De l'homme camouflé en femme sur les sites de rencontres

Manif à Sydney en mars 2008 (Will Burgess/Reuters).

Suite à l'article qui a inauguré Rue69 (sur un nouveau site de rencontre en ligne), j'ai reçu quelques mails de plaintes comme quoi c'était l'enfer pour les hommes, qu'il leur était difficile d'entrer en contacts avec les femmes, et qu'il y avait de faux profils… De faux profils, interrogeais-je ? Des hommes qui se font passer pour des femmes me confirme-t-on. Et des femmes qui se font passer pour des hommes ? Vraisemblablement non, sauf à vouloir tester le néant m'explique-t-on. Enquête sur les hommes qui se font passer pour des femmes sur internet ; quelles sont leurs motivations ? Qu'y trouvent-ils ? Comment imaginent-ils leur profil féminin ? Recherchent-ils des hommes ? Une expérience qui permet à certains hommes de mieux comprendre les femmes et de se découvrir.

Des motivations très diverses J'ai relevé quatre types de motivations. Sur les sites permettant des contacts homo et hétéro, des hommes se font passer pour des femmes lesbiennes espérant ainsi « vivre » l'expérience fantasmatique d'être une femme avec une femme. Sur les sites de rencontres hétéro-centrés, ce type de faux profil permet tout à la fois des contacts amicaux intéressants (car la sélection des partenaires est plus facile avec un profil « fille »), un meilleur positionnement « concurrentiel » et une expérience sociologique. Julien, 31 ans, artiste, qui a ouvert à plusieurs reprises des profils féminins sur de sites de rencontres et entretenu des relations pendant plusieurs mois, explique :

« Je voulais voir les choses du côté féminin pour comprendre pourquoi on peut avoir si peu de réponses à ses mails. Quand on constate le harcèlement côté féminin -jusque soixante contacts ou demandes de contact en une heure sur des sites comme AdopteUnMec ou Meetic-, on comprend mieux… Et puis voir les fiches d'hommes est assez instructif, pour mieux se positionner soi-même. Par forcément pour faire la fiche ultime, mais mieux se mettre en valeur par rapport à qui on est vraiment. Cela dit, si ça n'avait été que ça, je serais resté deux ou trois jours en fille, sans perdre de temps à discuter par mail, et ça aurait suffit. L'expérience sociologique d'être une fille est également instructive pour voir comment les hommes approchent les femmes, leurs différents caractères, à quel point ils sont prévisibles (ou pas). Les voir venir avec leurs grands sabots. Mais, les filles qui “ abordent ” sur ce genre de site sont rarement originales dans leur approche. » Le plus important ça a très vite été de laisser parler mon côté féminin. Faire vivre le personnage en moi, être au plus juste, jusqu'à vraiment me sentir « séduite ». Un vrai travail d'acteur, mais pas sur un rôle de composition, car finalement pour moi le changement de sexe est accessoire, il me permet juste de faire parler une autre partie de moi. »

L'inénarrable Stéphane Rose, 34 ans, fondateur de L'Autre sexe, est parti d'une démarche très différente :

« J'ai créé un profil de femme sur Meetic pendant un an pour les besoins d'un livre que j'étais alors en train d'écrire, et dans lequel j'explore et questionne mon goût immodéré pour les femmes rousses. Je voulais savoir comment réagit l'homme en rut face à une rousse flamboyante, hypersexuelle et qui assume sa “roussitude” au point d'en entretenir les clichés. »

Des profils caricaturaux ou crédibles Stéphane Rose s'est donc « glissé dans la peau d'une meeticienne rousse imaginaire ostensiblement en quête d'expériences sexuelles » avec une annonce explicite (pas de temps à perdre avec le bla-bla romantique, je suis en manque, sortez du buisson) et lorsqu'on lui demandait une photo, c'est un sexe féminin roux qu'il proposait. Tout à l'inverse, Julien s'est évertué à développer un personnage cohérent, avec un minimum d'histoire, un caractère, des convictions, des qualités et des défauts :

« Je n'ai pas voulu faire quelqu'un de trop éloigné de moi, pour pouvoir conserver mes réactions naturelles, et parce que mes champs de culture pouvait nourrir les siens. Mon identité féminine est donc une projection de ma part féminine, avec certains traits de caractère accentués, et d'autres allégés. »

Et la photo, c'est une de ses amies, jolie fille vivant à l'étranger, qui lui a proposé un portrait en noir et blanc.

Masculin ou féminin : aucune commune mesure Julien en est au stade où son profil féminin est harcelé et « ingérable ». Il discute globalement avec une dizaine de personnes simultanément (en tant que fille) tout en prenant garde de dire « avoir rencontré quelqu'un » lorsque la personne s'attache. Et avec son « vrai » profil ? « Enormément moins de contacts », répond-t-il. Cela étant, sa requête vise les 28-32 ans, et sur AdopteUnMec, la population féminine est en moyenne cinq à dix ans plus jeune que la population masculine, explique un responsable du site… Les discussions sont plus intéressantes pour lui avec son profil féminin qu'avec son profil masculin, d'autant qu'il peut discuter avec cinquante hommes en trois semaines et qu'il faut un an pour rencontrer autant de femmes :

« Et puis, en femme, je peux plus facilement faire endurer des discussions plus sérieuses et difficiles (genre psycho, religions, politique, littérature…) aux hommes que l'inverse. Comme ils sont dans un rapport de séduction, et que c'est difficile pour eux d'avoir un échange mail, ils répondront plus facilement qu'une femme. »

Stéphane Rose était très irrégulier sous son profil féminin. Il attirait beaucoup trop d'« interlocuteurs qui avaient juste envie de se soulager dans le premier petit cul venu, en se foutant éperdument qu'il soit celui d'une rousse, d'une blonde ou d'une brune, pourvue qu'elle soit bonne » et donc hors sujet pour lui :

« Le discours de l'homme en rut est absolument toujours le même, au point qu'il m'arrivait parfois en tchatant, sans mentir, de deviner certaines répliques à l'avance. Les discussions que je menais avec des femmes étaient autrement plus denses, surprenantes et enrichissantes. »

Les rencontres pertinentes pour son livre ont été rares. « Cinq fois, je suis tombé sur de vrais amateurs, dont les confidences m'ont permis de réaliser que ce qui me plaisait chez les rousses, je n'en avais pas le monopole. Ce fut une petite leçon d'humilité. A deux reprises, la discussion est allée si loin que j'ai révélé ma véritable identité, et passée la légère déception, le dialogue continua. Je suis même resté en contact avec un de mes correspondants. » Lui, en revanche, a profité des deux ans sous meetic pour avoir « beaucoup de concrétisations plus ou moins heureuses » et il a l'impression « d'avoir vécu une vingtaine de vies sexuelles en une vingtaine de mois ».

Quelles relations entretenir avec les hommes ? Il faut tout d'abord savoir que les rencontres avec de « fausses filles » sont aussi légions pour eux. Stéphane Rose a ainsi l'excellent souvenir d'une interlocutrice qui lui posait mille et une questions par chat avec un acharnement assez comparable au sien, et qui lui a donc fait demander : et si c'était un homme ? En insistant, l'interlocutrice a fini par donner un numéro de téléphone en disant : appelle et tu sauras. Stéphane conclut : « J'ai appelé, j'avais Barry White au bout du fil. » Pour Julien, le problème a pris différentes formes. Sur Meetic, alors que certains hésitent à accepter d'être amis avec leur patron sur Facebook, il n'a pas résisté à se laisser draguer par son supérieur hiérarchique parce qu'il était amusé de voir son chef « draguer une fille de quinze ans de moins que [lui] »… Lors d'une de ses premières expériences, un homme est tombé amoureux de lui, « je n'ai pas mis le holà et j'ai joué avec lui » :

Au final, je me suis senti très mal d'abuser ainsi d'une situation, je lui ai avoué la supercherie, et il a évidemment été très humilié et m'en a beaucoup voulu. Ça m'a servi de leçon. »

Julien essaie également de faire attention à ses amis présents sur des sites de rencontres « ce serait un coup à se fâcher ». En revanche, sur des sites plus communautaires et moins hétérocentrés, il a pu rencontrer des hommes et des femmes sans difficultés.

Et pourquoi arrêter ? Sur AdopteUnMec, c'est presque une personne à temps plein qui s'occupe de traquer et ôter les faux profils, à cause notamment des fausses photos… Mais ce n'est pas ce qui démotiverait nos deux compères. Pourquoi arrêter ? « Par lassitude, parce que le harcèlement aura raison de moi ; gérer soixante demandes de contact par heure est tout simplement impossible », témoigne Julien. Plus romantique, et plus pragmatique, Stéphane explique :

« J'ai arrêté d'aller sur Meetic sous un profil de fille quand je n'avais plus rien à en tirer pour mon livre, j'ai arrêté d'y aller avec mon profil d'homme après avoir rencontré la fille qui m'a fait passer l'envie d'y retourner. »

/Photo : Manif à Sydney en mars 2008 (Will Burgess/Reuters).

7 commentaires sélectionnés

Portrait de thierry reboud

De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 16H40 | 05/10/2008 | Permalien

Aux temps antiques du minitel rose (merci le Nouvel Obs et Claude Perdriel ! ), je m'amusais à me connecter sous un pseudo qui était un adjectif épicène (ah, celui-là, si je l'avais connu alors ! …). Le jeu (pour moi) était de poursuivre les conversations aussi longtemps que possible en ne laissant pas deviner mon genre.

Eh bien, j'ai toujours été étonné de constater à quel point les hommes étaient plus gênés que les femmes à ce petit jeu-là. Les entrées en matière (façon de parler) du genre slt h ou f, ça vous signalait son mec sans risque de se tromper ! Quant aux femmes, elles ne jouaient pas moins, mais c'était largement plus détendu.

(Et puis j'ai arrêté de jouer à ça, parce que ça m'a coûté la peau des couilles, ce qui pour le coup n'était plus du tout ambigu du point de vue du genre ! )

Portrait de el_Jess

De el_Jess

17H01 | 05/10/2008 | Permalien

Aucune surprise là-dedans pour peu que l'on connaisse un tant soit peu les us et coutumes de la gent internetophile (ou comme dirait l'autre « sur internet, personne ne saura que vous êtes un caniche »).

Souvenir : il y a quelques années, au sein des jeux vidéos online (MMORPG, du genre Everquest, World of Warcraft, etc.), il était fréquent pour des hommes d'incarner des femmes, et ce pour de multiples raisons. Je crois savoir que même si ces dames se sont elles-aussi mises à jouer sur leurs ordinateurs, les avatars de sexe indéterminés prolifèrent tout autant.

La toile, dernier refuge de la trans-sexualité ? Tous bi ?

Portrait de Pseudo

De Pseudo

Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 17H16 | 05/10/2008 | Permalien

Finalement je suis une privilégiée !

 : -D

J'ai rencontré mon homme sur une plage… Et bien, figurez-vous que c'était bien un homme !

Portrait de Nébuleuse

De Nébuleuse

Ras les Antennes | 19H32 | 05/10/2008 | Permalien

@ Mon-Al :

Première sur ce genre de sujet… Tu y prends goût… De mon côté, sans aller au-delà des quatre premiers commentaires, je suis surtout consternée par cette usurpation d'identité malsaine, qui peut être source de beaucoup de déceptions, pour ceux ou celles qui peuvent y croire.

C'est pourquoi, je ne « traîne » pas sur ce genre de site ; pour moi, c'est déloyal de tromper ainsi quelqu'un même d'inconnu… C'est comme un jeu de rôles, et c'est dangereux !

Il s'agit d'abord et avant tout d'affectif, de rencontres… Je ne pense pas que ces sites soient à l'origine des « plans culs » et qu'apprend-on ? c'est que pour beaucoup, c'est l'occasion de s'occuper une nuit, une après-midi.. Pas très moral, tout cela !

Tristesse !

Portrait de Sonne

De Sonne

le passé éclaire le présent | 19H41 | 05/10/2008 | Permalien

Hé bien moi, c'est le contraire ! !
Il y a de ça pas mal d'années maintenant, j'ai voulu voir ce qu'était un tchat'. Je suis donc allée sur l'un d'eux, consacré à la musique. N'étant pas du tout familière de cet univers, j'ai choisi un pseudo neutre et refusais de répondre à la question « h ou f », jonglais avec les mots et les accords, et évitais de parler de choses qui pouvaient révéler mon genre. Du coup, on m'a prise pour un garçon et au début, je trouvais ça plutôt drôle. Les filles voyaient en moi un confident puisque je ne les abordais pas, je ne les draguais pas (et pour cause ! ) et bien sûr je les comprenais ! Il était aussi intéressant de voir comment elles parlaient des mecs à un autre « mec ». Mais le jeu , qui a duré plusieurs mois, s'est un peu emballé quand j'ai senti certaines qui voulaient aller plus loin et j'ai donc révélé mon genre. A part un « salope » qui m'a semblé un peu disproportionné (enfin, chacun sa définition du mot, je suppose), la grande majorité l'a plutôt bien pris, parfois un peu déçues mais sachant le plus souvent voir l'humour dans la chose. Jai d'ailleurs continué à bavarder ensuite avec la plupart d'entre elles.
Depuis, je n'ai jamais rejoué à ce petit jeu et je n'en ai guère l'envie ! ! J'ai appris que l'on pouvait être honnête avec les autres tout en étant prudente.

Portrait de Nébuleuse

De Nébuleuse

Ras les Antennes | 19H46 | 05/10/2008 | Permalien

Je comprends qu'on puisse faire l'expérience pour écrire un livre pour comprendre les réactions et motivations des hommes ou des femmes, selon le cas de figure.

Mais utiliser un « faux sexe » pour essayer d'atteindre la cible plus facilement, je trouve cela profondément amoral… De toute façon, quand on en arrive là, à part la shizophrénie sous-jacente, cela révèle un déséquilibre profond et une difficulté réelle de contacts.

Je crois aussi que le développement de ces recherches de rencontres par internet qui fonctionnent très bien au niveau de la quantité, mais certainement pas de la qualité si l'on part dans des biais pareils, rend plus apparente les difficultés de contact, la solitude, les désirs insatisfaits, donc une société pas si épanouie que cela.

Je préfère laisser mes rencontres au hasard… et d'ailleurs c'est souvent en étant très sérieux ou sérieuse sur internet que l'on arrive à trouver des perles « rares » ! L'amour frappe toujours à la porte au moment où on l'attend le moins… Surtout ne pas oublier de l'ouvrir cette porte… (il y a toujours des distraits ! ).

Signé : Nébuleuse / fleur bleue pour un soir…

(P.S. alors Mon-Al, as-tu trouvé ton « caniche Royal » ? )

Portrait de Alcid H.

De Alcid H.

Formatrice | 15H47 | 06/10/2008 | Permalien

Beau panel de l'humanité des jugements stéréotypés, que les commentaires de cet article.

Vous avez les (j'espère pour eux, faux) innocents, comme par exemple « madrid »
- qui reste bouche bée de s'apercevoir que les évidences n'en sont pas …

Et pire, les « bonnes conscience moralisatrice » comme « Nébuleuse »
- qui découvre « de nouvelles perspectives sur les bizarreries de l'être humain. » et semble, plus loin, penser qu'une vénérable femme de 75 ans ferait mieux de se concentrer sur son vibromasseur en guise de souris et sur ses souvenirs en guise d'écran … Quelle horreur ! une vieille qui veut se donner quelques instant de bonheur … non seulement c'est une femme mais en plus elle est vielle ? … Pourquoi veut-elle un peu d'émotion ? Place au jeunes … vous avez quel âge déjà Nébuleuse ?
- Qui se dévoile en moraliste intransigeante des vices qu'elle ne saurait voire, avec pour preuve sa lecture avide de l'article et son empressement à donner son avis … « …usurpation d'identité…malsaine … » rien que ça ! « source de beaucoup de déception … » comment le sait-elle ?

Et les jugements qui pleuvent comme de derrière le bénitier de l'église chauffée aux ragots des grenouilles du même nom … « C'est déloyal … jeux de rôle dangereux .. pas très moral … »
- Qui accepte le prétexte lithographique, voire le besoin de découverte, mais pas pour tromper sa cible ….Mais qui parle de tromper sa cible ? … si les personnes se font prendre et refutent leurs désirs naissant et leurs sentiments parce que les sexes ne correspondent pas à leur (prétendu) choix.

Vous ne rencontrez donc que des sexes et non des personnes ou des esprits, chère Nébuleuse … ?
Comment pouvez-vous affirmer sans expérience personnelle que c'est en « étant sérieux ou sérieuse » que l'on arrive à trouver des perles rares… c'est donc que lorsque vous vous êtes grimée, que vous avez échoué ?
« Je préfère laisser mes rencontres au hasard … » C'est ce que devaient penser les vicimes de Petit Louis ou du couple Fourniret …

Dans le même genre vous avez « brigadoon » « les paranos matchos »
- qui trouve ça »… louche.
C'est incroyable ce que les gens savent, sans savoir … je ne connais pas ce dont je parle mais je sais que si ce n'est pas bon ou pas bien …
Et j'ai un avis sur le vécu de ces personnes, alors que je les rejette, je ne les connais pas, et je ne veux rien savoir d'autre que ce qui me rassure de penser et de dire … et j'ai les bonnes méthodes (nazi) sous le coude, on se les coupes ou on prends des testosterone … on coupe la main des voleurs, et on fusille les femmes infidèles … mon cheri, l'Afghanistan vous tends les bras … en attendants de vos voeux la réouverture des bordels …

Vous avez aussi les comédiens comme « thierry reboud »,
- qui font une distinction néanmoins entre jeu virtuel et jeu de comédien.

Ils feraient bien tous de lire Erving Goffman ne serait-ce que pour découvrir, semble-t-il, « la mise en scène de la vie quotidienne » ( les deux tomes s'il vous plaît, si non, vous n'en retirerez pas toute la saveur culturelle)

Vous avez les « fantasmatiques », comme « eljesse » qui connaît très bien les turpitudes du net dénoncées dans l'article et qui espère, qu'en fait, il s'agit d'une motivation bisexuelle qui doit être reconnue et valorisé … vas-y milite mon chéri, un corps de rêve et une voie à la Barry White
… ça doit pouvoir se défendre surtout si c'est virtuel …

Vous avez les repentis comme le rappel « Lucien_de_Rubempré » qui pour définitivement se dédouaner se moque des attitudes d'ongulés, je n'ai pas dit d'enc…, je parle des gros sabots avec lesquels les hommes approchent leurs « proies »…

Parce que bien sûr une femme c'est pure, ça n'a pas de démarche grossière … Allez donc vous inscrire sur Match.com en vous faisant passer pour une lesbiennes et vous vous allez revenir très déçues … de la sensibilité et de la douce stratégie féminine, je ne vous parles pas là des mecs qui se font passer pour des lesbiennes, bien sur… mais des « boucher ou camionneuses en français »

Ou encore « bilqis » qui « avoue » son habitude des sites de rencontre mais ne supporte pas qu'un mec soit directe … sous entendu, trop lourd, il faut qu'il ait envie, mais pas trop vite … on peut faire monter la pression … mais l'autre ne doit pas être pressé … En langage de Pervers Narcissique ça s'appelle aimer,il paraît. Le stade suivant étant le mépris violement signifié, de tant de désirs inconsidérés … Mais les femmes auraient-elles le droit d'être Perverses narcissiques ? Ce serait impensable j'en suis sûr … et tout à fait immoral … !

Vous avez encore les misérabilistes dans le jugement comme « Mon-Al » qui pleure déjà de la tristesse que cela représente d'agir ainsi et qui jure ses grands dieux qu'elle ne ferait jamais pareil … Fontaine, je ne boirai jamais de ton eau … ?

Ou encore les « explorateurs » comme « Sonne » : « … Il était aussi intéressant de voir comment elles “parlaient des mecs à un autre mec ”

Hé oui ! et voir arriver les filles face à une fille c'est pas mal non plus …

Quand aux insultes …

Pour ma part j'ai eu droit lorsque mes sentiments n'y tenant plus, j'ai voulu révéler mon identité sexuelle, c'était : “ non seulement tu es un mec, mais en plus tu es vieux … (moi 45 ans, elle, 27 ) ” Juste punition diront les saintes nitouches de la moralité judeo-chrétienne qui se lavent les mains de l'enfer promis aux miséreux.

En tout cas, je vous invite tous et toutes à essayer le transexualisme d'internet, vous apprendrez (enfin) beaucoup sur la nature humaine, même si le prix à payer c'est d'avoir, vous aussi le cœur qui saigne lorsqu'on vous refusera sous votre identité sexuelle, votre âge, voire votre sincérité, certes un peu tardive, alors que vous avez passé des nuits et des semaines à parler à votre âme soeur …

Plutôt que de vous laisser sur vos jugements, avez-vous pensé comme il est étrange finalement, d'être considérée comme un usurpateur au moment ou vous vous dévoilez, comme quelqu'un de menteur quand vous dites enfin la vérité …

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