Ni libertin ni infidèle, le polyamour fait des ravages

Jules, Jim et tous les autres : les polyamoureux refusent de se limiter à une seule relation. Une liberté pas toujours bien acceptée.

David Cook et David Archuleta, finalistes d'American Idol 2008, embrassent Paula Abdul, jurée (Fred Prouser/Reuters)

J'avais le choix entre assister à un mariage libertin et participer à une rencontre de polyamoureux. Un journaliste romantique de Rue89 m'a dit : « Le polyamour c'est mieux, y'a de l'amour en plus. » C'est un peu caricatural : un libertin peut par exemple être, en plus de ses batifolages, très amoureux de son conjoint.

Mais la multiplication des repaires de polyamoureux sur la Toile a fini de me convaincre : après polyamour.be, polyamour.fr et polyamour.info sont dans les starting-blocks. Le dernier organisait ainsi une soirée conviviale pour l'élaboration de son site samedi, réunissant des polyamoureux convaincus, des polyamoureuses pratiquantes et des monogames intrigués.

A lire aussi


Au fait, le polyamour, c'est quoi ? Parmi les modèles de couples, nous avions déjà évoqué sur Rue69 le couple modèle, voici maintenant le couple polyamoureux, à ne pas confondre avec le couple libertin ou le couple infidèle.

Présentes à la soirée, l'écrivain Françoise Simpère, polyamoureuse, auteure de « Aimer plusieurs hommes » a bien voulu répondre à mes questions ainsi qu'une riveraine de 25 ans, renommée Anne, 3 amoureux en ce moment, qui a témoigné de sa propre situation.

Le polyamour c'est quoi ?

Anne : Le polyamour, c'est tout d'abord… de l'amour ! Aimer, ce n'est pas limiter l'autre, c'est lui ouvrir de nouvelles perspectives, l'aider à s'épanouir à l'extérieur du « nous ». Et même, grâce au « nous », aux ressources qu'il offre. C'est inciter l'autre à la découverte.

Cependant, tout le monde n'est pas prêt à sacrifier de sa sécurité pour rendre l'autre heureux et l'être par là même… Mais cet état d'esprit n'est pas inaccessible à un partenaire patient.

Françoise Simpère : Toutes les solutions mono : « monoculture », « tout nucléaire », « tout libéral » sont des échecs, car la vie a besoin de s'enrichir dans la diversité.

Donc, les amours plurielles, c'est le fait de pouvoir aimer au pluriel de façon affective, sexuelle et intellectuelle sans exclure a priori une de ces composantes, ni qu'elles deviennent une obligation.

On n'est pas obligé de faire l'amour chaque fois qu'on se voit ou de se voir très souvent, mais si l'on a envie de se voir et/ou de faire l'amour, il n'y a pas d'obstacle à le faire. Le sexe ne constitue plus « la » barrière fatidique, et ça dédramatise grandement l'existence !

Les polyamoureux sont-ils fidèles ?

Françoise Simpère : Oui, je suis fidèle au sens étymologique du terme, du latin fides, fidei : la confiance. Nous nous faisons confiance, et nous sommes présents et attentifs l'un à l'autre. Je suis fidèle mais pas exclusive envers les hommes de ma vie, qui pour certains m'accompagnent depuis plus de 25 ans !

Anne : Pour moi, être fidèle à quelqu'un, c'est tout d'abord le respecter assez pour être complètement moi-même avec lui, c'est m'être fidèle à moi-même donc aussi et ne pas tricher sur ce que je suis.

Le polyamour, c'est du libertinage ?

Françoise Simpère : Les couples libertins qui batifolent ensemble dans des clubs sont plutôt fusionnels, puisqu'ils veulent tout voir de l'autre, y compris comment il fait l'amour ailleurs. Les couples libertins qui ont des aventures chacun de leur côté sont polyamoureux, mais, je crois, privilégient davantage la séduction et le sexuel que l'affectif.

Ils sont dans l'idée « tu peux aller voir ailleurs, mais ne tombe pas amoureux(se) ». Cela étant, cette distinction est un peu sommaire, car les polyamoureux ont mille façons de vivre et changent selon les périodes, ils peuvent même avoir des phases monogames.

On peut encore parler de couple quand on est dans du polyamour ?

Françoise Simpère : Le couple, à mon sens, repose sur un projet de vie et des valeurs partagées : on peut ressentir du désir et des sentiments pour de multiples personnes, mais il n'y en a pas cinquante avec qui on a envie de vivre au long cours.

Par ailleurs, il me serait difficile de vivre avec quelqu'un qui serait philosophiquement ou politiquement à mon opposé. Une autre chose fonde le couple : les enfants, qui créent un lien indissoluble.

Anne : J'ai plusieurs couples (mais aussi quelques belles aventures qui n'en sont pas). Chaque couple a ses particularités, crée sa bulle, tout en n'y emprisonnant pas les individus qui y évoluent, mais il y a bel et bien construction d'une relation à deux, d'une intimité qui reste unique à chaque couple.

Il y a aussi la complicité, les références culturelles partagées, l'admiration, le soutien inconditionnel… Un peu comme dans tous les couples, non ?

On cloisonne ou pas ?

Françoise Simpère : La plupart des hommes de ma vie sont en couple ou polyamoureux, et ont la même discrétion que celle que j'ai avec eux.

Au fil du temps cependant, j'ai parfois noué des liens avec leur « régulière » qui sait ce que je suis, et notamment que je ne suis pas une « voleuse d'hommes ». « Mes » hommes savent comment je vis, mais je trouverais indélicat de leur raconter ma vie intime. Je ne raconte mes amours que dans mes romans.

Mais plusieurs amoureux en même temps, vous avez la forme ?

Françoise Simpère : Ce n'est pas une activité à temps plein : il m'arrive de passer des semaines sans sortir avec un homme, j'ai des amants que je vois quatre ou cinq fois par an, pas plus, mais depuis vingt à trente ans. Mon travail, ma famille et mes potes non sexuels me prennent infiniment plus de temps que mes amours !

D'une façon générale, les polyamoureux sont moins obsédés sexuels que les monogames, parce qu'ils ne sont pas dans la frustration. Ils savent qu'ils peuvent s'ils veulent et le sexe cesse alors d'être un enjeu crucial et angoissant pour redevenir un jeu délicieux.

Et la jalousie dans l'histoire ?

Anne : Ce sentiment m'agace, mais j'ai bien dû me rendre à l'évidence, la jalousie ne disparaît pas complètement. Elle est rationalisée, mais parfois, une pointe, un pic, nous rappelle à nos angoisses…« Quoi ? Finalement tu restes dormir chez Ninon ce soir ? Ah, bon, très bien, à demain mon amour… »

Et là… Ce qui, un autre jour, aurait été anodin, devient une source d'affliction. Dans ce cas, pas de grande remise en cause du couple ! Mais l'acceptation de cette souffrance passagère comme un signe d'un état particulier de ma part. L'acceptation de ne pas voir mes désirs et mes projections concernant l'autre se réaliser automatiquement.

Comment on en arrive là ?

Françoise Simpère : Pour moi, c'était naturel, dès l'âge de 20 ans. Pour mon mari, ce l'était moins : il trouvait normal qu'un homme ait de multiples désirs, mais de la part d'une femme, et de la sienne en particulier, c'était moins évident.

Il a donc appris à être totalement égalitaire dans sa relation avec moi, et c'est ce qui nous a soudés : cet apprentissage du respect de la femme par l'homme et de l'homme par la femme sans que l'un des deux domine.

Evidemment, cela prend du temps, il y a des hauts et des bas, mais au final, cela préserve de l'ennui car c'est une voie qu'on explore ensemble, où tout reste à découvrir, y compris ses fragilités.

Anne : Depuis toute jeune, je n'ai jamais pu admettre être la propriété d'une seule personne, ni qu'une fois une relation amoureuse avec quelqu'un engagée cela signifie que je doive changer mon ouverture aux autres personnes. (Pour en savoir plus, lire son témoignage)

Que font les partenaires ?

Françoise Simpère : Mon mari fut davantage polygame que polyamoureux, et l'âge venant, il est beaucoup plus proche de moi qu'à certaines périodes de notre vie. Comme disent les Chinois : « Si tu veux que l'amour dure, épouse une femme avec qui tu aimes parler. » Les autres voulaient surtout le séduire, ou être séduites par lui.

Anne : Thomas a également une amie, Ninon, avec qui il est depuis un an. Et il se considère également comme polyamoureux. Pas Ninon, qui y réfléchit cependant, et qui aime avoir la liberté de séduire ou de tenter des aventures sans s'en cacher, sans pour autant penser pouvoir être amoureuse de quelqu'un d'autre que Thomas.

Quant à Alban, il a eu quelques aventures qui n'ont duré que quelques semaines, car ses amies n'ont pas supporté mon existence.

Il en est de même pour Louis, que j'ai rencontré il y a un an, mais lui serait plutôt libertin.

C'est acceptable socialement ?

Françoise Simpère : Socialement, c'est difficile car les gens ont tellement envie que cela ne marche pas, qu'ils vous titillent sans cesse pour voir si vous ne bluffez pas, et cherchent le moindre signe de défaillance. Si je divorçais aujourd'hui, après trente-cinq ans de mariage, je suis sûre que certains triompheraient : on savait bien que ça ne pouvait pas durer !

Anne : L'amie de Thomas, Ninon, fut régulièrement mise en garde, on lui disait qu'elle se faisait avoir, que Thomas agissait comme un « connard » envers elle et moi, ou encore que Thomas et moi étions un couple de pervers assouvissant ses fantasmes à travers elle.

Quant à moi je m'en vais essayer de comprendre un peu mieux les monogames en lisant « Le Diable au corps ».

A lire aussi :
Anne (trois amoureux) : « Le polyamour bouscule les conventions établies »
Modèles de couple : gros plan sur le couple modèle

► Le blog de Françoise Simpère
Aimer plusieurs hommes de Françoise Simpère - éd. Pocket - 175p. (épuisé, un autre livre doit paraître en avril 2009 sur le sujet).

Polyamour.info

Photo : David Cook et David Archuleta, finalistes d'American Idol 2008, embrassent Paula Abdul, jurée (Fred Prouser/Reuters)

287 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de ramassis

à Belga Portrait de Belga De ramassis

(ch'tite racaille) | 19H07 | 19/11/2008 | Permalien

« Il faudra que je trouve n° 2 et 3, mais il me semble que n° 1 a un problème de jalousie… ; ) »

Alors change aussi de n°1 : c'est mieux pour lui ; -)

Portrait de Belga

à ramassis Portrait de ramassis De Belga

en veut | 22H17 | 19/11/2008 | Permalien

Tenez, ça m'interpelle ! Encore une question : on connaît tous, de très près ou de plus loin, les histoires de couples illégitimes. La différence avec le polyamour ne réside-t-elle pas simplement dans le fait que dans le cas d'un couple illégitime on garde le secret, et dans le cas d'un couple polyamoureux on ne s'en cache pas ? ?

J'enfonce une porte ouverte ?

Portrait de EmmanuelleC

De EmmanuelleC

- | 21H27 | 19/11/2008 | Permalien

(Questions de Belga) : »est-ce que ces femmes s'affichent librement avec leurs amours/amants, ou s'en cachent-elles un peu ? En parlent-elles avec leurs collègues de bureau ? Leur famille sait-elle ? »

Je ne m'en cache pas, mais j'essaye d'éviter de le porter comme un étendard.

Au début, j'essayais d'en parler avant de me rendre compte que je rendais tout le monde mal a l'aise
Il y a pas mal de gens pour qui le simple fait de savoir que ça existe et que ça marche est extrêmement inquiétant et perturbateur. Et je me dis que ça n'est pas parce qu'ils ont un drôle d'avis sur la question que j'ai le droit de les embeter pour le plaisir

Depuis, j'ai essayé de trouvé un équilibre entre ne pas me cacher (je fais quelque chose de très sympa avec des adultes consentants, qu'aurais-je donc a cacher ? ) et ne pas envahir pour autant les gens de mon entourage qui préfèrent pas le savoir.

En général, la limite est fixée sur les questions que me posent les gens. S'ils demandent, ils ont une réponses, s'ils abandonnent la discussion, je ne les force pas a entendre la réponse quand même.

Du coup, une partie de ma famille sait (et ça se passe très bien)mais par contre mes collegues de bureaux qui ont déjà fuit quand on s'est mises a parler sextoys ne savent pas.

J'évite d'aller a l'anniversaire de mes grands parents avec un amant sous le bras, mais pas de me balader en rue en embrassant l'un et l'autre.

Portrait de Belga

à EmmanuelleC Portrait de EmmanuelleC De Belga

en veut | 22H05 | 20/11/2008 | Permalien

C'est vrai que le polyamour peut être un concept dérangeant. Je dirais que tout ce qu'on fait entre adultes consentants est d'ordre privé, de toute façon… mais c'est comme quelqu'un disait déjà plus haut (ou plus bas, je ne sais plus), le simple fait de sortir du rang suffit pour s'atirer les foudres de la masse et il faut être fort pour résister à la pression sociale. Apparemment, vous avez trouver la bonne façon d'en parler autour de vous, sans importuner.

Dans mon cas, je me sens pour l'instant déjà assez stigmatisée en tant que mère divorcée qui ne reçoit aucune aide du père de ses enfants. Je déteste cette expression de mère célibataire, mais ça veut dire en gros que je vis seule avec mes enfants, après une rupture, et que je galère. : )) Je suis très très susceptible sur ce point, pas toutes les mères le vivent comme ça, j'espère.
Oui, je « vis » seule, mais je ne « suis » pas seule. Pas facile à comprendre pour certains.

Portrait de solene

à Belga Portrait de Belga De solene

vagabonde | 09H13 | 24/11/2008 | Permalien

(Questions de Belga) : »est-ce que ces femmes s'affichent librement avec leurs amours/amants, ou s'en cachent-elles un peu ? En parlent-elles avec leurs collègues de bureau ? Leur famille sait-elle ? »

Pour ma part, je considere que mes relations, pour la plupart, ne regardent personne. J'ai des ami-e-s proches, avec qui je partage des choses (des activités, des sorties, des voyages… un resto, des confidences, un appartement…), et jusqu'ou va notre intimité ne regarde que nous. Ce sont avant tout des ami-e-s, (avant) pendant et après nos relations sensuelles/physiques.

Je garde donc officiellement plutot un statut de « celibataire » (i.e. je n'invite pas de partenaire a noel ou a la fete du bureau - quoique j'ai deja « ramené » une amie, avec qui, en l'occurence, je ne couchais pas), meme si je laisse entendre habituellement que la situation est plus complexe. Je choisis ce statut egalement parce que je ne voudrais pas etre definie par ma relation de couple (meme monogame). Je suis une personne (je compte toute seule, pas selon mon mari, ma femme, mon nombre d'enfants…), et ce que je fais de mes fesses et de mon coeur ne dois pas, a mon sens, influer sur mon statut social.

Evidemment, une des idées du polyamour aussi, c'est que c'est fluide. Si je tombe raide dingue amoureuse de qqn avec qui j'ai envie de partager toutes ces activités a la fois, alors peut-etre je jugerai approprié de l'inviter aussi au mariage de mon cousin. (ca ne veut pas dire que je n'ai « pas encore trouvé le bon/la bonne » ! « tation ! 1. parce que je n'attends pas cette situation avec espoir, 2. parce que ma situation actuelle me rend pleinement heureuse ! )

Portrait de arcalion

De arcalion

tatoueur de reines en exil | 14H37 | 18/11/2008 | Permalien

Que de mots bien compliqués pour exprimer la simple idée de liberté…Preuve que la plupart des limites que nous nous imposons ne sont que dans nos esprits.
Au passage, pour une fois la femme est vraiment à égalité dans cette histoire, et c est assez rare pour être signalé : au fond je crois que tous ceux qui sont choqués par cette attitude n'acceptent toujours pas le fait fait qu'une femme n'est pas la « propriété » d'un ou d'une seule et que ses désirs peuvent être multiples.
Quoi de plus immature que de refuser à l'autre ce qu'on fait en cachette, ou ce qu'on désire en secret sans l » assumer…Au moins tout ça est adulte, réfléchi, clair, bien plus que pour pleins de gens qui vivent moins mais qui sont pleins de problèmes et de complexes.

Portrait de compte supprimé 23

à arcalion Portrait de arcalion De compte supprimé 23

... | 22H42 | 18/11/2008 | Permalien

d'accord avec vous en substance , mais j'ai vraiment du mal là avec ce therme de polyAMOUREUX …
… ou alors je n'ai rien compris à la chose …
j'ai l'impression qu'ici , sur les commentaires , on mélange un peu (beaucoup) amour et multi-partenaires … non ? …

Portrait de jissé

De jissé

Ingé retraité | 14H53 | 18/11/2008 | Permalien

Polyamour ?
Certaines repasseront ..

Jc

Image hébergée par servimg.com
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>><
Image hébergée par servimg.com

Portrait de Gina Grimont

à jissé Portrait de jissé De Gina Grimont

15H44 | 18/11/2008 | Permalien

@jissé
Pourquoi sur les deux dessins, les mecs sont super moches et les femmes super jolies ? Elles z-ont pas droit à des beaux mecs, elles ? Pfffff…….

Portrait de jissé

à Gina Grimont Portrait de Gina Grimont De jissé

Ingé retraité | 16H19 | 18/11/2008 | Permalien

Gina

Bonjour. Je vous explique :
Comme beau mec y'avait votre serviteur, mais y posait avant de prendre les photos !

Jissé

Image hébergée par servimg.com

Portrait de Gina Grimont

à jissé Portrait de jissé De Gina Grimont

17H44 | 18/11/2008 | Permalien

@Jissé
Belle gueule ! Mais le corps ! ! Oh la la comment on fait pour caresser un hangar en béton ?

Portrait de jissé

à Gina Grimont Portrait de Gina Grimont De jissé

Ingé retraité | 19H16 | 18/11/2008 | Permalien

Bonsoir Gina

Si seule vous ne faites pas le poids, faudra vous faire aider, c'est l'une des solutions proposées par l'article.

Bon courage.

Jissé

Image hébergée par servimg.com

Portrait de Gina Grimont

à jissé Portrait de jissé De Gina Grimont

21H46 | 18/11/2008 | Permalien

#Jissé
Euh…à trois, j'ai rien contre…mais je peux choisir l'autre partenaire ?

Portrait de A.V.

à jissé Portrait de jissé De A.V.

tamagotchi89 | 22H32 | 18/11/2008 | Permalien

Woouuuaaaaaah ! Mort de rire les faux cils.

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 14H47 | 18/11/2008 | Permalien

bof en femmes j'y connais rien je les ais aimés qu'une par une

Portrait de IamSelene

De IamSelene

étudiante | 15H06 | 18/11/2008 | Permalien

De mieux en mieux… Il est clairement dit dans l'article que les formes « monogames » sont un échec. Quelle ouverture d'esprit. Alors quoi ? On fait du polyamour la nouvelle norme, histoire que la monogamie devienne subversive et du coup intéressante ? Ces couples vivent à leur manière, mais il n'y a rien d'idéologique ou de révolutionnaire là dedans. On fait juste d'un comportement lambda une grande rébellion ; c'est bien superficiel à mon idée.
Qu'ils vivent leur mode de vie, mais qu'ils n'en fassent pas une excuse pour regarder de haut les couples monogames, parce que à deux on est heureux aussi.
Iamselene.wordpress.com

Portrait de Camille

à IamSelene Portrait de IamSelene De Camille (auteur)

Mauvais genre | 15H11 | 18/11/2008 | Permalien

Il est clairement dit également dans l'article que je m'essaie à une série sur les différents modèles de couple. Un renvoi est proposé sur l'article présentant des couples « exlusifs, monogames, hétérosexuels » et heureux de l'être.

L'objectif de cette série est de présenter différentes façons de vivre, pas d'en promouvoir une.

On trouvera souvent chez des personnes revendiquant un mode de vie une incompréhension des autres modes de vie… mais cela est aussi vrai d'une personne exclusive vers une personne non exclusive que l'inverse.

Portrait de le-grain-de-cafe

à Camille Portrait de Camille De le-grain-de-cafe

Buveuse de vodka frelâtée en Sibéri... | 21H28 | 18/11/2008 | Permalien

Mais arrêtez avec le mot fidèle, c'est déprimant de contre sens !

Portrait de Camille

à le-grain-de-cafe Portrait de le-grain-de-cafe De Camille (auteur)

Mauvais genre | 23H57 | 18/11/2008 | Permalien

vous avez raison, je vais corriger…

Portrait de le-grain-de-cafe

à Camille Portrait de Camille De le-grain-de-cafe

Buveuse de vodka frelâtée en Sibéri... | 13H33 | 19/11/2008 | Permalien

Merci.
A vrai dire, je deviens psychorigide à ce propos. J'aurais du faire linguistique à la fac, je me suis égarée dans un autre UFR…
L'importance des mots est cruciale. Et on commet énormément d'abus de langage qui fausse complètement le dialogue. Déjà qu'on ne sait jamais exactement ce que l'interlocuteur comprend de nos mots….
Disons que la fidélité telle quelle est vu par la majorité des gens est plutôt une exclusivité sexuelle et amoureuse qui relève de la propriété. Plus un enchaînement qu'une confiance, pour reprendre l'étymologie latine du mot.

Portrait de wil20

De wil20

etudiant | 15H06 | 18/11/2008 | Permalien

ah je ne connaissais pas ce concept : D

Portrait de jorge_Atlan

De jorge_Atlan

15H11 | 18/11/2008 | Permalien

Moi, mon problème ça serait déjà d'être amoureux… De nouveau, je vous rassure !
Alors polyamoureux, je vous dis pas… Ça devient un phantasme.
C'est curieux, ce besoin de socialiser ce qui, il n'y a pas si longtemps, était du domaine du privé. Comme quoi l'exhibitionnisme et le voyeurisme sont devenus des préoccupations de fond de notre société…. Je sais, ca permet de s'exprimer, de faire savoir que d'autres vues, d'autres expériences existent, bref tout plein de bonnes raisons pour montrer sa différence et de la légitimer…
C'est fou ce besoin de reconnaissance qui traine partout..
Une chose m'interpelle : « je n'ai jamais pu admettre être la propriété d'une seule personne, ni qu'une fois une relation amoureuse avec quelqu'un engagée cela signifie que je doive changer mon ouverture aux autres personnes. » A vouloir n'appartenir a personne, s'appartient on ? Et le fait d'être amoureux nous ferme t il aux autres ?
Ce qui me dérange c'est l'institution « de rencontres de vie, de chance amoureuse » en modèle de vie, banalisé, quotidiennisé. Alors que cela peut être des bonheurs exceptionnels.

Portrait de agnès93

à jorge_Atlan Portrait de jorge_Atlan De agnès93

citoyenne | 19H14 | 18/11/2008 | Permalien

Vous avez parfaitement résumé ce que je souhaitais dire.

Portrait de rayhan

De rayhan

boomrang | 15H14 | 18/11/2008 | Permalien

« Le polyamour »

terme hypocrite qui dissimule la pratique de la Polygynie.

Poussons encore un peut plus loin la logique et vous verrez que L'Islam était dés l'origine précurseur d'un amour multiple et pleinement assumé

n'en déplaise aux Islamophobes car eux le pratiquent au détour du polyamour c'est Fun et jeunsssss

et c'est pas les exemples qui manquent au hasard…DSK

Portrait de Camille

à rayhan Portrait de rayhan De Camille (auteur)

Mauvais genre | 15H21 | 18/11/2008 | Permalien

Ce serait négliger la polyandrie, bien plus présente à la soirée que la polygynie. Visiblement, les femmes qui souhaitent vivre comme ça ont du mal à être acceptées socialement.

Portrait de le-grain-de-cafe

à Camille Portrait de Camille De le-grain-de-cafe

Buveuse de vodka frelâtée en Sibéri... | 13H41 | 19/11/2008 | Permalien

Je ne vous le fais pas dire, chère Camille !

Portrait de Tita

De Tita

oiseau | 15H33 | 18/11/2008 | Permalien

J'ai du mal à concevoir le polyamour, simplement parce que lorsque j'aime, c'est si fort que c'est exclusif de toute autre passion. C'est un feu foudroyant qui exige que chaque pensée et chaque seconde soit dédiée à l'autre. Et l'autre, je ne l'aime pas seulement pour ceci ou pour cela, je l'aime pour tout ce qui fait sa personne, sa personnalité et son comportement. Je l'aime donc parce que c'est lui. De fait, tout mon coeur est rempli d'amour pour cet autre au point même que mon coeur a du mal à tout le contenir. Aussi, j'ai du mal à imaginer en rajouter un deuxième ou même un troisième. Mon coeur ne saurait où le(s) mettre.

Ceci étant, ce n'est pas parce que, en tant qu'individu, je ne parviens pas à comprendre ou faire une chose, que je peux me permettre d'en interdire les autres. Chacun trouve le bonheur comme il peut. Le reste n'est que littérature. Tant que cette quête du bonheur ne menace personne, nous aurions tort de nous en offusquer. Il faut au contraire l'accepter par la simple vertu de la tolérance.

Portrait de manju35

à Tita Portrait de Tita De manju35

15H34 | 18/11/2008 | Permalien

C'est TITA-NIQUE……….

Portrait de Tita

à manju35 Portrait de manju35 De Tita

oiseau | 18H21 | 18/11/2008 | Permalien

Je M'EN JUge fort aise.

Portrait de shillom

à Tita Portrait de Tita De shillom

13H53 | 19/11/2008 | Permalien

« C'est un feu foudroyant qui exige que chaque pensée et chaque seconde soit dédiée à l'autre. »

Personnellement, ce genre de propos me fait très peur, et pas besoin d'être polyamoureux pour ça. Où est la liberté, la votre comme celle de l'autre ?

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