
Echangisme : vous vouliez savoir ? Vous avez demandé
Pour savoir pourquoi j'écris cet article sur l'échangisme et pourquoi j'ai mis les pieds dans le Moon City, il faut remonter au vendredi 12 septembre et à une de ces conférences de rédaction par tchat où les riverains peuvent laisser leurs idées de sujet.
Nébuleuse : Camille, j'aimerais bien en savoir plus sur l'échangisme.
Guillemette : Ce serait une bonne idée de savoir les codes, et si les relations hommes-femmes sont les mêmes qu'en dehors de ces clubs, etc.
Camille : Mais ça va pas vous ? ! D'abord, des « j'ai testé les clubs échangistes », on en trouve plein les blogs et les journaux et j'ai pas envie de faire comme tout le monde. Ensuite, l'échangisme, vous trouvez que c'est un sujet de société ? C'est marginal comme pratique.
Nébuleuse : Faudrait vérifier si c'est marginal et qui y va.
Camille : pour le « qui y va », vu le prix que ça coûte, c'est vite vu, socialement parlant.
Guillemette : Il n'est pas libertin ton blog ?
Camille : Euh non, enfin je crois pas… Je parle de fidélité, de cage de chasteté, de filles avec un prénom de mec… Ça ne m'a jamais paru super libertin. »
Donc je découvre que je tiens un blog libertin et que je dois tester l'échangisme pour Rue69. J'ai bien fait de venir en conférence de rédaction.
Dans un premier temps, je pensais me contenter de compter un peu si cette pratique était marginale. Renseignements pris (en recoupant plusieurs annuaires ad hoc sur Internet), il existe environ 350 clubs en France, dont un peu moins de 60 en région parisienne.
En France, 250 000 libertins pratiquants
La capacité d'accueil va d'une centaine de couples à trois cents couples pour les plus grands. « Les chiffres sur la fréquentation, c'est tabou », me répond sérieusement l'hôte du lieu où je me rendis (comme quoi chacun a ses tabous, me dis-je ! ) mais probablement quand même une centaine de personnes par soir et un peu plus le week-end… Soit environ 250 000 pratiquants réguliers (disons sur une semaine).
Comme ça cadre avec les ventes de journaux libertins, on peut imaginer qu'il y a 250 000 « libertins pratiquants l'échangisme régulièrement » en France, et certainement autant, si ce n'est plus, d'amateurs ponctuels, de journalistes curieux et autres spectateurs (les estimations sont de moi, j'ai multiplié 7 soirs à 100 personnes par 350 clubs + les extras le week-end… Ça vaut ce que ça vaut mais je vais pas me taper les 350 clubs de France pour avoir une idée de la fréquentation, mon dévouement a ses limites).
Marginales ou pas, les fréquentations sont beaucoup plus variables socialement que je ne l'imaginais. Il faut dire que le Moon City est avant tout un hammam/sauna/jacuzzi et qu'une femme seule peut y entrer pour douze euros, ce qui revient au même prix (au moins pour les femmes) que le hammam de la Mosquée de Paris.
Les tarifs sont, en revanche, dissuasifs pour les hommes seuls (78 euros), ils sont de toutes façons interdits de club le lundi et le mercredi pour les soirées « 100% couples ».
Pour les couples, les tarifs sont corrects : 48 euros, soit 24 euros par personne, une boisson et buffet à volonté inclus le soir ( buffet type « pique-nique » sans mauvais jeu de mots), préservatifs inclus également.
Du coup, alors qu'il est probable que dans des clubs plus « classiques » (type « les chandelles » pour ne pas le nommer), on rencontrerait plutôt des chefs d'entreprises et autres cadres supérieurs, ici, on croise des militaires et des infirmières, parmi une population globalement assez jeune (25-45 ans), probablement même des étudiants.
« Il a besoin de moi pour entrer mais, moi, je vais au hammam et je m'endors »
Le déséquilibre entre les situations et les recherches des hommes et des femmes est palpable. Les premiers donnent facilement leur vrai prénom et leur vrai métier, les secondes se parent de pseudonymes et coupent court à toute conversation sur le boulot : « On n'est pas là pour parler de ça. »
Pierre, 27 ans bien portés, errait dans les couloirs à la recherche de choses à faire ou à regarder tandis qu'Emma, belle jeune femme qui a un peu le sentiment de faire « passeport », dormait sur un matelas : « Il a besoin de moi pour entrer en fait, explique-t-elle, en général, je me fais un hammam et après je m'endors, des fois il me masse ou on va dans un coin câlin. »
Il faut dire que les salles « câlins » ferment à clés et ont également des fenêtres que l'on peut ouvrir ou fermer. Certaines salles, très petites, offrent une grande intimité, d'autres recouvertes de miroir, laissent imaginer d'autres jeux et certains couples s'enferment tandis que d'autres attendent l'arrivée de participants pour commencer leurs ébats.
Pour autant, on trouve des couples dont les deux sont là pour s'amuser et c'est moins de dix minutes après mon arrivée qu'Alexia, charmante trentenaire, m'a proposé un massage thaïlandais… Ce qui ne vous dit pas du tout si je suis un homme ou une femme car la bisexualité féminine est plus que tolérée (alors que la bisexualité masculine, elle, est complètement interdite).
Dans l'ensemble, les gens sont corrects (il est d'ailleurs écrit partout qu'il ne faut pas toucher les gens sans leur permission ! C'est dit autrement mais le message est celui-là). Je m'y rendis lors d'une soirée couple donc en semaine et plutôt « calme par rapport à d'habitude » d'après Alexia. Elle est habituée du lieu et dit « bonjour » à tout le monde ; visiblement, elle est chez elle au Moon City.
Buffet « pique-nique », paréos et préservatifs
La personne qui m'accompagnait et moi-même avons été très amusés en arrivant que l'on nous donne une serviette, un genre de bracelet de piscine contenant la clé du vestiaire et des préservatifs et… un paréo. Et c'est affublés de cet uniforme que nous sommes entrés dans ce qui paraissait être une colonie de vacances version « Les bronzés à la plage ».
L'entrée fut donc assez distrayante avec tout le monde en paréo en train de se servir au buffet. Ensuite, chacun fait ce qui lui plait, hammam, sauna, jacuzzi, douches (qui ferment)…
Ce que je retiens (mais, comme dirait le Dr Panel, une seule soirée, « couple » qui plus est, n'est pas forcément un échantillon représentatif) :
- une population plus jeune et plus variée que je ne l'imaginais ;
- il n'y a pas de stéréotype au niveau des corps non plus, les femmes sont loin d'un format uniforme, certaines sont très généreuses tandis que d'autres sont très fines et si une bonne moitié des jeunes hommes affichaient fièrement leurs abdominaux, d'autres assumaient leur embonpoint ;
- on peut y aller sans échanger, sans « sexualité », sans que ce ne soit gênant, c'est probablement un très bon endroit pour commencer (parce qu'il existe des salles qui ferment, parce que la nudité en hammam a quelque chose de très naturel, parce que personne n'est obligé de se mettre dans des tenues pas possible ;
- on trouve quand même un gros déséquilibre dans les intentions de pratiques entre les hommes et les femmes de certains couples ;
- l'homosexualité féminine est acceptée, l'homosexualité masculine est bannie.
J'ai envoyé un mail à Nébuleuse pour lui dire que j'avais accédé à sa demande. Visiblement exigeante, elle m'a répondu : « Il doit y avoir plusieurs formules… Camille, il va falloir donner encore de votre personne ! »
Photo : soirée échangiste chez un particulier près de Paris (Flore-Ael Surun/Tendance Floue).
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à Camille
De jojo1er
10H47 | 22/09/2008 |
C'est le sens le plus courant.
Par contre d'autres définissions restent valables…c'est un vrai bordel :
échangiste : échange pur de partenaire dans des pièces séparées/mélangisme : jeu à quatre (ou même 3 ou plus)
échangiste : pas de limitation dans les rapports (pénétration permise)/mélangiste pas de pénétration.
Et presque autant de définitions qu'il y a de couples qui pratiquent.
Le mieux est de ne pas se ranger dans une catégorie, d'étudier en couple les souhaits et les limites de votre couple et de discuter de ça autour d'un verre avec celles et ceux qui suscitent votre désir.
Moi le terme mélangiste me plait plus.
Jojo1er, …
De Jack Sullivan
en boule | 12H04 | 22/09/2008 |
C'est vraiment étrange tout de même, cette asymétrie…
Même les hommes les plus tolérants que je connaisse auront une réaction très violente si on leur demande s'ils ont été tentés un jour par une expérience homosexuelle. Les mêmes auront la langue qui traîne jusque par terre si on leur propose un plan à trois (1 mec + 2 filles). Comme le dit Thierry Reboud, ils se sentent menacés, car autant le « bi » féminin ne remet pas en cause la féminité, il faut croire que le « bi » masculin fait que les hommes ne peuvent plus être considérés comme de vrais mâles.
Et une femme qui vit sa sexualité de manière pro-active (comme on dit) et qui ne se contente pas d'être un jouet sexuel ou le support des fantasmes des autres, est dans la plupart des cas étiquetée comme une roulure finie, y compris (surtout ? ) par les autres femmes. Rien à faire, je ne comprends pas comment on peut encore en être à une opposition binaire type « la maman OU la putain ».
à Jack Sullivan
De jojo1er
13H20 | 22/09/2008 |
Et comment croyez-vous que l'homme protège/impose le patriarcat ?
Jojo1er, …
à jojo1er
De Jack Sullivan
en boule | 13H48 | 22/09/2008 |
Certes. Le fait que cela perdure (quand ça ne s'aggrave pas carrément) alors même que l'on se croit tellement affranchi(e)s et dessalé(e)s me laisse juste rêveuse. A se demander si on n'a pas confondu, quelque part en chemin, le consumérisme sexuel avec une réelle remise en question des codes et des tabous.
à Jack Sullivan
De jojo1er
14H16 | 22/09/2008 |
En chemin, vous voulez dire vers la fin du mois de mai il y a 40 ans ? Tout à fait, notre société se dit sexuellement libérée mais aujourd'hui la situation n'est pas meilleure qu'au sortir du 19e . Les forces bien pensantes se sont alliées pour tourner en dérision les aspirations des soixante-huitards, alors effectivement il s'en est suivi un recul aussi discret que distant.
Où l'on en arrive à voir du féminisme intitulé « ni putes ni soumises » venir suppléer le « manifeste des 343 salopes ».
Il n'est plus de bon ton aujourd'hui de prôner la liberté et l'émancipation, tout cela nuit à la productivité et au contrôle.
Je ne sais plus qui raillait au début de ce fil l'importance de la tolérance envers les libertins (sexuels), mais même sans dire que la tolérance du libertinage aboutira à la Tolérance, l'intolérance dont certains commentaires font preuve témoigne bien du niveau général d'intolérance.
Dans une société sexuellement épanouie il ne viendrait à l'idée de personne de prétendre « con » ou autre une pratique sexuelle d'un tiers qui ne le concernerait pas directement au premier chef. Seule compterait la relation librement consentie entre 2 ou davantage personnes.
Le consumérisme n'est pas la cause, ce n'est qu'un outil visant à limiter l'offre des possibles, celle des envisageables, puis celle des normales.
L'intégration un temps souhaité puis provisoirement abandonnée des données sur la vie sexuelle dans Edvige le montre bien, la sexualité n'est toujours pas reconnue comme un acte privé, c'est toujours un domaine sur lequel l'état (et les autres….) pensent avoir droit de regard.
Quand à remettre en cause les codes et les tabous, tout le travail reste à faire.
Jojo1er, …
à jojo1er
De Jack Sullivan
en boule | 15H44 | 22/09/2008 |
En fait vous et moi disons à peu près la même chose, avec des mots différents : une définition de la normalité en a remplacé une autre, on n'écoute pas plus/mieux ses envies pour autant, on ne se repecte pas plus/mieux les uns les autres pour autant.
à Jack Sullivan
De jojo1er
17H32 | 22/09/2008 |
Exactement, mais avec des mots différents nous serons compris par plus de monde…
Jojo1er, …espoir inside.
à Jack Sullivan
De jexiste
si, si | 20H53 | 22/09/2008 |
@ Jack Sullivan
Ce que vous dites est si vrai que des femmes sont diagnostiquées « schizophrènes » et internées contre leur gré parce qu'elles refusent de se prostituer.
Les psychiatres qui les traitent pratiquent volontiers le viol thérapeutique.
à jexiste
De jojo1er
10H09 | 23/09/2008 |
@« jexiste »
Ça s'arrange pas hein … ?
Jojo1er, …en parlant d'internement : faites gaffe.
à jojo1er
De jexiste
si, si | 18H21 | 23/09/2008 |
Vous êtes le premier à avoir utilisé le mot norme. Je confirme que la vôtre, et d'autres qui vont peut-être bien au-delà (je pense en particulier à l'éducation des enfants), s'imposent déjà, et de longue date - et de manière particulièrement violente et destructrice - à nombre de personnes pour qui elles n'ont rien de naturel.
Je suis toujours dans le réel et n'en sors pas.
à jexiste
De Jack Sullivan
en boule | 09H00 | 24/09/2008 |
« Je suis toujours dans le réel et n'en sors pas. »
Au vu de votre précédent post dans ce fil, ça n'est pas totalement évident…
à Jack Sullivan
De jexiste
si, si | 09H46 | 24/09/2008 |
Ah bon ? Je vous donnerais bien l'adresse d'hôpitaux psy dont les directeurs et psychiatres sont tous plus ou moins échangistes, pédophiles, violeurs, proxénètes, adeptes de sectes dangereuses, et même assassins, mais si je donne des noms ici, mon post va disparaître.
à jexiste
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 10H29 | 24/09/2008 |
Quel mélange nauséabond ! Vous dîtes des choses intéressantes « jexiste » mais quand vous mélangez échangistes, violeurs, pédophiles, adeptes de secte, comme si ces pratiques relevaient du même ordre !
Confondre quelqu'un qui veut faire l'amour entre personnes adultes consentantes à 4 avec quelqu'un qui viole un enfant ! Je vous assure que vous me faîtes très peur et que j'hésite à vous censurer, même sans nom.
à Camille
De jexiste
si, si | 13H00 | 24/09/2008 |
Moi, ce qui me fait très peur, c'est quand je rencontre le tout mélangé dans le même établissement ou chez les mêmes personnes. Et je vous assure que ça existe !
à jexiste
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 13H52 | 24/09/2008 |
De la même façon qu'on trouve des pères de famille « bien sous tout rapport » qui sont incestueux, il doit effectivement exister des libertins qui violent les femmes quand elles ne veulent pas. Donc, oui il doit en exister.
Votre propos précédent semblait passer de « ça a pu arriver une fois ponctuellement » (comme ça arrive en dehors de ces pratiques) à « la majeure partie des libertins sont des violeurs pédophiles, détraqués mentaux, etc. » Mais comme je vous le disais, je fatigue, j'ai peut être mal compris.
à Camille
De jexiste
si, si | 14H23 | 24/09/2008 |
Des échangistes qui violent les femmes et/ou les font interner quand elles ne veulent pas, et les prostituent, et vont en débaucher dès le plus jeune âge dans des Foyers de l'Enfance, et vont chercher d'autres proies faciles dans des instituts d'éducation spécialisée pour des films gore qui se vendent très bien, et sont psychiatres ou directeurs d'hôpital psy, oui, oui, ça existe, et pas seulement une fois ponctuellement, on est là face à un véritable système de soumission/humiliation/destruction massive de toute une population. Mais je n'ai jamais dit que cela concernait tous les libertins.
à Jack Sullivan
De alex75012
debout | 20H30 | 22/09/2008 |
sans blague…
De ripley
11H13 | 22/09/2008 |
Le gros malaise, c'est le mélange de sexe et d'argent. Tant que c'est payant, c'est pas libre, c'est pas spontané, et on a le droit de se demander si toutes ces femmes sont si heureuses que ça de se retrouver là.
à ripley
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 11H38 | 22/09/2008 |
et les hommes ?
à Camille
De ramassis
(ch'tite racaille) | 19H02 | 22/09/2008 |
Pas claire, comme question. Faudrait préciser : c'est pas une vraie question, ça.
Quoi ?
Les hommes qui se prostituent ? Ce qu'ils ressentent ?
à Camille
De alex75012
debout | 20H32 | 22/09/2008 |
« la domination masculine » rend la question sur les femmes plus nécessaire…
à alex75012
De jojo1er
10H15 | 23/09/2008 |
Dans les clubs (à part ceux ou va « jexiste »), la domination masculine se fait moins sentir justement.
D'où l'intérêt de la question de Camille, puisque dans ces endroits les femmes ont tout droit et toute liberté d'avoir une sexualité pro-active la domination masculine n'a plus de fondement. Alors les rapports homme-femme (ou hommes-femmes) sont plus égalitaires. On constate ainsi que certains hommes sont là juste pour faire plaisir à leur femme et se passeraient bien d'assister à tout ça. C'est de ce que j'en ai vu un peu plus rare que les femmes qui accompagnent juste leur maris, mais effectivement on peut se poser la question de Camille (traduite pour les sourds volontaires) :
On a le droit de se demander si tout ces hommes sont si heureux que ça d'être là…
Jojo1er, …
à jojo1er
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 10H23 | 23/09/2008 |
Euh… autant je suis d'accord avec 99% de vos posts autant… j'ai posé cette question là moi ?
Je n'ai par ailleurs pas trouvé que les rapports hommes/femmes étaient plus égalitaires mais par contre je vous rejoins quand au fait que les femmes se font moins emmerder que dans d'autres clubs, c'est sans conteste plus tranquille pour elles.
à Camille
De jojo1er
11H20 | 23/09/2008 |
Pardon j'avais cru bien traduire, dans ce cas je me dois de donner raison à ramassis et de vous demander quelle était exactement votre question en vous présentant mes excuses.
Cette remarque de rapports plus égalitaires, je ne me la suis pas faite au début, mais les rencontres se succédant, j'ai cru discerner quelque chose comme ça, à l'intérieur du couple comme à l'intérieur du club. Au début je n'avais pas remarqué ces femmes entrainant leur homme en club…j'avais un peu peur justement au début de mon exploration de ce milieu que la majorité des femmes n'y aillent que pour faire plaisir à leur conjoint.
Il n'en est rien et de toute façon ces couples ou le libertinage n'est le souhait que de l'homme ne tiennent pas ou ne fréquentent pas longtemps ces endroits. A contrario je connais quelques vieux couples qui durent et fréquentent ces endroits à l'initiative de la femme, l'homme ne faisant que suivre et pouvant très bien s'en passer. Je n'ai pas compris les raisons de cette différence de « tolérance », je serais curieux d'en apprendre à ce sujet d'ailleurs. Si souvent dans les couples la femme se force un peu à entrer dans ce genre d'endroit (peur du qu'en dira-t-on, peut-être), avec l'expérience elles deviennent vite plus pro-actives que leurs hommes.
Par contre j'y ai rencontré énormément de couples aux rapports très égalitaires, dans le sexe comme dans la vie domestique, beaucoup plus que dans la moyenne des personnes rencontrées en dehors de ces endroits. Ce n'est qu'un jugement/constat personnel cependant.
La partie la plus visible de cette égalité est justement le respect témoigné aux dames dans ces endroits, sur les pistes comme dans les alcôves.
Jojo1er, …
à jojo1er
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 13H52 | 23/09/2008 |
En fait, pour ne pas louper de post, je les édite chronologiquement et du coup, je n'ai pas le contexte dans lesquels ils sont postés… A 300 commentaires, ça devient vraiment compliqué à gérer.
Donc oui c'était un peu le sens de ma question (que j'avais oubliée entre temps ! ! ). Le sens réel de ma question c'est que se préoccuper plus des femmes que des hommes, penser que les femmes se prostituent et pas les hommes, etc… est performatif et participe du regard social. Si les questions que l'on se pose sont différentes pour les hommes et pour les femmes, on continue de penser « inégalitairement » la sexualité des uns et des autres et même si les réponses peuvent être différentes (peut être que les hommes préfèrent telle ou telle pratique et que les femmes l'aiment moins), il me semble que les questions doivent le rester.
Hum… mon propos est-il compréhensible ?
à Camille
De jojo1er
16H02 | 23/09/2008 |
« mon propos est-il compréhensible ? “ Deux boites de paracétamol plus tard, oui ; -)
En effet se poser la question du désir d'être là des femmes sans se poser la même question à propos des hommes est inégalitaire, ce pourquoi j'étudiais cet aspect dans mon post supérieur. Et je remarquais que contrairement à la croyance généralement ré
Nous sommes hommes et femmes conditionnés depuis des générations pour penser inégalitairement les rapports sexuels, alors je conviens que même ceux qui luttent le plus contre leurs préjugés ne seront sans doute pas capable de réfléchir à la question de la façon la plus égalitaire qui soit.
De plus comme vous le soulignez les réponses à la même question seront différentes seront qu'une femme ou un homme y répondra, à situation équitable et identique.
Pour réussir une enquête sociologique fiable sur le libertinage il faudrait bien sûr se poser tout un tas de questions identiques pour les hommes et les femmes auxquelles s'ajouteraient les questions typiquement féminines puis celles typiquement masculines, sans oublier les question destinées aux hétéros, bis, homos…
C'est ce qui gène le plus d'ailleurs dans ce terme égalitaire, et me ferais parfois préférer le terme d'équitable. Ce qui par ailleurs laisserait la possibilité à la femme de réclamer réparation pour les millénaires de domination subie.
Équité ou égalité ? La question reste ouverte…
Pour ce qui est de l'interrogation concernant une forme de contrainte subie par les hommes ou les femmes, je pense pas qu'il puisse y avoir un tranché, les situations des uns et des autres sont tellement différentes et évolutives.
Comme je le signalais dans un post plus haut les hommes sont souvent plus pro-actifs que leurs compagnes au début d'une histoire libertine, mais au fil des expériences cette différence s'amoindrit et souvent aussi les femmes deviennent plus pro-actives que leurs compagnons.
Je ne sais pas si cette évolution est perceptible à l'échelle du couple, je n'ai pas côtoyé suffisamment de couples pendant suffisamment longtemps pour en tirer une conclusion et cela ne s'est pas vérifié dans le mien, nous étions tous deux pro-actifs dès le départ.
Cette perception est peut-être faussée, peut-être que ce sont simplement les couples ou la femme est la plus pro-active sont ceux qui pratiquent le plus longtemps…
De toute façon j'interdis l'utilisation de mes propos comme encouragement à forcer qui que ce soit à quoi que ce soit : pas de ‘mais si le monsieur il a dis qu'en te forçant un peu tu deviendrais pro-active ! ’
Dans ce domaine les limites de chacun doivent être admises comme les limites du couple et sans contestation, c'est le seul moyen de se protéger en tant que couple. Chaque membre du couple doit rester plus un membre du couple qu'un membre de la mêlée, c'est notre appréciation en tant que couple tout au moins.
Jojo1er, …
à ripley
De Jack Sullivan
en boule | 12H07 | 22/09/2008 |
« Le gros malaise, c'est le mélange de sexe et d'argent. »
Un rapport sexuel tarifé me choque infiniment moins qu'un mariage arrangé. Ou même qu'un célibataire Occidental bon teint qui va passer par une agence pour se trouver une petite femme, laquelle n'a pas le droit d'être très regardante si elle veut sortir de la misère.
à Jack Sullivan
De ramassis
(ch'tite racaille) | 19H00 | 22/09/2008 |
Tout ça revient un peu au même : lier le sexe (ou même un mariage) à l'argent.
Mais peut-on vraiment toujours tout déconnecter ?
Même entre occidentaux, les revenus de l'un (ou de l'une) constituent parfois aussi une arme de séduction massive.
Malheureusement ? ? ?
à ripley
De A.V.
tamagotchi89 | 12H56 | 22/09/2008 |
A ton avis Ripley, combien de personnes trouveront dans ton commentaire une description fidèle de leur couple ?
De oukokiner
webmaster www.oukokiner.com | 12H24 | 22/09/2008 |
On ne parle pas d'échangisme mais de libertinage, l'échangisme n'étant qu'une pratique libertine parmi d'autres
mais comme souvent sur ce genre de sujet, beaucoup d'avis de personnes qui ne connaissent que ce que les medias bien pensant veulent leur dire
Il n'y a aucun rapport entre prostitution et libertinage bien au contraire, même si parfois certains essayent de se servir de l'étiquette libertine, mais surtout ne pas confondre club libertin et « bordel », il n'y a pas lieu plus surveillé bien évidemment il peut y avoir des établissent essayant de profiter d'un phénomène en vogue mais ceux ci ne sont pas reconnus par les « libertins » (et surement pas le moon city qui est un endroit très respectable)
alors avant de parler essayer de vous renseigner sur ce qu'est vraiment le libertinage, une pratique ou le respect des autres, des envies, la tolérance, sont les maîtres mots, rien a voir avec un film x,
Pour bcp aujourd'hui les clubs sont les seuls endroits ou sortir en tenues sexy le soir sans être harcelés, bousculer par des ivrognes, ou se retrouver en pleine bagarre
Oui il y a du sexe entre adultes majeurs consentant dans les espaces câlins, certains n'y viennent qu'a deux et reste ensemble dans des salons fermant a clef a profiter de l'ambiance sans échanger sinon un sourire avec les autres
en club si tout est possible jamais rien n'est obligatoire
une piste pour ceux qui veulent en savoir plus
http://www.oukokiner.com rubriques dossier libertinage