Anne (trois amoureux) : « Le polyamour bouscule les conventions établies »

Anne, étudiante en anthropologie, 25 ans, sept ans de couple avec Thomas, dont cinq en concubinage, trois ans avec Alban, un an et demi avec Louis, témoigne de son entrée dans le polyamour :

« Depuis toute jeune, je n'ai jamais pu admettre être la propriété d'une seule personne, ni qu'une fois une relation amoureuse avec quelqu'un engagée, cela signifie que je doive changer mon ouverture aux autres personnes.

Quand j'ai rencontré Thomas, il avait une amie, j'étais également engagée. Nous avons passé un an et demi à nous voir clandestinement.

Le jour où nous avons emménagé ensemble, il était implicite que nous étions libres d'avoir d'autres relations. J'ai eu quelques “histoires de peau”, que j'ai plutôt mal vécues. J'avais presque décidé de renoncer à avoir ces aventures tant je me sentais mal à l'aise de les révéler à Thomas.

Quand j'ai rencontré Alban, Thomas m'aida à lui avouer, et me déculpabilisa. Ce qui posa les bases explicites de notre relation polyamoureuse. Il m'exprima sa joie de me voir heureuse, et me dit qu'il n'avait pas peur pour nous.

C'est à ce moment que j'ai découvert la “théorie” du polyamour. En le vivant, car il était clair que mon amour pour Alban n'entachait en rien celui si profond pour Thomas, et que même il le renforçait.

Aujourd'hui, je ne doute pas que la notion d'amour exclusif n'est qu'un reliquat des anciennes institutions sociales, étatiques et religieuses et qu'il n'a jamais été dans la nature originelle de l'homme de jurer fidélité à une seule et même personne “jusqu'à ce que la mort les sépare”.

Les déterminismes sociaux auxquels nous sommes irrémédiablement soumis, ainsi que la propagande faisant impunément la promotion d'un style de vie bien défini sont difficilement dépassables. Et actuellement, face à un échec du couple traditionnel, on ne propose rien de plus subversif que des sites de rencontres, des sextoys ou des speed dating…

Le polyamour, voilà qui bouscule toutes les conventions établies ! »

Les réactions lorsque Anne parle de son polyamour sont la plupart du temps des réactions de curiosité, d'intérêt, mais parfois aussi de dédain, ou encore grivoises et lourdes. Les questions les plus courantes concernent :

  • La véracité et l'intensité des sentiments. « Ce sont les remarques plus blessantes. »
  • La sexualité est-elle collective ou non ? « Je n'ai jamais fait l'amour avec plusieurs de mes amoureux, et ce n'est pas le but du mode de vie polyamoureux, qui se base sur plusieurs relations distinctes, mais j'ai effectivement une relation particulière avec Ninon, qui nous a mené à vivre certaines expériences ponctuelles ensemble ou avec Thomas. »
  • Le caractère compliqué de la gestion de la situation et du temps. « Il peut évidemment paraître plus simple de n'avoir qu'une seule personne à aimer et à combler, car cela prend beaucoup de temps…
    Mais si l'on est pas trop rigide, si l'on sait faire face aux imprévus sans se vexer, alors aucun problème majeur d'emploi du temps ne vient se poser dans une relation polyamoureuse.
    Bien sûr, la communication, le respect, la sincérité et la tolérance, sont de mise, comme le respect du jardin secret des autres. »
  • Les comparaisons/hiérarchies. « C'est absurde. L'amour ne peut se quantifier, c'est un mythe de croire qu'aimer plusieurs personnes diviserait l'amour. Nous avons un potentiel infini d'amour.
    Je ne compare pas, je n'en éprouve pas le besoin… Je me sens bien dans mes couples, les uns n'ont rien à voir avec les autres. Est-ce que des parents font des hiérarchies entre leurs enfants ? »

A lire aussi : Ni libertin, ni infidèle, le polyamour fait des ravages

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Portrait de Camille

à Karl Rytmann Portrait de Karl Rytmann De Camille (auteur)

Mauvais genre | 00H31 | 21/11/2008 | Permalien

Bonjour,

Votre article est un peu complexe à lire pour moi mais :

1) je ne suis pas journaliste, ni de formation ni de profession. Sur rue89, et en particulier sur rue69, tout le monde peut proposer un reportage et si c'est sourcé, si la rédaction de rue89 le trouve intéressant, il sera publié… vous pouvez proposer vos sujets et « être journaliste » comme vous dîtes : -)

2) Pour autant, les articles sont courts donc j'omets beaucoup de choses mais pas que « tout est loin d'être idyllique », je l'ai dit plusieurs fois dans l'article « principal » (celui qui a fait la une de rue89). Là j'explique juste comment « Anne » est arrivée au polyamour.

3) Quoique je ne comprenne pas bien ce que vous avez écrit, j'ai l'impression diffuse de ne pas être d'accord avec vous sur l'aspect consommation du corps (mais il est possible que je ne comprenne simplement pas)

4) manque total d'investigation ? Non, je ne laisserai pas passer ça. Contactez moi en privé et je vous envoie une partie de la doc que j'ai pris sur le sujet… on en reparle ensuite Après vous n'avez pas aimé ma façon de présenter les choses, ok. Un article est toujours partiel ; il doit être court. J'ai choisi de passer par des témoignages, de ne pas trahir, ni d'analyser (donc ne pas juger). Pour autant, j'ai structuré et « investigué » pour avoir ces témoignages, pour choisir ce que je montrais puisque je ne pouvais pas, comme dans un travail de recherche tout présenter.

5) Vous citez de nombreux sociologues. Vous comprendrez j'espère la différence fondamentale entre un travail de recherche sociologique et un travail de médiatisation comme vous dîtes de différentes formes de sexualité (il n'y a pas que ça mais il y a aussi ça). J'ai interviewé plusieurs sociologues (allez donc lire l'article sur Islam et Sodomie ou celui sur l'accouchement en prisonpar exemple). Mais là encore, je ne fais pas un travail de critique, je fais un travail comme vous dîtes de publicité au sens premier de rendre public, de rendre accessible au public.

 

Portrait de Karl Rytmann

De Karl Rytmann

Critique | 22H51 | 20/11/2008 | Permalien

Alors, une pettie critique plus poussés comme promis.

Tout d'abord, le cadre où la question du polyamour est ici abordée. Une rubrique, ou pêle-mêle on peut voir des polyamoureux,des érotistes japonais, des exhibitionnistes et autres sexblogueurs, caricature de la société du spectacle « venait chercher votre sexualité alternative, y'en apour tous les goûts » comme au supermarché, on achète « librement » son monde d'appartennace, oublié les détemrinismes sociaux réels. D'ailleurs, « Camille » n'est en rien critique et a plutôt une position de publicitaire du polyamour, promoteur de la marchandisation de ces sexualités (marchandisation et récupération des identités « alternatives » caricaturés par les soirée sexe parisienneque ou le camille semble faire son marché d'article). Pour moi le polyamour, c'est subversif, ici c'est exhibitionniste, voyeuriste et marchand.

La question de « l'amour », déjà c'est flou, masi cela nous permet de rentrer dans les couples polyamoureux. La structure du couple est gardé, et quoi qu'en pense les post modernes libéraux voyeuriste du spectaculaire, les raports de genre ne se ofndent pas sur des pratiques sexuelles mais plus largemtn sur l'activité productive. Les femmes produisent 60% des richesses (travail marchand et non amrchand) dans nos société, et ont bien moins de revenu, c'est cela « le fond » sans que cela s'y résume, de la domination masculine. ce mouvment polyamoureux n'est en rien un changement émancipateur, mais qu'un pâle variante du mariage bourgeois si au sein de se soucples il se reproduit ce type de domination.
La question du sens que ces pratiques ont pour les femmes et les hommes. Anne est une femme, pas étonnant qu'elles revendiquent son polyamour come voie d'épanouissmeent (tout comme chantilly peut-être) et cela tiens peut-être à un investissement de la sphère privé et relationnel comme voie d'épanouissment au dépend de la profession par exemple (domination masculine classique), il faudrait faire plus d'investigation. Et pour les hommes, cela peut trés bien avoir la forme de multiplication de conquête symbole de virilité (je parle en connaissanc de cause). Ces strucutres mentales, qu'en est-il ? il ne faut pas succomber à la vérité des pratiques observables (spectacle capitaliste) maiq s'occuper aussi de leurs conditions de production idéologique, de subjectivité.
Le polyamour est une expérience collecitve par définition, nous avons l'avis de Anne, mais ses amoureux ? L'accepte t-il facilement ? est-ce une négociation dans un rapport de force que le sentiment amouruex permet ? (cf Bourdieu, MArx, Delphy amour comme masque de la domination)Faut-il leur mentir ?
Aux USa existe une polypride. La gaypride, déjà fait ? c'est hyper mercantile et ça a aujourd'hui des revendication réac (le mariage, gay ou non, c'est une insitution à combattre je pense), c'est totalement réucpéré par la culture dominante.
Le concpet même de polyamour. avoir plusieurs relations, cela a toujours existé. c'était permis pour Jules César (pas pour Marc-aurèle). dans le mariage classique aussi de fait il y'a souvent polyamour (surtut si l'amour ce peut-être que le sexe comme pour certain) sauf que c'est interdit, si c'est la seule différence, alors il n'y a aucun changemnt vraiment.

Je suis moi même en ce moment polyamoureux, masi je traiterai la question différemment, en aprlant d'égalité avant tout (le respect, la tolérance dont parle anne cela en fait partie), de pratique réellement amoureuse (prise en compte de la subjectivité du partenaire, c'est à dire de ses désirs, de ses volontés propres, ne pas le ocnsidérer ocmme un objet d'amour satisfaisnt un besoin affectif (et alors, sa réticence est obstalce au vrai « polyamour » dans ce cadre là, sinon c'est d ela consommation si on a pas ce lien subjectif fort). Le polyamour, c'est possible, mais pour existr, c'est subversif, et c'est une lutte globale totalement récupéré par le captialisme quand c'es tprésenté à côté des échangistes et des érotistes japonais ! Ce cadre de présentation ne me conveint pas du tout. Les utopies libertiares sont en permancne récupéré par les idéologies libérales, comment arrêté cela ?

Non démolition je disais car je critique, masi cela est en core plus valable pour les couples « normaux » toutes ces critiques, alors, vive un polyamour subversif, masi c'est dur à construire dans le capitlaisme

Portrait de egide

à Karl Rytmann Portrait de Karl Rytmann De egide

Littéral | 18H28 | 21/11/2008 | Permalien

Le polyamour est surréaliste.

Georges Bataille a défini l'érotisme des cœurs, une forme de bonheur dont l'essentiel se jouerait dans la discontinuité persistante de la relation. Une forme d'amour véritable peut se jouer donc dans l'inter-subjectivité des personnes émancipées.
Cette dimension sentimentale complexe a pour nature la précarité de l'équilibre mais personne ne peut présager de sa durée effective. Et pourtant, cela peut durer autant que la vie des protagonistes.
Les « marié(e)s » se mettent à nu dont la solennité morganatique est voilée car le désir du secret est inéluctable de cette més-alliance.
Car, aujourd'hui surtout, cette injonction impérieuse d'être semblable, appareillée à l'autre nous enferme dans l'ordre implacable de l'homogamie, cette envie insurmontable de mimétisme.
Seule, la rencontre de l'altérité, ce pari d'aller au devant de ce sujet que l'on ne connait pas, cette relation morganatique, l'union des dissemblables, est réellement sacrilège.
Les échanges, quel que soit leur nature, n'ont rien à voir, dans ces rencontres, pour fonder la remise en cause de l'ordre social. L'économie n'est pas l'essentiel.
Marx a eu l'intuition de ce sur quoi se fonde la domination sociale, c'est la révération des valeurs absolues intrinsèques et matérialisées.
Le spectacle, n'est pas plus que l'érotisation de ces valeurs intrinsèques et fétichisées par le spectacle. L'argent bien sûr, mais aussi, surtout, les marques visibles de la socialisation :

  • le couple monogame et exclusif mais cycliquement en crise dont on idéalise la pérennité
  • la famille réduite au nucléaire idéalisée comme l'ultime refuge cotonneux du privé encombrés des objets de la domesticité, hâvre de la disponibilité des corps pour le spectacle.
  • La maternité responsable dont la permanence idéalisée implique le don d'elle, de son corps, de sa créativité, de sa disponibilité absolue au service de l'éducation.

Le fétiche auquel il est difficile de renoncer c'est l'idée, l'espoir de l'Amour perçu comme une continuité merveilleuse de la fusion de deux êtres qui y sacrifient leur singularité en anéantissant le cœur si secret de l'autre qui leur ressemble tellement.

Portrait de egide

De egide

Littéral | 10H33 | 21/11/2008 | Permalien

Merci à Camille pour cet espace de liberté sur l'essentiel.

Seriez-vous marxiste en insistant sur la primauté de la relation sociale ?

Haïssez-vous tellement le commerce en privilégiant la subjectivité du témoignage ?

Finalement vous êtes reporter, dans le sens de rapporter.

Seul un être bon essaie vraiment de comprendre les autres :
leus motivations, leurs idées, leurs croyances, leurs difficultés et leurs drames. Et, d'emblée, en s'associant à leur destin.

Ryszard Kapuscinski Un des maitres de l'école polonaise du reportage.

Une belle anthologie en français des reportages de cette ecole du point de vue de l'intersubjectivité.

La vie est un reportage
Margot Carlier
Les éditions noir sur blanc
2005

S'il vous plait, Camille, continuez !

Portrait de Camille

à egide Portrait de egide De Camille (auteur)

Mauvais genre | 13H10 | 21/11/2008 | Permalien

Merci : -) Je n'ai pas l'intention de m'arrêter, pas maintenant en tous les cas.

Pour autant, j'essaie d'écouter les critiques et d'en tenir compte, donc j'y réponds.

Portrait de Karl Rytmann

De Karl Rytmann

Critique | 15H51 | 21/11/2008 | Permalien

Des objections qui ne sont pas sans fondement, alors je me permets d'y répondre

1) Concernant ma référence à Marx et les commentaires de Egide : VOtre citation est juste, vous me donnez une leçon de rigueur, je parle de Delphy aprés. Ce qui m'intéresse chez Marx ce sont plus ses concepts que ses analayses / prédictions. D'autres marxistes ou marxisant on fait des études plus poussées sur la famille « bourgeoise » et on en démonter les mécanisme de domiantion basé sur les sentiments (Althusser, Sur l'obscénité conjugale ; Delphy, Penser le genre T2 dans l'introduction). Nous n'avons pas du tout la même lectue de MArx (sujet de débat intéressant, mais cela est un peu hors-sujet). L'intersubjectivité n'est pas si fondamentale, le primat n'est pas celui de la relation sociale mais du rapports social, c'est trés différent ( pour plus d'info je vous renvoie aux articles de KErgoat, où alors je pourrai plus développer à votre demande). Les relation soicales sont intersubjectives, ce osnt des interactions, elles sont déterminées par des rapports soaiux qui ne nécessitent pas de relation directe mais seulement un rapport de catégorie, de structure. Marx sentimental ? Oui en tant que scientifique dans le sens de Bachelard, son projet de recherhce vient d'une indignation « des sens », mais il rompt ensuite avec ce genre de catégorie (anti-humanise théorique) et quitte l'exaltation du sentiment (la sentimentalité à deux sous dont il parle dans le manifeste, j'irai chercher les citations exact si vous le voulez). Effectivemtn Marx et Engels ont des dérives naturalistes dasn leurs conceptions des sexes (Idéologie Allemande, Les origines d ela famille, de la propriété et de L'Etat) ce qui ne nous emp^che pas de corriger ses dérives en traitant les sexes comme des classes. MArx, engels ou Lénine ne sont pas du tout pour la domination masculine, l'émancipation des femmes est dans leur oeuvre centrale (engels, Principes du communisme, Manifeste, LIvre III du capital et place des femmes dans le procduction, Lénine et ses ocnférences aux ouvrières) Mais leur vision du fait d'un cerai naturalisme peut etr amélioré à leur suite. Visiosn critique d ela famille chez eux aussi, vision nouvelle de l'écucation lqui doit être largemen en dehors de cett insitution soit à abolir ou à transformer suivant les textes. Vous faites presque un procés en homophobie à ces auteurs, Lénine est le prmier dirigeant mondial a avoir aboli la pénalisation de l'homosexualité pourtant ! « L'économie n'est pas l'essentile » critiquable, on est obligé de la prendre en compte. La domination soiclae ne se fonde pas sur la révération de valeurs absolues (même si ont les matérialise c'est de l'idéalisme) masi sur une contradiction de classe qui est à la fois économique, idéologique (les valeurs, vous avez seulement en partie raison) et politique. Cette interprétation se rapproche des analyse marxisantes post moderne de T.NEgri sur la primauté de l'idéologie aujourd'ui (les valeurs), vous confirmer mon point de vue donc. POuer être positif, j'aime moi aussi pas mal bataille bien qu'il n'est pas vraiemnt compris MArx, ses défintion de l'értoisme et de l'amour basé sur des relations dialaectiques de vie-destruction sont à explorer. Vous écrivez fort bien sinon, je vous envie.

2) Ma critique du travail du Camille : si vous avez fait des investiations poussées, c'est tout à votre honneur,et je retire mes critiques. Je suis même fort intéressé pour les lire (comment vous contacter ? ) Cependant, ce que j'incrimine avant tout et le cadrage du sujet. Le journalisme est trés différent des sciences sociales, j'en suis bien conscient. Pour avoir des camarades et/ou amis journalistes ou pigistes (à l'Humanité) je suis dorénavant fort critique face à tous ce qu'ils m'ont décrit comme dérive du journalisme dominant. LE cadre de rue 89 ou 69 de 3000 signes vous emp^ches, vous le dite vous mêmes de traiter votre sujet. Comme quoi, malgré toute votre bonne volonté que je crois sincère, le poids du formatage de la forme journaliste influence bien le traitement du sujet, c'est cela l'essentiel de la critique. Toujorus les structures qui dominent…

3)Aprés avoir plus fouillé votre rubrique et rue 89 en général, je maintiens ma critique de supermarché des « tribus » soi-disant sexo-alternative dans le cadre du traitement du polyamour et de la surface du traitement des choses (l'emballage du produit). votre centralité de votre vision du sexe pour expliquer la société (c'est vous qui le dite) vous place bien dans le cadre, ou du dispositif de sexualité bourgeois (M.Foucault), ou des discours idéologiques post-moderne dans votre traitement (le choix entre…) exaltant les différences apparentes non hiérarchisées (les « tribus », les « communautés », observer masi non déconstruite, l'altérité avec le multiculturalisme est aussi un discours du néo-libéralisme malheureusmeent) et occultant les dominations. Merci de nous inviter à la soirée japonaise du Bar de la Bastille, je n'avais pas lu, mais vous faites vraiment littéralement votre marché sexuel chez les bourgeois parisiens quand même !

POur conclure, je suis moins lisible que égide certainement, j'espère que je n'es pas été trop abscons masi je suis aussi à mon grand malheur prisonnier de certaisn cadre d'écriture universitaire/estudiantin ( et j'ai rien contre m'en émanciper ! ). On peut faire du journalisme sérieux quand même (L'huma, le Diplo ou d'autre que j'ignore…) dévoilant la société.

Ces propos concernen des critiques des rapports soaicaux dans les quels vous vous placez, et non le fond des relations sociales (inter-individuel, inter-subjective) que nous avons en discutant ici, déterminé malheureusment cepandant par nos combats de classe !

Trés cordialement, je dois reconnaitre que l'expression est ici vaiement libre quand même

Portrait de Camille

à Karl Rytmann Portrait de Karl Rytmann De Camille (auteur)

Mauvais genre | 17H51 | 21/11/2008 | Permalien

Vous pouvez me contacter en cliquant sur mon pseudonyme, ça m'enverra un mail. On essaiera de se comprendre en privé j'espère.

Dommage enfin que vous ne soyez pas venu à cette soirée « du sexe bourgeois parisien », J'ai discuté avec un carossier de 19 ans, qui avait un CAP et vivait en grande banlieue une bonne partie de la soirée. Je ne crois pas que c'était un bourgeois parisien qui cachait bien son jeu.

Je ne prétends pas faire du journalisme sérieux : je ne sais pas ce que c'est, je ne suis pas journaliste du tout. J'essaie d'écouter les questions que l'on me pose (en conférence du vendredi ou par mail) et d'y trouver des réponses en interrogeant des gens et en menant des enquêtes. Je prétends faire des investigations sur des sujets qui m'intriguent et qui me paraissent être des clés de structuration de la société ou pouvoir ouvrir des débats intéressants et sortir de certaines ornières et en faire part de manière légère et accessible.

Ce que j'entends de ce que vous dîtes c'est que les réponses que j'ai trouvées à la question « qu'est-ce que le polyamour » sont insuffisantes ou mal positionnées pour vous. J'espère faire mieux une prochaine fois.

Portrait de Karl Rytmann

De Karl Rytmann

Critique | 15H54 | 21/11/2008 | Permalien

Je rajoute, il parait que rue 89 est lié à ce chiffre qui exalte la liberté lié à la chute du mur de BErlin ? ce sont les créateurs du site qui le disent. le triomphe du capitalisme et de l'impérialisme américain dès 89 c'est la liberté ? Tout est dit… Je découvre à chque foi que j'ai de trés grandes raisons de vous suspecter…

Portrait de egide

à Karl Rytmann Portrait de Karl Rytmann De egide

Littéral | 18H26 | 21/11/2008 | Permalien

Il me semble que vous avez compris que la confrontation des opinions est quelque peu stérile.
Vous avez su Karl penser une argumentation dépassant ainsi vos propres préjugés.

Nous pourrions nous contredire encore un moment mais nous avons mis au clair pour nous et j'espère pour d'autres lecteurs et lectrices nos points de vue respectifs en les défendant.

La chute du mur en 1989 n'est pas le triomphe du capitalisme. C'est la défaite d'une utopie technocratique fondée sur les soi-disantes vertus de la planification gestionnaire et autoritaire de la société.

C'est aussi le retour à l'indépendance de l'Europe centrale et des pays Baltes, ce qui était le souhait profond des peuples de ces nations.

C'est enfin la résurgence de cultures nationales dont les richesses nous manquaient et ces expressions enfin nous parviennent et nous transforment.

La littérature russe, par exemple, n'a jamais été aussi belle et aussi variée.

Rue89 tout est à dire. Vous aussi le pouvez, n'est-ce-pas ?

Portrait de Karl Rytmann

De Karl Rytmann

Critique | 17H56 | 21/11/2008 | Permalien

Pour conclure, après j'arrete, france Info rendant compte de cet article parle de polyamour comme « nouvelle tendance », alors, le cadrage n'est pas celui d'un produit de mode qui « fait des ravages » comme une nouvelle coupe de jeans ? Pour parler de sentimentalité, en tant que « poly », cela me donne un sentiment de révolte !

Portrait de Camille

à Karl Rytmann Portrait de Karl Rytmann De Camille (auteur)

Mauvais genre | 18H07 | 21/11/2008 | Permalien

Merci de ce discours que je comprends enfin ! : -)

Ce qui m'a semblé, c'est que la création simultannée de 5 sites internet (dont 3 dont je me souvenais) sur le sujet dans un espace de 6 mois était significatif de quelque chose d'émergent. Pas du polyamour qui, comme je l'ai dit dans plein de commentaires, existe depuis très longtemps (on est d'accord je crois) mais de sa « démocratisation » ou de sa plus grande visibilité ou du besoin des gens d'en parler. D'où cette « tendance ».

 

Portrait de Karl Rytmann

De Karl Rytmann

Critique | 19H55 | 22/11/2008 | Permalien

Bon,nous pourrions, camille, egide et moi-même je pense, continuez la controverse pendant des heures. Cela ne servirait à rien de retourner indéfiniment les arguments des uns et des autres (l'ouvrier de grande banlieue etc),personne ne convaincra personne et nous glisserions dans le hors sujet (si ce n'ai déjà fait…) ! L'essentiel étant que le désaccord est mis à jour. Au moins, malgré le « cadre » les points de vue « propoly » sont pluriels et malgré toutes mes critiques (que je maintiens), je ne peux pas nier l'effectivité du débat et son intérêt !

Portrait de Nébuleuse

De Nébuleuse

Ras les Antennes | 20H56 | 24/11/2008 | Permalien

CAMILLE,

Il est impossible de poster sur le quickie préparation au sujet de l'érotisme japonais.

Je voulais juste dire que c'est un peu court d'annoncer cette « sortie » ou cette « soirée » à 11h33 pour le soir-même dommage… De toute façon, je n'étais pas libre !

Par ailleurs, il y avait un documentaire intéressant sur la façon de ligoter une femme sur Arte hier au soir assez tardivement… Je recherche les coordonnées.

REDIFFUSION CE SOIR sur Arte, ou plutôt cette nuit :

Lundi 24 novembre 2008
00h30 - 01h10
Haruki Yukimura et Nana-Chan

Réalisé par : Xavier Brillat

Au Japon, un homme et une femme s'adonnent au bondage, composant des figures de plus en plus complexes donnant lieu à des poses improbables.

******

J'espère que j'aurais droit à un bon point et même à une image.

Assez troublant !

Portrait de Camille

à Nébuleuse Portrait de Nébuleuse De Camille (auteur)

Mauvais genre | 22H42 | 24/11/2008 | Permalien

Nébuleuse, quand vous écrivez en majuscule, ça veut dire que vous criez… Je n'y suis strictement pour rien dans le fait que vous ne pouvez pas poster et il vaut mieux prévenir la rue que moi. Je viens de leur dire (donc inutile de leur redire). Normalement, c'est réparé. -merci de l'avoir signalé.

 

 

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