13/05/2009 à 15h33

Pourquoi désire-t-on ? Le livre anti-Freud

Oniris | cartographe


A la « Christopher Street Day » de Berlin en juin 2007 (Tobias Schwarz/Reuters).

Philippe Laporte a écrit un livre déjà chroniqué chez l'excellente Agnès Giard sur le désir. Cherchant un moyen de ne pas refaire en moins bien le même article, Camille a demandé à l'auteur de L'érotisme ou le mensonge de Freud de nous raconter comment il en était venu à écrire son livre.

Tout a commencé quand j'avais sept ans. Le docteur est venu faire une piqûre dans les fesses d'une dame qui habitait chez nous. J'avais très envie de voir et je n'ai pas compris pourquoi j'avais cette envie. C'était mon premier désir sexuel et aussi ma première interrogation sur ce désir. Depuis je n'ai jamais cessé de désirer, ni de me demander pourquoi. Ça fait 41 ans que ça dure, mais j'ai mis plus de 20 ans à comprendre que j'étais à peu près le seul à me demander pourquoi je désire.

Au début, quand il me semblait commencer à comprendre pourquoi j'avais envie de toucher les fesses des filles, j'avais l'impression d'entrevoir la réponse à une question que tout le monde se posait. J'étais content de préparer mon coup tout seul, sans que personne ne s'en doute, sûr de révéler bientôt une explication attendue du monde entier. J'ai patiemment construit ma petite théorie, et quand elle a commencé à me sembler belle, j'ai osé la montrer à des personnes de confiance, du moins me semblait-il. Mais ma plus grande surprise fut de constater que personne n'attendait de réponse à cette question. Et j'ai été presque aussi surpris qu'on me renvoie à Freud, qui avait soi-disant déjà enseigné tout cela et que j'avais le mauvais goût de ne pas avoir lu.

Dès l'adolescence, j'avais pourtant parcouru quelques livres de Freud, qui me tombaient invariablement des mains car il ne parlait jamais de honte du corps ni de transgression, dont je voyais bien qu'elles jouaient un rôle important dans la formation du désir.

C'est à ce moment-là que j'ai eu envie d'expliquer la sexualité à mes parents. On était au début des années 1980 et personne ne mettait en doute les théories freudiennes. J'aurais eu envie, enfant, que mes parents m'expliquent la formation du désir sexuel, comme ils m'avaient par exemple expliqué pourquoi l'osmose faisait gonfler le ventre quand on avait bu un liquide salé (comme la soupe). Mais je me disais que ça allait être à moi d'écrire le livre que j'aurais eu envie qu'ils me donnent pour comprendre ce qui se passait en moi quand je désirais.

Le droit d'aimer ce qui est « sale »

Ce qui m'aidait c'est que j'étais naturiste, et la pénalisation de la nudité, qui me paraissait ridicule, attirait mon attention sur la honte et la culpabilisation du corps. Plus tard, je découvris les travaux de Hans Peter Duerr, qui montrent que des tabous équivalents existent, mais sous des formes différentes, chez les sociétés vivant nues. Cette ostracisme, infligé à une partie de nous-mêmes, donnait forcément naissance au besoin d'aimer quand même ce qu'on n'avait pas le droit d'aimer « parce que c'est sale ». S'aimer entièrement fait partie des exigences fondamentales de l'être humain. Personne ne semblait voir l'importance, dans la formation du désir sexuel, de ce besoin de transgresser un interdit aussi pesant.

On me répondait que si j'avais besoin de parler de souillure pour expliquer le désir, c'était que je ferais mieux de confesser mes propres perversions, ça intéresserait sûrement un éditeur spécialisé, ou un psychanalyste ! Quant à eux, mes interlocuteurs, jamais ils n'avaient ressenti le moindre sentiment de honte ni de souillure à propos du corps ni de la sexualité, donc je délirais. C'était probablement de mes propres complexes que je parlais. Pourtant l'idée de vivre nu comme je le faisais en été les dérangeait. Ben oui, ils trouvaient que manger nu c'était sale. Ou que faire ses courses tout nu c'était ridicule.

Le plus intéressant a été quand j'ai commencé à m'intéresser à la politique. Je pensais que le désir sexuel avait tellement d'importance dans le psychisme humain que si nous éprouvions une culpabilité à son égard, elle rejaillissait forcément sur l'ensemble de nos désirs, y compris notre désir politique. Et justement le désir sexuel, si nous ne comprenons pas pourquoi il s'attache à des aires anatomiques entachées par la souillure, le sexe et les fesses, peut nous faire inconsciemment craindre d'être attirés par ce qui est sale, ou mauvais.

Si notre désir s'oriente vers le sexe et les fesses, ce n'est pourtant pas parce que nous naissons pervers, ni parce que nous sommes attirés par le mal ou par la saleté, mais parce qu'il est insupportable à l'être humain qu'une partie de lui-même soit condamnée à ne pas être aimée. Nous avons besoin de mettre en place un processus inconscient de revalorisation, s'appuyant sur des dispositions anatomiques qui semblent faites pour ça.

Je me serais bien contenté de proposer ma théorie, dont personne ne voulait. Mais il fallait en plus que je montre que Freud s'était trompé. Au début, il me semblait sympathique ce grand-père coincé, mais je me suis vite aperçu que c'était un fieffé salaud qui défendait les pères violeurs en prétendant que c'étaient les filles qui désiraient coucher avec leur père. Il falsifiait ses résultats et arrivait toujours à la conclusion que c'était de la faute du névrosé s'il n'allait pas bien, jamais de celle de la famille ni de la société.

Je ne vais pas vous raconter tout ça, mais il s'est finalement écoulé 40 ans entre mes premières interrogations sur la sexualité et la publication du livre qui lui répond. Entre-temps je suis peut-être moi aussi devenu un vieux con ? Quelles sont les questions que se posent les jeunes aujourd'hui sur la sexualité ?

Photo : à la « Christopher Street Day » de Berlin en juin 2007 (Tobias Schwarz/Reuters).

Aller plus loin
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  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 15h55 le 13/05/2009
    • Expert
      Etudiant-Chercheur

    Mouais. Dommage de croire que Freud « se trompe » quand on n'y a vraisemblablement pas compris grand chose, comme s'il ne parlait pas de honte (lire tout ce qu'il écrit sur la culpabilité et l'angoisse), de transgression (lire « Totem et Tabou », etc.) et de « revalorisation » (certes, il parle surtout de sublimation, à ce niveau là, mais c'est aussi une « revalorisation »)...

    Cela dit, c'est Bataille qui devrait vous plaire le plus. Il est assez proche de cette pensée... Cinématographiquement, les films de Breillat illustrent bien ces concepts...

    Enfin, l'article laisse un peu sur sa faim, ça ne va pas bien loin théoriquement (faudrait différencier la valeur de celle des utilitaristes ou de Marx, par ex.)...

  • sûrderien
    • Posté à 16h10 le 13/05/2009

    la réponse à « pourquoi désire-t-on ? “ ne fait pas l'ombre d'un doute .

    nous désirons , et avec nous l'ensemble du règne animal , et même végétal , nous désirons afin que les individus , donc les es
    .pèces se reproduisent .

    Le grand mystère est dans cette question :

    Qui , ou quoi a organisé la matière vivante de cette incroyable mé
    canique qui OBLIGE les êtres à désirer, pour perpétuer le genre ,

    Il est fantastique de constater que , par exemple , chez l'homme ,
    le maximum de plaisir a lieu au moment de la propulsion des spermatoz. et que chez la femme , à l'orgasme , le col de l'utérus se dilate , afin de faciliter l'accession aux spermatozoïdes .

    Evidemment , tous les stratagèmes féminins de séduction , con
    courrent à éveiller le dèsir chez le mâle , et chez ceux-ci , l'étala-
    ge de la puissance ( financière , musculaire ou intellectuelle ,)
    suscite le désir chez madame .

    Le désir n'a qu” un mobile : que les êtres copulent , afin que la vie
    continue !

    Et celui qui trouvera la cause première de cette implacable machi
    nation , ( non , ne suis pas parano , seulement lucide ) celui-là
    n'est pas encore né !

  • Rafu
    Rafu
    Riverain
    • Posté à 17h29 le 13/05/2009
    • Internaute
      Riverain

    Pour une vision qui intègre Freud sur cette question tout en le critiquant / dépassant éventuellement, et qui tiens la route c'est à dire qui dépasse le cas personnel de celui qui théorise, et qui comprend sa théorie en profondeur avant de la critiquer, vous pouvez lire entre autre Alice Miller, et notamment « Le corps ne ment jamais ».

    S'il y a quelque chose de pertinent dans cet article c'est en effet de questionner Freud sur la théorie de l'oedipe, théorie qui fait peut être un peu trop unilatéralement reposer la responsabilité du désir incestueux sur l'enfant (celui ci désirant le parent de sexe opposé et s'opposant au parent de même sexe), pouvant conduire à évacuer un peu vite la responsabilité de l'adulte.

    Quand à la question de voir à l'origine du désir sexuel le face à face entre un enfant et ses parents : bien sûr.

    Alice Miller !

  • Laurent Pellegrin
    Laurent Pellegrin
    géologue flâneur
    • Posté à 19h17 le 13/05/2009
    • Internaute
      géologue flâneur

    Pourquoi est-ce que j'ai toujours l'impression que out le monde est à coté de la plaque avec le sexe ?

    Oui, freud écrivait bien et oui il a fait et eu des idées formidable... Mais c'est totalement évident que la majorité de ce qu'il a dit est du grand n'importe quoi... Comme la plupart des inventeurs de discipline d'ailleurs, ce qui est même très normal..

    M'enfin tous ou presque de ses postulats de base entrent en cotradiction flagrante avec le savoir médical actuel...et personne ne semble encore l'avoir remarqué ; ..
    M'enfin quoi suffit de le lire un peui, ça pu l'aliénation religieuse à chaque page.
    Ma foi, c'est normal quand on parle de sexe à cette époque..

    Pourtant à ce sujet , et sur le désir, je trouve cela relativement simple..
    Déjà la pression sociale sur les sexualités inhabituelles, et la « pudeur » amènent NÉCESSAIREMENT à une forme de culpabilité qui elle s'exprime par obsession, addiction, etc ... ça n'est jamais autrement le cas. Je dis bien JAMAIS ! car entrant en conflit direct avec la dite pression...
    Mince quoi, toute pression sociale importante prenant son origine dans les pensées profondes, bref de la structure même du langage à l'assemble des expérience de l'environnement, mènent toujours et dans n'importe quel aspect de la société aux mêmes problèmes..

    Problèmes que Freud prend pour une origine..parce qu'il l'analyse dès le départ avec la pensée née de cette pression.
    C'est super évident en plus..

    Tenez, les addiction mentales aux drogues par exemple, suivent le même schéma : l'addiction n'existait pas ou quasiment avant que l'on détourne le nom du terme de « drogue » et que l'on diabolise substances et comportements liés. Les premiers drogués sont apparus APRES la législation et la campagne de désinformation à ce sujet.
    La loi anti-drogue a créé la toxicomanie. PAs l'inverse. C'est historique en plus.

    Le mécanisme est toujours le même je vous dit, quelque soit le sujet en question.

    En plus coté sexe suffit juste de regarder un peu le cerveau pour voir très simplement que la sexualité a plusieurs fonctions , dont une d'entre elle, et c'est celle qui prend le moins d'importance dans tout les mécanismes liés à l'activité sexuelle, est la reproduction.

    Réduire la sexualité à la reproduction, c'est nier cette vérité médicale. en schématisant on peut dire que : 1/10 du sexe est là pour se reproduire ; 9/10 sert la santé du corps, en particulier à la revitalisation du système nerveux.
    Ma foi, ce n'est pas la première fois que la nature fait de la récupération d'organe au cours de l'évolution d'une lignée, hein ?

    Ceci élimine d'emblée la quasi totalité des recherches en psychanalyse, philosophie et sciences humaines sur le sujet.... Pourtant personne ne semble encore s'en être aperçu...
    Parce que personne ne veut sortir de sa spécialité ou ne s'interroge scientifiquement sur l'origine de la pensée et de son environnement avant de faire une étude relative à l'homme.
    Alors que c'est une évidence pour les autres branches...

    La scientificité n'est pas qu'un protocole, c'est aussi une méthodologie mentale.
    Pour le protocole d'accord, mais pour le reste, Freud reste dépourvu de la moindre scientificité.

    et j'abuse certains s'en sont aperçu évidemment. Et on découvert bien des choses...

    Quand aux questions de cet homme... je le trouve un peu long . Si il cherche l'origine du désir qu'il commence par fouiller dans le cerveau, et il trouvera vite sa réponse.
    Il semble par ailleurs qu'il en ait effectivement trouvé un des facteurs, sinon du désir, au moins de la formulation des sexualités actuelles.

  • Oniris
    Oniris
    Auteur(e) de l'article cartographe
    • Posté à 20h11 le 13/05/2009
    • Internaute
      cartographe

    Les freudiens sonnent la charge, c'est de bonne guerre, mais de mauvais goût.. Comment autant défenseurs de ce puissant ce pilier de la misogynie et du patriarcat que fut Freud peuvent-ils s'exprimer ainsi sur un blog plutôt antipatriarcal comme Rue 69 ?

    Lorsqu'un article présente un livre, les ennemis de ce livre ne se donnent pas toujours la peine de lire le livre, ils se contentent parfois de l'article. C'est le cas ici, où beaucoup jugent du contenu d'un livre qu'ils n'ont pas lu sur la foi d'un article qui n'en évoque pas le contenu, mais seulement l'état d'esprit qui fut le mien pendant la gestation des idées qui donnèrent naissance à son écriture. C'était convenu ainsi avec Camille, je l'avais accepté, j'évoquais seulement de manière anecdotique les circonstances de la création du livre.

    Des freudiens, drapés de leur indignation, me reprochent de ne pas connaître la théorie du Maître, à laquelle j'ai pourtant consacré les 113 dernières pages d'un livre dense et bourré de références (après avoir présenté ma propre théorie). Alors qu'eux-mêmes se contentent d'un article n'évoquant même pas le contenu de ce livre pour se permettre un jugement qui semble définitif.

    Bien sûr que Freud écrivait bien, je ne conteste pas son talent littéraire, c'était un falsificateur de génie. Malheureusement, cela ne garantit pas son honnêteté scientifique, déjà prise en défaut par Jacques Bénesteau, Richard Webster, Alice Miller, Greve, Roos, Sherman, Masson, Borch-Jacobsen, Mahony et tant d'autres (voir ma biblio). Je ne vais pas y revenir, ce n'était pas mon propos. Mon propos était plutôt de comprendre pourquoi il a menti, et pourquoi son mensonge a rencontré un tel succès.

  • Pseudo
    • Posté à 09h55 le 14/05/2009

    D'accord, Freud ou pas Freud.

    Bon et le désir dans tout ça ?

    Lien

  • pikasso02
    • Posté à 12h34 le 14/05/2009

    merci ONIRIS pour cet article. Que ce livre soit bon ou pas bon, parler du désir sur les médias ne peut qu'être utile à tous. Que ceux qui ne désirent pas quoi que ce soit, lève la main. Le sexe restant tabou chez un grand nombre de personnes, parler du désir ne peut pas nuire. Sans désir pas de création artistique. Je doute qu'un livre ou une oeuvre de génie écrite par une personne detestant le sexe, existe. Les auteurs et artistes éludent souvent ce générateur de créativité. Dommage ! Quant à expliquer le pourquoi du génie ou du désir ? C'est perdre son temps ou se prendre pour Dieu ou équivalent. Si nous pouvions expliquer le désir ou le génie, les émotions disparaitraient. Ce n'est que mon point de vue !

  • Jaycib
    • Posté à 13h48 le 14/05/2009

    Je ne sais pas ce qu'il y a dans votre livre, mais on a déjà un avant-goût de vos partis-pris. Vous confondez mensonge et erreur (au mieux). Au lieu d'un constat scientifique ( ? ), vous exploitez le filon de la supercherie morale, comme si un auteur pouvait être appréhendé selon cette approche. Ca simplifie bien des choses, en effet, et vous permet de glisser sur tous les aspects historiques, effectivement datés, de l'oeuvre de Freud. On pourrait aborder tous les penseurs du passé selon cette optique, et l'on retrouverait ainsi une foule de fourvoiements dans le cas de quasiment tous les philosophes, sociologues, psychologues, littérateurs qui ont marqué l'évolution de la pensée humaine. Ont-ils « menti » pour autant ?

    En fait, ce n'est pas la vérité que vous recherchez, mais la confirmation de la justesse de votre approche sacerdotale, car il s'agit bien d'un parti-pris quasi-religieux qui vous anime. Freud n'est qu'un pape à dégommer, ainsi que tous ceux qui participent de son « église ». Ce faisant, vous vous croyez autorisé à dénoncer ses admirateurs ou ses critiques plutôt bienveillants comme autant de bigots apostoliques. Vous proposez une autre église, celle qui s'appuie sur l'argumentation narcissique que permet la méthode inductive qui vous est propre. Tous ceux qui ont étudié les sciences humaines avec sérieux savent que penser de l'induction, Ce problème n'est pas nouveau, et il est vraiment étonnant qu'après tant d'années il continue de refaire surface régulièrement.

    Votre culture fondée sur la lecture des critiques de Freux que vous citez bénéficierait grandement d'une étude approfondie des disciples de Freud qui se sont par la suite peu ou prou écartés de lui (sans le renier pour autant) : Sullivan, Adler, et même Wilhelm Reich, sans oublier, évidemment, Karen Horney, plutôt méconnue en France, mais qui a démonté bien des mécanismes de la psychanalyse qu'elle trouvait sujets à caution.

  • Oniris
    Oniris répond à Jaycib
    Auteur(e) de l'article cartographe
    • Posté à 15h26 le 14/05/2009
    • Internaute
      cartographe

    Effectivement vous ne savez pas ce que contient mon livre, mais vous ne cherchez pas à le savoir avant de nous faire part de vos certitudes quant à son contenu. Je crois que c'est cela, la méthode inductive.

    Non je ne confonds pas mensonge et erreur. Freud était un authentique falsificateur, d'autres l'ont montré avant moi, que je cite. Il était notoirement réactionnaire par rapport aux idées de son temps, et je le prouve.

    Comment savez-vous que ma culture est fondée sur les critiques de Freud que je cite ? Vous avez lu ma bibliographie ? Comment savez-vous que je ne connais ni Reich, ni Adler, ni Horney ? Par la méthode inductive, je suppose. D'ailleurs vous oubliez Ferenczi, vous oubliez Gross. Et vous n'avez pas de chance parce que je consacre plusieurs pages à Reich et à Adler, par exemple.

  • pepete28
    pepete28
    (humain de la planète Terre)
    • Posté à 16h23 le 14/05/2009
    • Internaute
      (humain de la planète Terre)

    Freud, n'est ce pas ce cocaïnomane (il a écrit des dizaines d'articles à la gloire de la cocaïne) qui vivait avec sa femme et sa maîtresse, la première étant la soeur de la seconde ?
    La chambre de sa maîtresse (la soeur de sa femme, donc) touchait celle des époux, le bon Sigmund pouvant de cette façon facilement passer d'un lit à l'autre

    Ses deux topiques - inconscient, préconscient, conscient // moi, ça, surmoi - il les à piquées à des étudiants

    Il faut absolument lire Freud, c'est assez cocasse ...
    Par exemple dans 5 leçons sur la psychanalyse on trouve le cas emblématique de la jeune Dora
    Dora, 15 ans, a été « embrassée de force » (euphémisme pour dire violée ? ) par un amis de son père
    Conclusions du bon Sigmund : Dora est hystérique, il n'est pas normal qu'une jeune femme ayant une opportunité de plaisir sexuel n'en profite pas, c'est écrit noir sur blanc

    PS : avant de hurler, vérifiez ....
    PS2 : j'ai 5 ans de fac de psycho derrière moi