12/09/2008 à 16h34

Frais mon hymen, il est frais...


Il en sera peut être bientôt de l'hymen comme du poisson, on le vendra au marché.

Natalie Dylan a décidé de mettre sa virginité aux enchères. Elle a passé sa petite annonce dans l'émission d'Howard Stern. Elle prend un pseudonyme mais sa photo est disponible partout sur le net. D'après la rubrique « ragots » du Daily News, elle aurait dit « Nous sommes dans un système capitaliste, pourquoi ne pourrai-je pas capitaliser sur ma virginité ? »

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  • Panama
    • Posté à 17h44 le 12/09/2008

    Encore un raccourci fulgurant de notre société « libinérale » ! Il y a tout, le fric, le sexe, le spectacle… Le show de Howard Stern fait ainsi la promotion du bordel légal de Dennis Hof (le « Bunny Ranch »), où le « contrat » sera mené à bonne fin.

    Sur le site du Daily news, on a encore d'autres détails :
    « D'après Dylan, sa sœur et elle-même ont été contraintes de vendre leur corps en partie parce que leur beau-père a vidé leur prêt-étudiant sans leur permission, les laissant sans ressources pour financer leurs études… » La charmante Natalie, en effet, « espère obtenir un doctorat ».
    « Sa mère, une professeur de lycée “conservatrice”, n'approuve pas ce qu'elle fait, mais “elle me soutient totalement” ».
    « Je comprends que des gens puissent me condamner, dit Dylan. Mais je pense que cela me renforce. J'utilise ce que j'ai pour avancer dans la vie ».

    Oh, le bon monde de demain !

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 10h23 le 13/09/2008
    • Internaute
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Croquons la pomme !

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 13h43 le 14/09/2008
    • Internaute
      Littéral

    Ainsi retrouvons-nous ce qui était banal dans un passé pas si lointain dans nos sociétés : la prostitution comme moyen paradoxal de s'échapper d'une condition féminine pas très enviable.
    Une offre qu'on considère rarissime sur le marché des services sexuels : Vendre sa fleur. Autrement dit proposer de se faire dépuceler au mieux disant, c'est à dire à très bon prix et par un homme au physique avenant afin que cette manière de devenir femme joigne le commerce d'argent et celui de la chair en mêlant satisfaction du gain et plaisante transgression de la morale qui s'évite, du moins l'espère la vendeuse de sa virginité, de s'avilir trop sordidement en se vendant à un inconnu.
    Mais la cause parait bonne malgré tout pour s'exposer à satisfaire le désir obsédant de beaucoup d'hommes, dépuceler une jeune fille. On sait ce que ce désir recèle de violence et de haine de soi qu'on retourne contre l'autre car, ne s'agit-il seulement de se livrer à un rituel de domination et de possession mais aussi d'offenser l'autre en lui ôtant le symbole de sa pureté ? L'obsédé de stupre ne conçoit femme que pure, c'est à dire sans désir, et désirable parce que vierge et seule. Une fois la défloration accomplie méprise-t-il alors la jeune femme qu'il a lui-même initié à la sexualité.
    Son éros le met-elle en veilleuse ou simplement a-t-elle une inclination à jouir d'être possédée ?
    Se hait-elle à ce point qu'elle se refuse à un sacrifice ? C'est à dire de s'offrir lors de la première expérience sexuelle, le corps de l'autre et faire don du sien à ce moment fort de la rencontre de l'altérité lors d'un acte mutuel parfaitement gratuit et dans la tension de la passion amoureuse partagée par deux êtres d'égal à égal ?
    Et si cette histoire n'était qu'un buzz pour faire de la pub à la prostitution légale ? De donner envie d'échanges sexuels tarifés ? Bref de se trouver de nouveaux clients en ravivant les affects libidinaux primaires de la possessivité et les fantasmes de domination et de donner le moyen, en échange de rétribution, d'assouvir ouvertement des envies simples et égotistes ? Et si, en plus, ça lui rend service à la petite jeune ?