
Pourchassée dans la mythique « rue des branleurs », à Paris

Lors d'une soirée bien arrosée, la talentueuse blogueuse Perséphone Ioudgine s'est garée dans une sombre contre-allée d'un quartier chic de la capitale. Elle cherchait la « rue des branleurs », artère parisienne qui intrigue et fait débattre sur les forums et où, on va le voir, se passent de drôles de choses.
Camille, qui est toujours du côté du manche, trouve ce témoignage un peu dur envers ces mystérieux masturbateurs, et donnera un peu plus tard son point de vue sur ces pratiques urbaines, témoignages de pratiquants et analyses érudites à l'appui.
En attendant, n'hésitez pas à raconter vos propres expériences dans les commentaires. Yann Guégan
Après huit années de vie parisienne, j'ai enfin découvert la rue des branleurs. Cette rue ne s'appelle pas comme ça parce que les gens qui la fréquentent sont de sales frimeurs. Non. Pas du tout.
Cette rue, j'en entendais parler depuis des années, elle était pour moi un doux euphémisme, une légende urbaine. Samedi soir, échauffée par l'absorption d'un certain nombre de mojitos framboise, j'ai légèrement incité la personne qui me raccompagnait chez moi en voiture à me faire enfin visiter ce lieu énigmatique.
Pour ce faire, j'ai adopté la technique dite de la prise de tête intense à base de : « Dis, on va rue des branleurs ? Dis dis, on va rue des branleurs ? On va rue des branleurs ou je vomis sur tes sièges en cuir ? Dis dis ! On va rue des branleurs ? »
Nous y sommes donc allés.
Déjà, il ne s'agit pas d'une rue, mais de plusieurs contre-allées
Alors j'étais pas vraiment au top de moi-même en terme de géolocalisation mais je crois qu'il s'agit de petites rues perpendiculaires au boulevard Suchet (faut que je note le coin précis histoire de jamais investir dans de la pierre par là-bas).
Déjà, il ne s'agit pas d'une rue, mais de plusieurs contre-allées, on nous ment, ça commence bien.
Il est deux heures du matin, la nuit est sombre, la voiture tourne dans une de ces fameuses rues, je distingue des ombres sur les trottoirs.
Puis, la lumière d'un réverbère.
Oh. Jésusmariejoseph !
Alors le principe est simple, des couples viennent en voiture, se garent, se… enfin font grimper la température, un peu comme Jack et Rose dans « Titanic » (mais si, avec la buée et tout, mais sans branleurs, enfin s'il y en avait dans le film, ils étaient hors champ), et les branleurs s'amassent autour du véhicule pour se masturber allègrement.
C'est assez convivial.
S'agit pas non plus de faire n'importe quoi et de se branler sur n'importe qui
Oui, glauque aussi. Glauque.
Dès qu'une nouvelle voiture débarque, des branleurs orphelins s'en approchent, la main dans le futal, l'oeil vif, le poil brillant et la truffe humide. Forcément, on n'y a pas échappé.
Faut préciser qu'on était dans une bagnole avec des vitres très fumées donc les branleurs étaient obligées de s'approcher très près pour distinguer si y avait matière à branlette ou non là dedans. S'agit pas non plus de faire n'importe quoi et de se branler sur n'importe qui.
En revanche, je ne sais pas dans quelle mesure la marque de la voiture influence la qualité de la masturbation… Bref.
Moi je commençais à dire, fébrile : « Euh, accélère, accélère… »
Tu vois « La Nuit des morts-vivants » de Romero ? Les zombies qui déambulent dans les rues ? Ben pareil, mais avec le matos à la main.
Il y a les branleurs fixes, mais aussi les branleurs mobiles
Donc maintenant, faites-moi plaisir. Imaginez un gars, dans la nuit froide, avec une main sur position masturbation et l'autre faisant des moulinets dans le vide dans notre direction pour nous faire signe de baisser la vitre.
Non, mais imaginez…
C'est là que j'ai dit, on se tire ! Et c'est là que j'ai découvert un autre aspect de la rue des branleurs : ils sont organisés, les bougres.
Il y a les branleurs fixes, postés sur les trottoirs en attente d'un véhicule (beaucoup de caisses immatriculées en Allemagne, non mais c'est pas pour balancer hein, moi je constate, c'est tout. ça doit être dans les guides touristiques), mais pire, il existe le branleur mobile. Lui, il repère les bagnoles qui tournent, et il les suit pour leur proposer une « private branlette » à chaque feu rouge.
Donc pendant je sais pas combien de temps, on a été tracé par un gars en 4x4 qui se mettait à notre hauteur à chaque feu et essayait d'attirer notre attention ; l'une de ses mains effectuant le fameux moulinet de baissage de vitre, l'autre mimant la branlette.
Paris est une ville tellement romantique.
Pourquoi me suis infligé ça ? Curiosité malsaine. Et mojito.
Alors pourquoi ? Franchement je sais pas, je veux pas savoir, je suis dans la négation, et c'est pas plus mal comme ça.
Pourquoi je me suis infligé ça ? Curiosité malsaine. Et mojito.
Ma conclusion ? Bon bah ça, c'est fait. Je remercie le ciel d'avoir été un peu pétée, ça me permet de pas trop bien me souvenir des détails.
Mon conseil investissement du jour ? L'installation d'un Eléphant Bleu sur le boulevard. Le « carwash » a un bel avenir dans ce coin-là.
Photo : un lampadaire allumé dans la nuit à Rotherham, en Grande-Bretagne (Sheffield Tiger/Flickr)
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De Chuck Norris
18H18 | 05/11/2009 |
J'avais oublié l'existence de cet endroit...
J'y étais passé il y a quelques années maintenant, emmené par des ami(e)s, tous à l'âge de la sortie de l'adolescence, pour faire "un truc de fou".
Bon ben c'est globalement plutôt glauque (pour qui n'est pas dans le délire exhib/voyeur), mais je ne me souviens pas avoir vu grand-chose (contrairement au témoignage ci-dessus) alors que je n'étais pas du tout éméché...
A mon avis l'auteure et son pilote ont du marquer quelques arrêts, parce que je ne me souviens de rien de traumatisant.
Mais il est vrai que je ne souhaiterais pas habiter dans le coin quand même. :-p
De Thorgal46
Informaticien dans le Lot | 18H24 | 05/11/2009 |
A toutes les Chiennes de Garde qui pronent l'absolue égalité entre hommes et femmes,
je vous en prie Mesdames, Mesdemoiselles, emmenez moi dans la rue des branleuses...
Eh ben non, y'en n'a pas !! dommage...
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 18H44 | 05/11/2009 |
Est ce que se masturber sur une Austin Mini est considéré comme un acte de pédophilie auto mobile ?
De mooed
broken | 18H48 | 05/11/2009 |
"C'est devenu une rue de Branleurs maintenant?"
sans doute puisque vous dites que les CRS vous chargent, Quelques années auparavant, c'était les les étudiants qui chargeaient les CRS ;)
De Camille Hérin
Dilettante | 20H02 | 05/11/2009 |
Oui ça sent le ton supérieur de l'hypocrite qui voit "ces gens là". La voyeuse qui vient ironiser sur les exhibs ça ne donne pas envie de la rencontrer.
Cet article est un peu à gerber tellement le ton est condescendant et dénué d'empathie ou d'hédonisme. Beurk !
De alaixih
20H59 | 05/11/2009 |
Si telle est votre définition de l'hédonisme soit... Mais bon globalement cette définition ne correspond pas à ma définition de l'hédonisme ou de l'hédonisme vu par l'immense majorité des Français..... Dans le terme hédonisme il y a pour moi la notion de plaisir et de convivialité.... Cela m'étonnerait que cette pratique corresponde à cela... ( Du moins pour l'aspect convivial ).
Moi ce que j'imagine c'est la vie des femmes seules qui vivent dans cette rue lorsqu'elles rentrent tard. Voir la vie des gens normaux lorsqu'ils rentrent chez eux le soir..... Ca doit être bien sympa d'avoir des pervers qui se collent sur ta caisse alors que t'es fatigué et que tu rentres avec ta copine pour la première fois après 1 heure du matin.... Cela doit être bien sympa...
De Tyrian
Informaticien | 23H24 | 05/11/2009 |
Les quelques pudibonds qui se plaignent de l'article me font quelque peu marrer. Que la pratique vous écœure, ça se conçoit. Mais que vous soyez révoltez par le faire d'en être tenus informer ça se conçoit moins. Vous aimez la guerre? Vous aimez les viols, les meurtres, la torture? Vous aimez les coups bas en politique, la façons dont nos chers dirigeants (pas uniquement politique) se foutent de nous? Non? Alors pourquoi vous venez sur Rue89?
Ensuite le titre de l'article annoncez la couleur, ainsi que le blog associé (c'est écrit avant le titre de l'article). A vous de savoir filtrer les informations qui vous intéresse.
Toutes connaissances ou informations est bonne à prendre, il ne doit pas y avoir de censure sur ce genre de chose, jamais sur des faits ou un description de situation. Après cette information peut-être plus ou moins grave. Celle-ci se classe nettement dans les légères. Cela est rapidement annoncé par le ton de l'article. Vous auriez put passé votre chemin si cela ne vous intéressez pas.
Pour finir un se plaint que les journalistes devraient avoir autre chose à faire... Apprenez plutôt à analysez l'information qu'on vous fournit. C'est une connaissance vitale. Dans le cas présent, juste sous le titre, il y a écrit:
"Par Perséphone Ioudgine | blogueuse "
Ce n'est pas une journaliste, mais une blogueuse qui fait dans l'humour, la dérision. Pour l'aspect humour, même sans recherche, tout l'article est écrit sur un ton humoristique (qu'on aime ou pas).
Ceci était un petit coup de gueule contre les gens qui viennent se plaindre régulièrement des articles de rue69 qui choquent leur petite valeur morale.
De zanvingttrois
Constructeur de compilations. | 02H49 | 06/11/2009 |
C'est vrai au fait pourquoi ça n'arrive jamais qu'une femme se branle en matant comme les hommes dans ce genre d'endroit, de jeu ?
De Tzara99
Tunis | 10H10 | 06/11/2009 |
Bonjour,
Vue de Tunis, la "rue des branleurs", certes très représentative de ces fameux "mystères de Paris", n'est rien, comparée à notre propre rue DU branleur en chef, sise à Carthage, où l'on peut jouir, à longueur de journée et depuis 22 ans, du spectacle d'un général ne cessant de se coiffer la trique faute de pouvoir squatter l'Afrique (bonjour Comtesse). Mû par sa ferme volonté de nous offrir son Tunis sans peine (re-bonjour chère Comtesse), il vient de rempiler pour 5 ans. Grâce, il est vrai, à notre grand attachement à cette spécificité culturelle, qui est la nôtre depuis des lustres, et dont nous sommes fiers, celle, mesdames et messieurs, d'être les meilleurs béni oui-oui qui puissent exister sur terre.
De screugneugneux
râleur-NRV | 13H30 | 06/11/2009 |
Bonjour,
On peu un peu se demander quel interet ( l'article, pas la branlette..)
Quand j'étais adolescent, le lieu existait déjà, ça se passe partout autour de l'ambassade de russi, aux abords du bois de boulogne, à l'époque on appelait ça: " la rue de la bite à la main", mais j'ai jamais poussé la curiosité jusqu'a aller tester sur place.....
Avant ils étaient surtout sur la contre allée qui longe Longchamps, mais la municipalité a réagit en modifiant les sens de circulation, de sorte qu'on ne peu plus se faire la rue d'un seul trait