Ma première nuit fétichiste, à la découverte du monde BDSM

Participants d'une Nuit élastique (Ludovic Goubet/La Nuit élastique) Un homme, à genoux, les fesses à l'air et poilues, lèche. La femme d'une soixantaine d'années écarte les jambes. Je ne sais pas si elle est « hideusement belle d'un ulcère à l'anus » comme la Vénus de Rimbaud, mais, dans sa combinaison en cuir rouge, elle domine. Elle urine sur lui. Il éjacule. Il est presque 4 heures du matin sur la péniche et la Nuit élastique bat encore son plein. Il y a des lieux où je ne pensais pas aller forcément un jour, puis, finalement, poussé par la curiosité, attiré par la lumière, où, ici, la pénombre… Avec un ami, pour une future revue érotique étudiante, nous avons décidé d'aller découvrir le milieu fétichiste BDSM parisien. BDSM ? Comprendre « bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme », un ensemble de pratiques sexuelles diversifiées fondées sur une relation consentante de dominant à dominé. Tous les mois, ou presque, il y a des Nuits élastiques à Paris, organisées par Francis Dedobbeleer. Et chaque année en décembre est organisée une semaine de festivité fétichiste, nommée Semaine Démonia, dont Rue69 a déjà parlé. La règle est d'avoir au moins le bas en cuir, latex ou vinyle La Nuit élastique clôturait cet événement, une soirée un peu plus intime avec « seulement » 477 personnes, loin derrière les 2 000 participants rassemblés dans une discothèque parisienne pour la soirée Démonia. Pour accéder à la péniche River's King, en face de la maison de la Radio, il faut emprunter un petit tunnel derrière une station service. Un peu glauque l'entrée, mais sympa. Tout le monde est sur son 31 de cuir : la règle est d'avoir au moins le bas en cuir, latex ou vinyle. Avec mon camarade, nous faisons bien pâle figure face à certains costumes tout en latex et poitrines bombées. Je porte un legging en faux cuir noir trop court, acheté chez Zara Femme, un tee-shirt noir et la veste en cuir de ma coloc. A cause de mon enregistreur audio en bandoulière, il paraît que je ressemble à un journaliste des Inrocks en goguette. Des journalistes, il y en a un peu, surtout de la presse spécialisée. Comme les studios de Radio France sont en face, je pensais croiser Nicolas Demorand en train de préparer son émission sur un coin de table, mais non. Dans la première salle, il y a les scènes de bondage avec ces jeunes femmes, à peine plus âgées que nous. Elles sont nues, enserrées de cordes, fouettées, parfois doucement, parfois plus fort. Un verre de vodka pomme à la main, je regarde, un peu fasciné, plus du tout inquiet. Au départ, nous étions un peu stressés, la réputation du milieu fétichiste BDSM n'est pas toujours très positive. Des participants sympas et d'abord facile Mais, dès notre arrivée, la grande sympathie des gens nous frappe. Abordables, ils sont toujours heureux de répondre aux questions, d'expliquer. Et là, quand on y repense, c'est une évidence, monsieur et madame tout le monde sont là, des cadres, des employés, des doctorants, pas mal d'ingénieurs. Après la soirée, je débattrai avec Camille sur le milieu socioprofessionnel d'origine des participants, mais nous n'arriverons pas à nous mettre d'accord. Certains sont venus de l'étranger, comme ce trio des Pays-Bas avec qui nous discutons un peu. Les hommes ont de 30 à 77 ans environ, les femmes sont souvent moins âgées. Avec nos 22 ans à peine tassés, nous sommes peut-être les plus jeunes. Pratique pour avoir des coups gratuits de la part du barman homo. Une piste de danse et une grande cage pour élire Miss Démonia sur la musique de Futurama. Grande question cette année, est-ce qu'une vraie femme allait enfin gagner ? Les années précédentes, des hommes avaient remporté le titre de Miss Demonia. Les amoureux des pieds se baladent un peu partout. Une jeune femme m'explique tranquillement qu'elle n'est pas spécialement fétichiste et qu'elle n'aime pas qu'on lui lèche les pieds, mais « ça fait partie du jeu et globalement dans ce genre de soirée, les filles sont moins embêtées que dans une soirée normale ». Pendant ce temps, un homme lui lèche avec avidité la semelle de ses chaussures tandis que ses deux copines écrasent avec leurs talons le dos du soumis. Normal. Plus tard, je recroise un soumis tout souriant, debout et fier. Plus la nuit avance, plus j'ai l'impression que les gens se lâchent. Mais selon un vieil habitué, il paraît que « c'est beaucoup moins trash qu'il y a dix ans. Malheureusement, c'est devenu à la mode, donc les gens se tiennent plus. Avant, c'était une fille à genoux au milieu, et fisting pour tout le monde ». Une partie de l'étage est réservée au donjon où des dominatrices fouettent des soumis. Là, on s'amuse un peu. L'une d'elles en a même deux à ses pieds. Elle les fouette. La classe. J'en recroise un tout souriant, un peu plus tard, debout et fier. En une soirée, on ne peut comprendre tout de ce milieu, il faudra donc revenir. Nous sommes charmés par la convivialité des gens, leur recul par rapport à ce qu'ils font, et par l'ambiance, « beaucoup moins sexuellement agressive qu'une soirée en boîte normale, contrairement à ce que l'on pourrait penser. Si tu ne veux pas, tu ne fais pas », selon l'avis de mon camarade, que je partage. Photo : participants d'une Nuit élastique (Ludovic Goubet/La Nuit élastique).Les soirées fétichistes sont-elles réservées aux riches ?

210 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Lucius Sergius

De Lucius Sergius

Citoyen | 23H21 | 09/01/2009 | Permalien

C'est en effet très exagéré.
Depuis qu'on ne fête plus ni Bacchus ni Saturne, effectivement ce genre de soirée n'est plus ce qu'il était…
Une bonne matrone qui découchait de chez son sénateur de mari au clair de lune habillée en peau d'bête pour pratiquer la galipette avec les pensionnaires d'une école de gladiateurs en rut, ça le faisait quand même mieux qu'une secrétaire de direction en caoutchouc qui cherche de vagues sensations en fouettant doucement sous des néons son collègue du bureau de l'étage du dessus…

C'est l'influence du marché et sa norme. Faut bien que de nos jours le lobby du T-shirt en latex vende un max et qu'on respecte un certain ordre social. Autrefois pour se bricoler un look on écorchait son animal de compagnie, on finissait en la bricolant une toge mal blanchie ou on raccourcissait la stola là où il faut… Quelques canons de mulsum pour la route (pas de limite à 0.50g de c'temps-là), et hop, en avant l'orgie ! Le mystère des dieux était parti. Même dans l'art de la décadence on est devenu franchement pas bons… : -)))

Delenda Carthago

Portrait de InitiativeDharman

De InitiativeDharman

Merde in France. | 11H12 | 09/01/2009 | Permalien

Ils s'emmerdent tant que çà les BDSM dans leurs vies ?

Portrait de désenchantée

De désenchantée

aucune | 11H26 | 09/01/2009 | Permalien

Bonne Année Camille
PLus j'avançais dans la lecture de votre article plus je me marrais pour finir par un fou rire : lécher des chaussures heu il faut en vouloir quand même pour en prendre du plaisir : c'était le petit cireur des lilas ?
le fouettage des Q nus aussi d'abord doucement et de plus en plus fort même deux à la fois : ce n'est ni de la domination ni du sadisme c'est dela torture ! fou rire
Finalement on peut connaitre le nom du gagnant(e) ?
Aucun conseil à donner ais essayer le tête à tête amoureux sous une couette, vous y connaitrez des saveurs nettement plus gastronomiques ! mdrrrrrrrrr
Mais sérieuseemnt ça existe cette perversion ?

Portrait de Pseudo

à désenchantée Portrait de désenchantée De Pseudo

Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 16H10 | 09/01/2009 | Permalien

Surtout que les chaussures, en ce moment, faut en vouloir !

Portrait de Emma T

à Pseudo Portrait de Pseudo De Emma T

TBBT addict. | 17H05 | 09/01/2009 | Permalien

Tu veux dire … comme ça ?

Aïe !

Portrait de Pseudo

à Emma T Portrait de Emma T De Pseudo

Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 17H46 | 09/01/2009 | Permalien

Ouille ouille ouille ! Tu crois qu'ils lèchent les roues ? Ca doit s'enrayer !

Portrait de Emma T

à Pseudo Portrait de Pseudo De Emma T

TBBT addict. | 17H51 | 09/01/2009 | Permalien

 : -))) Y » a quand même des gars pas simples !

Ah mais j'y pense, mes patins à glace aussi ils sont en cuir et latex…

Portrait de Pseudo

à Emma T Portrait de Emma T De Pseudo

Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 18H16 | 09/01/2009 | Permalien

Alors, tu vas pouvoir aller à leur soirée.

Tu nous raconteras…

 : -))

Portrait de Emma T

à Pseudo Portrait de Pseudo De Emma T

TBBT addict. | 18H32 | 09/01/2009 | Permalien

Yeeeeesss ! D'ailleurs, ca y est, on vient de me livrer mon costume latex :

Portrait de Pseudo

à Emma T Portrait de Emma T De Pseudo

Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 19H04 | 09/01/2009 | Permalien

C'est chouette, je pourrais t'accompagner !

Portrait de Emma T

à Pseudo Portrait de Pseudo De Emma T

TBBT addict. | 19H29 | 09/01/2009 | Permalien

Wahououou… Très élégant aussi.

Dommage, pas sûr qu'ils nous laissent rentrer ailleurs que chez Mickey. Mais va falloir faire gaffe dans le tourniquet, c'est un coup à resté coincées et à goûter à la torture fatale de la roue.

Portrait de Pseudo

à Emma T Portrait de Emma T De Pseudo

Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 19H37 | 09/01/2009 | Permalien

Ah non, pas chez Mickey, c'est très mal fréquenté !

Portrait de MAGENTA

à Pseudo Portrait de Pseudo De MAGENTA

Pesteux génétique | 00H47 | 10/01/2009 | Permalien

Il est arrivé un grand malheur chez Mickey

Image hébergée par servimg.com

Portrait de mon petit doigt

De mon petit doigt

sans | 12H10 | 09/01/2009 | Permalien

Ce genre de reportage ne devrait pas circuler ,c'a doit rester dans la sphere privée

Portrait de Guilain

à mon petit doigt Portrait de mon petit doigt De Guilain

salope éthique | 15H33 | 09/01/2009 | Permalien

Ah bon ? Et pour quelles raisons, s'il vous plait ?

Portrait de dd2g

De dd2g

(?) | 12H55 | 09/01/2009 | Permalien

Pour tout dire… l'article me fait penser à cette nuit de réveillon où, la salutation et les bons vœux entre voisins éloignés et maisons toutes proches s'est terminé par un show amateur de théatre style bdsm…

je vous dis pas la surprise (et la gêne) de quelques-uns, pour ne rien dire en fait du ridicule de la situation où le « monsieur bien mis et en train de réveillonner » se retrouvait en slip-paillettes et quasi à poil devant de parfaits inconnus…

bon c'était drôle
mais la complicité des spectateurs est finalement à rajouter au duo dominant-dominé… pour qu'il y ai en somme un peu de plaisir partagé

Portrait de Audrey64

De Audrey64

Attaché territorial | 13H08 | 09/01/2009 | Permalien

Ça confirme mon expérience des boîtes échangistes. Effectivement les femmes y sont beaucoup moins sexuellement agressées que dans une boîte classique.

Ça paraît contradictoire mais c'est vrai. Dans une boîte échangiste, vous pouvez vous éclater sur le dance floor en tenue sexy (genre Beyonce ou Britney, si c'est votre truc), vous n'aurez que des compliments et quelques propositions feutrées, que vous pourrez refuser poliment, à quoi on vous répondra poliment et gentiment également, ces gens-là savant apprécier le plaisir des yeux sans aller plus loin si vous n'êtes pas consentant.

Si vous faites ça en boîte classique, vous aurez un tas de pauvres mecs bourrés et bourrins qui vous sauterons dessus en vous pelotant, et si vous les écartez, ça sera une tonne d'insultes à votre égard, voire des violences. Et la direction ne fera rien pour vous aider, au contraire. Je connais quelqu'un qui s'est fait vider pour avoir écarté « virilement » un mec qui importunait sa copine (la copine de mon ami, pas celle de l'abruti).

En plus, en dehors du comportement des hommes, j'ai remarqué qu'en boîte échangiste les femmes n'étaient pas dans un esprit de compétition, mais plutôt de complicité et de curiosité, ce qui est extrêmement plaisant.

Portrait de enildem

De enildem

Chercheur | 14H00 | 09/01/2009 | Permalien

Les humains ne sont toujours pas en mesure de se contenter du naturel. Avec une attitude décomplexée, terme qui permet tout et de tout justifier… y compris les pires insanités. Normal de ne pas se faire embêter, en boite échangiste tout le monde vient pour le sexe et tout le monde le sait, donc personne n'est frustré, bien au contraire, tous tendent à se décomplexer. Cependant, malgré toute cette fausse liberté, ils ne sont pas revenus de l'existence de leur zizi et de leur zezette, des plaisirs et des souffrances que leur offrent l'environnement social et corporel. Ils en sont prisonniers. Ainsi, ils s'ennuient, ne savent plus quoi faire avec cela et s'adonnent à des bacchanales toujours plus ridicules, les uns croyant dompter leur instincts bestial, les autres dresser une fausse animalité, en fait il ne font que les cultiver et s'éloignent inexorablement de leur destination. Tout cela sent l'ennui, plus que le cuir ou le latex. Une société qui humilie, qui traite les humains comme des sous bêtes encourage également des comportements insensés. Ces individus ont le sentiment d'acquérir une réelle liberté, de se défaire des codes et des règles, ils croient que c'est de l'épanouissement du fait qu'ils transgressent des interdits primaires de nos société. Mais en fait, ils sont véritablement enchainés et nourrissent de plus en plus des frustrations. Certains succombent à une mode, qui devient une passion à cultiver et croient devenir un être à part grâce à ces mœurs débridés. D'autres viennent pour punir ou être puni, bref on a des chaussures on a des pieds, la boucle est bouclée. Au fond, tout ceci révèle l'incapacité de certains de se défaire de leur représentation de l'autorité. Une autorité qui ne peut être que punition et récompense, humiliation ou domination bref une conception bien étriquée de l'existence. Aussi, certains devraient aller faire un stage de découverte à Guantanamo ou à Abu Grahib pour être initié, tour à tour bourreau et supplicié, plutôt que d'effleurer la peur dans un manège où les paramètres sont contrôlés. Jouer avec le plaisir de maitriser la souffrance n'est pas un exploit quand on est autant protégé dans une arche entre débauchés. Le SM est un luxe que seules les sociétés décadentes peuvent s'octroyer.

Portrait de Guilain

à enildem Portrait de enildem De Guilain

salope éthique | 15H47 | 09/01/2009 | Permalien

Et si au contraire, ces gens parcouraient un univers qui s'avère de plus en plus riche et intéressant à mesure qu'ils avancent dans son exploration ?

Qu'est ce qui vous fait croire que, pour ces gens, l'humiliation et la domination résument l'existence ?

Dernière chose, vous dites « ils s'éloignent inexorablement de leur destination ». C'est quoi, selon vous, la (bonne) destination des gens ?

Portrait de puresonic

De puresonic

Contempteur irascible | 14H13 | 09/01/2009 | Permalien

j'ai participé une fois à ce genre de soirées et franchement c'est
assez « convenu », plus maso (dans le sens original défini par Saccher Masoch) que sado et pas trop délirant.
Il parait que les meilleurs soirées sont à Berlin-est.
Pour les amateurs du genre bien évidemment……

Et une partie de l'oeuvre du divin marquis à télécharger gratuitement http://www.sade-ecrivain.com/

Portrait de greg_berlin

De greg_berlin

***** | 14H27 | 09/01/2009 | Permalien

« la réputation du milieu fétichiste BDSM n'est pas toujours très positive. “ …. et quelle est-elle ?

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 14H33 | 09/01/2009 | Permalien

le top du sm sur paris
http://www.bhv.fr/

Portrait de Jack Sullivan

De Jack Sullivan

en boule | 14H37 | 09/01/2009 | Permalien

« Après la soirée, je débatterai avec Camille … »

Houlà, une pratique SM impliquant une batte sans doute ?

« Pratique pour avoir des coups gratuits de la part du barman homo. »

Heuuuu, c'est moi qui ai l'esprit mal tourné, ou…. ?

« Nous sommes charmés par la convivialité des gens, leur recul par rapport à ce qu'ils font »

Oui, l'important c'est le recul, j'allais le dire : -)

« En une soirée, on ne peut comprendre tout de ce milieu, il faudra donc revenir. »

Oui, c'est pour le progrès de la science, n'est-ce pas ? Quelle abnégation !

Portrait de TonyLibertaire

De TonyLibertaire

Lycéen section littéraire | 21H56 | 09/01/2009 | Permalien

je sais pas trop si ça me brancherais de participer à ça….. à tester ^^

Portrait de pierrox

De pierrox

23H08 | 09/01/2009 | Permalien

Un film qui abordait la question, en finesse, jamais voyeur :
http://www.nobodyisperfect.com/
On l'a vu dans beaucoup de festivals, il est sorti dans des pays qu'on aime dire plus puritains que nous (Suisse, Italie, etc), et pourtant aucun distributeur français n'a voulu le montrer ici.

Portrait de Marcus-Aurelius

De Marcus-Aurelius

Cadre Paris | 23H13 | 09/01/2009 | Permalien

TITRE de l'article :
 » Ma première nuit fétichiste, à la découverte du monde BDSM « 
Puis plus bas, une réaction :
 » Avec nos 22 ans à peine tassés, nous sommes peut-être les plus jeunes. Pratique pour avoir des coups gratuits de la part du barman homo « 

Franchement … pas compris ! ou c'est….

Bon vent

Portrait de Thierry_B

De Thierry_B

commercial | 00H35 | 10/01/2009 | Permalien

Le contresens est présent dès le titre de l'article.

Quentin, en assistant à une Nuit Elastique, vous n'avez découvert ni le monde fétichiste, ni le monde BDSM.

Vous avez pris part à une soirée « Fetish », comme il en existe dans toutes les grandes villes du monde depuis une quinzaine d'années maintenant.

Pour ce qui est du fétichisme et pour savoir ce qu'il en est, je vous conseille de lire Alfred Binet ou Jean Streff.
Vous comprendrez vite que vous n'avez pas vu de fétichistes à la Nuit Elastique.

Le BDSM, variante moderne du sadomasochisme a, lui aussi, ses pratiquants en chair et en os.
Qui ne sont pas forcément fétichistes. Qui, souvent même, ne le sont pas du tout.
Et qui pour la plupart s'en voudraient d'être vus dans une soirée « Fetish ».

Le « Fetish », c'est une mode qui emprunte un peu au BDSM et un peu au fétichisme dans le but de faire de l'art parfois (les photographes « Fetish » comme Steve Diet Goedde), du fric le plus souvent (voir tout le marketing autour de la Boutique Demonia qui n'a pour elle que d'être la seule à avoir pignon sur rue en France).

Par conséquent, vous avez pu croiser à la Nuit Elastique quelques personnalités de ce que l'on nomme « la scène SM » : ceux qui font des happenings de bondage, de fouet ou d'autres pratiques encore sous forme de spectacle et quelques Dominatrices professionnelles qui ont besoin d'occuper ce créneau aussi.

Vous avez pu y croiser encore quelques « fétichistes des matières » comme le latex ou le cuir.

Mais ni les premiers, ni les seconds ne font « le monde BDSM » ou « le monde fétichiste ».
A peine un plus que minuscule échantillon de chacun d'entre eux.

Les gens qui viennent là, à la Nuit Elastique, le font pour faire la fête en se donnant le frisson de la transgression (ni le fétichisme ni le BDSM ne sont des sexualités « festives ») d'où l'apparente « modestie » des coups de lanières que vous avez pu observer, ou bien un autre public encore qui y va, en bon « modeux » qu'il est, parce que ces soirées sont au top de la vague en ce moment et qu'il est bon de s'y montrer.

SMment vôtre,

Thierry_B.

Portrait de Camille

à Thierry_B Portrait de Thierry_B De Camille

Mauvais genre | 14H47 | 10/01/2009 | Permalien

Thierry, il faut savoir que sur rue89, les journalistes ne choisissent pas leurs titres donc il ne peut pas y avoir « un contre-sens dès le titre » tout au moins pas de la part de l'auteur. Quentin a raconté sa première soirée « nuit élastique“et pour quelqu'un qui n'y connait rien, c'est une première expérience qui permet de découvrir un autre monde. Après on peut dire que c'est pas le monde BDSM, etc… Mais c'était un article témoignage, que personnellement j'ai trouvé marrant et assez réaliste par rapport à ce genre de soirée. Ce n'est effectivement pas une recherche approfondie sur le BDSM mais ça permettra normalement d'en savoir assez pour les articles à venir sur la loi, les protections sanitaires, etc que je compte faire.

Portrait de Thierry_B

De Thierry_B

commercial | 19H40 | 10/01/2009 | Permalien

Camille
Je lis votre réponse et je reste très étonné car je ne la comprends pas.
Qui donc choisit les titres des articles ?
Ce n'est pas Quentin ?
- Alors pourquoi l'intitulé commence par : « MA » qui est un adjectif possessif première personne ?
Le Rédac'chef ? Vous ?
- Pourquoi prendre un titre racoleur incluant les mots « Fétichisme et BDSM » alors que vous le dites vous-même, il s'agit du simple récit de « La première Nuit Elastique » de Quentin.

Evidemment avec un titre pareil (qui doit mieux accrocher que « La semaine de Louisette »), il n'est pas étonnant que cette page soit déjà dans les premières positions sur le moteur de référence.

Ah ! Google, quand tu nous tiens !

Portrait de Camille

à Thierry_B Portrait de Thierry_B De Camille

Mauvais genre | 03H14 | 11/01/2009 | Permalien

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