Les Putes veulent s'organiser « comme des artisans » (1/2)

Ils et elles ont librement choisi le « sexwork » et réclament une réglementation de leur profession. Une enquête en deux volets.

Manifestation pour la légalisation de la prostitution à San Francisco le 3 mars 2008 (Kimberly White/Reuters)

« Putes », c'est ainsi qu'ils et elles veulent être désignés, parce que « femme prostituées » a une connotation subie. Les fondatrices de l'organisation militante « Les Putes » affirment avoir choisi le sexwork, et revendiquent en conséquence une réglementation de leur profession.

A l'occasion des Assises européennes de la prostitution, qui se tiendront au Théâtre de l'Odéon le 20 mars, le tapin entend porter le débat sur la place publique.

Disponible depuis le mois de janvier sur la toile, un nouveau portail brésilien crée l'émotion : Wikigp.com. Un vrai catalogue de prostituées, qui propose photos, mensurations, tarifs, pratiques, et notes des clients.

« Pourquoi pas », tempère Cadyne, 27 ans. A la façon des rappeurs US qui, pour désamorcer l'insulte, s'appellent « Nigger » (nègre) , elle exige d'être présentée comme « pute », assumée depuis huit ans, mère d'une petite fille et étudiante en double cursus Droit-Sciences Politiques. Des traits tirés lui confèrent une beauté un peu tragique.

« C'est beaucoup moins faux-cul et bien-pensant que les sites de rencontres connus du milieu, sur lesquels les “escorts” font leur communication. »

Cadyne est une « traditionnelle » : française, blanche et en règles ; et bien payée en général : 300 euros de l'heure.

Tarifs minimum, sécu et médecine du travail

Le site des Putes (DR)Les lois sur le proxénétisme rendent toute existence légale d'une organisation de prostituées périlleuse, notamment pour la perception de cotisations, l'anonymat des militant(e)s ou la médiatisation de leurs activités. « Les Putes » se définissent comme un « groupe d'activistes », fondé en 2006, et ne peuvent donc pas se constituer en association.

Leur site Internet affiche 424 membres, dont un bon tiers se compose de curieux, de clients potentiels, de sympathisants.

Cadyne a rejoint « les Putes » dès leurs premières manifestations et la mise en place des états généraux de la prostitution, il y a trois ans.

Elle demande des droits : des tarifs minimum, une sécurité sociale, une organisation professionnelle, une médecine du travail, et une reconnaissance sociale :

« Et pourquoi pas un service public de la prostitution, un remboursement de nos prestations avec les handicapés par la Sécu. »

Le mythe de la « pute polonaise »

Payer pour du sexe n'est pas interdit en France. Les prostituées peuvent, et doivent, déclarer leurs revenus en bénéfices non commerciaux. Mais la pénalisation du « racolage passif » avec la Loi de sécurité intérieure (LSI Art. L50) de mars 2003, oblige ceux et celles qui en vivent à se cacher plus loin. Le délit de racolage peut être puni de deux mois de prison et 3 750 euros d'amende.

Depuis l'entrée en vigueur de la LSI, la Police urbaine de proximité francilienne a procédé à 12 900 arrestations. Les « putes » se dénombrent à la contravention, elles sont stigmatisées par la morale et exercent clandestinement.

Cette situation crée des tensions de trottoir, entre les sans papiers et les traditionnelles : une guerre des prix s'engage, on s'accuse d'attirer la police, on se dispute les emplacements, le dumping menace. La baisse des revenus entretient le mythe de la « pute polonaise », sur le modèle du fameux plombier. Entre deux bouffées de cigarette, Cadyne lâche :

« Je voudrais que nous puissions travailler un peu comme les avocats, dans un cabinet dont on partage le loyer, sans patron, et avec une protection sociale. Ça se fait en Suisse. »

Dans certains cantons, comme à Genève, on travaille avec un permis, on est déclaré auprès des autorités. Le tapin peut donc s'organiser, bénéficier des assurances maladie, d'une prévention hygiénique et médicale efficace, avoir une retraite, des bulletins de salaires parfois. Vivre presque normalement en somme, parce que la morale n'évolue que lentement.

Pour Françoise Gil, chercheure en sociologie à l'EHESS et co-organisatrice des assises européennes de la prostitution :

« C'est la preuve que c'est possible. C'est l'opprobre et la clandestinité qui créent l'essentiel des horreurs du métier, et favorisent l'emprise des réseaux de proxénètes sur le marché du sexe. Il faudrait une organisation sur le modèle de l'artisanat, un syndicat comme il en existe aux Pays Bas. »

« Un statut légal est nécessaire »

Sous couvert d'anonymat, un haut gradé de la Brigade de répression proxénétisme (BRP) qui s'emploie depuis quatre ans à traquer les exploiteurs du travail sexuel en Ile de France, confirme en partie :

« En faire un métier d'un seul coup, c'est aller un peu vite, car les expériences de groupes autogérés tournent régulièrement à l'avantage de l'une des filles, qui devient de fait proxénète. Mais la reconnaissance d'un statut légal est nécessaire pour les indépendantes, cela offre une alternative sérieuse à la misère du trottoir et prépare les mentalités à évoluer en douceur. »

En Hollande, la prostitution est légale depuis 2000. Comme au Danemark, les travailleuses du sexe y paient la TVA à 19%, des impôts sur le revenu, ont un statut, même si les conditions de travail restent souvent difficiles. Passes à la chaîne, licenciement abusif en cas de refus, racket, n « épargnent pas les bordels du quartier rouge d'Amsterdam.

Un petit syndicat y à été créé, De Rode Draad -le Fil Rouge- par une fille de joie en retraite, Mariska Majoor. Elle perçoit une centaine de cotisations régulières.

Mais toutes les prostituées ne veulent pas de ce genre d'organisations et sont attachées à la discrétion comme à l'indépendance. Pour le sociologue du CNRS Lillian Mathieu :

“Le monde de la prostitution recouvre des situations tellement variées, qu'il est difficile de fonder un statut pour cette activité. Or en France les syndicats ne protègent que les travailleurs salariés.”

Pour Cadyne :

“Celles d'entre nous qui s'affichent publiquement risquent un contrôle fiscal ou de perdre la garde de leurs enfants. La militante prostituée et écrivain Claire Cartonnet a dû fuir aux Etats-Unis écrasée par les dettes.”

12 commentaires sélectionnés

Portrait de jissé

De jissé

Ingé retraité | 23H01 | 13/03/2009 | Permalien

En germanie le « plus vieux métier du Monde » est légal.

Et pas depuis hier :

La « rue chaude » de Brunswick (Braunschweig) date du moyen-âge .. Probablement ( ? ) classée monument historique.

Hambourg ne serait pas Hambourg sans « Sankt Pauli » .. (Saint Paul ? )

Image hébergée par servimg.com

« Les putes, les vraies, sont celles qui font payer après, pas avant »

Saint Jc

Portrait de Xa_chan

De Xa_chan

(nippon ni mauvais) | 01H50 | 14/03/2009 | Permalien

et si ce sont les « putes » qui choisissent elles-mêmes de s'appeler ainsi, vous dites quoi ? Vous allez les en empêcher parce que ce mot vous choque ?

Portrait de Marc de Boni

De Marc de Boni (auteur)

Journaliste | 02H25 | 14/03/2009 | Permalien

Salut,
je vous propose d'attendre la suite de l'enquête qui va aborder pas mal de sujets évoqués dans vos commentaires.

En ce qui concerne « le caractère people » du sujet.
Parler des travailleurs qui vivent l'enfer, c'est exactement ce qui est fait ici. Les chiffres officiels datant de 1999 donnent 20 000 filles et garçons de joie ; ils sont probablement 10 fois plus nombreuX-ses. Cela en fait un corps professionnel assez important il me semble.
Si leur condition ne constitue pas une priorité politique c'est bien parce qu'une grande partie de l'opinion ferme les yeux, nie la question. En parler, en débattre, C'est donc commencer à briser la routine et arracher les œillères.
Tout sauf une démarche « people. »

Merci en tout cas de vos votes et vos commentaires pour ce premier papier affiché au mur de la Rue…

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2

De Hulk_

nc | 03H23 | 14/03/2009 | Permalien

La différence, c'est que l'ouvrier a l'impression de conserver sa dignité.

Regardez cette histoire ancienne d'une ouvrière qui avait choisi de passer au porno pour se sortir de ce milieu et de son horizon qu'elle jugeait désespérant (je me souviens plus de son nom, une brune à gros nibards, style vulgaire). Elle racontait que parmi ses anciennes collègues, ses anciennes amies, plus personne ne lui adressait la parole ; pas tant parce qu'elle « faisait la pute devant la caméra », mais parce qu'elle avait transgressé les codes, pour s'en sortir, et qu'il était insupportable pour elles de voir que celle qui acceptait l'indignité « s'en sortait » mieux.

Ce qui démontrait aussi qu'on n'est pas forcément moins cul serré chez les prolos que dans la haute…

Portrait de filosofte

De filosofte

Enseignant | 07H49 | 14/03/2009 | Permalien

Le problème est complexe. Comment dénoncer l'immonde industrialisation du sexe, qui est une nouvelle traite (des femmes et des enfants) sans tomber dans le moralisme et le misérabilisme inefficace, voire hypocrite ; et à l'inverse, comment entendre ces revendications du droit à la différence, droit au libre usage de son corps, contestation de l'étroitesse de la normalité sexuelle, sans servir et justifier ce qui relève parfois de la barbarie.
A voir sur le site www.lrdb.fr un dossier sur la prostitution avec de nombreuses références.
http://www.lrdb.fr/articles.php ? lng=fr&pg=1076

Portrait de Fondriest

De Fondriest

euh | 10H35 | 14/03/2009 | Permalien

« Une pute vend son cul, quand l'ouvrier vend ses bras.
Quelle différence ? L'ouvrier est moins bien payé… »

==> Quelle différence ? On ne demande pas à ces femmes de faire du point de croix ou des paniers en osier, on demande à ces femmes de sucer des pénis ou de les recevoir dans leur orifice génital et/ou anal alors qu'elles n'en ont fondamentalement pas envie. Ca n'est pas un service ordinaire, c'est fondamentalement agressif. Ce n'est pas un métier comme un autre.

Portrait de Marc de Boni

De Marc de Boni (auteur)

Journaliste | 15H00 | 14/03/2009 | Permalien

Fondriest dit :
On ne demande pas à ces femmes de faire du point de croix ou des paniers en osier, on demande à ces femmes de sucer des pénis ou de les recevoir dans leur orifice génital et/ou anal alors qu'elles n'en ont fondamentalement pas envie. Ca n'est pas un service ordinaire, c'est fondamentalement agressif. Ce n'est pas un métier comme un autre

- Non, ce n'est pas un métier facile ni commun, c'est bien pour cela qu'elles réclament un statut spécifique. Ça nécessite la mise en œuvre d'un savoir faire spécifique : psychologie, tact relationnel, prévention hygiénique, etc… Les client qui « vont aux putes » n'attendent pas qu'un simple coït, ils paient pour une relation humaine, sans quoi ils s'équiperaient d'une poupée gonflable.
- L'agression procède d'une contrainte. Hors on ne peu pas considérer la prestation de services sexuels sous l'angle étroit de la généralité : il y a autant de situation que de pratiques sexuelles et de clients. Loin des clichés misérabilistes chers aux abolitionnistes, les putes ont leurs limites, leurs codes, et dans le cadre d'une activité librement consentie elles ne sont pas des sacs dociles, elles restent précisément des être humains. Ce n'est pas le cas dans certains bordels ni dans le cadre de l'esclavage sexuel. Mais plusieurs policiers qui luttent contre le proxénétisme me l'ont confirmé, la prostitution totalement contrainte reste très marginale (cf la suite de l'enquête).
- lorsqu'il s'agit de manger et de nourrir une famille le choix est relatif. On accepte cependant volontiers qu'un sportif soit grassement payé pour exposer son corps à des cadences infernales qui le promettent à une vieillesse douloureuse et précoce. On accepte que le soldat s'engage dans la troupe, et soit payé pour le risque potentiel de voir son intégrité physique détruite par l'absorption d'une balle ou d'un projectile. Quoi qu'il en soit du jugement moral que l'on puisse porter sur la nature de l'activité, ce que cette enquête entend souligner c'est que c'est la pénalisation, la négation, le déni de considération qui rend l'existence des ces personnes plus difficile – puisque de toute façon force est de constater qu'elles existent. Existe t-il de bonnes et de mauvaises aliénations ? Il me semble, dans une société libre, que ce soit aux aliénés eux mêmes d'en juger en premier lieu.
- Pour les termes : l'anglicisme « sexwork » est employé à dessein, pour des raisons détaillées dans la suite. Ce n'est pas mercantile. Le terme Pute était « une condition », « une requête » des putes elles-mêmes, je n'ai fait que respecter leur désidérata – loin de moi la volonté de les insulter. Au delà de l'analogie avec l'emploi de « niggers », c'est aussi une façon de se rapproprier une place sociale dans le diptyque de « la vierge et de la pute » qui régit le machisme dans nos sociétés. Et c'est à ce point que leur combat procède à mon sens d'une lutte féministe pour les unes et libertaire pour les autres.
- Certains commentaires m'invitent à joindre l'idée à la pratique en mettant ma femme, mes filles, mes sœurs et ma mère sur le trottoir… Je ne suis pas pute moi même, ni client. Cela ne m'enlève pas le droit – et le devoir - d'en parler. Nous avons, avec ma compagne et mes colocataires, hébergé un jeune prostitué rendu accroc à la cocaïne par un mac pendant un an, à titre gratuit - sans coucher avec je vous rassure dessuite - . Nous risquions, selon la loi, une condamnation pour proxénétisme. J'ai invité et poussé cette personne à sortir du milieu parce qu'il se détruisait. Il est certain que tout le monde n'est pas armé pour affronter un tel métier et c'est pourquoi il est urgent de considérer leur existence et leur offrir des cadres à même d'amortir les difficultés consubstantielles du métier. Même le Nid, association d'obédience « catholisante » et abolitionniste, en convient. Il faut porter le débat au delà du jugement normatif et moral. En tout cas la répression en 9 000 ans d'histoire des civilisations n'a jamais endigué le phénomène. Se posent deux choix : nier et punir, faire face et agir.

Je voudrais répondre à chaque réaction mais c'est impossible avec seulement deux mains. Merci en tout cas à la Rue89 d'avoir le courage de soulever un débat, que beaucoup de médias ont refusé par un « c'est très intéressant et aboutit, mais ce n'est pas une priorité de l'actualité en ce moment »…

Portrait de AlexG2008

De AlexG2008

temporaire | 17H49 | 14/03/2009 | Permalien

Clair que le côté « humain » est prépondérant, la preuve ?

Il y des clients qui vont « se payer une pute » et ne vont même pas la « niquer », mais juste parler avec… là on est plus quelque part entre Pause-Café et Allo Macha que dans « Fouette-moi cochère » ou un mauvais remake de « Caligula ».

Mais bon, il existe certainement parmi les clientEs de prostituéEs, comme parmi toute communauté d'humains, une minorité de sales nazes sans respect de l'Autre (peu importe quel ou quelle que ce soit) au point de n'y voir qu'un morceau de viande, de la marchandise…

Tiens, ça me fait penser à certaines entreprises ou à certains patrons d'ailleurs. Autres lieux, même moeurs ? : )))

Portrait de Vincent.Guillot

De Vincent.Guillot

18H09 | 14/03/2009 | Permalien

Mes copines transputes sud américaines se nomment sexothéraputes !

Portrait de FantaFouné

De FantaFouné

pareille | 22H28 | 14/03/2009 | Permalien

« la prostitution est objectivement un des visages de la domination masculine (homme qui avec son argent profite de la vulnérabilité matérielle ou psychologique d'une femme pour exiger d'elle une pratique qu'elle n'exécuterait pas sinon »

Puisque tu tiens tellement à appeler un chat une chatte, mon cher Fonfon, je t'invite à prendre davantage en compte le fait que les prostituées ont pour habitude d'évaluer l'ensemble des prestations sexuelles qu'elles fournissent : une fellation coûte un certain prix, mais une « pipe » avec une careesse sur les seins vaut davantage, et les sommes à débourser où à encaisser augmentent pour toute demande supplémentaire.
Toute autorisation est le résultat d'une négociation.
Et donc, contrairement à cette antienne que tu tentes de contribuer à répandre, clairement, le client n'est pas roi.

Ta petite chanson, selon laquelle toute commercialisation de la sexualité serait un avilissement suinte le victimisme à deux balles. Et, en parlant ainsi, c'est toi qui chosifie la femme qui, aux dernières nouvelles, est un être pensant.

 » Pour toi, psy ou travailleur social, je suis pute et tu me prêtes, comme allant de soi, une enfance malheureuse, remplie de misère et de violence et je te dis merde.
Je suis pute et pour toi médecin ou lologue tous azimuts, je suis objet à assainir, à désintoxiquer, à désengrosser, à « condomiser ».
Tu veux me prendre en charge, me guérir, me « réinsérer » dans la société.
Encore, je te dis merde. »

Je crois qu'elle te parle, la dame.*

*Claire Carthonnel., prostituée.

Portrait de brazz

De brazz

01H22 | 15/03/2009 | Permalien

Aux Pays-Bas, pays qui a dépénalisé le proxénétisme, le nombre de personnes prostituées
est passé de 10 000 en 1990 à un minimum de 25 000 en 2003 (note de la CEE-ONU sur la
traite–28/10/2004), dont près de 80% d'origine étrangère, une grande majorité dépourvue
de papiers. La prostitution enfantine a connu une croissance certaine ces dernières
années. L'organisation des droits de l'enfant à Amsterdam estime qu'il y a aujourd'hui plus
de 15 000 enfants – en majorité des filles – dans la prostitution.
En octobre 2003, le maire d'Amsterdam, Job Cohen, reconnaît qu'il apparaît « impossible
de créer, pour les femmes prostituées, une zone saine qui ne soit pas récupérée par le
crime organisé ». Et en 2007, la municipalité d'Amsterdam se lance dans une profonde et
coûteuse opération de rachat d'un certain nombre de bordels du quartier rouge, un
constat d'échec sans appel.
En Australie, dans l'état de Victoria, qui a légalisé la prostitution, donc le proxénétisme,
en 1984, 400 bordels illégaux se sont créés à côté des 100 établissements légaux, et la
traite des femmes en provenance d'Asie a atteint un niveau sans précédent, selon Sheila
Jeffreys, professeure en sciences politiques de l'université de Melbourne. Les autorités
policières reconnaissent que l'état de Victoria est à présent tristement connu pour avoir le
plus haut taux de prostitution infantile en Australie.
On pourrait continuer de la sorte à partir de l'exemple de bien d'autres pays encore.

Portrait de Vincent.Guillot

De Vincent.Guillot

08H33 | 15/03/2009 | Permalien

Bonjour,

Vous parlez de pays ou le proxénétisme est légal, ce n'est pas la démarche des professionnelles française qui se réfèrent à la Suisse ou la légalisation de la prostitution sous la forme de profession libérale n'engendre pas ce type de problème. par ailleurs le fait que la prostitution soit encadrée par la loi permet de connaitre le nombre de personnes concernées et fait donc exploser les chiffres (ce qui serait le cas en France). Il s'agit là d'une démarche de personnes consentantes qui sont les premières à lutter contre la prostitution non volontaire. Tout comme dans le cas des autres métiers, un encadrement légal permet de dénoncer les patrons/ proxo et aider à assainir la profession.

cordialement

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