
Sœur Emmanuelle, auteur érotique, réhabilite l'onanisme
J'ai beaucoup hésité sur le titre de cette note, j'avais pensé à « Sœur Emmanuelle : même froide, elle est chaude », quitte à expier mes péchés en me faisant flageller. Car si sœur Emmanuelle a dit dans son ouvrage posthume que la chair restait un des péchés les moins graves, elle n'a pas dit si les titres scabreux avaient de l'importance au moment du Jugement dernier. Mais comprenez-moi, un peu d'empathie s'il vous plaît, si sœur Emmanuelle devient écrivain érotique à titre posthume, que nous reste-t-il à nous pauvres mécréants ? Quelques extraits de « Confessions d'une religieuse », sorti quelques jours après son décès, pour bien comprendre :
« Comment et à quelle occasion ai-je commencé à me masturber, je ne m'en souviens pas. Je pensais que ce n'était pas bien, puisque je le faisais en cachette et plus volontiers à l'école, où je me croyais plus en sûreté. Mais la maîtresse s'en aperçut et prévint ma mère. Un jour, les joues en feu, je me trémoussais en classe et subitement je l'ai vue me regarder sévèrement à travers la vitre de la porte. Elle m'expliqua ensuite que c'était vilain pour une petite fille et que je ne devais plus recommencer. Mais c'était devenu une habitude et je n'étais guère accoutumée à obéir. Quand l'assaut du désir m'assaillait, seule quelque présence étrangère avait le pouvoir de m'arrêter, sinon je m'avouais impuissante devant l'avidité du plaisir. »
« Mon âme s'évadait d'une chair prête à devenir l'amante possédée et possessive. Je me sentais soudain libre, libre : corps, cœur, volonté », écrit-elle. Elle admet son attirance pour la sensualité, pour le sexe, pour la chair. La réhabilitation de la sexualité par sœur Emmanuelle ? Voila de quoi me réconcilier avec l'église.
Avant le XVIIIe siècle, la masturbation ne posait pas de problème à l'Eglise
Mais j'avais déjà dit que le commandement du Christ, « Aimez-vous les uns les autres » ne devait probablement pas être compris purement métaphoriquement. Et pour cause… En deux mille ans (pour faire simple) de chrétienté, on compte à peine plus de deux cents ans d'interdits réels de la masturbation.
Thomas Laqueur dans son ouvrage « Le Sexe en solitaire : contribution à l'histoire culturelle de la sexualité, Gallimard, 2005 », consacre une centaine de page à expliquer, comme le dit Françoise Blum, qu'avant le XVIIIe siècle, on ne parlait pas de l'onanisme. Le sujet ne faisait pas débat et n'inquiétait personne.
La domestication de cette infime partie de nos plaisirs est advenue peu avant la Révolution française. La position officielle de l'Eglise a toujours été la condamnation du plaisir en dehors du cadre reproductif, mais la masturbation n'a intégré le corpus des interdits (sodomie, homosexualité, etc.) qu'assez tardivement, à la suite de médecins laïcs (tels que le docteur Tissot, qui a popularisé cette idée en 1712), de la perte de la substance séminale, qui conduirait à perdre son énergie vitale, d'où le nom probable d'ailleurs de « petite mort ».
Cette idée que l'on se vide de sa substance en éjaculant n'est d'ailleurs pas propre à la culture chrétienne, puisque de nombreux ouvrages asiatiques proposent des méthodes pour hommes pour jouir sans éjaculer, afin, précisément, de ne pas perdre son énergie.
« Les frères me demandaient si je pensais à des femmes en porte-jarretelles »
Pour autant, à partir du milieu du XVIIIe siècle, l'Eglise commence à se préoccuper un peu plus des plaisirs sexuels hors mariage, y compris solitaires. Ainsi, on voit apparaître à cette époque les cages de chasteté pour jeunes hommes et jeunes femmes, les techniques de lange de bébés pour éviter qu'ils ne se touchent, l'obligation en début du XIXe siècle de dormir avec les mains sur les draps et les couvertures pour pouvoir surveiller les actions des uns et des autres.
De nombreux pensionnaires d'internats dans les années 50 peuvent raconter les différentes règles visant à leur interdire une sexualité sans leur expliquer de quoi il retournait. Par exemple, un ancien pensionnaire, aujourd'hui sexagénaire, explique :
« A confesse, les frères me demandaient si je pensais à des femmes en porte-jarretelles, alors que je ne savais pas ce que c'était, ou si je me mettais un doigt dans l'anus, comme si je pouvais avoir eu ces idées là avant qu'il ne me les souffle. De toute façon, j'étais absout après confession, donc je recommençais tous les jours, et ça me faisait quelque chose à dire. Ça m'a fait bizarre après de me masturber sans me confesser, j'avais pris l'habitude que les deux aillent ensemble. »
Ce témoignage, se rapproche de celui de sœur Emmanuelle par l'acceptation de la masturbation, grondée comme un pêché véniel. Finalement, dans une période où l'Eglise catholique tente, à travers notamment l'encyclique Deux Carita Est, de relier officiellement l'amour sensuel et l'amour oblatif, peut-être la masturbation est-elle en train de redevenir une affaire privée.
L'histoire ne s'est pas encore penchée sur le cas de ces hommes et femmes d'Eglise qui deviendraient écrivains érotiques à titre posthume, mais nous n'en sommes qu'aux prémices. Amen…
► Confessions d'une religieuse de sœur Emmanuelle - éd. Flammarion - 414p., 20€.

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De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 15H00 | 02/11/2008 |
Décidément, le cadre ecclésiastique est bien branlant !
De Phil2922
Retraite invalidité | 15H21 | 02/11/2008 |
Imaginons un dialogue sur le zinc du comptoir :
Robert : « Donc, c'est bien vrai soeur Emmanuelle se masturbait… »
Marcel : « Hein… ! »
Robert : « Laisse tomber… ! »
http://phil195829.overblog.com
De Pierrrrre
15H26 | 02/11/2008 |
► On peut tout dire, mais pas à n'importe qui,
et quand vous vous confiez dans un livre,
vous risquez fort d'être lu par n'importe qui,
et qui utilise vos écrits avec des intentions pas trés catholiques.
à Pierrrrre
De Yann Guégan
Rue89 | 15H28 | 02/11/2008 |
Ou alors, des intentions plus catholiques que celles des catholiques d'aujourd'hui…
à Yann Guégan
De Pierrrrre
16H14 | 02/11/2008 |
»…des intentions plus catholiques que celles des catholiques d'aujourd'hui… »
► en retirant de la vie de Soeur Emanuelle, et en en faisant un titre, une confession intime qu'elle s'est permise, ne doutant pas que sa franchise puisse être utilisée de manière perverse.
Il n'est qu'à lire les commentaires.
à Pierrrrre
De Yann Guégan
Rue89 | 16H33 | 02/11/2008 |
Euh, désolé, cher Pierrrrre, mais là c'est vous qui considérez qu'il s'agit d'un utilisation « perverse » de ces propos. Je trouve au contraire que cet article est une façon de rendre hommage à la liberté d'esprit de soeur Emmanuelle et à sa capacité à prendre des distances avec les dogmes les plus contestables de l'Eglise (mais c'est là mon avis de mécréant).
à Pierrrrre
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 16H58 | 02/11/2008 |
Pierrrre, je vous suggère de lire le livre de Soeur Emmanuelle : les extraits que j'ai choisis sont loin d'être les seuls. Soeur Emmanuelle militait clairement pour le droit à l'existence du corps et pas seulement de l'âme. Elle a dû beaucoup s'amuser à parsemer son livre d'érotisme, probablement pour faire parler les journalistes, pour avouer son humanité, pour d'autres raisons aussi, qui ressortent plus de son amour de Dieu.
Je ne crois pas, même si j'admets quelques jeux de mots un peu graveleux dans mon article, avoir trahi ou rendu « perverse » sa franchise.
Soeur Emmanuelle, à l'image de l'Eglise qu'elle voulait, trouvait que le péché de chair était le moins grave que l'on puisse commettre. Quand on voit, à l'inverse, les dégâts qu'ont pu faire nombre d'interdits religieux à cet endroit, je pense qu'elle a voulu donner à tous un message de tolérance sur le fait sexuel. Message qui me plait mais que je ne trouve en aucun cas pervers et qui revient, comme je le disais, à une église d'avant l'industrialisation, quand la masturbation n'était pas une grande préoccupation collective (alors que dans la jeunesse de Soeur Emmanuelle, ça l'était devenue et on la grondait pour cela). Le témoignage que j'ai retranscrit que l'homme dit avoir vécu à l'école PRIMAIRE vers 7/8 ans prouve à quel point l'église s'occupant de masturbation infantile ou adolescente était plus perverse qu'une Soeur Emmanuelle qui découvre sa sexualité et son attirance pour la chair avec beaucoup de naturel.
En dernier lieu, et j'avais hésité à écrire l'article sous cet angle, je déplore que l'érotisme soit mis à part dans la littérature, alors qu'on en retrouve dans tous les livres et que la violence, par exemple, n'est pas mise à part dans la littérature. Ce livre en est un excellent exemple.
à Camille
De pablico
20H25 | 02/11/2008 |
L'hormone du désir, c'est la testostérone, chez l'homme comme chez la femme. Elle est produite par les testicules et les glandes surrénales de ces messieurs, par les ovaires de ces dames.
comment gérer cette poussée hormonale, toute aussi normale, et saine, qu'une poussée d'adrénaline devant une joie, une peur, un stress quelconque ?
C'est peut-être ceux qui ne l'on pas les gens bizarres peut-être ? .
à Camille
De Pierrrrre
19H20 | 02/11/2008 |
► Merci pour votre réponse beaucoup plus nuancée et empreinte d'une délicatesse qui me semblait absente de votre article.
Je ne suis pas un connaisseur du parcours de Soeur Emmanuelle, et ne perçois les commentaires qui en sont faits qu'au travers les agressions que subissent régulièrement les icônes, les symboles de l'église catholique (je vous laisse à ce sujet lire les quelques commentaires que l'on peut trouver sur ce site, notamment envers le Pape, agressions ordurières).
Soeur Emmanuelle est perçue telle un symbole, une personne admirée, respectée à tort ou à raison. (Je me méfie toujours des vénérations et je pense que la pétillance et la soif de vie et d'amour de cette dame devaient cacher un sacré caractère et qu'il ne devait pas faire bon lui marcher sur les pieds)
Aborder un article sur Soeur Emmanuelle par le titre que vous lui avez donné, en regrettant presque ne pas avoir osé un autre titre plus racoleur encore, est irrespectueux de ce symbole, et en tous cas des personnes qui tiennent à ne pas l'entacher.
Que la franchise, la transparence de Soeur Emmanuelle l'ait amenée à entrouvrir cette fenêtre cachée d'elle même, même si elle y apportait l'importance que vous en dites, ne vous invitait pas, si vous éprouviez le besoin d'évoquer ce sujet, à un irrespect de ce symbole .
Il ne s'agissait même pas de respecter la Soeur, mais simplement ceux qui l'aiment et l'estiment, un amour et un estime griffés par le titre et l'invitation de votre article à des réflexions de comptoir qui n'ont pas manqué d'être.
Ce faisant, vous vous inscriviez dans une manière d'être qui ne vous faisait pas honneur, vous contentant d'apporter un souffle supplémentaire d'irrespect envers ce que d'autres considèrent comme le beau.
J'ai souvent vu des caricatures anti-religieuses, ici même.
Ce n'est pas la plaisanterie qui me gène, ni même l'irrespect, mais le désir de faire mal, de salir.
Je ne dis pas que tel était votre désir, mais j'ai perçu la possibilité que vous ne vous soyez pas suffisamment démarquée de cette mouvance malsaine.
C'est volontairement que je n'aborde pas le « fond » touché par l'article, mais simplement la perception, l'impression, le malaise, le sentiment d'une griffure de plus, que j'en avais retiré moi même.
Encore merci pour votre réponse.
à Pierrrrre
De Jacques Arbres
| 19H33 | 02/11/2008 |
Une réponse digne de monsieur Tartuffe que vous êtes mon Pierrrrot !
à Jacques Arbres
De Pierrrrre
21H18 | 02/11/2008 |
»….Une réponse digne de monsieur Tartuffe … »
► Ma réponse était sincérité,
mais pour vous être agréable, à votre intention, de Tartuffe, je retirerai ce vers :
« … Vous êtes un sot en trois lettres, mon fils. » (Mme Pernelle, Tartuffe, acte I, scène I, vers 16)
à Pierrrrre
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 21H13 | 02/11/2008 |
Là encore, le titre ne se veut pas irrespectueux. J'ai trouvé, et ça m'a fait rire, qu'elle s'était amusée à jouer à l'écrivain érotique. La littérature érotique regorge de phrases telles que j'ai citées. Mon premier réflexe a été « merde, Soeur Emmanuelle pique le boulot des écrivains érotiques » (avec un peu d'humour bien sûr) Je ne trouve pas que « auteur érotique » soit une insulte. Dans ma bouche, c'est même un compliment. Je pense qu'avec son souhait de justement ne pas opposer l'église et la sexualité, elle aurait sû rire de ce titre, provocant certes mais pas irrespectueux.
L'autre titre est un mauvais jeu de mot dont l'historique est le suivant, extrait d'un dialogue informel reconstitué de mémoire
- moi : vous avez vu l'ouvrage posthume de Soeur Emmanuelle, elle est en train de piquer la place des écrivains érotiques (imaginez quand même ma surprise à la lecture de ces passages)
- rue89 : c'est intéressant mais ton information elle va être froide maintenant, c'est plus d'actualité
- moi : ah mais même froide elle est chaude…
Voila, je confesse un goût fâcheux pour les jeux de mots de mauvais goût mais, comme indiqué dans l'article, je veux bien me flageller.
Vous noterez, en lisant les commentaires, que nombre de mécréants sont touchés par Soeur Emmanuelle, justement parce qu'elle avait accepté sa part d'humanité et de sexualité. Oui bien sûr il y a aussi les réflexions de comptoir… Mais on les voit dès que l'on dit le mot « fesses » dans un article… et tout le temps sur rue69. Comme le disent certains riverains, si on peut plus faire des réflexions de comptoir ici, où le peut-on ?
à Camille
De Pierrrrre
21H28 | 02/11/2008 |
► en tous cas, vous aurais-je permis de faire cette mise au point.
Sachant que souvent, les articles ne valent pas par les idées qui les conçoivent , mais par l'impression qu'ils génèrent.
J'ai vu que vous aviez censuré une « main courante » m'ayant traité d'un vocabulaire lui étant propre.
Merci, mais c'est dommage : j'aime bien démolir par une réponse adaptée les coups de griffes qui ainsi se ridiculisent d'eux même.
Vous concernant, évitez la flagellation.
Deux Je Vous Salut Marie devraient suffire, et ça ferait tant rire, la haut, la Soeur dont nous parlions.
à Pierrrrre
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 21H54 | 02/11/2008 |
J'ai censuré main courante dont je trouve les interventions intéressantes parce qu'il a enfreint la charte en vous insultant. Moi aussi j'aurai préféré laisser ses interventions et lire un débat animé entre vous mais il faut savoir rester poli, on ne chie ni ne conchie personne ici. On parle juste de chattes, de culs, de pénétration et tout ça, mais avec de la poésie s'il vous plait. Et en respectant tout le monde.
à Camille
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 22H01 | 02/11/2008 |
Camille,
Chimulus avait fait un bon dessin sur Sœur Emmanuelle. Il ne te l'a pas envoyé ?
Il y avait un sujet sympa dans Le Canard de mercredi sur la masturbation aussi.
à FabiendeMénilmontant
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 23H13 | 02/11/2008 |
Euh non, je ne connais pas personnellement Chimulus. J'ai lu l'encart du Canard avec le dialogue de Soeur Emmanuelle. Marrant
à Camille
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 15H40 | 03/11/2008 |
Comme vous collaborez tous deux à Rue89, j'osais espérer…
Pour ma part, j'avais fait sa connaissance virtuelle via un autre site, début 2006 il me semble.
J'avais aussi lu LeCanard (interview presque imaginaire) ; nom de Dieu !
Mais bon, je vois que tu as mis un dessin, pas celui que j'avais, mais bien tout de même. C'est déjà ça…
à FabiendeMénilmontant
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 17H16 | 03/11/2008 |
Je ne travaille pas à rue89… mais j'ai un mail : -) (et accessoirement, les gens de rue89 ne me connaissent pas spécialement)
à Camille
De jexiste
si, si | 21H05 | 03/11/2008 |
Soeur Emmanuelle détestait les hommes et leurs violences. Ce serait aussi lui rendre hommage que de le rappeler au lecteur.
à Pierrrrre
De battuta
adorateur de la lune | 17H26 | 03/11/2008 |
pourquoi perverse ? fauit pas avoir honte de s'astiquer Pierrrre… ça détend tu sais…
à Pierrrrre
De A.V.
tamagotchi89 | 20H53 | 02/11/2008 |
@ Pie5re
» […] quand vous vous confiez dans un livre,
vous risquez fort d'être lu par n'importe qui,
et qui utilise vos écrits avec des intentions pas trés catholiques. »
Mais Pie5re, ce n'est ni mal ni ridicule de se masturber. Je connais un certain Joseph R. (tu vois, je respecte son anonymat) qui éjacule aussi. Et comment je le sais ? … Parce que notre ami Joseph est un homme calme et posé. Un mec qui n'aurait jamais d'orgasme afficherait un comportement un peu volcanique, à mi-chemin entre un Jacky Chan et un Jean-Claude Van Damme énervés. Tu vois ce que je veux dire ? …
De A.V.
tamagotchi89 | 11H59 | 03/11/2008 |
Tout à fait (je n'ai rien compris à ton commentaire, mais aujourd'hui… je ne sais pas ce que j'ai… je me sens détendu).
à A.V.
De jojo1er
13H40 | 03/11/2008 |
T'inquiètes c'est juste des obsessions…le viol thérapeutique, l'existence…
Jojo1er, …
à Pierrrrre
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 16H18 | 03/11/2008 |
Ô perversité … ! On ne dira jamais assez que les interdits sexuels ont créé cette frustration lancinante qui a mené a l'agressivité où les tenants des religions monothéistes ont puisé leur prosélytime et leur désir de conquête. N'eut été de cette privation, qui sait si l'Occident aurait conquis le monde… ? Evidemment, le fait que le geste symbolique de la rédemption soit un épisode de torture a permis d'ajouter une dimension supplémentaire à notre volonté de puissance. Qu'aurions-nous fait sans religion ?
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/076-gott-mit-uns/
http://nouvellesociete.org/5116.html
De jojobleu
bien. Merci | 15H33 | 02/11/2008 |
« Confessions d'une religieuse », ça sonne comme un de ces films diffusés le premier samedi du mois, et qu'il « fallait » regarder au travers d'un slip rayé quand on n'avait pas les moyens de se payer l'abonnement… ; o))))
Eclairez-moi tout de même. La masturbation ce n'est pas cette pratique oh combien sale qui rend sourd et aveugle ?
Cordialement.
à jojobleu
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 15H39 | 02/11/2008 |
Ben avant si, elle rendait sourd en Europe et aveugle aux Etats-Unis mais maintenant, elle mène au plaisir divin puisque l'encyclique dont je parle relie le corps et l'âme et que l'amour physique est maintenant attaché à l'amour de l'autre et que le plaisir que l'on trouve dans l'un rejoint celui que l'on trouve dans l'autre…
Il y avait une chanson paillarde que j'aimais beaucoup qui disait »Masturbons-nous, c'est le plaisir des Dieux »
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 15H34 | 02/11/2008 |
à patrick du 14
De Mon-Al
roturière :-) | 16H56 | 02/11/2008 |
Eh Pat, j'espère que Ben sixteen ne va pas déposer plainte pour « atteinte à l'image papale “ ! ! !
De maincourante
16H35 | 02/11/2008 |
Il ne faut pas oublier la similitude entre l'extase mystique et la jouissance féminine (voir le Séminaire XX de Lacan, « Encore », 1975).
La plupart des moniales choisissent d'épouser le Christ, leur bien-aimé, après une période de noviciat apparentée à des fiançailles au cours de laquelle elles éprouvent leur amour, les moines rejoignent leur épouse (l'Eglise).
Le vocabulaire employé est aussi très révélateur : pénétration, embrasement, ferveur, délectation.
Le christianisme est bien la religion de l'amour !
à maincourante
De Mon-Al
roturière :-) | 16H57 | 02/11/2008 |
Et de l'hypocrisie ! ! ! !