06/07/2009 à 20h01

De la politique dans la sexualité au masochisme politique, quelques liens...


Oui, je vous abandonne en ce moment... Non non, mon blog ne connait pas la crise : je voulais juste trouver le moyen d'avoir le vent en poupe en faisant repérer un de mes articles par alertecliché, le dernier gadget twitter mis en place par Yann Guégan qui met en valeur les écrits de la presse (en fais-je partie ? ) qui utilisent des clichés. On va voir si ça marche !

Cerise sur le gâteau, j'en profite pour vous faire partager quelques liens intéressants que je n'ai fait que twitter ces derniers temps (oui je perds beaucoup de temps sur Twitter au détriment de ma Rue préférée et je me flagelle régulièrement pour me punir)

1) Rue89 a publié deux articles que j'aurai aimé avoir écrit tellement je les trouve importants sur la cinéaste iranienne qui a été incarcérée suite à la réalisation de son film « tabous ».

On y voit à quel point la sexualité et le regard de la société sur la sexualité est simultannément révélateur et structurant.

2) Un article que je trouve très drôle : tandis que Eco89 s'interroge sérieusement sur « travailler ou non en pleine chaleur », Zoe Martin, elle se demande tout aussi sérieusement « faire du sexe ou non en pleine chaleur ».

3) L'histoire se passe aux Etats-Unis où les sons pornographiques sont censés être des repoussoirs à enfants et ont été qualifiés d'actes criminels par des parents outrés ! Quand je vous dit que le rapport à la sexualité positionne une société !

4) Certains ont peut-être suivi le débat sur les journalistes du net qui sont des « forçats de l'info ». Et bien quand je vois Julien Martin qui tient 8h45 chez les Balakny ! Je préfère expérimenter un stage de BDSM, je trouve cela infiniment plus soft comme torture !

5) Pour conclure, en matière de politique et société, la meilleure nouvelle des 10 derniers jours : la légalisation de l'homosexualité en Inde ! Il n'est jamais trop tard !

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  • jojomigrateur
    • Posté à 02h52 le 07/07/2009

    « Faire du sexe ou non en pleine chaleur ».... L'autre jour, je me posais à peu près la même question avec une autre approche : Est-ce que la chaleur est plus pénible à supporter pour une femme qui passe entre les mains d'un hussard déchainé, ou pour le hussard qui s'active en elle jusqu'à ce que çà sente le caoutchouc brulé ?

  • ginkoland
    ginkoland
    Ginkonaute
    • Posté à 17h28 le 07/07/2009
    • Internaute
      Ginkonaute

    Bonjour Camille, en rangeant une pile d'anciens courriers international, je suis tombé sur un article du n° de mai qui est pas mal :

    Amber Hartnell n'a rien fait pour avoir un orgasme pendant son accouchement : c'est arrivé comme ça. « Je me suis retrouvée dans un état d'extase, j'avais des montées orgasmiques. Je riais, je pleurais. Je n'avais pas l'impression d'avoir des contractions, ça ressemblait plutôt à des vagues. » C'est chez elle, dans l'eau, que la jeune femme a accouché de son fils Orus. L'accouchement a duré douze heures, dont huit ponctuées de « vagues orgasmiques ». « Je n'ai jamais ressenti un plaisir aussi fort de ma vie », confie l'extatique parturiente, qui dit ne pas avoir suivi de préparation à l'accouchement. « Je fais du yoga pour que mon corps reste ouvert et souple, et j'ai pratiqué différentes formes de méditation. Mais je n'avais lu qu'un seul livre sur la naissance. » Cette mère au foyer figure dans le documentaire Orgasmic Birth, projeté dans le monde entier, notamment lors de plusieurs rassemblements de sages-femmes en Grande-Bretagne.

    Les réactions au film oscillent entre fascination et horreur. « Que la souffrance fasse partie intégrante de l'accouchement, et que le corps s'abandonne pour que ce soit aussi agréable que possible, d'accord. Mais orgasmique ? Non. Quiconque trouve ça orgasmique devrait consulter », écrit une blogueuse dans ses derniers mois de grossesse. « Je n'aimerais pas me dire que ma mère a joui en me donnant le jour », écrit un autre blogueur. Amber Hartnell, de son côté, dit avoir reçu des centaines de messages enthousiastes, notamment de plusieurs femmes enceintes ayant changé leurs projets d'accouchement après avoir vu le documentaire. Le titre du film est toutefois un peu trompeur : s'il comprend bien plusieurs entretiens avec des femmes assurant avoir connu l'orgasme pendant leur travail (ainsi que des images saisissantes), le documentaire porte plus précisément sur l'« accouchement non assisté » : un enfantement naturel, à la maison, sans médicament ni gaz anesthésiant. Il n'y a que dans ce type d'environnement qu'une poignée de femmes peuvent atteindre l'orgasme, assure le Dr Marsden Wagner, ancien directeur en charge de la santé féminine et infantile à l'OMS. « Il faut être en sécurité, dans un environnement rassurant, et ne pas être interrompue – comme quand on fait l'amour », déclare-t-il dans le documentaire.

    L'idée d'accouchement orgasmique n'est pas nouvelle. Sheila Kitzinger, gourou britannique de la naissance, assure avoir rencontré au cours de sa carrière des « centaines » de femmes qui disent avoir enfanté dans l'extase. « La pression exercée par la tête du bébé sur les parois du vagin et la dilatation des tissus au fur et à mesure que le fœtus descend suscitent chez certaines femmes une sensation inattendue d'excitation sexuelle, voire d'extase », explique-t-elle. Mais s'agit-il vraiment d'un orgasme ou simplement d'une sensation totalement inhabituelle ? « Cela peut être orgasmique, et c'est identifié comme tel. Il peut même y avoir orgasme multiple, à chaque poussée. » Pour l'accompagnante en naissance Debra Pascali-Bonaro, réalisatrice du documentaire, la capacité de la femme à ressentir un plaisir physique intense pendant l'accouchement est « le secret le mieux gardé qui soit ». Que l'on croie ou non à l'accouchement orgasmique, l'accouchement n'est pas si différent des rapports sexuels, rappelle Christine Grabowska, maître de conférences auprès des étudiants sages-femmes à la Thames Valley University. « La phase de travail va naturellement crescendo, et ceux qui y assistent entendent les femmes faire des bruits semblables à ceux qu'elles peuvent faire pendant l'amour – ce qui peut d'ailleurs embarrasser leur partenaire. » Beaucoup de phénomènes observés pendant le travail se produisent également pendant les rapports sexuels, notamment la sécrétion d'ocytocine et d'endorphines dans le sang. Toutes les femmes ayant un jour dépassé le terme de leur grossesse savent que les sages-femmes recommandent la stimulation des tétons et/ou des rapports sexuels pour favoriser l'apparition de contractions. « L'orgasme est un effet secondaire, pas le but recherché, insiste Sheila Kitzinger. Nous ne voulons pas que les femmes ni les sages-femmes aient un sentiment d'échec s'il n'y a pas d'orgasme. Et je veux dire aussi à tous les hommes de ne pas s'attendre à ce que cela se produise : votre partenaire peut simuler au lit, mais certainement pas en accouchant. »