02/11/2008 à 20h11

Sarah Palin inspire Larry Flynt

Camille | Mauvais genre

La candidate du ticket républicain Sarah Palin a inspiré le pro-démocrate Larry Flynt qui a fait d’une pierre deux coups avec un porno-satyrique-politique « Who’s Nailin’ Paylin ? » (que l’on pourrait traduire par « qui prend Paylin ? »).

Par exemple, dans la première scène, des soldats russes sont accueillis par « Serra Paylin » (l’héroïne du film parodique vous l’aurez compris) et le créateur de Hustler imagine la gestion des relations étrangères par Miss Alaska qui « connait bien la russie ».

Provcateur comme à son habitude, Larry Flint ne semble pas avoir suscité de volée de bois vert des féministes (qui s’insurgent globalement contre le fait que Sarah Palin prétende être des leur en refusant contraception et droit à l’avortement). En revanche, il a largement inspiré les humoristes canadiens qui ont piégé la candidate Sarah en mentionnant, entre autre, avoir vu « un documentaire sur sa vie : Nailin Palin ». On notera à ce propos que si la blague est potache, la gouverneure a de l’humour. Elle.

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  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 08h53 le 03/11/2008
    • Internaute 45440
      Consultant

    A mon humble avis, le pornographe Larry Flynt est un véritable héros de la démocratie américaine. Au cours de la procédure de destitution intentée contre Clinton par les Républicains dans l’affaire Lewinsky, Flynt émit une offre d’un million de dollars à toute femme qui lui révélerait, preuves à l’appui, une liaison amoureuse avec un politicien. Flynt put ainsi réunir un dossier accablant sur une liaison du Congressman Robert Livingston, chef de file du parti républicain dans la Chambre des représentants et « mâle alpha » de la meute d’hypocrites à la poursuite de Clinton, qui démissionna …
    Lisa Ann dans le rôle de Paylin dans « Who’s Nailin’ Paylin » :

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  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 11h13 le 05/11/2008
    • Internaute 45067
      Littéral

    Si les féministes ne réagissent pas à la production
    d’un film pornographique parodiant Sarah Palin, c’est
    qu’elles savent bien qu’on attente à la seule figure de
    pouvoir qu’une femme puisse incarner dans une société qui
    privilégie le masculin, la mère phallique et castratrice.

    En somme, leur pire ennemie, la mère possessive qui abuse de ses enfants en en faisant des icônes représentatives de son ambition sociale et économique, devient pour rire seulement, la cible d’un défoulement carnavalesque qui fait du bourreau maternel la victime des désirs et des haines refoulés habituellement.

    Toutes y passent d’ailleurs, Hillary Clinton et Condoleeza Rice dans une scène de triolisme lesbien.

    Il y a gros à parier que l’image qu’on donne de Mme Sarah Palin dans cette parodie sexuellement correcte est loin de toute subversion de l’ordre qu’elle incarne beaucoup mieux qu’on ne le pense.

    Il n’y a pas dans le film cette scène du climax de la jouissance intense de cette femme mère. Rien dans le sexe ne saurait la combler ou plutôt sa jouissance, ouvertement révélée, révulserait la plupart de ceux qui la conspuent.

    Dans son roman La duchesse de Langeais Balzac signalait déjà cette sorte de femme, si adaptée au pouvoir dès que jeune fille. Une femme poussée par une mère adroite, qui satisfait aux ambitions de l’homme mais qui sait qu’un amant de cœur est au dessus de tout pour son ambition personnelle.

    Un chroniqueur américain compare Sarah Palin à Lola Montes dont Max Ophüls fit un film de l’histoire de cette femme, demi-mondaine, qui a atteint le sommet de la société avant d’en être rejetée.
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    Lola Montès fait de sa vie un spectacle de cirque et s’offre elle-même en raconteuse de ses splendeurs passées de courtisane et satisfait un public moraliste mais avide de la révélation spectaculaire des ressorts érotiques de la vie des puissants.

    Si Lola Montès en son temps, n’avait pas tenu au sommet de la société, combien de Sarah Palin sont des notables installées et profitent d’une foule d’amants qui ne la possèderont jamais que dans leurs rêves.

    Combien ne jouiront que parce qu’ils fantasment son image, des hommes ou des femmes, incapables d’oser se confronter à l’altérité, qui resteraient toujours dans l’ombre chaude et compatissante de leur mère qui les a faits.