07/02/2010 à 13h32

Santé : peut-on vraiment être accro à la pornographie ?

Camille | Mauvais genre


Dans un salon dédié aux vidéos X, à Las Vegas en 2008 (Steve Marcus/Reuters)

Il y a des points qui mettent tout le monde d’accord : les hommes regardent plus de porno que les femmes, Internet a amplifié et simplifié le fait de pouvoir regarder des films pornos, voir un film porno n’est pas grave en soi. En revanche, l’existence comme le traitement de la porno-dépendance font débat parmi les spécialistes.

Florian Voros est doctorant en sociologie à l’Ehess, et s’est intéressé dans ce cadre à l’addiction à la pornographie. Laurent Karila est un médecin-chercheur qui travaille sur les addictions, souvent à des drogues, mais il a traité aussi des patients venus le voir pour addiction à la pornographie. Il a d’ailleurs co-écrit « On ne pense qu’à ça » avec Michel Reynaud.

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Comment définit-on quelqu’un de « porno-dépendant » ?

Florian Voros. Au-delà des variations dans le discours des différents acteurs impliqués dans la lutte contre « l’addiction à la pornographie » (psychologues, sexologues, psychiatres, journalistes, militants anti-porno, « ex-dépendants »), les définitions de cet état « pathologique » font toutes implicitement référence à une « bonne santé sexuelle ».

On retrouve là l’idéal d’une sexualité relationnelle régulière, s’inscrivant dans une relation de couple durable, permettant une vie sociale « réussie ».

La notion d’« addiction à la pornographie » a été inventée dans les années 70-80 aux Etats-Unis et importée en France à la fin des années 90.

C’est donc une catégorie très récente : ce comportement « anormal » se définit moins par son écart avec l’ancienne norme de l’hétérosexualité reproductive (à l’instar des « perversions sexuelles » du XIXe siècle) que par son écart avec la nouvelle norme d’épanouissement au sein du couple hétérosexuel.

Laurent Karila. Le manque d’épanouissement sexuel n’est jamais le motif unique sous-tendant l’addiction sexuelle. Le motif principal de mes patients est l’utilisation de la pornographie comme une drogue, qu’ils soient en couple ou célibataires.

Cela va avec un syndrome de manque quand ils ne peuvent pas l’utiliser, des préoccupations obsédantes qui peuvent retentir sur le travail et la vie de couple et de famille, un besoin de voir des vidéos plus trash pour essayer de retrouver un plaisir qu’ils ont connu au départ, sans jamais l’atteindre finalement.

Par exemple, au début, ils étaient attirés par des films avec des femmes dans des positions standard, puis ils vont passer au gang bang, puis au bukkake...

On relève aussi une perte de contrôle, de temps et d’argent (200 euros par mois), ainsi qu’une vie sexuelle toujours dissociée de l’amour.

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Pourquoi la dépendance à la pornographie concerne majoritairement les hommes ?

F.V. Même si le porno reste en majorité un genre visuel pensé « par et pour » les hommes, hétéros ou gays, les femmes constituent un public de plus en plus important. Mais ce public de femmes est rendu invisible dans la sphère publique, où la consommation de pornographie est le plus souvent envisagée comme un « problème social ».

« L’addiction à la pornographie » connaît aujourd’hui un succès médiatique grandissant. Mais dans la littérature médicale et les émissions et reportages télévisés qui sont consacrés à cette nouvelle « pathologie », les spectatrices sont une fois de plus invisibles, et les spectateurs sont abordés d’une manière très réductrice.

En raison de leur supposée constitution psychologique ou hormonale différente, les femmes ne seraient pas exposées à « l’addiction au sexe » mais à « l’addiction à l’amour » ! Une distinction tout simplement ridicule, imprégnée de préjugés essentialistes et hétérosexistes.

L.K. L’immense majorité de patients que je reçois pour un trouble lié à l’usage excessif de la pornographie est constituée d’hommes.

Cette dépendance à la pornographie est étroitement liée à un problème addictif majeur qui est la masturbation compulsive (plus de cinq fois par jour, sans recherche de plaisir, juste pour apaiser les souffrances internes) et la pornographie est un moyen de gratification immédiate. Avec Internet, on a même plus besoin de payer, tous les extraits de films à différents thèmes autorisés sont accessibles.

Pour les femmes, c’est différent. La pornographie les touche mais de manière moins addictive. Elles sont plus accrochées à un problème d’utilisation des réseaux sociaux (Facebook, Meetic...) pour passer à l’acte sexuel.

Les femmes et les hommes ne sont pas égaux devant les addictions en général : les problèmes sont différents et peuvent avoir la même intensité de sévérité avec des caractéristiques particulières propres aux deux sexes

F.V. Il y a sans aucun doute des femmes qui estiment passer « trop » de temps à visionner du porno (il faut tout de même rappeler qu’il s’agit d’une activité faiblement valorisée par rapport aux échelles de valeur culturelles et sexuelles dominantes).

Mais je n’en ai jamais rencontré qui s’auto-définissent sérieusement comme « dépendantes ». Je pense que cela est lié au caractère andro- et hétéro-centré des questionnaires sur ce thème, par exemple la formulation des questions... Difficile de cocher ces cases quand on est une femme, même si on dépasse la barre des onze heures de porno par semaine (limite la plus souvent retenue par ces tests).

Plus généralement, je pense que, encore aujourd’hui, des femmes qui réalisent des films pornos, ou qui prennent du plaisir devant des films pornos, c’est une réalité qui est difficilement acceptable pour beaucoup de personnes… c’est plus rassurant de penser que ce n’est qu’une « affaire d’hommes ».

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  • Sexus Empiricus
    • Posté à 15h35 le 07/02/2010
    • Internaute 6004

    Si le thème de l’addiction fait autant fureur aujourd’hui, avec la frénésie d’une scie d’époque, c’est aussi que le marché des addictions (addiction à ci, addiction à ça) est un hyper-marché « porteur » et bien juteux : des consultations, des conseils, des thérapies avec ou sans médicament, des colloques, des congrès... Le discours contemporain autour des addictions est bio-politique ; c’est encore un discours de surveillance et de sécurité : attention, danger ! Surveillez-vous les uns les autres, il y a tant de risques avec les drogues, même sans drogue : jeu, orgasme, sport, travail, shopping, piercing... et porno !
    Et voilà comment on inculque la bonne question. Non pas : qu’est-ce que recouvre le ronron à ce sujet ? Mais, plus insinuant, mieux inoculé que le vaccin de 2009 : « étant entendu que tout le monde est plus ou moins addicte à n’importe quoi, à quoi suis-je addicte ? »

    Moins que le fourre-tout des addictions, et la question tout de même un peut falote : « peut-on vraiment être accro à... » (on peut vraiment être accro à n’importe quoi : la névrose obsessionnelle du névrosé obsessionnel n’a pas attendu l’industrie du porno pour élire ses fixations), c’est toute la pornosphère qui fait question : comment nos machines-désirantes accrochent - ou n’accrochent pas - avec les images de sexe ? Et comment on les bricole ces images ?
    À ce propos, j’en connais une qui (a) fait ça très bien. « Pourquoi le porno est-il l’apanage des hommes ? Pourquoi, alors que le X en tant qu’industrie a trente ans, en sont-ils les principaux bénéficiaires économiques ? [...] Les hommes seuls imaginent le porno, le mettent en scène, le regardent, en tirent profit, et le désir féminin est soumis à la même distorsion : il doit passer par le regard masculin. » (Elle, c’est Virginie Despentes.)

    Ce qui n’enlève rien à la qualité des réponses du doctorant et du docteur aux questions de Camille. Mais si le doctorant était une doctorante, et le docteur une consoeur, le point de vue aurait été, j’imagine, autrement documenté.

  • DeathWalker
    DeathWalker
    Au milieu .. à l'extrème.
    • Posté à 15h58 le 07/02/2010
    • Internaute 83488
      Au milieu .. à l'extrème.

    Se lever la nuit pour aller sur du porno, ou bien y rester collé 6 heure d’affilés et le tout régulièrement sans s’auto contrôler si sa ce n’est pas une addiction.

  • tanguy87
    tanguy87
    Indigné permanent...mais espoir (...)
    • Posté à 16h25 le 07/02/2010
    • Internaute 102312
      Indigné permanent...mais espoir (...)

    devant une télé de plus en plus nulle un bon porno entre mec c’est une bonne partie de rigolade et les nanas ne sont pas les dernières ; voyez les club de tous genre qui foisonnent partout
    alors tout cela n’est pas nouveau pensez aux Romains ils en ont certes perdu leur âme mais bien profité et le sida n’existait pas en ce temps là heureux hommes ! ! ! ! !
    deuxième remarque le sida favorise le voyeurisme et comme dit un intello ci dessus une branlette ne rend pas sourd ni deux par jour .

  • Audrey64
    Audrey64
    IIIème République anticléricale (...)
    • Posté à 16h53 le 07/02/2010
    • Internaute 24670
      IIIème République anticléricale (...)

    C’est très confortable de stigmatiser la pornographie comme déviance du sacré-saint couple hétéro épanoui. Ça ne dérange pas grand monde.... vu que c’est un produit de consommation comme un autre.
    Ce serait plus courageux de faire une étude scientifique de longue haleine sur l’addiction à l’adultère, qui, selon mes observations personnelles, touche pas mal de personnes (à qui l’on donnerait le bon dieu sans confession par ailleurs tellement ils/elles sont intégré(e)s dans la société...). A moins que l’adultère ne soit un des ingrédients fondateurs du parfait couple hétéro épanoui.... ce qui ne m’étonnerais pas.

  • Désinscrit le 15-6
    • Posté à 17h05 le 07/02/2010
    • Internaute 83404
      nc

    Intéressant sujet :
    Déjà parce qu’il évoque des gens qui ont recours au sexe plusieurs fois par jours et donne quelques pistes pour comprendre.
    Parce qu’il analyse la position de la femme par rapport à la pornographie

    Cela casse un peu la légende selon laquelle le porno n’intéresse pas les femmes. J’ai téléchargé (par pure curiosité scientifique évidemment) un film pour 3 euros réalisé par une femme (le site propose des films pornographique cours uniquement réalisés par des femmes.)
    Un certain type de pornographie peut être bien faite et assez excitant. Toute la pornographie n’est pas avilissante pour les femmes.
    L’addiction à la pornographie est un autre sujet qui touche plus généralement l’addiction au sexe.

    L’article souligne que les gens qui se masturbent plusieurs fois par jours le font surtout pour s’alléger d’une souffrance.

    Je le crois aussi, de même cumuler les rencontres sur internet, les rencontres d’un soir, tout cela est un brouillard qui masque une grande solitude.
    Je dirais même qu’a force de ne pratiquer que du sexe pour le sexe conduit lentement à une dépression. Alors si certain le fond seul, cela doit être encore pire.

    Homme comme femme, le but final au delà du sexe est la recherche d’affection. De plus en plus d’hommes s’en rendent compte assez tardivement après des années de célibat.
    On observe parfois un réveil tardif vers la fin de la trentaine.

    Les femmes font parfois le chemin inverse, désirant avant tout une vie de couple équilibrée, elles ont besoin de se rassurer vers la quarantaine et deviennent assez coquines.

    L’article m’a rappelé un ancien reportage réalisé aux états unis ou les gens se disaient acro au sexe et allaient dans une clinique de désintoxication du sexe.

    Sans aller jusqu’à là, oui, je pense qu’une trop grande envie permanente cache un déséquilibre affectif.

  • homeless
    homeless
    libre penseur
    • Posté à 21h05 le 07/02/2010
    • Internaute 91071
      libre penseur

    cet article n’a aucun interet, sinon de ressasser des banalites. Arretons l’hypocrisie. Tout le monde est accro au sexe, a des degres divers (et qui peut se permettre de juger du « bon » ou du « mauvais » degre ?). Les prostituees sont la pour en temoigner. Dans quasiment n’importe quel film : une romance ou une « affaire de coeur » (donc : de cul). Et qui ne se souvient pas des blagues, avant l’ere internet, au sujet du film X le premier samedi du mois sur Canal + ? Allons chers journalistes, faites preuve d’un peu plus de professionalisme ...

  • Hibou_Myope
    Hibou_Myope répond à Camille
    Criticologue
    • Posté à 01h36 le 08/02/2010
    • Internaute 84627
      Criticologue

    Je ne perçois pas les choses de la même manière.
    De ce que je comprends de l’addiction, il n’est pas question de se placer d’un point de vue moral (BIen vs Mal) mais du point de vue de la souffrance ressentie et des difficultés à vivre que l’addiction génère.

    Il y a qq semaines, Marianne avait fait un reportage sur les addictions au jeu. Il n’est pas question de dire s’il est bien ou mal de jouer au Poker ou au Loto. Simplement, des anciens « addicts » expliquaient comme leur dépendance avait notablement compliqué leur vie (endettement, difficulté à maintenir les relations sociales, perturbation de la vie professionnelle).

    Il y a un autre problème avec le porno. Beaucoup de commentateurs se sentent obligé de montrer qu’ils sont libérés, ouverts d’esprit. Certains témoignent qu’ils consomment du porno, et que ca ne les gêne en rien.
    Et ils brodent sur la liberté, le moralisme, etc.

    Sauf que tout ce dont ce genre de commentaires témoignent, c’est qu’ils n’ont pas bien lu votre billet. Ou qu’ils n’ont pas idée de ce que peut etre une dépendance.

    Et peut-etre que ce défaut d’attention au sujet est typique des sujets de sexualité. Il ne s’agit pas tant de répondre à une question que de montrer qu’on est pas puritain, mais super cool, bien dans ses pompes et bien dans sa sexualité.

    Je me demande à quel point la différence entre le point de vue du sociologue que vous interrogez et celle du médecin ne provient pas du meme décalage. C’est à dire que le sociologue répondrait par avance à une menace de normalisation de la sexualité, normalisation qu’il refuse, tandis que le médecin évoque des cas concrets de patients empêchés dans leur vie par leur addiction.
    Bref, le sociologue répondrait à une instrumentalisation morale qu’il perçoit (ou qu’il sent possible) tandis que le médecin répond non sur un plan moral mais sur un plan psychiatrique.

  • condamned
    condamned
    Grolandaise
    • Posté à 10h07 le 08/02/2010
    • Internaute 64369
      Grolandaise

    Dans la rubrique sexo de Michel Cymes sur France 5, un téléspectateur posait cette question « Je suis obligé d’avoir recours au porno pour avoir une éjaculation, pourquoi ? et que faire ? » et du tacotac Michel Cymes répond « S’abonner ! »

    Je pense qu’il faut dédramatiser tout ça ! Le sexe en parler moins et en faire plus c’est ça qui serait chouette ! !

  • fabricker
    fabricker
    traducteur, architecte logiciel
    • Posté à 12h08 le 08/02/2010
    • Internaute 56472
      traducteur, architecte logiciel

    Comme nulle part je n’ai vu ni le sigle TDA/H ni l’expression « trouble déficit de l’attention/hyperactivité » – ce qui ne m’étonne pas, étant donné le retard de la médecine française dans le domaine du TDA/H chez l’adulte* –, je voulais rappeler ici, qu’un nombre important de ces adultes ont un comportement compulsif par rapport aux photos et vidéos porno à voir (gratuitement) sur internet.**
    La raison en est assez simple, banale même : « mater des films de cul » stimule le système nerveux central aussi bien qu’un psychostimulant (ben oui, pas vraiment étonnant, ça). Et cela suffit pour « compenser » le déficit de dopamine.

    Quelques remarques à cela.
    _ Les « compulsifs du porno TDA » sont moins obsédés en soi, qu’on ne le croirait. Regarder du porno stimule, que l’on soit obsédé ou pas. C’est visuel, évident et encore une fois bêtement banal – une lapalissade.
    L’important, c’est moins « le cul », que le « kick » !

    _ Maintenant, comment un individu avec TDA peut-il « savoir » – alors que très souvent, ironie du sort, il ignore complètement être TDA, cf. ma première phrase –, qu’il peut améliorer fortement son sentiment de fatigue chronique, de dépression (secondaire) etc ..., au point qu’il en devient mateur compulsif et passe parfois des heures devant l’écran ?
    Très simplement, et tout aussi banal : le « kick » occasionné quand il a vu la *première* fois un site de vidé porno, a aussi occasionné un sentiment « de mieux » durable. Et le début de ce « kick » est facilement identifiable (aussi très trivial, n’est-ce pas ?). Alors il recommence, et paf, ça marche, il se sent *vraiment* mieux, il est soulagé pour des heures (ou des jours). Et puis, il remarque, que ça marche à tous les coups. Donc il recommence autant de fois qu’il en aura besoin. C’est pas cher et ça rapporte, au niveau mental et émotionnel, vraiment très très gros.
    De plus, ce « kick » est bien moins dangereux qu’avec d’autres moyens (rouler comme des fous, se bourrer, prendre des drogues – coke surtout etc.), que les TDA peuvent avoir utilisés dans leur vie.

    _ En fait, tant que le phénomène TDA/H ne sera pas pris au sérieux (et par analogie, un traitement à base de méthylphénidate*** pour les adultes considéré comme normal), nombreux resteront des mateurs compulsifs – souvent en ayant honte (les nanas filmées sont exploitées, souvent droguées ou bourrées, leurs partenaires dans la vie réelle se sentent lésées, car dans ces moments là, ils sont relativement « inaccessibles », etc.) et ont surtout du mal à comprendre, car souvent leur vie sexuelle est beaucoup moins exacerbée que leur consommation abusive de porno le laisserait croire.

    Ce n’est certes pas la majorité, mais je considère leur nombre assez important, pour évoquer ce cas ici en commentaire.
    Pour ceux là (hommes comme femmes), en tous cas : déculpabilisez.

    * Lien
    ** Lien
    *** Lien

  • michelrene
    michelrene
    graphiste
    • Posté à 14h45 le 09/02/2010
    • Internaute 75974
      graphiste

    « ...Sans aller jusqu’à là, oui, je pense qu’une trop grande envie permanente cache un déséquilibre affectif. »

    à moins que ça soit l’inverse.

    Plus que la pornographie, le sujet de l’article semble être l’addiction à la pornographie.

    Que c’est pénible, cette mode du dépistage du comportement déviant. Addiction aux jeux vidéos, addiction, en général, à ce qu’on retrouve sur le marché. La droite conservatrice, au nom de la liberté, est pour le marché libre, mais d’un autre coté surgissent toujours les furies de la sacro-sainte morale.

    Comme dirait Buckowski dans je ne sais plus lequel de ses bouquins : on peut devenir accro au chocolat, aux amphétamines, à la lecture, au travail, à la bétise, à tant de choses...
    Sur ce, je vous souhaite une bonne saint-Valentin, je m’apprête à passer ma 30e saint-Valentin célibataire... Vais aller dans une soirée de célibataire, me prendre un vent...

    ... et rentrer chez moi matter un porno, come d’hab, quoi.