05/03/2010 à 16h08

Addiction sexuelle : il faut dépasser les sourires en coin

mondom | dépendance affective et sexuelle

Au bout d’un an de rétablissement, je commence personnellement à avoir une vague notion de ce que représente l’addiction sexuelle dont je me suis sorti.

La dépendance sexuelle est une réelle addiction maladive, dont le principe même fait que celui qui en est atteint ne s’en rend pas compte et se ment à lui-même…

10% des hommes sont potentiellement atteints de dépendance sexuelle et cela découle d’une dépendance affective.
Je ne cherche pas à être alarmiste, mais je crois qu’il faut que le « grand public » ne reste pas sur des certitudes de convention socio-rigides avec des sourires en coin au sujet d’un trouble qui est réel et empoisonne la vie de nombreux hommes, couples, femmes…

Je suis prêt à en discuter avec les personnes que cela intéresse. Sur Rue89, il y a une attitude équivoque sur le porno, parfois pointé du doigt comme dérive sociale, parfois au contraire encensé et défendu au nom des « libertés fondamentales »...

Pour les dépendants sexuels -dont je suis un représentant auto-proclamé- c’est dérangeant, et il m’est arrivé de mettre des liens vers Rue89 tout en avertissant les inscrits du forum sur lequel j’interviens de ne surtout pas fouiner sur ce site qui peut représenter un danger potentiel pour ceux qui sont en sevrage de porno ou d’érotisme sur Internet…

Aller plus loin
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    • rko
      rko
      • Posté à 16h22 le 05/03/2010
      • Internaute 90061

      Comment définiriez vous l’addiction sexuelle précisément ?

    • jojo1er
      jojo1er
      27 mars 2010 - No Sarkozy Day
      • Posté à 17h35 le 05/03/2010
      • Internaute 10521
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day

      C’est tout ? Moins de 20 lignes pour condamner le porno, les commentateurs de la rue69, 10% des hommes, le sourire même...

      Moins de 20 lignes pour défendre votre « cause » ?

      Trop gros, prendra pas...

      Jojo1er, ...oxydépendant.

    • mondom
      mondom
      Auteur(e) de l'article dépendance affective et sexuelle (...)
      • Posté à 16h17 le 06/03/2010
      • Internaute 107571
        dépendance affective et sexuelle (...)

      20 lignes, certes c’est court, en fait j’ai envoyé un message à rue89 à la suite de l’article sur Tiger Woods parce que les fatidiques 4 jours étaient dépassés, et l’on m’a demandé en réponse si je voulais bien que mon texte soit publié... J’ai accepté et voilà. Mais quoi qu’il en soit, l’addiction sexuelle ne se résume pas en quelques paragraphes. J’ai baigné dedans plus de 30 ans, et je m’en suis rendu compte seulement il y a un an... Il y a quelques écrits qui existent sur le sujet des addictions « sans produit », et peu de choses sur le net à part un excellent site fait par un certain orroz...
      En gros, il s’agit d’une situation où le sexe, l’excitation sexuelle, la compulsion sexuelle prennent une part dans l’existence telle qu’on en fait le centre absolu, qu’on ne s’occupe que de ça, en négligeant le reste. Cela peut représenter par exemple l’addiction au porno qui peut aller jusqu’à plus d’une demi-douzaine de masturbations par jour... L’addiction aux rencontres ou aux prostituées... Bien d’autres choses encore, et lorsque la personne concernée est en couple ça pose des petits problèmes encore, de même que si l’accro utilise son ordinateur de bureau pour ses activités secrètes...
      Secrètes bien souvent pour l’accro même, au titre qu’il ne se rend pas forcément compte de son affliction (ça m’est tombé sur la tête comme une révélation, comme si le ciel s’écroulait alors...) et se ment terrilement efficacement à lui-même, avant de le faire plus pitoyablement à son entourage, croyant qu’il n’y a presque rien à cacher en fait...
      Je suis comme je l’écrivais ok pour échanger sur le sujet, voici mon e-mail : mondom3@gmail.com

    • mondom
      mondom
      Auteur(e) de l'article dépendance affective et sexuelle (...)
      • Posté à 16h25 le 06/03/2010
      • Internaute 107571
        dépendance affective et sexuelle (...)

      Aussi, bien sûr, je ne peux pas envisager de condamner le porno. Je ne suis pas un intégriste agitant mes valeurs morales et je ne prêche rien du tout. De même que l’alcool n’est dangereux que pour ceux à qui il pose problème, le porno n’est toxique que pour ceux qui en développeront une maladie. Et je ne cherche en rien à fustiger les 10% d’hommes qui sont sans le savoir peut-être sous l’influence d’une convention socio-sexiste qui fait obstacle à leur inscription dans la réalité de leur vie, ce chiffre fantaisiste a cependant des chances de n’être pas si éloigné de la vérité, mais je cherche à alerter sur ce trouble qui existe bel et bien. Je ne pars pas en croisade contre le porno ou le « y a pas de mal à se faire du bien », je prétends qu’on a tendance à ignorer que nos enfants qui découvrent l’érotisme débridé et le porno facilement et gratuitement ne risuent pas simplement de « parfaire leur éducation sexuelle », mais pour certains de briser une partie de leur vie. Je ne suis pas un sauveur, mais un ex-malade.

      • Désinscrit le 15-6
        Désinscrit le 15-6 répond à mondom
        nc
        • Posté à 16h27 le 07/03/2010
        • Internaute 83404
          nc

        Au moins on ne peux pas vous reprocher votre sincérité et votre honnêteté.
        Aussi, on distingue ceux qui éditent des commentaires mais restent cachés derrière leurs pseudonymes et ceux qui se livrent comme vous le faites.
        Peut être un peu trop, dans ce monde extrémiste, mais cela fait partit sans doute de votre façon de continuer de vous « guérir », j’y vois une certaine flagellation judéo-chrétienne, sans vouloir jouer trop les psy de bazar.

        On comprend que votre trouble et votre désordre étaient réels. J’espère que vous allez mieux.
        C’est certes un désordre si une personne doit se masturber 12 fois par jour.
        Pas parce que c’est mal de jouir, mais parce qu’on n’a plus le temps pour faire autre chose.
        Parcontre, la petite limite que je voulais apporter est la suivante, si l’on ne précise pas les conditions d’un désordre, certains extrémistes puritains auront vite fait de qualifier tout acte sexuel comme une perversion.

        Les gens modérés savent qu’il n’y a jamais de limite franche sur la définition d’un trouble.
        Certains diront que l’ont doit faire l’amour sans pratiquer la sodomie, ni de fellation, que c’est mal

        Certains diront qu’a moins de 4 sur un lit on s’ennuie un peu.

        C’est pourquoi je suis prudente quand on associe trouble et sexualité. Ne pas avoir de sexualité est un trouble en soi.

        ––––––-

        Pour finir, sans doute associe t’on un peu trop vite un désordre sexuel a ce qui n’est en fait qu’une grande détresse affective, un grand vide existentiel aggravé par les tchats, les conversations érotiques avec caméra, les sites de rencontres vides de réalité.
        Nous ne sommes pas fait pour vivre par procuration, ni notre sexualité, ni l’amour, ni la tendresse. Cela aboutit sinon a ce que l’on nomme les « no-life », cela nous pend tous au nez.

        Les zombies du 21 em siecle existent.

    • lally
      lally
      professeur
      • Posté à 10h10 le 08/03/2010
      • Expert 51226
        professeur

      Avez-vous déjà envisagé que la dépendance que vous vivez ou viviez était en fait une fuite de la sexualité ?
      Fuite au sens où le porno, la dépendance à une masturbation excessive sont des sexualités virtuelles et immatures ?
      Quelque part je rapprocherais votre dépendance de ceux qui refusent toute vie sexuelle.
      Dans ce débordement, vous avez en commun avec ceux qui n’ont pas de libido, un mal-être à communiquer sexuellement avec autrui et plus encore avec l’autre sexe.
      Ce qui rend votre accès à la sexualité très virtuel et on va dire très narcissique.

      Qu’y a-t-il qui vous fasse peur dans une sexualité réelle avec une femme pour que vous ayiez besoin de vivre seul ce que vous considérez comme une addiction ?

      J’aimerais comprendre ce qui vous a fait basculer.

      Je vous laisse une petite piste de réflexion autour de ces questions avec un article qui était paru en 2006 sur la sexualité et la présentation de deux livres particulièrement intéressants :
      Femme désirée, femme désirante de Danièle Flaumenbaum.
      La Révolution A-sexuelle de Jean-Philippe de Tonnac.

      Lien

      • Désinscrit le 15-6
        Désinscrit le 15-6 répond à lally
        nc
        • Posté à 11h26 le 08/03/2010
        • Internaute 83404
          nc

        Je trouve votre analyse intéressante, une sexualité (compulsive) solitaire qui serait en fait un refus de sexualité.

        Parcontre je n’avais pas saisis qu’il s’agissait pour Mondom d’une sexualité solitaire.

        Est ce le cas ? , il ne le précise pas vraiment.

        D’autre part, que dire alors dans le cas de ceux qui ont une sexualité (compulsive) avec d’autres personnes (non solitaire) ?

        • lally
          lally répond à Désinscrit le 15-6
          professeur
          • Posté à 11h58 le 08/03/2010
          • Expert 51226
            professeur

          Merci Christie.
          Quand je parle de sexualité solitaire, c’est que même si elle met en relation le compulsif avec autrui (de même sexe ou de l’autre sexe), il n’y a pas de rencontre au sens échange et au sens union intime.
          L’autre n’est qu’un corps sur lequel le compulsif ou la compulsive pose un fantasme d’absolu, absolu qu’il ou elle ne rencontre jamais.
          Parce que l’autre tout comme soi d’ailleurs, est complexe, mouvant perpétuellement, contradictoire et surtout pas stéréotypé comme le fait croire le porno ou comme peuvent le laisser penser certains biologistes.

          On ne peut que constater aujourd’hui, malgré l’évolution des moeurs, que persiste un malaise pour ne pas dire un divorce entre le corps et l’esprit.
          Parce que nous trimballons tous et toutes encore une peur de la rencontre, de l’intimité, du partage sexuel.
          C’est quelque chose qui a été trop peu vécu par nos ascendants (et quand cela a été vécu, cela a encore un parfum de soufre et d’interdit) pour que nous puissions parvenir sans encombre à le vivre et déjà à nous autoriser à le vivre.

          Parce qu’il faut, pour réaliser cette unité intérieure dans une relation amoureuse, faire une autocritique, tenter d’approcher comment nous fonctionnons sexuellement, amoureusement, ce que nous nous autorisons et ce que nous nous refusons. Ce que nous cherchons désespérément à travers la rencontre amoureuse et sexuelle, ce que nous fuyons également tout aussi désespérément.

          Nous sommes tellement dans une vision biologique et mécanique du sexe (reproduction et mécanique du plaisir) que nous oublions l’aspect spirituel. Comme si ce n’était pas nécessaire.

          Or bien sûr que si. Le sexe a besoin de se vivre autrement que biologiquement et mécaniquement, dans une relation spirituelle de rencontre de l’autre pour mieux se comprendre soi, se révéler mais aussi pour mieux comprendre le monde.

          La compulsion comme l’a-sexualité montrent une situation de blocage, de divorce intérieur qui est difficilement supportable socialement. Au sens où cela exprime un malaise que beaucoup d’entre nous préférons cacher, enterrer ou mettre à distance, relativiser.

    • mondom
      mondom
      Auteur(e) de l'article dépendance affective et sexuelle (...)
      • Posté à 12h49 le 08/03/2010
      • Internaute 107571
        dépendance affective et sexuelle (...)

      Bonjour, j’ai lu attentivement vos réponses. Comme disait Jojo 1er, 20 lignes pour exposer tout le bazar c’est court, et mes réponses sont loin d’être exhaustives. Alors évidemment les allusions que je fais sont loin de contenir suffisamment d’éléments pour comprendre ce que j’ai vécu, ce que je pensais et pense aujourd’hui de la relation sexuelle ou de la relation affective. J’ai fait une allusion qui résume une partie de ce que Lally explique, en disant que la dépendance sexcuelle découle de la dépendance affective. En fait, c’en est même une manifestation, pour résumer, à mon sens. J’avais ainsi écrit un texte qui tentait d’expliquer à mes camarades informatiques de rétablissement une partie de ce que je voyais de ces choses, il y a quelques temps, je le recopie ici avec quelques petits amendements, cela vaut ce que cela vaut et ça a déjà évolué mais cela permet de se faire une idée peut-être... Le problème ne concerne pas simplement les individus et leur bas-ventre, mais souvent aussi leur entourage, conjoint(e)s... C’est là le problème de la co-dépendance, qui rejoint celui de la dépendance mais avec des différences. Je doute de pouvoir ici exposer en quelques commentaires ce qui m’a pris un an et près de mille écrits à développer, mais pour ceux et celles que ces questions intéressent je livre quelques éléments de mes « découvertes »...
      Certes, il s’agit de résumé et de métaphores à grosses ficelles, aujourd’hui ce que je pense et connais de la dépendance affective est bien différent de « besoin de relation affective », mais je crois qu’il y a encore quelque chose à tirer de cet écrit au sujet de la dépendance sexuelle... Pas de l’argent comptant, mais des pistes de réflexion.

      quand on est dépendant sexuel, on ne peut pas voir d’où vient le problème. parce qu’il s’agit de
      construction mentale et que l’esprit est très bien foutu.
      je crois qu’il n’y a que par la parole, par l’introspection, par la thérapie qu’on peut se libérer.
      le sevrage, la résistance au comportement, ce n’est qu’une facette du
      travail. mais ça n’est pas une fin en soi

      pour moi, la sécurité affective était la chose la plus importante au
      monde. je ne pouvais pas envisager la moindre sérénité sans l’Amour dont la noble quête me paraissait indispensable comme l’air qu’on respire. ça ressemble à de la belle noblesse d’âme, hein...
      sauf que c’est une construction mentale et que la vraie vie n’a pas
      besoin de s’enfermer dans ce genre de notion
      si je caricature un peu, ça veut dire que je ne pouvais pas croiser une
      femme dans la rue sans me dire que si ça se trouve j’aurais pu faire ma vie avec celle-là...
      mes prises de conscience ont suivi plusieurs étapes... j’ai longtemps
      cru que j’étais en fin de compte quelqu’un de lent... je crois que je me suis montré que je suis plutôt un rapide

      moi-même, j’ai toujours privilégié les histoires avec des femmes dont je
      pensais qu’elles avaient « besoin » de moi, pas pour qui j’étais fait forcément, mais pour le bien que cela pouvait leur apporter d’etre avec qqun, en l’occurrence moi, pour sortir d’une éventuelle détresse affective que je croyais voir chez elles... alors que c’était moi
      qui étais dans cette demande affective que je décrivais plus haut. la dualité et le paradoxe sont importants et complexes, et empêchent de voir les choses.

      attention, dependance affective ne veut pas seulement dire maladie
      mentale, loin de là, c’est quand il y a dérèglement que ça devient empoisonnant ;
      envisageons la vie, le monde entier sous l’aspect hierarchique
      de la dependance...
      par exemple, clairement, nous sommes dépendants de l’air pour
      respirer, de l’eau pour boire. ce n’est pas une maladie que de boire de l’eau pour survivre
      ceci étant posé, l’amour est une manifestation pure et simple de
      dépendance affective.
      du genre, « quand je la vois mon coeur bat plus vite, quand elle n’est pas là elle me manque... »
      ce n’est pas une maladie, bien sur c’est très positif
      mais on remarque comme le mecanisme est bien similaire a une autre
      dependance... « je ne peux pas me passer de toi » etc
      il y a de la chimie dans le cerveau, surement le fameux circuit de
      recompense etc, les endorphines et tout le tremblement, qui font que lorsque je pense à elle ou suis avec elle je m’apporte ce dont j’ai besoin, ce que je reclame, l’amour d’elle dont je suis gentiment dependant, toujours de façon positive
      (je parle toujours du cas general, de decrire chimiquement ce qu’est
      l’amour en tant que dependance affective bien agreable, meme si ca fait autant « mal au coeur » que de « baume au coeur » en fin de compte.)
      heureusement, le cerveau s’habitue, il y a accoutumance comme avec
      n’importe quelle autre substance psychotrope fabriquée par le corps ou apportee par l’exterieur comme dans le cas d’une drogue.
      ca fait que je n’ai plus à presque m’évanouir quand elle arrive enfin, et que je peux vivre normalement ma vie sans subir des affres de dependance en permanence. c’est l’accoutumance, en somme... cela ne veut pas dire que je l’aime moins ni rien, mais que j’ai pris ma vitesse de croisiere dans l’amour, la chimie dans le cerveau de tout ça etc.
      ce qui reste mysterieux et magique c’est comment et pourquoi ca marche entre deux etres et pas n’importe qui, mais c’est une autre histoire.
      quand l’histoire par malheur se termine, il y a chagrin d’amour.
      ca fait mal. c’est un manque. en fait, la chimie dans le cerveau est
      réellement en manque, comme dans le cas d’une drogue !
      c’est le resultat d’un sevrage, ce chagrin d’amour qui fait si mal au corps
      c’est le cerveau qui n’a plus sa dose d’endorphines puisque le stimulus
      n’est plus la pour faire liberer les produits, et donc il faut qu’il reapprenne a vivre sans, a retrouver la dose ordinaire et redevenir autosuffisant chimiquement...
      le cerveau est en perpetuelle reorientation, evolution. il est construit
      pour marcher comme ça. donc l’amour (dep aff) c’est normal, le manque (chagrin d’amour) c’est normal, et au bout d’un temps ca se reequilibre

      tout ça c’est bien joli, ma pragmatique explication scientifique qui
      laisse une petite place a la magie, et tout est rose dans un monde rose n’est-ce pas.

      sauf que...

      imaginons que ça se dérègle ?

      comment et pourquoi, on en parle dans une minute, mais imaginons que ça dejante.
      ça va donner par exemple, au hasard, la possessivité ou la jalousie
      « maladives »...
      c’est empoisonnant, ça. c’est un trop-plein ou une carence de quelque
      chose.
      ou alors, le fait de tomber amoureux de n’importe qui n’importe
      comment, sans attendre les « vrais signaux » (ceux que je ne sais pas caracteriser, que j’appelle encore magie)
      ou encore, plein de trucs, plus ou moins graves en hadicapants.. on peut devenir fetichiste, je ne sais pas... (ah tiens, là il y a un lien avec le sexe... mais fetichiste, ca veut pas forcement dire « vive le latex » ou le sm, mais par exemple je tombe toujours amoureux d’une fille rousse ou qui chausse du 44, ce genre de trucs...)
      alors là, subtile transition, on peut se dire qu’il y a peut-être bien
      quelque chose qui « prédispose » cela, dans l’enfance ou ailleurs... par exemple, c’est très simpliste ce que j’avance, mais par exemple « ma maman chaussait du 44 »...
      et là, on ne parle plus simplement de gentille dependance affective,
      mais de truc bien emmerdant et maladif. la dependance affective au sens grosse galere.
      la ou je veux en venir, c’est qu’elle a sans doute une origine. si un mec est fetichiste des pieds par exemple, ce n’est sans doute pas un hasard.
      ce n’est pas simplement un traumatisme au niveau des pieds ou une
      fixette facilement identifiable, c’est le resultat de trucs enfouis en lui... (ce n’est pas important, mais je précie que je ne suis pas fétichiste des pieds, qu’on ne parte pas dans des directions sans portée)
      apres, ces trucs qu’il a enfoui, il s’est solidement convaincu qu’il est
      hors de question de les adresser. donc son esprit saura très bien éluder toute question s’y rapportant (tiens, il ment comme un gosse... sa compagne le voit gros comme une maison, mais lui en est bien incapable)
      je digresse pour dire que le fetichisme, qu’il soit une
      « pratique deviante » (« y a que les pieds qui me permettent de bander »), est une composante de la dependance affective autant que de la dependance sexuelle. c’est un resultat de ces sortes de mensonges... le truc est enfoui dans l’esprit, hors de question de l’adresser, c’est pour mon bien que j’ai choisi de faire ca et je ne reviendrai pas dessus.
      sauf que mon esprit hurle tout le temps « hé, y a ce problème que tu as
      enfoui, qui est génant, faut le deterrer ! »
      (pas forcement un traumatisme, tout le monde ne peut pas se dire « ma mere se deshabillait devant moi » ou « mon pere m’a violé »... heureusement..)
      mais moi, ces hurlements de mon esprit qui dit « deterre-moi !
      deterre-moi ! » j’ai decide depuis un bout de temps de ne pas les entendre.
      alors il faut bien que je me convainque qu’il hurle autre chose, qu’il y a un autre problème, ou alors qu’il n’y en a pas, en fait chacun va trouver son propre moyen de botter en touche...
      on peut croire les entendre, et éventuellement comme j’ai dit se convaincre que c’est autre chose qu’on se hurle...
      de là à les partager, même avec moi-même, puisque c’est du flan, il y a blocage evidemmment.
      j’ai ressenti ce cote « prostré, hébété, incapable de parler et meme de penser » plus d’une fois... sans evidemment savoir pourquoi,puisque je me muselais de l’interieur et ne voulais pas me le dire !

      abordons maintenant un autre aspect, et les deux se rejoindront dans
      quelques minutes...

      j’ai ces problemes enfouis, ces carences, que par exemple j’ai monte
      en epingle a me dire « ben oui, ce qui me manque c’est.. c’est l’amour ! voila ce que mon esprit me hurle ! c’est le besoin d’amour a tout prix, c’est bien normal ! »
      donc j’ai deregle ma dep aff en la faisant grossir demesurement, en lui
      donnant encore plus d’enjeu qu’elle ne devrait.
      ca va me conduire à chercher le bonheur aupres d’une compagne, et je
      serai bien comble des que cela s’installera.
      sauf que, mon esprit continue de hurler, et au moment où la chimie
      s’habitue en moi, ces hurlements redeviennent penibles...
      alors, zut, qu’est-ce qui se passe ? je ne suis pas comblé !
      il faut donc que je me mette en quete de securite affective, puisque
      c’est la le schema que j’ai « identifié » comme étant salutaire.. la preuve, quand je suis tombé amoureux il y a 5 semaines (ou minutes ou années) tout allait si bien... c’est que peut-etre en fait ce n’est pas la bonne, ou alors ca s’est emousse, ou encore quelque autre explication...

      maintenant, troisieme point, pas evident evident, et ensuite je pense
      que tout converge

      prenons le cas de quelqu’un qui fait des rencontres, des « plans cul ». il
      a une fiche sur meetic, avec marque « je cherche une histoire sans prise de tete ». sans prise de tete, ca veut dire en langage code « on se voit pour baiser, et ensuite on rentre chacun chez soi, on est libres hein... » sauf qu’en fait, cette relation n’est pas si anodine et depassionnée que ca. certes, elle est identique à celle qu’on a avec une photo dans playboy. mais elle constitue, comme celle d’avec la playmate en fait, une relation a part entiere. (ça ça m’a pris un certain chemin et temps pour le comprendre). une relation simplifiee, ideale, parfaite... sans engagement, sans risque, sans deception possible... le cahier des charges est prevu a l’avance, il n’y a rien a construire
      « sans prise de tete »
      et le plaisir physique ne sera peut-etre pas aussi total et comblant
      alors que soi-disant c’est le moteur principal du rendez-vous, officiellement... mais en fait ce qui est ideal, c’est la perfection de la conformite de cette relation avec ce qu’on a decide qu’on voulait y vivre. le repsect de ce fameux cahier des charges. on s’est vus, on a baisé, on est repartis contents et satisfait parce que c’est ainsi qu’on l’avait construit. plaisir ou pas, c’est reussi, en quelque sorte... donc une relation de type masturbatoire est bien une recherche de relation affective idéalisée
      c’est une notion que j’ai refusée d’aborder farouchement. j’en voulais à
      ma psy de ne pas voir la difference si evidente entre les relations de l’ordre de la branlette et les relations affectives... « ne pas melanger, j’ai deux personnalites et ca ne se rejoint pas m’enfin ! ! »
      mais ça se mélange un peu... plus qu’un peu , en fait !
      donc, le bonhomme que nous avons laissé tout à l’heure qui se disait
      « mais ce n’est pas la bonne que j’ai épousée, merde alors qu’est-ce qui se passe » va eventuellement chercher a simplifier le probleme à la énième relation, partir dans ce « sans prise de tete » et c’est là qu’il croit partir dans le sexe pur alors qu’on s’adresse toujours à la dep affective, toujours induite par ces hurlements mal interprétés enfouis dans son esprit. et c’est de là que découle la dep sexuelle. qui n’est donc rien de plus que’une manifestation, un aspect de la dep affective. tout ça c’est du mensonge à soi-même, de la construction mentale.

      ce que je viens de résumer, m’a pris sans doute plusieurs mois de
      reflexion pour le faire arriver à la surface... alors le résumer en quelques phrases improvisées, c’est forcément un peu survolé et pas évident à intégrer.

      on n’est pas libre, tant qu’on construit la prison soi-même ! ... ou plutot, oui on est libre de se la construire... c’est bien de cela qu’il sagit, c’est bien pour ca que je dis de moi « je suis libre » et non « je suis gueri »
      finalement, c’est en annulant le combat que je m’en suis sorti. parce que le combat lui-même par son essence alimente l’adversaire au lieu d’aller vers soi... parce que les reponses elles sont toutes en soi j’en suis persuade... j’ai fini par comprendre que me battre contre moi etait illusoire. qui perd gagne... alors j’ai cherche comment voler la victoire, puis comment arriver ex-aequo en fait ! puis encore, j’ai enfin trouve ce que je savais confusement chercher depuis le debut, comment annuler le combat et c’est ainsi que j’ai triomphé de cette sensation de « vide existentiel » que les dependants decrivent si bien... ce vide qu’on cherche a combler par le comportement, qui s’avere etre vide lui aussi
      d’ou cercle vicieux
      et vous savez par quoi j’ai reussi a degager le vide ?
      par le vide !
      lacher prise, j’ai fini par comprendre vraiment ce que ca voulait dire
      je cherchais a retourner les armes du monstre contre lui-meme, pour
      m’en sortir par la ruse, par une porte derobee... et pour annuler le combat, il suffisait de decider qu’a la place du « vide existentiel » (qui etait en fait constitue de l’absence de reponse aux hurlements de mon
      esprit enfoui), il n’y avait pas à avoir quelque chose. que si ce vide existait, alors il était peut-être bien constitué de lui-même.. de vide, de rien, de non-existence. et j’ai arrêté nette ma construction mentale de ce vide. je ne sais pas encore comment l’ecrire, cette étape-là.
      j’ai ecrit quelque part « et je n’ai meme pas eu a tirer la chasse parce qu’il n’y avait rien dans la cuvette ».

      c’est comme dans les fims d’horreur ou le demon a ete boute hors du
      monde... il aurait tout aussi bien pu ne pas exister, d’ailleurs on sait bien que c’est des effets speciaux... Ben y en a qui continuent de faire des cauchemars parce qu’une partie de leur esprit y croit. Ce n’est pas aussi facile pour tout le monde de grandir...

      Désolé pour la longueur de ce texte, désolé de saoûler tout le monde avec ça, peut-être qu’il y en a à qui ça peut parler. J’nvisage de créer un site dédié à la dépendance affective, il en existe déjà sur la dépendance sexuelle, dont ceux qui m’ont amené à me rétablir !

      • Désinscrit le 15-6
        Désinscrit le 15-6 répond à mondom
        nc
        • Posté à 13h40 le 08/03/2010
        • Internaute 83404
          nc

        J’ai essayé de comprendre, mais c’est dur de rentrer dans le déroulement de votre pensée.

        Juste une remarque :
        Pour expliquer votre point de vue, vous avez besoin de détailler chaque étape d’une manière très complexe.
        On sent que vos conclusions découlent d’un cheminement de pensés extrêmement tortueux.
        Avez vous la sensation d’avoir bien maitrisé ce qui vous est arrivé (ou vous arrive) et ne pensez vous pas que les excès de raisonnement compliqués sont là pour cacher quelque-chose de tout simple ?

        Je sais qu’il m’est arrivé de complexifié à outrance certaines de mes pensées, mais que souvent il s’agit d’un leurre de notre conscience, un bruit qui cache autre chose.
        Il est intéressant parfois de méditer, et de voir avec quelle brutalité une partie de notre conscience tente de ramener les pensées face à ce calme inhabituel.
        Il est très difficile de méditer, mais c’est une expérience qui vaut vraiment le coup.

    • Camille
      Camille
      Mauvais genre
      • Posté à 14h26 le 08/03/2010
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Bonjour Mondom,

      Etant donné que vous avez été publié sur mon blog, je vais me permettre de réagir sur votre intervention.
      Dans un premier temps, je vous remercie de vous être ainsi livré.

      Sur la première partie, celle où vous expliquez que vous êtes dépendant. Je pense que tout le monde vous croit.

      Lien

      Le problème ,en fait, est que quelqu’un pose des limites pour les autres. Le risque étant, inversement, que des personnes ne se considérant pas comme malade, ne souffrant pas de leur sexualité, dont le couple est harmonieux, souffrent en revanche qu’on les désigne comme des pervers parce qu’ils adorent les pieds, parce qu’ils sont libertins ou que sais-je. C’est tout le danger de voir apparaitre une « maladie de l’addiction ».

      Bref, votre témoignage est sincère et à ce titre là intéressant et précieux même s’il est difficile de généraliser à partir d’un cas.

      Pour la seconde partie de votre intervention. Elle me pose plus de problèmes.
      « Sur Rue89, il y a une attitude équivoque sur le porno, parfois pointé du doigt comme dérive sociale, parfois au contraire encensé et défendu au nom des “libertés fondamentales”… »

      Sur l’ensemble de Rue89 je ne peux rien garantir : le journal fait tout pour laisser exister la pluralité des points de vue donc il peut y avoir plusieurs attitudes, chacune très claires mais sans autre ligne éditoriale que « laissons le débat exister ». Je publie moi-même parfois des propos d’autres personnes qui ne pensent pas comme moi, ce qui peut vous donner l’impression de ligne éditoriale « floue ».

      Pour autant, mon rapport au porno est très clair :
      1) je n’en consomme pas ou presque pas donc du point de vue de ma sexualité, je n’en ai rien à cirer (si demain, il était impossible de s’en procurer, ma sexualité ne changerait pas d’un iota)
      2) sur le principe, je trouve que la censure qui prend pour prétexte la pornographie est souvent liberticide ou dangereuse (j’avais fait des articles sur google safe search ou sur pas mal de choses) un peu comme on légifère sur internet parce qu’internet est un « repaire de pédophiles nazis »
      3) la pornographie est un phénomène social comme les autres intéressant à étudier et à comprendre

      Pour moi, la sexualité est un épiphénomène permettant de comprendre la société au sens large d’où mon intérêt pour cette question. La manière dont une société perçoit la pornographie en dit long sur cette société, plus que sur la pornographie.

      Si vous avez lu « anti manuel d’éducation sexuelle » de Marcella Iacub, je rejoins complètement cette femme dans sa vision d’un sexe politique, d’un rapport à la sexualité qui donne à penser une vision de la société.

      Dernier point « il m’est arrivé de mettre des liens vers Rue89 tout en avertissant les inscrits du forum sur lequel j’interviens de ne surtout pas fouiner sur ce site qui peut représenter un danger potentiel pour ceux qui sont en sevrage de porno ou d’érotisme sur Internet… » ce qui signifie que mon blog serait érotique ou porno ? Et là, je tombe des nues. le plus érotique est peut-être les sex-toys testés et encore, si vous arrivez à avoir une érection en lisant les articles de filles témoignant qu’elles avaient l’impression qu’on leur vomissait dessus, vous êtes trop fort !

    • mondom
      mondom
      Auteur(e) de l'article dépendance affective et sexuelle (...)
      • Posté à 17h18 le 08/03/2010
      • Internaute 107571
        dépendance affective et sexuelle (...)

      Rebonjour. merci pour vos réactions.

      Christie, Je suis désolé que ce soit si peu clair pour vous. Il me semble qu’en gros ce que je visais à exposer est précisément ce à qui vous faites allusion, à savoir « le comportement addictif peut cacher (et je dirai même cache sûrement) autre chose ». D’où la nécessité pour les dépendants d’avoir recours à une psychothérapie.
      Et la (toute relative, ce texte est tiré d’un autre contexte donc pas évident à cerner comme ça de but en blanc..) complexité de ce que j’avance est le fruit justement d’avoir réfléchi à ce qui m’est arrivé depuis tout petit en effet.

      Camille, je ne fais pas de reproche aux rédacteurs de Rue89, et je suis conscient que la diversité d’opinions est indispensable, j’en suis un fervent défenseur et ne cherche en rien à imposer mes visées. Je trouve intéressant que vous sentiez la nécessité de venir justifier votre rapport à la pornographie sur ce sujet...
      Et je confirme que, même si les articles en eux-mêmes ne sont pas du « matériel porno », il existe une catégorie de population, en particulier ceux qui sont en train de « décrocher » du porno, pour qui les images même les plus « softs » ou la simple allusion à l’érotisme et à l’excitation sexuelle peut constituer une tentation irrépressible, et c’est à ce titre et certainement pas en vertu d’un quelconque jugement moral qu’il m’est arrivé de mettre en garde mes petits camarades... N’y voyez pas d’attaque, l’« équivoque » dont je parle est partout, une pub pour du parfum ou de la lingerie fait les mêmes effets, et ce n’est pas simplement d’érection qu’on parle, d’ailleurs à un certain stade on peut en être rendu au dysfonctionnement érectile, à l’éjaculation précoce, à d’autres troubles encore, dont je peux affirmer pour l’avoir vécu qu’on se rétablit très bien merci !

      Mon but, comme je l’ai dit, n’est en rien d’alimenter une polémique « pour ou contre le porno » ni de partir en croisade. J’ai mon avis là-dessus, et je n’ai pas à l’imposer aux autres, je ne l’ai d’ailleurs pas développé. Je ne suis pas là pour me justifier ni me glorifier, je ne fais que réagir face à ce que je considère l’incompréhension face à ce phénomène de dépendance sexuelle dont on parle depuis David Duchovny et Tiger Woods sans savoir vraiment de quoi il retourne... Dans la même veine, je suis bien content de la campagne anti-tabac et du débat et de la levée de boucliers que cela soulève, c’est l’occasion de voir que faire un parallèle entre la dépendance au tabac et la dépendance sexuelle est intéressant, pour moi...
      Mais je vous ai assez pris la tête pour aujourd’hui !

      PS oui, pour ce qui est de trouver à s’exciter sur tout ou n’importe quoi, avec ou sans vomissements, le dépendant sexuel de base est effectivement très, très fort...

    • lally
      lally
      professeur
      • Posté à 23h57 le 08/03/2010
      • Expert 51226
        professeur

      En lisant votre réponse Mondom, j’aurais envie pour vous aider de vous donner deux autres références de livres, ceux-là de Catherine Bensaïd : « aime-toi et la vie t’aimera » et « Qui aime quand je t’aime ? » Vous les trouverez facilement en livre de poche, ce n’est pas un gros investissement et je pense que cela fera sens à travers ce que vous exprimez de vos soucis.

      Ce qui revient dans votre discours c’est une peur de vivre seul.
      Or nous sommes solitude. Nous naissons seuls, nous vivons seuls et nous mourrons seuls. Notre vie est un apprentissage de la solitude.
      Mais attention, pas une solitude morne et sclérosante. Simplement une mise à l’écoute de soi. Ce que vous appelez vide n’est pas vide mais plein de vous-même.
      Ce que vous attendez maladivement que l’autre comble, occupe, mobilise chez vous, c’est simplement la place que vous devriez accorder à votre personne, à vos ressentis, à vos émotions. Quand vous sollicitez l’autre comme une drogue, vous fuyez, vous niez cette part de vous-même qui voudrait s’exprimer. Et c’est là où vous ratez quelque chose, c’est là que vous vous mettez vous-même en danger et en mal-être. Parce que l’autre ne remplacera jamais ce que vous êtes profondément et ce qui vous est nécessaire d’exprimer pour aller bien.
      L’autre ne peut pas résoudre tout.
      Mais vous l’avez compris semble-t-il puisque vous dites que la clé est en vous et non chez les autres.

      Et puis cette place que vous vous êtes refusé, avez-vous pensé que si vous continuiez à vous la refuser, vous ne pourrez plus rien donner aux autres. C’est notre intériorité qui nourrit une relation aux autres. C’est parce que je vis, que je découvre et que j’expérimente des choses, des évènements, que je vis des rencontres, que je peux ensuite en parler, les transmettre, les partager. Sans un vécu personnel riche, que pouvoir partager ?

      Enfin, interrogez-vous sur ce que vous mettez comme sens dans ce que vous appelez « dépendance affective ». Vous êtiez jusqu’à présent dans un amour de demande. Vous devez passez à un amour qui donne. Et on ne donne pas quelque chose que l’on a pas, que l’on évite de voir, de considérer.

      C’est déjà en vous aimant vous-même, en appréciant ces moments de solitude où vous vous construisez, où vous exprimez qui vous êtes et ce que vous souhaitez, où vous ouvrez à d’autres désirs et goûts, qu’à partir de là, vous allez mieux et que vous pouvez commencer à donner dans une relation affective quelle qu’elle soit : amoureuse, amicale, sexuelle.

      Bon courage en tout cas et bonne route.

    • Désinscrit le 15-6
      • Posté à 05h59 le 09/03/2010
      • Internaute 83404
        nc

      En tout cas les commentaires ne sont pas comme d’habitude.

      Cela fait du bien un peu de calme et d’amour, du moins d’écoute.

    • sylviemn
      sylviemn
      bonne
      • Posté à 15h58 le 09/03/2010
      • Internaute 107951
        bonne

      j’ai tout lu, et cela ne me semble pas très clair.

      addiction sexuelle ? ça commence où ça finit où ? et ça se soigne ? ? ? bravo !

      personnellement j’ai connu 3 formes d’addiction sexuelle :

      1- je suis folle de lui et de son corps 2 à 5 fois dans ma vie (hé, hé)
      2- la sexualité comme mode de vie : internet= libertinage, etc., toujours avec passage au réel ! ! !
      3- l’addiction des autres : un mec qui ne peut dormir sans aller sur les sites pornos, via son écran sans penser qu’il ne vit pas seul = déni de l’autre.

      dans les 2 premiers cas : problème affectif, problème identitaire, c’est le sexe qui détermine le rapport à l’autre et la vie réelle.

      (je fais court).

      on se construit dans cette image de sexualité épanouie socialement.

      dans le 3° : c’est le compagnon qui nie votre présence et votre identité
      on se détruit dans la négation de sa propre existence.
      on ne suffit plus ? re-etc.,

      merci de me lire

      bonjour à tous.