
Ni libertin ni infidèle, le polyamour fait des ravages
Jules, Jim et tous les autres : les polyamoureux refusent de se limiter à une seule relation. Une liberté pas toujours bien acceptée.

J'avais le choix entre assister à un mariage libertin et participer à une rencontre de polyamoureux. Un journaliste romantique de Rue89 m'a dit : « Le polyamour c'est mieux, y'a de l'amour en plus. » C'est un peu caricatural : un libertin peut par exemple être, en plus de ses batifolages, très amoureux de son conjoint.
Mais la multiplication des repaires de polyamoureux sur la Toile a fini de me convaincre : après polyamour.be, polyamour.fr et polyamour.info sont dans les starting-blocks. Le dernier organisait ainsi une soirée conviviale pour l'élaboration de son site samedi, réunissant des polyamoureux convaincus, des polyamoureuses pratiquantes et des monogames intrigués.
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Au fait, le polyamour, c'est quoi ? Parmi les modèles de couples, nous avions déjà évoqué sur Rue69 le couple modèle, voici maintenant le couple polyamoureux, à ne pas confondre avec le couple libertin ou le couple infidèle.
Présentes à la soirée, l'écrivain Françoise Simpère, polyamoureuse, auteure de « Aimer plusieurs hommes » a bien voulu répondre à mes questions ainsi qu'une riveraine de 25 ans, renommée Anne, 3 amoureux en ce moment, qui a témoigné de sa propre situation.
Le polyamour c'est quoi ?
Anne : Le polyamour, c'est tout d'abord… de l'amour ! Aimer, ce n'est pas limiter l'autre, c'est lui ouvrir de nouvelles perspectives, l'aider à s'épanouir à l'extérieur du « nous ». Et même, grâce au « nous », aux ressources qu'il offre. C'est inciter l'autre à la découverte.
Cependant, tout le monde n'est pas prêt à sacrifier de sa sécurité pour rendre l'autre heureux et l'être par là même… Mais cet état d'esprit n'est pas inaccessible à un partenaire patient.
Françoise Simpère : Toutes les solutions mono : « monoculture », « tout nucléaire », « tout libéral » sont des échecs, car la vie a besoin de s'enrichir dans la diversité.
Donc, les amours plurielles, c'est le fait de pouvoir aimer au pluriel de façon affective, sexuelle et intellectuelle sans exclure a priori une de ces composantes, ni qu'elles deviennent une obligation.
On n'est pas obligé de faire l'amour chaque fois qu'on se voit ou de se voir très souvent, mais si l'on a envie de se voir et/ou de faire l'amour, il n'y a pas d'obstacle à le faire. Le sexe ne constitue plus « la » barrière fatidique, et ça dédramatise grandement l'existence !
Les polyamoureux sont-ils fidèles ?
Françoise Simpère : Oui, je suis fidèle au sens étymologique du terme, du latin fides, fidei : la confiance. Nous nous faisons confiance, et nous sommes présents et attentifs l'un à l'autre. Je suis fidèle mais pas exclusive envers les hommes de ma vie, qui pour certains m'accompagnent depuis plus de 25 ans !
Anne : Pour moi, être fidèle à quelqu'un, c'est tout d'abord le respecter assez pour être complètement moi-même avec lui, c'est m'être fidèle à moi-même donc aussi et ne pas tricher sur ce que je suis.
Le polyamour, c'est du libertinage ?
Françoise Simpère : Les couples libertins qui batifolent ensemble dans des clubs sont plutôt fusionnels, puisqu'ils veulent tout voir de l'autre, y compris comment il fait l'amour ailleurs. Les couples libertins qui ont des aventures chacun de leur côté sont polyamoureux, mais, je crois, privilégient davantage la séduction et le sexuel que l'affectif.
Ils sont dans l'idée « tu peux aller voir ailleurs, mais ne tombe pas amoureux(se) ». Cela étant, cette distinction est un peu sommaire, car les polyamoureux ont mille façons de vivre et changent selon les périodes, ils peuvent même avoir des phases monogames.
On peut encore parler de couple quand on est dans du polyamour ?
Françoise Simpère : Le couple, à mon sens, repose sur un projet de vie et des valeurs partagées : on peut ressentir du désir et des sentiments pour de multiples personnes, mais il n'y en a pas cinquante avec qui on a envie de vivre au long cours.
Par ailleurs, il me serait difficile de vivre avec quelqu'un qui serait philosophiquement ou politiquement à mon opposé. Une autre chose fonde le couple : les enfants, qui créent un lien indissoluble.
Anne : J'ai plusieurs couples (mais aussi quelques belles aventures qui n'en sont pas). Chaque couple a ses particularités, crée sa bulle, tout en n'y emprisonnant pas les individus qui y évoluent, mais il y a bel et bien construction d'une relation à deux, d'une intimité qui reste unique à chaque couple.
Il y a aussi la complicité, les références culturelles partagées, l'admiration, le soutien inconditionnel… Un peu comme dans tous les couples, non ?
On cloisonne ou pas ?
Françoise Simpère : La plupart des hommes de ma vie sont en couple ou polyamoureux, et ont la même discrétion que celle que j'ai avec eux.
Au fil du temps cependant, j'ai parfois noué des liens avec leur « régulière » qui sait ce que je suis, et notamment que je ne suis pas une « voleuse d'hommes ». « Mes » hommes savent comment je vis, mais je trouverais indélicat de leur raconter ma vie intime. Je ne raconte mes amours que dans mes romans.
Mais plusieurs amoureux en même temps, vous avez la forme ?
Françoise Simpère : Ce n'est pas une activité à temps plein : il m'arrive de passer des semaines sans sortir avec un homme, j'ai des amants que je vois quatre ou cinq fois par an, pas plus, mais depuis vingt à trente ans. Mon travail, ma famille et mes potes non sexuels me prennent infiniment plus de temps que mes amours !
D'une façon générale, les polyamoureux sont moins obsédés sexuels que les monogames, parce qu'ils ne sont pas dans la frustration. Ils savent qu'ils peuvent s'ils veulent et le sexe cesse alors d'être un enjeu crucial et angoissant pour redevenir un jeu délicieux.
Et la jalousie dans l'histoire ?
Anne : Ce sentiment m'agace, mais j'ai bien dû me rendre à l'évidence, la jalousie ne disparaît pas complètement. Elle est rationalisée, mais parfois, une pointe, un pic, nous rappelle à nos angoisses…« Quoi ? Finalement tu restes dormir chez Ninon ce soir ? Ah, bon, très bien, à demain mon amour… »
Et là… Ce qui, un autre jour, aurait été anodin, devient une source d'affliction. Dans ce cas, pas de grande remise en cause du couple ! Mais l'acceptation de cette souffrance passagère comme un signe d'un état particulier de ma part. L'acceptation de ne pas voir mes désirs et mes projections concernant l'autre se réaliser automatiquement.
Comment on en arrive là ?
Françoise Simpère : Pour moi, c'était naturel, dès l'âge de 20 ans. Pour mon mari, ce l'était moins : il trouvait normal qu'un homme ait de multiples désirs, mais de la part d'une femme, et de la sienne en particulier, c'était moins évident.
Il a donc appris à être totalement égalitaire dans sa relation avec moi, et c'est ce qui nous a soudés : cet apprentissage du respect de la femme par l'homme et de l'homme par la femme sans que l'un des deux domine.
Evidemment, cela prend du temps, il y a des hauts et des bas, mais au final, cela préserve de l'ennui car c'est une voie qu'on explore ensemble, où tout reste à découvrir, y compris ses fragilités.
Anne : Depuis toute jeune, je n'ai jamais pu admettre être la propriété d'une seule personne, ni qu'une fois une relation amoureuse avec quelqu'un engagée cela signifie que je doive changer mon ouverture aux autres personnes. (Pour en savoir plus, lire son témoignage)
Que font les partenaires ?
Françoise Simpère : Mon mari fut davantage polygame que polyamoureux, et l'âge venant, il est beaucoup plus proche de moi qu'à certaines périodes de notre vie. Comme disent les Chinois : « Si tu veux que l'amour dure, épouse une femme avec qui tu aimes parler. » Les autres voulaient surtout le séduire, ou être séduites par lui.
Anne : Thomas a également une amie, Ninon, avec qui il est depuis un an. Et il se considère également comme polyamoureux. Pas Ninon, qui y réfléchit cependant, et qui aime avoir la liberté de séduire ou de tenter des aventures sans s'en cacher, sans pour autant penser pouvoir être amoureuse de quelqu'un d'autre que Thomas.
Quant à Alban, il a eu quelques aventures qui n'ont duré que quelques semaines, car ses amies n'ont pas supporté mon existence.
Il en est de même pour Louis, que j'ai rencontré il y a un an, mais lui serait plutôt libertin.
C'est acceptable socialement ?
Françoise Simpère : Socialement, c'est difficile car les gens ont tellement envie que cela ne marche pas, qu'ils vous titillent sans cesse pour voir si vous ne bluffez pas, et cherchent le moindre signe de défaillance. Si je divorçais aujourd'hui, après trente-cinq ans de mariage, je suis sûre que certains triompheraient : on savait bien que ça ne pouvait pas durer !
Anne : L'amie de Thomas, Ninon, fut régulièrement mise en garde, on lui disait qu'elle se faisait avoir, que Thomas agissait comme un « connard » envers elle et moi, ou encore que Thomas et moi étions un couple de pervers assouvissant ses fantasmes à travers elle.
Quant à moi je m'en vais essayer de comprendre un peu mieux les monogames en lisant « Le Diable au corps ».
A lire aussi :
► Anne (trois amoureux) : « Le polyamour bouscule les conventions établies »
► Modèles de couple : gros plan sur le couple modèle
► Le blog de Françoise Simpère
► Aimer plusieurs hommes de Françoise Simpère - éd. Pocket - 175p. (épuisé, un autre livre doit paraître en avril 2009 sur le sujet).
Photo : David Cook et David Archuleta, finalistes d'American Idol 2008, embrassent Paula Abdul, jurée (Fred Prouser/Reuters)
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à Gina Grimont
De Al-Ice
-_-' | 17H23 | 18/11/2008 |
t'as essayé les post-it au plafond ?
à Al-Ice
De Gina Grimont
17H39 | 18/11/2008 |
@Al-ice
Pas con ! Merci !
De bbamie
vendeuse/créatrice | 14H35 | 18/11/2008 |
L « essentiel est que chaque personne puisse accomplir, vivre, ce qui lui correspond vraiment. Ma seule remarque serait que je déplore qu'on mette a mal la relation monogame, si elle est la solution pour etre heureux… ne pas faire a la relation monogame, ce que certains font a la relation poly-amoureuse. RESPECTONS NOUS ! C'est le plus important…
à bbamie
De deecurl
| 14H41 | 18/11/2008 |
c'est un peu le sentiment que j'avais aussi.
il y a aussi un auto-conditionnement :
combien se persuadent du bienfait de la monogamie alors qu'ils sont tentés d'aller voir ailleurs, mais ne font rien pour ne pas risquer leur relation et/ou aller à l'encontre des bonnes moeurs ?
à l'inverse, combien vont tenter le polyamour parce qu'on en parle dans rue89 et que puisque « ça bouscule les conventions » ça ne peut être que génial, un moyen de se démarquer ?
bref : respectons le choix de chacun et respectons nos partenaires amoureux quel qu'en soit le nombre : )
à deecurl
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 15H15 | 18/11/2008 |
Inversement, ce que l'on voyait à la soirée c'est aussi que certains étouff(ai)ent de ne pas pouvoir nommer, exister, de devenir des parias, des « consommateurs » (comme disent certains commentateurs) parce qu'ils aiment deux ou trois personnes.
à Camille
De deecurl
| 15H27 | 18/11/2008 |
bien sûr je comprends les revendications un peu acides des polys envers le modèle « traditionnel », puisque ceux à qui ça ne convenait pas n'avaient souvent pas d'autre choix que de s'y conformer.
je mettrais ça en parallèle avec les femmes actives par exemple. avant les femmes restaient à la maison et n'avaient pas le choix. aujourd'hui elles ont le choix, mais celles qui choisissent, pourtant de leur plein gré, de ne pas travailler sont vues comme rétrogrades.
bref, ouvrir une nouvelle voie est toujours bénéfique, mais ne signifie pas qu'on doive tous s'y engouffrer sans réfléchir. l'essentiel est de pouvoir choisir librement.
à deecurl
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 15H57 | 18/11/2008 |
On est tout à fait d'accord sur le fond. J'essaie juste d'expliquer en quoi il est difficile pour Anne et Françoise (qui ont témoigné aussi des insultes régulières qu'elles subissaient) de ne pas être agressives dans la défense.
Je crois qu'elles sont globalement assez respectueuses de la monogamie.. à part qu'on leur a dit et répété que c'était la seule chose à laquelle elles avaient droit ; d'où ce discours perçu comme provocant.
à deecurl
De le-grain-de-cafe
Buveuse de vodka frelâtée en Sibéri... | 21H26 | 18/11/2008 |
C'est bien pour ça que je ne les appelle par leur prénom au moment fatidique !
Mais je dois avoir un syndrome de perte mémorielle des prénoms durant l'acte, parfois je manque d'appeler quelqu'un par un prénom dont je ne connais personne qui le porte. Allez savoir. Chuis cinglée.
à le-grain-de-cafe
De ramassis
(ch'tite racaille) | 01H53 | 19/11/2008 |
Suffit de l'appeler « Chouchou », « mon amour », « chéri », ou autre.
Si tu utilises le même terme pour tous, plus de mélange.
à ramassis
De le-grain-de-cafe
Buveuse de vodka frelâtée en Sibéri... | 13H30 | 19/11/2008 |
Appeler chouchou, mon amour ou chéri, un homme d'un soir, j'appelle ça de l'abus de langage, surtout qu'il risquerait de se faire des idées.
à le-grain-de-cafe
De ramassis
(ch'tite racaille) | 19H05 | 19/11/2008 |
Scuses, grain de café.
Je croyais que tu parlais de polyamoureux (au long cours) ; pas de libertinage.
Maintenant, si tu n'éprouves rien pour lui, tu n'as qu'à rien dire : il se fera pas d'illusions ; -)
à ramassis
De le-grain-de-cafe
Buveuse de vodka frelâtée en Sibéri... | 20H06 | 19/11/2008 |
Parce que avoir des amants, c'est du libertinage ?
Je ne me suis jamais considérée comme libertine.
Ni comme quoi que ce soit. J'en ai envie, je le fais.
Je vis, tout simplement. Je suis déjà, une femme, une étudiante, une compagne, une conductrice, une buveuse, une bonne élève, une ceci, une cela. Ne serait-ce qu'une fois, au moins dans ce domaine là, je ne suis rien mis à part moi. Ouf, la bulle d'air, je respire !
De Belga
Rebelle | 14H37 | 18/11/2008 |
Merci, Camille, pour cet article (et l'autre sur les trois amoureux)…
Ne trouvant pas de satisfaction à une relation de couple monogame/fidèle etc (ou très déçue, tout simplement, et ne plus envie de vivre cela), je me sens du coup bien moins seule. Vive rue89 !
Je ressens beaucoup de pression, en tant que maman célibataire, « on » veut que je forme à nouveau et vite ( ! ) un couple traditionnel avec quelqu'un, que je trouve une présence masculine quotidienne pour mes enfants, que je me conforme au modèle « courant'.
Ce n'est pas évident de sortir du moule et ensuite il faut improviser… Et c'est un peu déstabilisant. Je m'imagine bien tous les commentaires que subissent ces couples polyamoureux…
à Belga
De sûrderien
paresseux | 14H59 | 18/11/2008 |
Belga
N'écoute surtout pas les pressions normatives .
Reforme un couple illico… mais pas avec un seul .
à sûrderien
De Belga
Rebelle | 16H30 | 18/11/2008 |
Merci pour le conseil. : ) Ne vous inquiétez pas pour moi. Il faudra que je trouve n° 2 et 3, mais il me semble que n° 1 a un problème de jalousie… ; )
Les pressions sociales et familiales sont fortes. Mais aussi les schémas traditionnels qu'on a vus toute sa vie : la princesse et son prince charmant, c'est triste de vieillir seul, c'est triste de partir en voyage seule avec ses enfants etc etc.
Je me demande quelque chose… est-ce que ces femmes s'affichent librement avec leurs amours/amants, ou s'en cachent-elles un peu ? En parlent-elles avec leurs collègues de bureau ? Leur famille sait-elle ?
à Belga
De sûrderien
paresseux | 16H45 | 18/11/2008 |
Belga
Question à laquelle je ne puis répondre .Par contre ,
je sais d'expérience , que toute forme de marginalité
se paie très cher . La société conventionnelle déteste les déviants , et les membres de cette société sont conditionnés pour réagir de même .
Bien sûr , les milieux sociaux où l'on évolue peuvent
être plus ou moins tolérants .
Pour la liberté d'être , et de pensée il faudra payer un prix , et il est nécessaire d'être très fort (forte)
psychiquement pour résister.
Amicalement votre .
à sûrderien
De Gina Grimont
17H47 | 18/11/2008 |
@sûrderien
Ah ! Mon bon monsieur, à qui le dîtes vous ! !
à Gina Grimont
De sûrderien
paresseux | 19H02 | 18/11/2008 |
Les hommes sont faits , nous dit-on
Pour vivre en bande , comme les moutons
Moi j'vis seul et c'est pas demain
Que je suivrai leur droit chemin
Je suis d'la mauvaise herbe , braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbe
Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens , braves gens
Je pousse en liberté
Dans les jardins mal fréquentés !
à Gina Grimont
De sûrderien
paresseux | 19H54 | 18/11/2008 |
Gina
Je salue une compatriote …du pays de la marge
à Belga
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 17H16 | 18/11/2008 |
Françoise Simpère avait posé la question à la soirée. A priori les gens s'en cachent un peu même quelques femmes le disent en famille ou entre amis. A priori, personne ne le dit au bureau (de toutes façons, à part moi, personne ne parle de cul au bureau ; -) )
à Camille
De sûrderien
paresseux | 17H25 | 18/11/2008 |
Camille
J'ai un beau bureau à la maison .
à sûrderien
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 17H37 | 18/11/2008 |
c'est pour parler ? Non parce que j'aime bien les divans pour parler…
à Camille
De sûrderien
paresseux | 19H04 | 18/11/2008 |
ça tombe bien : je suis analyste .
à Camille
De jissé
Ingé retraité | 21H31 | 18/11/2008 |
Camille est servie.
Jissé
à Camille
De Belga
Rebelle | 21H30 | 18/11/2008 |
Ca démontre à nouveau, comme avec l'histoire des clubs/saunas échangistes, que tout comportement « déviant », « ne correspondant pas à la norme sociale », est autocensuré, tu…
Et aussi qu'il faut être fort pour se mettre en dehors de la norme.
Je comprends les personnes qui écrivent ici qu'ils sont très heureux en couple. Si ça marche pour eux, tant mieux. Mais dès qu'on commence à se poser des questions, cela devient tout de même compliqué.
Dans mon cas perso, le fait de vivre seule avec ses enfants fait que vous apparteniez déjà à une minorité(une minorité menaçante, j'ai l'impression, mais c'est une autre question).
De Guilain
salope éthique | 23H08 | 18/11/2008 |
De mon côté, je parle librement de mon polyamour au travail et en famille, mais je crois que c'est beaucoup plus facile pour un mec que pour une nana…
à Guilain
De Belga
Rebelle | 14H08 | 19/11/2008 |
Oui, je pense, surtout dans un pays plutôt macho (et je pèse mes mots : ) )comme la France.
à Belga
De Chantilly
polyamoureuse | 17H48 | 19/11/2008 |
(Questions de Belga) : « est-ce que ces femmes s'affichent librement avec leurs amours/amants, ou s'en cachent-elles un peu ? En parlent-elles avec leurs collègues de bureau ? Leur famille sait-elle ? »
Ma famille le sait et l'accepte. Il y a même eu de la symphathie envers les idées du polyamour de la part de mon frère, ma mère et la mère de mon copain.
Les seuls qui ne le savent pas sont mon chef et mes collègues (on s'entend bien, mais on ne sait jamais ce que ça peut avoir comme conséquences…).
Je n'ai pas encore eu d'insultes, juste un ou deux cons qui croyaient que je couche avec tout le monde et donc aussi avec eux. Sinon pas de réactions vraiment négatives, mais mon copain a eu droit a des remarques du style « quoi, tu laisses ta copine bai…er avec un autre ? » (Ironie du sort, une des personnes qui a lâché ce genre de remarques a été trompé par sa copine et lui l'a trompé, ils sont en train de se séparer…)
à Chantilly
De ramassis
(ch'tite racaille) | 19H10 | 19/11/2008 |
« mon copain a eu droit a des remarques du style “ quoi, tu laisses ta copine bai…er avec un autre ? ” (Ironie du sort, une des personnes qui a lâché ce genre de remarques a été trompé par sa copine et lui l'a trompé, ils sont en train de se séparer…) »
Leur séparation me semble en harmonie avec ses déclarations…
à Chantilly
De Belga
Rebelle | 22H46 | 19/11/2008 |
: ) c'est vraiment un classique… les types qui pensent qu'on couche avec tout le monde (et donc avec eux), dès qu'on laisse transparaître un certain intérêt pour les idées libertines, le polyamour…
Difficile de dire où je me situe exactement par rapport au polyamour, pluripartenariat et autres formes de couple moins courantes (et on n'a peut-être pas besoin de mettre tout le monde dans des cases). Mais j'ai aussi le reflexe de ne pas en parler aux amis masculins, tout simplement pour me protéger contre les remarques ci-dessus. Par contre, les filles trouvent ça assez intéressant, en général. : )))