L'oeuf vibrant Ondine « L'impression d'être assise sur une machine à laver »
Sciences Po s'encanaille avec une revue érotique, L'Imparfaite

Ils sont étudiants à Sciences Po, une de ces grandes écoles à la réputation coincée et rébarbative, et veulent casser les codes en publiant une revue érotique, L'Imparfaite. En guise de préparation, l'un d'eux, Quentin, a d'ailleurs publié sur Rue69 un reportage très remarqué sur une soirée fétichiste.
Problème : pour mener à bien un tel projet, il faut de l'argent et, comme ils ne sont pas fils de diplomates ou de riches industriels, ce n'est pas si facile à trouver. Alors ils ont besoin de vous, riverains !
Entretien avec Quentin, Cécilia (qui s'occupe des études de sociologie menées dans le cadre de la revue) et Arnaud (en charge de la photographie).
De quoi est censé traiter L'Imparfaite ? Des exemples de rubriques, d'articles ?
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Cécilia. L'Imparfaite, c'est une revue érotique, entièrement réalisée par et avec des étudiants de Sciences Po. C'est pour les pervers de toute obédience, elle n'est pas réservée aux hétérosexuel(le)s ou aux homosexuel(le)s, mais vraiment destinée à tous.
Photos, reportages, sociologie : nous avons voulu effeuiller la sexualité sous toutes ses coutures. C'est une revue sans tabous (par exemple, il y aura un article sur la pornographie lesbienne, ou sur le phénomène bareback).
Il y a notamment des articles universitaires et nous avons construit un questionnaire sociologique très sérieux pour comprendre les pratiques, représentations et valeurs des étudiants de Sciences Po sur la sexualité. Presque 400 étudiants ont répondu, ce qui est énorme.
Quentin. Il y a aussi un volet journalistique avec des enquêtes et des reportages. Intra-muros, comme avec ces étudiant(e)s qui racontent leurs souvenirs du premier film porno visionné, un événement presque aussi important que le premier baiser pour certains. Ou extra-muros, avec des reportages sur le milieu libertin parisien, par exemple.
Et, j'annonce une formidable balade dans les sites Internet de vidéo porno. YouPorn comme vous ne l'avez jamais vu.
Arnaud. Merci camarades de me laisser parler du plus important : la photo. C'est l'âme de la revue. C'était un peu compliqué de trouver des étudiant(e)s prêt(e)s à poser ou à prendre des photos. Finalement c'est fait, les séries sont pratiquement terminées.
Ça ne tombe jamais dans la pornographie mais, honnêtement, c'est souvent assez beau, comme cette jeune fille qui passe son temps à se photographier plus ou moins nue avec ses copines. C'est amusant d'ailleurs, parce que c'était plus compliqué de trouver des hommes qui acceptent de poser que des filles.
Comment vous est venu cette idée, qu'est ce qui vous motive ?
Arnaud. L'idée est venue d'un ami à nous, Fahd, à Chicago, lors de son année à l'étranger. Dans cette université, ses amis américains publiaient une revue érotique. Il a trouvé le principe original, et de retour à Sciences Po, il nous a proposé ce défi.
Quentin. On nous proposait de parler de cul, on a dit oui direct.
Cécilia. Ce n'est pas neutre de choisir comme thème la sexualité. Avec Facebook, 123people et autres sites, la maille de surveillance autour de nous est très fine. On a tous peur de laisser des traces qui un jour se retourneraient contre nous.
Mais est-ce qu'on doit perdre notre temps à se cacher, ou bien les recruteurs et autres espions en herbe n'ont-ils pas des choses plus importantes à faire ?
Arnaud. A Sciences Po et dans les universités en général, on peut parler de tout, il n'y a pas vraiment de tabou sauf, peut-être, le cul. Il y a quelques années, des prépas à Henri IV avaient même posé nus, en rang. Rien d'érotique, et pourtant ça avait fait scandale.
Quentin. Nous, on veut aller plus loin, montrer que si c'est bien fait, une photo de deux jeunes hommes nus s'embrassant, un article sur Beauvoir et la sexualité ou un autre sur le site Adult Friend Finder, c'est aussi intéressant qu'un magazine d'étudiant sur l'actualité internationale ou culturelle.
Et pourquoi vous n'avez pas encore imprimé la revue ? Vous avez besoin de combien d'argent ?
Quentin. La revue n'est tout simplement pas encore imprimée parce que les généreux mécènes sont un peu frileux. En ces temps de crise, ils hésitent à donner de l'argent et à associer leur nom à une revue érotique. Tout le monde adore le projet, tout le monde nous dit : « Foncez ! » Et on l'a fait.
Après oui, on a été ambitieux, ça dépasse les cents pages, c'est bien présenté, ce n'est pas un fanzine imprimé à l'arrache sur le dos d'un exposé, ça serait dommage que cela n'aille pas au bout faute d'argent.
Arnaud. Bien sûr les généreux donateurs auront le droit à des pages de publicité dans la revue. Même si le tirage n'est pas très important, il permet de toucher un public très intéressant et d'avoir une exposition médiatique
Quentin. Regardez, on est déjà sur Rue69. La gloire !
Pourquoi ne pas faire un journal en ligne ?
Arnaud. On veut garder une trace. Internet reste le royaume de l'éphémère. Cette revue c'est aussi un des grands souvenirs que l'on gardera de notre scolarité. On aurait pu évidemment avoir un site, on a d'ailleurs un blog (pas très actif) avec notre profession de foi, mais ce n'est pas pareil.
Là, c'est un seul numéro, un bel objet, un beau souvenir que l'on pourra montrer à nos enfants quand ils se moqueront de nous en pensant qu'on des vieux cons coincés.
Quentin. Surtout, si on avait lancé un site, on aurait très vite dépassé l'audience de Rue69 et on ne voulait pas que tu sois triste Camille.
Vous êtes combien dans l'équipe ?
Cecilia. Nous somme sept. Trois filles et quatre garçons. Plus une bonne trentaine d'étudiants qui ont participé au cas par cas. Des homos, des hétéros, des célibataires, des presque mariés, des gens qui ont une sexualité active, d'autres qui n'ont pas de sexualité du tout.
Quentin. Et aussi des gens qui aiment la glace au chocolat, d'autres les fraises. Mais une chose est certaine : tous aiment l'Imparfaite. Et si vous aussi vous avez envie de nous aimer et que l'on vous aime fort en retour, vous pouvez nous écrire.
Photo : Léa, étudiante à Sciences Po (Margaux Hulle)
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De Arni
lectrice | 14H10 | 19/08/2009 |
Pourquoi ce nom ? Y-a-t-il une histoire derrière ce choix qui parait, au premier abord, trop peu critique pour une revue étudiante ? On peut faire dans l'érotique sans réaffirmer le status quo, non ?
De Phil2922
Retraite invalidité | 14H20 | 19/08/2009 |
Il a fait Sciences Po, DSK.. ? , si oui, il faut aller lui demander des pépettes…il en a… ! !
http://phil195829.overblog.com
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H29 | 19/08/2009 |
Finalement le seul vrai rebelle sexuel en occident , en 2009 , c'est celui ou celle qui se revendique comme coincé…
De Sissi of Marseille
Rebelle | 14H28 | 19/08/2009 |
« Là, c'est un seul numéro, un bel objet, un beau souvenir que l'on pourra montrer à nos enfants quand ils se moqueront de nous en pensant qu'on des vieux cons coincés. »
Alors vous n'avez même pas pensé à vos futurs lecteurs ?
Parce que feuilleter une revue à 2 ( ou plus si affinités…LOL) c'est quand même plus érotique que plonger dans un ordi…
Cacher la revue, ou l'égarer, la laisser traîner ou juste dépasser d'une pile d'autres très sérieuses pour qu'elle soit découverte….
Que l'argent vous vienne à flots pour cet amusant projet.
Et n'oubliez pas de nous signaler la sortie de la belle « Imparfaite ».
De numeroSeptduvillage
media-citoyenne et ecologeek | 14H36 | 19/08/2009 |
Donc sous pretexte « qu'ils ont une image de coincée » ils se lancent dans le porno. Euh, que je sache les fameuses images des « soirées sciences po » c'est plutôt la débauche.
De plus, c'est une fois encore de la pure provocation dans la mesure où les activités autour de sciences po sont bien plus larges que cette expression très réductive. Pire, ceux qui n'adhéreraient pas seraient marginalisés et exclus. C'est la droite décomplexée qui s'installe.
Quant aux « ils n'ont pas de sous ou partenaires » hum, les étudiants de science po et écoles d'ingé sont les mieux placés pour avoir des sponsors les yeux fermés. C'est d'ailleurs comme ça que les lobbying s'installent, la porte est ouverte.
De ces choses là sont rudes
retraité | 14H59 | 19/08/2009 |
Pour faire « peuple » ils sont pret à tout
Qu'ils continuent leurs conneries sous le masque de culture et d'intellectuels le plus longtemps possible…..
Avant de revenir nous faire chier , quand ils feront de la politique.
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 14H55 | 19/08/2009 |
« Ils sont étudiants à Sciences Po, une de ces grandes écoles à la réputation coincée et rébarbative »
Ah bon ? ? ? ! ! !
De madbuddah - bloqué le 17-09-09
Nihiliste Deluxe | 15H12 | 19/08/2009 |
Science Po, l'école où on apprend aux élèves que le peuple est du bétail, des statistiques sur feuille, des impôts sur pattes ?
Bon, s'il y a une interview exclusive de leur collègue maso du noctambus, je cours l'acheter.
_________________________
FYA
à madbuddah - bloqué le 17-09-09
De Yann Guégan
Rue89 | 15H57 | 19/08/2009 |
Science Po, l'école où on apprend aux élèves que le peuple est du bétail, des statistiques sur feuille, des impôts sur pattes ?
On y enseigne d'abord à se méfier des clichés, apprentissage que je ne saurais trop vous recommander : -)
à Yann Guégan
De mick69
18H31 | 19/08/2009 |
Je dirais plutôt que ce sont de très gros producteurs de clichés. Tiens, qu'est devenue la fameuse « flexi-sécurité » qui était la tarte à la crème des années 2000 pour ne pas dire « augmentation de la précarité »
à mick69
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 22H12 | 19/08/2009 |
« Je dirais plutôt que ce sont de très gros producteurs de clichés. »
Si c'était vrai, vous pourriez en être un pur produit. Mais c'est faux. Qu'est-ce que la « flexi-sécurité » - invention danoise - a à faire avec Sciences Po ?
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Tyrian
Informaticien | 07H13 | 20/08/2009 |
La flexi-sécurité telle qu'on la connait est purement française. Rien à voir avec la version danoise. Vous pouvez dégager la seconde partie.
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De mick69
08H16 | 20/08/2009 |
La flexi-sécurité danoise (et la volonté de l'introduire en France) a été une tarte à la crème médiatique pendant un ou deux ans sur France Culture, avec des gens comme Jean-Marie Colombani, Jean-Claude Casanova, Alain-Gérard Slama, etc, tous issus de Sciences Po, tous infatigables propagandistes de la dérégulation libérale, avant que la crise financière nous explose à la figure (je dis « nous », mais « eux » sont bien entendu à l'abri)
à madbuddah - bloqué le 17-09-09
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 17H32 | 19/08/2009 |
« Science Po, l'école où on apprend aux élèves que le peuple est du bétail, des statistiques sur feuille, des impôts sur pattes ? »
Vous avez l'air très bien renseigné : vous y avez fait vos études ?
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De mick69
18H26 | 19/08/2009 |
Tout les matins depuis 5 ans on peut entendre sur France Culture, comme animateur du 7/9, un prof de Sciences Po nous casser les oreilles avec ses tics d'adolescent gavé de série TV et le ronron de la pensée unique libérale.
à mick69
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 22H14 | 19/08/2009 |
UN prof de Sciences Po, Olivier Duhamel - chez qui je n'ai jamais remarqué aucun « tic d'adolescent gavé de séries TV » ( ? ? ? ) - qui est un social-démocrate et se livre à des analyses intéressantes, même si je ne partage pas toujours son point de vue. Vachement représentatif…
« tic d'adolescent gavé de séries TV » = GROS cliché.
Vous savez combien il y en a des profs à Sciences Po ?
Si vous rejetez les « libéraux », cad ceux qui sont attachés aux libertés publiques fondamentales et à la liberté d'entreprendre, ça fait du monde… A Sciences Po on étudie énormément l'histoire, ce qui a pour conséquence qu'on sait en général ce que l'anti-libéralisme a donné en matière de misère et de malheur… Cependant, même là vous avez tort, car il y a quelques gauchistes parmi les prof de l'IEP…
J'ai comme l'impression que vous confondez Sciences Po avec l'ENA. Mais bon, au doigt mouillé…
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De mick69
08H30 | 20/08/2009 |
L'animateur adolescent des Matins, c'est Ali Baddou, prof de philo à Sciences Po : « J'ai un vrai truc d'addiction avec les séries, de Lost à Shérif fais-moi peur en passant par Urgences » http://www.bladi.net/ali-baddou-television.html
L'étude historique du système soviétique n'est pas une excuse pour défendre inlassablement et chaque matin les crapuleries du libéralisme. Je me rappelle encore ce directeur financier de Natixis expliquant dans cette émission, devant un auditoire acquis d'avance, que la crise des subprimes ne toucherait pas l'Europe…
à mick69
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 10H49 | 20/08/2009 |
Ali Baddou est agrégé de philo, et je n'ai jamais constaté chez lui l'ombre d'un tic. Il a fini son adolescence depuis quelques temps déjà et il est loin d'être le seul à avoir la passion des séries. Etant donné ses multiples activités à la radio et à la télé, ça m'étonnerait qu'il n'ait pas mis son enseignement entre parenthèses (à moins qu'il ne corrige ses copies entre deux chroniques).
Et puis, en voilà un motif pour juger ce qui se passe à Sciences Po !
Vous confondez « libéralisme » et « capitalisme » comme (presque) tout le monde - sauf à Sciences Po… Moi qui suis fidèlement cette émission, je n'ai jamais constaté qu'ils défendant « inlassablement chaque matin des crapuleries » ! Bien au contraire ! Par exemple, ils n'ont aucune indulgence pour les crapuleries d'un Chavez ou des Castro, frère ou frère… Ni pour les horreurs déversées à la pelle par un Badiou.
On n'étudie pas QUE le système soviétique à Sciences Po : on étudie TOUS les systèmes, on y connaît son Marx sur le bout des doigts, on pèse et on soupèse les avantages et les inconvénients comparés des uns et des autres, on y connaît les phénomènes historiques, et forcément, les tyrannies n'y ont pas bonne presse.
Mais encore une fois, il y a aussi des gauchistes parmi les profs, des gens qui écrivent dans le Monde Diplomatique…
Mais pour un nostalgique de « Radio Tirana » tout ce qui se situe au-dessous de la fureur et de la monomanie sanguinaire des Gardes Rouges ou des Khmers Rouges est d'extrême droite.
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De mick69
19H59 | 20/08/2009 |
Pas la peine de m'insulter. J'ai l'impression que vous êtes folle et aveugle, une conséquence de votre passage à Sciences PiPo ? . Tantôt vous me suspectez d'être d'extrême droite, tantôt stalinien façon Tirana. Ah oui, c'est vrai, les extrêmes se rejoignent et on fait de la sociologie à la louche
Les politologues des Matins de France Culture qui critiquent, voire même insultent Chavez (combien de divisions ? combien de victimes ? ) et qui n'ont jamais eu UN seul mot contre Georges Bush (combien de divisions ? combien de victimes ? ) sont tout simplement des guignols grotesques dont les mains dégoulinent du sang irakien.
Quant à Ali Baddou, parmi ses tics on peut citer sa manie de couper à tout moment les invités pour dire des banalités, et sa voix claironnante de vendeur de foire http://jjdelfour.blog.lemonde.fr/2009/01/02/le-symptome-ali-baddou/
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Blaise11
Ich liebe mich | 21H51 | 20/08/2009 |
« Vous confondez “ libéralisme ” et “ capitalisme ” »
Je pense que « (presque) » tout le monde aimerait faire la différence, mais pour cela on aurait besoin de quelques éclaircissements quand aux dogmes des années 1970 - 2010 et ce, de la part de toute la ribambelle de ces décideurs qui jonglèrent avec les 2 étiquettes.
Mon avis est qu'on ne confond pas les deux pour le simple plaisir de les confondre. Non. La masse critique, dure à l'allumage, n'a fait finalement que rédiger un constat : nous avons voté et nous sommes fait avoir par des apprentis sorciers du capitalisme financier qui se sont inspirés du libéralisme économique vieux de deux cents ans d'ère industrielle pour construire leur empire qui est en train de se fissurer de tous les côtés.
Je suis un libéral, Béatrice. Et je trouve que de ne pas s'accorder la moindre critique de cette nature quant au libéralisme, éviter la moindre remise en question, vous exclut automatiquement du virage que ce libéralisme prendra.
Dans votre cas, je ne dirai pas que c'est dommage.
De Swann69
| 15H18 | 19/08/2009 |
« Sciences Po, une de ces grandes écoles à la réputation coincée et rébarbative »
Ah ah, je vous y invite dans mon ancienne école. A part médecine ou quelques écoles d'ingé bien particulières (Arts, Ponts), je n'ai rarement vu autant de décadence qu'à Sciences Po.
Alors réputation coincée et rébarbative, franchement, je vois pas.
à Swann69
De LS
Etudiant | 22H33 | 19/08/2009 |
Entièrement d'accord avec toi. Cette accroche démagogue n'est qu'un vaste préjugé : c'est tout à fait dans la ligne de Rue89 que de taper sans cesse sur cette école, alors que les journalistes ne la connaissent pas.
Idem s'agissant des commentaires de nombreux riverains. Ca en devient franchement insupportable. Le jour où un journaliste sorti de Sciences-Po alléguera ce genre de propos, alors on pourra en débattre entre anciens.
à LS
De Tyrian
Informaticien | 07H18 | 20/08/2009 |
Vous êtes un ex de sciences po et vous ne savez toujours pas lire ? Ce diplôme est vraiment bradé finalement. Petit retour sur les bancs :
« Ils sont étudiants à Sciences Po, une de ces grandes écoles à la réputation coincée et rébarbative, et veulent casser les codes en publiant une revue érotique, L'Imparfaite. »
Dans cette phrase, Camille parle bien de la réputation de l'école, pas de la réalité. Cette réputation est justement vérifiée par les commentaires.
Finalement vous êtes une parfaite démonstration des critiques à l'encontre de l'école dans votre commentaire. On peut espérer que c'est un cas isolé.
à Tyrian
De LS
Etudiant | 18H02 | 20/08/2009 |
Cher informaticien,
Pour répondre sur le même ton que le votre : savoir lire entre les lignes est aussi une faculté souvent nécessaire.
En commençant un article par ce genre de phrase, il y a de grandes chances pour que de nombreux lecteurs prennent l'assertion au pied de la lettre, cela renforçant en conséquence ce préjugé inutile.
Si l'auteur de l'article avait vraiment voulu parler de la réalité, elle aurait alors souligné son inadéquation avec cette réputation voire n'aurait pas parlé de « réputation » mais directement de « préjugé ».
D'ailleurs, pour information, une réputation peut s'avérer vraie comme fausse : cf. cette définition - « La notoriété d'une personne, d'un organisme, d'une marque ou d'un produit est sa renommée publique. »
A bon entendeur.
à LS
De Tyrian
Informaticien | 20H01 | 20/08/2009 |
Votre lecture entre les lignes tiens plus de supposition qu'autre chose. Il n'y a rien d'autre à dire. Il n'y a de critiques contre l'école. Et si les lecteurs sont bêtes, est-ce la faute de l'auteur ? Faut arrêter un peu de voir des complots partout et de présupposé des choses sur tel ou tel auteur à partir d'une seule phrase. Surtout quand tout le reste de l'article va dans le sens contraire…
Pour la définition,ce que je dis s'accorde parfaitement avec celle-ci. Pourquoi la ressortir ? Inutile, à part vouloir prouver une pseudo-supériorité. Tout comme d'ailleurs la référence à mon métier, je suppose.
à Tyrian
De LS
Etudiant | 20H37 | 20/08/2009 |
Ne détournez pas mes propos, s'il-vous-plaît :
1. Je n'ai jamais sous-entendu que les lecteurs étaient « bêtes » et je n'ai aucune intention de le faire.
2. S'agissant de la définition, désolé mais non : vous estimez que le terme « réputation » est neutre, c'est à dire ni mélioratif ni péjoratif. J'affirme qu'il peut être les deux. Considérant la phrase dans son ensemble, l'auteur lui donne une tournure péjorative en laissant volontairement (je suppose) un flou quand à l'adéquation ou non à la réalité.
3. Or, un journaliste se doit d'INFORMER et non de répéter des lieux communs stériles. C'est en ça que je ne trouve pas cette accroche pertinente.
4. Il n'y a aucune prétention de pseudo supériorité de ma part. Vous êtes informaticien, tant mieux. C'est un métier honorable, mon frère l'est. Vous avez peut-être un bac+2 comme vous pouvez avoir un bac+8, cela m'importe peu car dans l'absolu il n'y a pas de sous-métier et je dis cela sincèrement. Ce n'est pas la peine de réagir à vif face à un trait d'humour. Au demeurant, ce n'est pas moi qui affirme que vous ne savez pas lire.
5. En ce qui concerne les pseudos complots, je n'ai pas évoqué quoique ce soit de la sorte : je relève simplement que dans TOUS les articles de Rue89 que j'ai lus et qui parlaient de cette école, ils tapaient systématiquement dessus, souvent en méconnaissance de cause et en sortant des lieux communs énormes.
Pour citer un exemple en l'occurrence : « ils ne sont pas fils de diplomate ni de gros industriel », cela sous entendant que c'est une grande partie des étudiants de Sciences Po. Honnêtement, des fils de diplomate ou de gros industriel, il y en a, mais ils sont très très très loin de constituer ne serait-ce qu'une minorité conséquente.
Alors oui, mon discours n'est pas majoritaire ici. Soit, c'est impopulaire et ce n'est pas agréable à lire. N'empêche qu'il se rapproche davantage de la réalité que ce qu'on peut lire majoritairement sur ces pages.
à LS
De Tyrian
Informaticien | 11H44 | 22/08/2009 |
1) Vous ne le sous-entendez, vous le dîtes clairement. Vous dîtes que l'auteur a une capacité à leur forger un avis tout fait avec une simple phrase qui n'a rien à voir avec ce que vous décrivez. Des gens aussi malléables et qui sont incapable de réfléchir par eux-mêmes sont des crétins finis.
2) Il n'y a rien de péjoratif dans son utilisation. C'est un description d'un fait. Votre école a cette réputation, les réactions des lecteurs ont confirmé ce fait. Tout le reste l'article cherche à montrer l'inverse. Vous en resté à l'introduction, vous n'avez pas chercher à comprendre la suite. C'est faire preuve de peu de réflexion.
3) Un lecteur se doit de tenir compte du contexte de ce qu'il… Camille n'est pas journaliste. Vous faites preuve de peu d'observations et de capacité à vous renseignez par vous-mêmes. Secundo, Camille a parfaitement utilisé le mot réputation, c'est vous qui tenez à y voir une offense sans tenir compte de la suite de l'article.
4) A vous de faire gaffe à ce que vous dites. La mention à mon métier n'avait aucun rapport avec la conversation. Il n'y avait pas d'humour dans la phrase. Normalement on vous a enseigné au moins des bases de rhétorique/communication. Ca ne pouvait pas vraiment être reçu de manière positive.
5) Sauf que cet article ne tape pas du tout sur l'école. Je ne parle pas des autres, je ne l'ai pas lu ni même vu (mais je ne lis pas tout). Sur la phrase que vous citez, je ne vois rien d'agressif. Elle parle des auteurs de la revue « Imparfaite ». La réputation de l'école, voir les x commentaires précédents, montre que cette précision est importante. A l'inverse de ce que vous dites, ça tend à démontrer qu'il n'y a pas que ça à Science Po. C'est donc exactement le contraire de ce que vous soutenez. Pour la majorité des gens, cette image d'une école uniquement remplie de fils de la nouvelle aristocratie est la réalité. L'article montre donc l'inverse. N'publiez que vous avez une vision intérieure de l'école, contrairement aux lecteurs. Pour eux ce genre de précision est utile et dans votre sens.
Pour le fait que ton discours soit minoritaire, je m'en fiche, je l'ai souvent été aussi.
à LS
De batila
12H37 | 22/08/2009 |
Vous avez raison : enfermez vous derrière de hauts murs et continueZ à « débattre » entre vous loin de ces gens qui ne sont pas d'accord avec vous et qui ne connaissent de ce fait rien au sujet.
Nous, de notre coté on arrête de vous filer nos impôts et tout le monde est content.
Cela vous donnera une bonne raison de fréquenter la bibliothèque et de manger des livres. Au sens propre bien entendu, car pour les lire, on voit bien que vous n'en avez pas ouverts souvent…
De Eric Nguyen
Chômeur | 15H21 | 19/08/2009 |
Je ne comprends pas que ce canard ne soit pas déjà imprimé ( ? )… ce n'est que des intentions ? Manque de moyen ? A l'ère du numérique où tout est plus simple notamment des impressions numériques très abordables. Aller une collecte, et hop, on imprime ! Sinon, cela va rester au stade de l'imparfait…
De Eric Nguyen
Chômeur | 15H38 | 19/08/2009 |
Depuis 15 ans, des fanzines comme Sueurs Froides constituent des remparts contre l'aseptisation de la société. Ils défendent un cinéma « off », ce cinéma loin des blockbusters habituelles ou de la plage cannoise… un (des) cinéma de genre.