s’affronter à un mur de l’esprit de contradiction déjà bien développé.

Mais ne faudrait-il rien dire aux ados LGBT ? Oui, la vie qui les attend ne sera pas parfaite (ce sont les 20-30 ans qui sont les plus inquiets à notre époque), mais elle est vraiment meilleure que celle que nous avons eue.

Et je trouve que c’est beau, ce geste intergénérationnel où les plus âgés rassurent les jeunes en leur disant qu’il faut s’accrocher et ne pas tomber dans le romantisme du suicide comme moi j’ai pu le faire à leur âge.

Le vrai centre de la vie, c’est de réaliser ses rêves, contribuer, arrêter de regarder son nombril pour vivre sur la terre en comprenant pourquoi c’est si merveilleux de vivre. Si l’époque est au « gloom » (mélancolie) et au « doom » (ruine, perte), c’est toujours mieux après. Vous allez tomber amoureux, pour de vrai. Promis.

Publié initialement sur
Minorités
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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 18h19 le 29/03/2011
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Si cet article pouvait être le début d’une dévictimisation de toute la société, avec l’exemple gay en fractale de toutes les minorités , ce serait vraiment une bonne chose..
    Un pas de géant, même ..

    Numerosix . Hétéroschtroumpfé, pote avec des gays avec qui je me marre bien et gaucher non contrarié..

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 18h28 le 29/03/2011
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    minorité, minorité, quel mot horrible.
    on fait tous partie d’une minorité plus ou moins.

    vous êtres :
    frisé - > minorité
    roux -> minorité
    riche - > minorité
    classe moyenne - > minorité
    pauvre - > majorité
    blond- > minorité
    chauve - > minorité
    amoureux fou -> minorité
    athée - > minorité
    très religieux - > minorité
    juif, protestants, musulmans - > minorité
    homosexuel - > minorité
    fétichiste sexuel - > minorité
    sado maso - > minorité
    ump - > minorité
    ps - > minorité
    fn - > minorité
    front de gauche - > minorité
    écolo - > minorité
    parisien - > minorité
    francilien - > minorité
    corse - > minorité
    ...
    etc.. etc..

    donc on est toujours minoritaire et tous..

    mais la somme des minorités FAIT une MAJORITÉ......

    (ironie)

    MAIS NOUS SOMMES UNIQUES. (c’est pire qu’une minorité) donc on se regroupe de peur de notre unicité... ; -)

  • Karveelt
    Karveelt répond à pablico
    Prof de FLE
    • Posté à 19h06 le 29/03/2011
    • Internaute 55167
      Prof de FLE

    Parfois c’est bien de se sentir inclus dans une communauté, je n’aime pas tous les humains, je n’aime pas toutes les femmes ni tous les hommes, je n’aime pas certains enfants, ni certains vieux, ni certains membres de ma propre famille, je hais même un certains nombre d’individus, d’autres me laissent indifférents... a contrario, des humains me fascinent, me bouleversent, m’enchantent et m’éclairent... se reconnaître dans une pluralité de communautés c’est reconnaître chez d’autres des forces communes qui nous anime...

    Personnellement se reconnaître dans une masse, une nation, un peuple, un groupe majoritaire me paraît largement plus effrayant puisque l’on adhère soit à une sorte de standard consensuel ou alors à une idéologie, autoritaire donc...

    La minorité est la garantie de la diversité, de la créativité, de la liberté etc... le fameux « pas de côté » qui ouvre les yeux...

  • Autodéfense_Intellectuelle
    • Posté à 19h30 le 29/03/2011
    • Internaute 87535
      ingénieur

    A ce propos, la lecture des récits érotiques sur doctissimo est intéressante : beaucoup d’ados et de jeunes adultes y racontent des histoires puisées dans leur vécu (avec plus ou moins de talent, mais ce n’est pas la question ici). Quiconque a plus de 25 ans ne peut que constater à travers ces récits l’immense évolution du regard de la société, et particulièrement des jeunes, sur l’homosexualité. Ce qui était impensable il y a 10 ans paraît souvent naturel aujourd’hui à une majorité d’adolescents.

    Un retour complet en arrière me paraît maintenant impossible. Certes, il peut y avoir une recrudescence de l’homophobie, comme cela peut se produire pour le racisme et la xénophobie ; mais, pas plus qu’on imagine un retour de la vision racialiste du temps des colonies, n’est probable le retour vers la perception « hétéronormative » de la sexualité d’il y a 20-30 ans.

  • HSEHNAMAP
    HSEHNAMAP
    R.I.P. 89...
    • Posté à 20h10 le 29/03/2011
    • Internaute 132226
      R.I.P. 89...

    Évidemment !

    Lorsque l’on est ado le principale problème c’est les filles, donc pas de fille pas de problème.
    Je parle d’après mon expérience personnelle, bien sûr...

  • Samuel_A
    Samuel_A
    Expat'
    • Posté à 22h37 le 29/03/2011
    • Internaute 112135
      Expat'

    Attention aussi à savoir de quoi on parle, de ce qu’on appelle ados...

    A l’étranger je ne sais pas, mais en France, il y a un monde entre ce que peut vivre un gay au collège, ou en lycée pro, et ce que peut vivre un gay en lycée général. La mentalité n’est pas du tout, du tout la même, l’homophobie n’y prends pas du tout la même importance, les brimades de manière générale aussi...et pourtant dans tous les cas on parle d’ados.

    Oui je pense que la vie n’est pas forcément très dure pour un lycéen de lycée général homosexuel, qu’il peut sans trop de difficulté faire son coming out et que, passé quelques réactions de surprise au début, la quantité de brimades sera minime, et largement contre-balancée par tous ceux qui voudront s’ériger en protecteurs de la tolérance et du respect. Sans compter que les brimades sont, dans les lycées de province, relativement rares en fait. Les « bullys » sont passés en lycée pro, ils ne sont pas en lycée général. Et cet état de fait tends même à faire changer la mentalité de ceux qui, au collège, étaient d’insupportables sales gosses.
    J’ai encore le souvenir de filles que le lycée a métamorphosées, passant de petites pétasses cruelles avec tous les « faibles » à jeunes filles tout à fait matures et charmantes, en l’espace de deux ans à peine.

    En revanche, je recommanderais chaleureusement à tout collégien gay ou même bisexuel, et probablement aussi à un lycéen de lycée pro/technique, de cacher scrupuleusement son orientation. Car l’acharnement peut être violent et surtout, partagé - au moins tacitement - par une majorité d’écoliers, et c’est là que ça devient dangereux et invivable.

    Le bullying n’est dur à vivre que parce que, même s’il est le fait d’une minorité agissante, il est tacitement approuvé par une majorité. Deux-trois emmerdeurs face à un bahut entier qui se désolidarisent franchement n’iront pas loin.

    Or là dessus, il y a une différence majeure entre plusieurs types d’établissements qui accueillent des « ados ».

    Être ado, gay, et heureux, oui. Mais pas n’importe quels ados. Quand on parle d’ados de 17-18 ans on est totalement à côté de la plaque.

    La difficulté, aujourd’hui, le caractère invivable de l’homosexualité, c’est une réalité surtout pour les ados de 12 à 15 ans. Et oui il y en a. On fait son coming-out de plus en plus tôt mais on se considère comme gay de plus en plus tôt aussi. Pour ceux là, c’est « ferme ta gueule ou déguste », mais déguste vraiment dans des proportions infâmes, c’est un fait.

  • Limouss
    Limouss
    scribe
    • Posté à 23h14 le 29/03/2011
    • Internaute 132581
      scribe

    Tiens, un article intéressant (et qui change de ce qu’on lit beaucoup en ce moment), d’autant que ça rentre pas mal dans le cadre d’une recherche à laquelle je participe sur les relations inter générations chez les LGBT au Royaume-Uni… Et le discours des plus âgés est souvent de dire « amusez-vous, mais n’oubliez pas qu’on en a bavé pour que vous en arriviez là », qui me semble assez loin du « it gets better » finalement.

  • -Candide-
    -Candide- répond à Autodéfense_Intellectuelle
    Jardinateur
    • Posté à 23h30 le 29/03/2011
    • Internaute 40778
      Jardinateur

    Le postulat de départ de Lestrade me paraît erroné :

    La peur du cassage de pédé comme source directe de l’augmentation du taux de TS chez les ados gays versus les hétéros est peut-être un élément qui a joué chez lui mais n’est probablement pas l’élément majeur de ce mal être.
    Le jeune juif (avec kipa et bigoudi) doit aussi avoir une certaine angoisse de se faire attraper par des voyous, de même que la jeune fille de banlieue vit toujours sur le stress latent de faire éventuellement partie des victimes de tournantes.

    Il est indéniable, que l’acceptation globale de l’homosexualité progresse mais elle l’est d’une manière inégale, et a contrario pour certains cela pose d’autres problèmes.
    Il y a 30 ans, le jeune pédé ado de province vivait « caché », et personne ne soupçonnait même son homosexualité potentielle parce que le sujet était tout simplement tabou.
    Le même jeune ado aujourd’hui est beaucoup plus vite « repéré », parce qu’il n’a jamais eu de copine, parce qu’il ne parle pas fille, etc...
    Certainement plus délicat pour lui de s’intégrer et de jouer dans le club de foot du patelin qu’il n’y a 30 ans.

    Sur le plan psychologique aussi, la perception et la prise de conscience de son homosexualité est probablement plus précoce et donc potentiellement plus angoissante qu’il y a 30 ans. Voir note en bas du message (*)

    Il y a 30 ans, le jeune de 14 ans qui avait des attirances particulières les rangeait beaucoup plus facilement dans l’ordre des fantasmes avant de véritablement prendre conscience de son homosexualité quelques années plus tard lors de sa première réelle expérience.
    Aujourd’hui, dès 12 ans on comprend que ces pulsions sont probablement bien autre chose que de simples fantasmes.
    Bref, « on en est », et il faudra d’une manière ou d’une autre assumer.

    Enfin,je passe sur le titre sensationnaliste
    « Les ados gays sont moins malheureux que les autres »
    qui ne reflète même pas l’article initial du Herald
    (Studies do suggest that severe emotional distress is somewhat more common among gay teenagers than straight ones.)
    Ni même la pensée du seul Docteur cité dans l’article qui se rapprocherait de cette thèse
    (Rather, recent studies show that the risk factors for suicide are identical for gay and straight youth. These, Dr. Savin-Williams said, include « prior mental illness, depression, bipolar disorder, dysfunctional families, breakups in relationships, suicide in the family and access to means.)
    dont Lestrade nous fait une mauvaise interprétation.

    de qui parle t-on ? des jeunes plus épanouis de 18-25 ans
    ou des ados de 16-18, voire de la tranche des 12-15 ?

    (*) certains homos vous diront qu’ils l’ont toujours su et qu’ils le sont depuis la naissance, ce qui du reste sont deux choses différentes.
    Il est probablement vrai que rétrospectivement, on s’aperçoit par certains souvenirs et évènements que son homosexualité était latente depuis bien longtemps.
    Mais je peux témoigner (par de nombreux proches de la génération de Lestrade) qu’il y a 30 ans beaucoup de gens ne prenaient pas conscience de leur homosexualité avant 16 /18 ans voire plus,
    en dépit des fantasmes masturbatoires ou de certaines expériences avancées de “touche-pipi” avec des camarades